<html> <head> <title>FRANCE - SPIRITUALIT&Eacute;S : &quot;Qu&ecirc;te du Graal &amp; Secrets de l'Eveil&quot;, article de Guillaume Delaage (1&egrave;re partie)</title> <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta http-equiv="imagetoolbar" content="no"> <meta name="owner" content="webmaster@france-spiritualites.com"> <meta name="author" content="France-Spiritualits"> <meta name="copyright" content="France-Spiritualits"> <meta name="revisit-after" content="7 days"> <meta name="robots" content="index, follow, all"> <meta name="language" content="fr."> <meta name="page-type" content="portail sotrique"> <meta name="keywords" content="Guillaume Delaage,qute du Graal,veil,conscience,spiritualit,spiritualite,esoterisme,sotrisme,esoterique,sotrique,mysticisme,mystiques,mystique,hermetisme,hermtisme,hermetique,hermtique,occultisme,occultistes,occulte,sciences occultes,Tradition"> <meta name="description" content="Site France-Spiritualits : 'Qute du Graal & Secrets de l'Eveil' (1re partie), de Guillaume Delaage, auteur de 'De Thot-Herms  la Tradition Primordiale - Origines secrtes de l'humanit' - Editions Ramuel."> <link rev="made" href="mailto:webmaster@france-spiritualites.com"> <base target="_self">  <script language=JavaScript> <!-- var message=""; 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la Tradition Primordiale -              Origines secr&egrave;tes de l'humanit&eacute;</i>&quot; (<a href="PExtraitDethothermes.html">extrait</a>              - <a href="PFLDethothermesalatraditionprimordiale.html">fiche de lecture</a>)<br>             <a href="PARTLaquetedugraal2.htm"><i>Qu&ecirc;te du Graal et Secrets              de l'Eveil - Le ch&acirc;teau de Montsalvage</i></a> (2&egrave;me              partie) &nbsp;l &nbsp;<a href="mailto:gdelaage@hotmail.com?subject=Message depuis le site 'France-Spiritualits'">Contacter              l'auteur</a></font><br>             <br>             <br>             <font color=660099>Cet article est publi&eacute; avec l'aimable autorisation              de Guillaume Delaage.<br>             Tous droits de reproduction et de diffusion r&eacute;serv&eacute;s              &agrave; l'auteur.</font>            </center>           <br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Lorsqu'on parle de la <font color=660099>QU&Ecirc;TE            DU GRAAL</font>, de nombreux personnages aux noms l&eacute;gendaires            interviennent, et font r&ecirc;ver &agrave; travers leurs fabuleuses            et extraordinaires aventures. Le r&eacute;cit tourne autour des compagnons            d'Arthur, tous chevaliers partant en qu&ecirc;te du vase sacr&eacute;            qui contiendrait le sang du Christ que Joseph d'Arimathie aurait port&eacute;            en terre de Cornouailles. Le but pour ces chevaliers est donc de rechercher            le Graal (de poser LA question) et de l'apporter au roi P&eacute;cheur            pour le gu&eacute;rir de ses souffrances et de ses blessures. Tout le            monde, bien s&ucirc;r, conna&icirc;t cette histoire directement li&eacute;e            &agrave; la chevalerie.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Les h&eacute;ros les plus connus sont : Arthur            bien s&ucirc;r, mais aussi Lancelot, Perceval, Galaad et Bohort. Tout            semble s'articuler autour d'eux. Pourtant, un personnage reste dans            l'ombre tout au long de ces r&eacute;cits, que ce soit dans le <font color=660099><i>Perceval</i></font>            de Chr&eacute;tien de Troyes ou le <font color=660099><i>Parsifal</i></font>            de Wolfram von Eschenbach. Il s'agit, vous l'avez devin&eacute;, de            Merlin l'Enchanteur ! C'est donc de lui dont il va &ecirc;tre question            ici, puisque c'est par lui que s'est constitu&eacute;e la Table Ronde            et que les chevaliers d'Arthur sont partis &agrave; la Queste du Graal.            Tout symbole poss&egrave;de trois sens d'interpr&eacute;tation : une            interpr&eacute;tation physique, une interpr&eacute;tation mentale ou            intellectuelle, une interpr&eacute;tation psychique ou spirituelle.            