<HTML>   <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 3.0 Mac">   <TITLE>Matrix Innovation file vers la croissance gr&acirc;ce au coup de pouce d'Entrepreneuriat Laval</TITLE> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#ffffff">  <P><TABLE WIDTH="550" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0">   <TR>     <TD><A HREF="http://www.ulaval.ca/scom/Au.fil.des.evenements/index.html"><IMG        SRC="http://www.ulaval.ca/scom/Au.fil.des.evenements/logo.gif"       ALIGN="BOTTOM" BORDER="0"></A></TD>      <TD ALIGN="RIGHT"><BR> <BR>       <A HREF="index.html">31 octobre 2002</A><BR>       <IMG SRC="http://www.ulaval.ca/scom/Au.fil.des.evenements/filet1.gif"       ALIGN="BOTTOM"></TD>    </TR> </TABLE></P>  <H1><CENTER>Billes en t&ecirc;te</CENTER></H1>  <P><CENTER><B><I>La jeune firme Matrix Innovation file vers la croissance gr&acirc;ce au coup de pouce d'Entrepreneuriat Laval</I></B></CENTER></P>  <P>Les laboratoires de Matrix Innovation ressemblent presque &agrave; un atelier de fabrication de potions. Des liquides blanch&acirc;tres bouillent pendant des heures dans des flacons cornus, d'autres substances se font agiter de bas en haut par une machine infatigable. Les deux dirigeants de l'entreprise, Simon C&ocirc;t&eacute; et Rock Therrien, n'ont pourtant rien de mages inqui&eacute;tants. Le fruit de leur travail, produit en laboratoire, alimente l'industrie pharmaceutique afin que les chimistes gagnent du temps pour la d&eacute;couverte de nouveaux m&eacute;dicaments.<BR> <BR> L'id&eacute;e de Matrix Innovation a germ&eacute; dans la t&ecirc;te de Simon C&ocirc;t&eacute;, le vice-pr&eacute;sident recherche, alors qu'&eacute;tudiant &agrave; la ma&icirc;trise en chimie &agrave; l'Universit&eacute; Laval il utilisait fr&eacute;quemment les r&eacute;sines dans son laboratoire de recherche, et cherchait &agrave; am&eacute;liorer leurs qualit&eacute;s. La technique qu'il utilise pour chauffer et agiter les m&eacute;langes &agrave; base de polystyr&egrave;ne n'a rien d'in&eacute;dite. Par contre, Matrix Innovation parvient &agrave; produire, selon ses dirigeants, des billes de r&eacute;sine de qualit&eacute; et de puret&eacute; sup&eacute;rieure &agrave; ce que font la plupart de ses concurrents. Ils ont &eacute;galement mis au point une nouvelle r&eacute;sine, ChemMatrix, qui serait plus efficace et polyvalente par rapport aux autres produits disponibles sur le march&eacute;.</P>  <P><B>Le facteur temps<BR> </B>L'industrie pharmaceutique se montre de plus en plus friande de ces r&eacute;sines qui permettent d'am&eacute;liorer le travail des chimistes. En utilisant ces billes, ils peuvent acc&eacute;l&eacute;rer les &eacute;tapes de r&eacute;action chimique, ce qui leur permet de d&eacute;couvrir plus rapidement la mol&eacute;cule active qui permettra de lancer un nouveau m&eacute;dicament sur le march&eacute;. &quot;Il faut savoir qu'en moyenne une seule mol&eacute;cule sur 10 000 est active et que la mise au point d'un nouveau m&eacute;dicament prend environ dix ans, explique Simon C&ocirc;t&eacute;. L'utilisation de r&eacute;sines permet de diminuer le temps de recherche de deux &agrave; trois ans.&quot; Conscients du potentiel que rec&egrave;le un tel secteur de recherche, les associ&eacute;s de Matrix mettent les bouch&eacute;es doubles pour trouver des r&eacute;sines susceptibles d'int&eacute;resser de futurs clients. Si, en f&eacute;vrier, ils mettaient en march&eacute; 35 produits diff&eacute;rents, aujourd'hui ils en proposent une cinquantaine et envisagent d'en vendre une soixantaine d'ici l'an prochain.