Nous allons donc commencer par l'interpr&eacute;tation physique, donc            historique, concernant le personnage de Merlin.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; On croit toujours que Merlin est un personnage            folklorique dont le domaine est la for&ecirc;t de Paimpont-Broc&eacute;liande            en Bretagne armoricaine, alors qu'en r&eacute;alit&eacute; il est originaire            de la Basse-Ecosse. Il n'appartient &agrave; aucun temps, &agrave; aucune            &eacute;poque, si l'on s'en tient &agrave; sa figure l&eacute;gendaire.            Si l'on veut par contre serrer l'histoire de pr&egrave;s, on s'apercevra            qu'il a v&eacute;cu au VIe si&egrave;cle, chez les Bretons du Nord,            c'est-&agrave;-dire chez les peuples celtes install&eacute;s sur les            Lowlands actuels, aux alentours de Glasgow. Chronologiquement, le texte            le plus ancien o&ugrave; appara&icirc;t le nom latin de Merlinus, qui            correspond au fran&ccedil;ais Merlin et au gallois Myrddin, est un curieux            ouvrage datant de 1132 la <font color=660099><i>Vita Merlini</i></font>            de Geoffroy de Monmouth. Il n'y a en fait rien d'arthurien dans ce texte.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Du reste, il faut signaler qu'un roi Arthur a &eacute;galement            exist&eacute; et qu'il combattit les Pictes d'origine vraisemblablement            scandinave. Ce roi Arthur n'avait du reste rien de commun avec celui,            plus symbolique, de la l&eacute;gende du Graal. Certains &eacute;l&eacute;ments            de recherche permettent d'affirmer aujourd'hui que Merlin a aussi exist&eacute;,            qu'il a assist&eacute; &agrave; la bataille d'Arderyd en 533 ou en 573,            qu'il y est devenu fou, et qu'il s'est enfui dans une for&ecirc;t. A            partir de l&agrave;, toute la l&eacute;gende a pu s'expliquer. C'est            plus tard, vers l'an 1200, que Robert de Boron, reprenant les vieilles            l&eacute;gendes celtes, s'en est inspir&eacute; pour &eacute;crire l'HISTOIRE            DU SAINT GRAAL qui est aujourd'hui en partie perdue. Nous n'allons donc            pas nous &eacute;tendre sur cette partie historique qui n'avait uniquement            peur but que de situer le personnage dans son contexte r&eacute;el.            Ce qui nous int&eacute;resse, et c'est ce que nous allons maintenant            envisager, c'est l'aspect symbolique de Merlin attach&eacute; &agrave;            toute la tradition chevaleresque du Graal par l'interm&eacute;diaire            d'auteurs qui &eacute;taient soit des clercs soit des bardes.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Il semble que la l&eacute;gende de Merlin l'Enchanteur            soit en fait compos&eacute;e de deux th&egrave;mes tr&egrave;s diff&eacute;rents,            et correspondant &agrave; deux personnages distincts. L'un est le &quot;Fou            des bois&quot; et l'autre l'enfant &quot;Proph&egrave;te et magicien&quot;.            La l&eacute;gende nous rapporte que Merlin serait n&eacute; de l'accouplement            monstrueux d'une mortelle et du d&eacute;mon. Sans entrer dans une suite            d'explications inutiles, nous dirons simplement que la m&egrave;re de            Merlin eut la vie sauve car elle &eacute;tait inconsciente quand le            d&eacute;mon la poss&eacute;d&acirc;t. Le Diable voulait un enfant qui            puisse r&eacute;gner sur terre. Lorsque Dieu vit cela il prot&eacute;gea            la femme et l'enfant. Le texte dit &agrave; ce sujet :<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; &laquo; <i>L'enfant naquit ; il eut de par le Diable            la connaissance du pass&eacute;, mais ce pouvoir qu'il eut de surcro&icirc;t            de conna&icirc;tre l'avenir, il le re&ccedil;ut de Notre Seigneur qui            voulut ainsi contrebalancer le pouvoir du Diable. Sa m&egrave;re l'appela            du nom du grand-p&egrave;re de l'enfant : Merlin.</i> &raquo;<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; L'histoire de Merlin va ensuite d'extraordinaire            en extraordinaire. L'enfant tout juste &acirc;g&eacute; d'un an se met            &agrave; parler comme un savant adulte et se met m&ecirc;me &agrave;            proph&eacute;tiser, ce qui lui doit d'ailleurs, devant le roi Vertigier,            de sauver sa vie et celle de sa m&egrave;re.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Mais Merlin nous donne d'autres aspects de son            personnage. Il a le don de berner les gens par son &eacute;trange facult&eacute;            de transformation physique. Il appara&icirc;t tantt jeune tantt vieux,            en moine, en vagabond, en autant de personnages qui peuvent faciliter            l'ex&eacute;cution de ses plans. Mais un jour, sortant de sa tani&egrave;re            du fond des bois, Merlin rencontre le roi Uterpendragon, p&egrave;re            du futur roi Arthur.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Uter se prend d'amiti&eacute; pour lui et pour            lui avoir sauv&eacute; la vie, acc&egrave;de &agrave; la demande du            mage en lui donnant son premier n&eacute; con&ccedil;u par la reine            Ygerne. Cet enfant, que Merlin prend et place sous la garde d'Auctor,            n'est autre qu'Arthur. Apr&egrave;s d'autres aventures, l'Enchanteur            exige de son ami le roi Uter qu'il construise une troisi&egrave;me Table            Ronde -- la premi&egrave;re &eacute;tant celle du Christ et des aptres            pour la C&egrave;ne, la seconde faite par Joseph d'Arimathie et la troisi&egrave;me            qui devra &ecirc;tre faite par Uterpendragon. Merlin joue ici le rle            d'initiateur et de mage investi d'un pouvoir temporel puissant. Ainsi            donc fut constitu&eacute;e la Table Ronde que, plus tard, le roi Arthur            reforma avec ses preux chevaliers.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; C'est donc &agrave; l'initiative de Merlin que            toute l'&eacute;pop&eacute;e du Graal prit forme et donna &agrave; l'Occident            chr&eacute;tien un souffle et un esprit nouveaux. L'histoire de Merlin            serait fort longue &agrave; conter et nous n'en retra&ccedil;ons ici            que les faits essentiels pour revenir, par la suite, plus en d&eacute;tail,            sur certains &eacute;v&eacute;nements. Merlin, mage, conseiller, proph&egrave;te,            initiateur, domine toute la soci&eacute;t&eacute; de son temps par ses            dons, son intelligence et sa ruse exceptionnels. Mais voil&agrave; qu'un            fait surprenant va assombrir la fin de sa vie d'une mani&egrave;re peu            compr&eacute;hensible. Un jour, la jeune Viviane vint au ch&acirc;teau            d'Arthur pour y s&eacute;journer. Merlin, voyant la beaut&eacute; de            la jeune fille, en tombe &eacute;perdument amoureux. Voyant ce pourvoir            &eacute;trange qu'elle exer&ccedil;ait sur le mage, Viviane lui demande            de lui transmettre ses pouvoirs et de l'initier &agrave; ses enchantements.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; La ruse prend si bien que Merlin lui livre tous            ses secrets. La jeune fille avait Merlin en horreur, mais savait que            seule la fascination qu'elle provoquait chez le proph&egrave;te pouvait            lui permettre d'arriver &agrave; ses fins. Merlin en devient comme obnubil&eacute;            et aveugle. Ses pouvoirs semblent s'&ecirc;tre amoindris alors que,            dit le texte, les pouvoirs de Viviane deviennent si grands qu'ils d&eacute;passaient            ceux du magicien. Viviane l'am&egrave;ne dans une grotte o&ugrave; gisent            les cadavres de deux amants. Elle ensorcelle Merlin, l'hypnotise et            le pousse dans la tombe en refermant sur lui la pierre tombale ; et            Merlin reste prisonnier vivant dans cette tombe.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Voici bri&egrave;vement ce que l'Histoire nous            conte de Merlin, le proph&egrave;te dont la fin demeure &eacute;nigmatique.            