<BR> <BR> Les affaires roulent donc pour cette PME qui a d&eacute;marr&eacute; ses activit&eacute;s en novembre 1999 dans les laboratoires du D&eacute;partement de chimie de l'Universit&eacute; Laval. Aujourd'hui install&eacute;s dans des anciens locaux du S&eacute;minaire de Saint-Augustin, les deux associ&eacute;s reconnaissent que les d&eacute;buts n'ont rien eu de facile, surtout sur le plan financier. &quot;Nous avons v&eacute;cu &quot;serr&eacute;&quot;, reconna&icirc;t Simon C&ocirc;t&eacute;, car au d&eacute;part on payait tout avec nos cartes de cr&eacute;dit et nos marges de cr&eacute;dit, et les produits chimiques co&ucirc;tent tr&egrave;s cher.&quot;<BR> <BR> Contrairement &agrave; d'autres entrepreneurs qui attendent de disposer du financement n&eacute;cessaire avant de d&eacute;marrer leurs activit&eacute;s, les jeunes loups de Matrix Innovation ont tout men&eacute; de front. Impatients de voir sortir les r&eacute;sultats, l'un travaillait sur ses m&eacute;langes au laboratoire, tandis que l'autre planchait sur le plan d'affaires, les deux associ&eacute;s entreprenant par ailleurs les n&eacute;gociations avec les gouvernements f&eacute;d&eacute;ral et provincial, les cabinets de comptables, d'avocats. &quot;Entrepreneuriat Laval nous a bien aid&eacute;s, en particulier pour le plan d'affaires, pr&eacute;cise Rock Therrien. le pr&eacute;sident de Matrix, car le premier &eacute;tait vraiment trop technique.&quot; Simon C&ocirc;t&eacute; rench&eacute;rit en pr&eacute;cisant que les premi&egrave;res versions manquaient cruellement de chiffres sur le rendement de la future entreprise, justement la partie davantage pris&eacute;e par les &eacute;ventuels investisseurs.<BR> <BR> Gr&acirc;ce &agrave; Entrepreneuriat Laval, ils ont pu am&eacute;liorer leur approche des investisseurs en vulgarisant leurs propos, mais surtout en rencontrant les interlocuteurs appropri&eacute;s. En effet, l'organisme leur a ouvert son carnet d'adresses et leur apport&eacute; son aide aux diff&eacute;rentes &eacute;tapes de d&eacute;veloppement. &quot;Gr&acirc;ce &agrave; leurs conseils, nous avons recommenc&eacute; des dizaines de fois les &eacute;tats financiers &agrave; pr&eacute;senter aux banquiers pour qu'ils soient coh&eacute;rents&quot;, se rappelle Simon C&ocirc;t&eacute;. Avec l'aide d'Entrepreneuriat Laval, ils ont pu calculer les d&eacute;penses &agrave; venir, prendre en compte les cr&eacute;dits d'imp&ocirc;ts La participation &agrave; diff&eacute;rents concours a permis &agrave; l'entreprise de recevoir un bon coup de projecteur puisqu'ils ont notamment gagn&eacute; le grand prix Canada rel&egrave;ve et innovation 2000 d&eacute;cern&eacute; par D&eacute;veloppement &eacute;conomique Canada, ainsi que le second prix national du Concours qu&eacute;b&eacute;cois d'entrepreneurship dans la cat&eacute;gorie &quot;Science et technologie&quot;.<BR> <BR> Trois ans apr&egrave;s sa fondation, Matrix Innovation dispose d'un budget de plusieurs centaines de milliers de dollars pour mener &agrave; bien ses recherches, et payer ses neuf salari&eacute;s, dont les deux fondateurs, gr&acirc;ce &agrave; l'apport d'investisseurs et du Centre national de recherche du Canada. Simon C&ocirc;t&eacute; et Rock Therrien envisagent d'atteindre la rentabilit&eacute; d'ici deux ans et r&ecirc;vent d'accro&icirc;tre encore le volume de leur production. L'explosion dans le secteur pharmaceutique leur donne confiance dans l'avenir.</P>  <H5>PASCALE GU&Eacute;RICOLAS<BR> <TABLE WIDTH="550" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0">   <TR>     <TD>       <P><CENTER><IMG SRC="http://www.ulaval.ca/scom/Au.fil.des.evenements/filet2.gif"       ALIGN="BOTTOM" WIDTH="200" HEIGHT="10" NATURALSIZEFLAG="0"></CENTER></TD>   </TR> </TABLE></H5>  </BODY> </HTML> 