Il nous faut donc maintenant avancer un peu plus dans l'explication            de ce symbolisme. Lorsqu'on lit la l&eacute;gende du Graal, on est en            droit de se poser certaines questions. Quelle signification peut-on            donner &agrave; cette histoire ? Quelle signification peut-on donner            aux personnages ? Puisque nous savons qu'ils n'ont pas r&eacute;ellement            exist&eacute; en tant que tels, qu'a-t-on bien voulu nous montrer par            cette curieuse et fabuleuse histoire ? Nous n'allons pas tenter ici            d'expliquer tout le symbolisme, un seul expos&eacute; n'y suffirait            pas. Notre but est de d&eacute;finir un personnage particulier qui a            pour nom Merlin et qui est &agrave; la base de toute l'histoire. Toutefois,            il nous faut pr&eacute;ciser certains points.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; La Qu&ecirc;te du Graal repr&eacute;sente un voyage            int&eacute;rieur, un voyage en soi pour tout chercheur parvenu &agrave;            une certaine &eacute;tape dans son cheminement int&eacute;rieur &agrave;            la d&eacute;couverte de lui-m&ecirc;me. Celui ou celle qui entreprend            ce voyage en soi rencontre des aventures extraordinaires, &agrave; la            fois fantastiques et belles, mais aussi effrayantes. Le but en est de            d&eacute;couvrir le Graal et d'&ecirc;tre envelopp&eacute; de sa lumi&egrave;re            et de sa beaut&eacute;, tout autant que d'en saisir certains myst&egrave;res.            Il est invit&eacute; &agrave; passer derri&egrave;re le miroir et &agrave;            revenir -- &agrave; ce point transcend&eacute; qu'une formidable puissance            d'amour se d&eacute;gage de l'initi&eacute; dans un rayon qui peut varier            entre 5 et 10 m&egrave;tres.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; La qu&ecirc;te du Graal repr&eacute;sente donc            ce voyage symbolique &agrave; la d&eacute;couverte de l'Etre r&eacute;el.            Chacun peut y pr&eacute;tendre, &agrave; condition qu'il progresse avec            constance et d&eacute;termination. Les personnages li&eacute;s &agrave;            cette Qu&ecirc;te en soi sont nombreux, et en fait qui sont-ils ? Ils            sont autant d'aspects de nous-m&ecirc;mes, autant &quot;d'aventures&quot;            que nous pouvons rencontrer dans ce p&eacute;riple illusoire &agrave;            la recherche de notre nature profonde. Ils sont les aspects humains            du chevalier. Ils peuvent repr&eacute;senter ceux qui r&eacute;ussissent            et ceux qui &eacute;chouent. Tout un chacun poss&egrave;de en lui Perceval            et Lancelot, Galaad et Bohort, Merlin et Viviane.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Merlin ! Nous sommes oblig&eacute;s d'y revenir,            puisque c'est lui qui a conduit occultement la Qu&ecirc;te. On peut            chercher l'origine lointaine de Merlin dans le personnage de Merddyn,            dieu gaulois, parent de Mercure, dont le nom provient de la racine Mercs            ou Merx (commerce) que l'on retrouve dans Mercurius, Merzin, Marthin.            Mercure qui a en fait des fonctions identiques &agrave; Gwyon et Teutates,            dieu gaulois qui est le Herm&egrave;s des Grecs et le Thot des Egyptiens.            Merlin serait donc assimil&eacute; &agrave; Thot, celui l&agrave; m&ecirc;me            qui transmit la Connaissance aux hommes par l'interm&eacute;diaire d'un            fameux Livre. Au sens noble du terme, nous pouvons donc associer Merlin            au Trism&eacute;giste ou du moins &agrave; son repr&eacute;sentant symbolique.            <font color=660099>(Voir : &quot<i>De Thot-Herm&egrave;s &agrave; la            Tradition Primordiale</i>", Guillaume Delaage, <a href="PRamuelCataloguePresentation.html">Editions            Ramuel</a>)</font><br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Mais le nom de Merlin a une autre signification.            Il est possible de le rapprocher du mot anglais du XIIe si&egrave;cle            <i>Merilun</i> qui a donn&eacute; pr&eacute;cis&eacute;ment Merlin en            anglais moderne et qui signifie <i>&eacute;merillon</i>, vari&eacute;t&eacute;            de faucon tr&egrave;s connu &agrave; cette &eacute;poque. Mais que viendrait            faire un terme anglo-saxon dans une histoire franco-bretonne ? La seule            solution possible reste alors de faire de Merlin un adjectif d&eacute;riv&eacute;            du mot fran&ccedil;ais <i>merle</i>. Ce rapprochement des oiseaux est            tr&egrave;s significatif dans la tradition. Merlin serait donc un po&egrave;te            persifleur. Merlin le sage fou vivant dans les bois, qui conna&icirc;t            le langage des merles, des oiseaux si chers au celtisme et aux druides.            Mais lorsqu'on siffle et que l'on est ma&icirc;tre en cette technique,            on est ma&icirc;tre de son souffle. Merlin serait donc, comme Thot,            le ma&icirc;tre des souffles, donc du Verbe. Voici donc ce personnage            &agrave; la fois sage et fou vivant dans les bois et connaissant le            langage des oiseaux. Nous y reviendrons plus tard.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Dans la Tradition, le sage est toujours consid&eacute;r&eacute;            comme un fou, car sa sagesse n'est plus la sagesse des hommes. Il parle            le langage des oiseaux c'est-&agrave;-dire la langue universelle des            dieux. Nous retrouvons un peu les m&ecirc;mes composantes de l'histoire            de Merlin dans l'histoire du dieu Lug transpos&eacute;e d'une autre            mani&egrave;re dans le h&eacute;ros arthurien Lancelot du Lac. Merlin            est donc celui qui repr&eacute;sente, par son grand &acirc;ge, la Connaissance,            celui qui est porteur de la Tradition. Mais il est tantt jeune et vieux            tantt en des apparences diff&eacute;rentes. De quelle sagesse est-il            l'h&eacute;ritier ? Les vieillards qui jouent un rle important dans            la Qu&ecirc;te du Graal ne sont pas nombreux. Selon les versions, on            les appelle le Roi p&ecirc;cheur, le Roi M&eacute;h&eacute;gni&eacute;,            le Roi Malade, le Roi Pell&eacute;s. Ces quatre personnages qui n'en            forment qu'un sont tous bless&eacute;s gravement ou atteints d'une maladie.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Le but des chevaliers qui partent &agrave; la qu&ecirc;te            du Graal est de rapporter le pr&eacute;cieux liquide de la coupe pour            permettre au vieux roi de retrouver jeunesse, vigueur et force. Ce roi            tr&egrave;s important dans la Qu&ecirc;te n'est pas tr&egrave;s pr&eacute;sent            dans le r&eacute;cit. Pourtant, c'est avec acharnement que les chevaliers            risquent leur vie pour rapporter le pr&eacute;cieux liquide. Le Roi            Malade, le Roi bless&eacute;, c'est en fait le vieil homme qui est en            chacun de nous, c'est-&agrave;-dire l'&acirc;me personnalit&eacute;,            vieille de toutes les exp&eacute;riences acquises lors de ses vies ant&eacute;rieures,            l'&acirc;me personnalit&eacute; avec laquelle le chevalier doit prendre            contact -- en d'autres termes : nous-m&ecirc;mes.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; La Qu&ecirc;te du Graal permet donc, lorsqu'elle            est r&eacute;ussie, d'entrer en relation avec ce vieil homme cach&eacute;            au fond de nous et qui est notre v&eacute;ritable personnalit&eacute;.            Elle est le dieu vert, l'Osiris des Egyptiens, qui, lors de la descente            en soi, permet de revenir du voyage int&eacute;rieur avec une partie            de cette lumi&egrave;re, de cette sagesse propre au vieil homme. Le            fait de le rencontrer permet d'ouvrir la br&egrave;che, comme l'a fait            Perceval (celui qui a perc&eacute; le secret du val) dans le corps psychique            et d'apporter une parcelle de cette sagesse et de cette lumi&egrave;re            depuis la conscience. Le Graal, donc l'&ecirc;tre int&eacute;rieur,            est &agrave; ce moment pr&eacute;cis le dispensateur de cette &eacute;nergie            divine qui transcende l'&ecirc;tre en tra&ccedil;ant un pont entre notre            nature humaine et la conscience. Merlin est donc cens&eacute; repr&eacute;senter            une image de ce vieil homme sage. Il est un des aspects de l'Etre de            lumi&egrave;re, l'aspect peut &ecirc;tre le plus sage, le plus souverain.            Il est une &eacute;manation qui nous fait toujours penser que la sagesse            est &eacute;gale &agrave; la folie, et que l'homme par son aspect psychique            et &eacute;motionnel est soumis &agrave; la faiblesse ; mais il n'est            pas que cela.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; A la fin de sa vie, Merlin a aussi besoin de se            ressourcer dans la Connaissance, car il a &eacute;t&eacute; victime            de l'amour des sens symbolis&eacute; par Viviane. Il est enferm&eacute;            dans la tombe des amants malheureux, victime de sa propre science et            de la nature m&ecirc;me de son monde &eacute;motionnel. Merlin dans            toute sa sagesse nous montre aussi que le psychisme n'est pas le bon            moyen d'entrer en soi. Il ne nous montre pas qu'il faille abandonner            le ct&eacute; &eacute;motionnel de l'&ecirc;tre humain mais qu'il faut            rester vigilant pour ne pas &ecirc;tre aveugl&eacute; illusoirement            au risque de se perdre. L&agrave; encore, la loi d'&eacute;quilibre            doit jouer sur tous les plans.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Voil&agrave; donc &agrave; quoi nous conduit la            qu&ecirc;te du Graal : &agrave; la rencontre avec Merlin, avec le sage            fou cach&eacute; au fond de chaque &ecirc;tre humain. Tout dans ce vaste            combat nous dit qu'il faut &eacute;quilibrer les passions en nous, car            c'est l&agrave; le but que nous devons atteindre sur ce plan d'&eacute;volution.            Du reste, n'est-il pas dit &agrave; Perceval : &laquo; <i>Sache que            le Graal n'acceptera jamais la d&eacute;mesure de tes d&eacute;sirs.</i>            &raquo;<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; C'est l&agrave; une des clefs qui permet de franchir            correctement les obstacles qui m&egrave;nent &agrave; la forteresse            de Montsalvage. Mais l'&#156;uvre du Roman du Graal est une &#156;uvre            assez complexe, &agrave; plusieurs tiroirs, si l'on peut dire. D'une            part parce qu'elle retrace l'histoire de la Tradition Primordiale (parce            que l'on reprend de vieux th&egrave;mes que l'on r&eacute;actualise),            et d'autre part parce que l'on y trouve plusieurs niveaux d'interpr&eacute;tation.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Le Graal du Moyen &Acirc;ge est identique au chaudron            de Dagda des Celtes, qui provient de l'Ile du Nord du monde. C'est dans            ce chaudron que les bless&eacute;s &eacute;taient soign&eacute;s de            leurs blessures, en retrouvant force et vitalit&eacute;. Mais la vieille            l&eacute;gende celte est inspir&eacute;e d'un r&eacute;cit encore plus            ancien qui trouve sa correspondance sur le plan des dieux quelque part            dans l'univers. Cela se retrouve bien sur avec la fameuse &eacute;pop&eacute;e            du roi Lug, le dieu solaire dont nous avons dit qu'il &eacute;tait plus            ou moins repr&eacute;sent&eacute; par Lancelot dans le Roman du Graal.<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Le Graal serait donc une Qu&ecirc;te en soi, mais            aurait aussi une relation directe avec quelque chose de bien physique            de bien tangible. Encore une fois, c'est Merlin le sage qui nous conduit            vers une demeure assez myst&eacute;rieuse dont n'ont parl&eacute; que            quelques initi&eacute;s par le pass&eacute;. Il s'agit vous l'avez compris            de l'Ile tournoyante ! La Table Ronde tourne comme le monde, et Merlin            en est l'initiateur. Lorsque Merlin part &agrave; la recherche de Viviane,            il le fait par mer, dans un vaisseau qui doit le conduire dans <i>la            maison de verre</i>. Curieuse d&eacute;nomination pour un lieu qui semble            plus magique que bien des lieux d&eacute;j&agrave; d&eacute;crits. Du            reste, dans de nombreuses &eacute;pop&eacute;es irlandaises -- notamment            dans le r&eacute;cit <font color=660099><i>La navigation de Bran fils            de F&eacute;bal</i></font> -- nous retrouvons les m&ecirc;mes constantes            qui rappellent la destination vers un lieu fabuleux o&ugrave; r&eacute;sident            les f&eacute;es. Ce monde dans lequel se d&eacute;place Merlin &agrave;            la recherche de la Maison de Verre est un lieu o&ugrave; s'op&egrave;rent            les &eacute;changes les plus invraisemblables. On ne peut s'emp&ecirc;cher            de penser &agrave; "L'&icirc;le tournoyante".<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Nous nous trouvons ici en pr&eacute;sence d'un            symbole qui vient v&eacute;ritablement s'ancrer dans le r&eacute;el,            et le r&eacute;cit nous plonge directement dans un fait traditionnellement            historique. L'Ile tournoyante telle qu'elle est d&eacute;crite dans            l'histoire du Saint Graal est compos&eacute;e de cinq &eacute;l&eacute;ments,            dont un qui est l'aimant, v&eacute;ritable champ de force. Or, pour            rejoindre cette Maison de Verre, Merlin doit prendre un vaisseau. Il            y a l&agrave; un symbolisme alchimique sur lequel nous reviendrons ult&eacute;rieurement.            La maison de verre est le ballon alchimique dans lequel l'Adepte travaille            sur les cinq &eacute;l&eacute;ments, mais elle est aussi, sur un autre            plan de symbolisme, le non espace-temps en soi qui permet d'approcher            la conscience v&eacute;ritable. A un autre niveau, elle est la grotte            o&ugrave; est enferm&eacute; le Graal physique quelque part dans le            monde. En fait, nous l'avons dit, le r&eacute;cit de Merlin est inspir&eacute;            d'une tr&egrave;s vieille l&eacute;gende celte, et l'on retrouve les            m&ecirc;mes sources d'inspiration aussi bien dans le voyage de Lug que            dans le voyage de Bran o&ugrave; il est dit :<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; &laquo; <i>Il y a une &icirc;le lointaine. Alentour,            les chevaux de la mer brillent, belle course contre les vagues &eacute;cumantes            ; quatre pieds la supportent, des pieds de bronze blanc brillant &agrave;            travers DES SI&Egrave;CLES DE BEAUT&Eacute;. Jolie terre &agrave; travers            LES SI&Egrave;CLES DU MONDE : ...Arriv&eacute; dans cette &icirc;le            merveilleuse, la nourriture que l'on mettait dans chaque plat ne disparaissait            pas. Ils n'&eacute;taient l&agrave; d'apr&egrave;s leur vison que depuis            peu de temps, alors que plusieurs ann&eacute;es s'&eacute;taient &eacute;coul&eacute;es.</i>            &raquo; <br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Cela montre bien que ce monde se situe en dehors            de notre espace-temps conventionnel. En fait, nous l'avons dit, cette            &eacute;pop&eacute;e de Merlin retrace une histoire aussi vieille que            le monde et qui fait partie du royaume et de l'histoire des dieux. Merlin,            les chevaliers de la Table Ronde, autant de symboles qui pr&eacute;figurent            la Qu&ecirc;te de l'homme dans son monde int&eacute;rieur, mais aussi            la recherche de l'univers des dieux dans lequel l'humain qui a retrouv&eacute;            sa v&eacute;ritable nature a le pouvoir de se hisser. Vous l'avez compris,            la Tradition nous offre, sous une forme all&eacute;gorique, des r&eacute;cits            l&eacute;gendaires qui cachent toute la beaut&eacute; du savoir humain.            Seules les cl&eacute;s que nous donne la Connaissance nous permettent            de saisir, sous une forme claire et limpide, l'extraordinaire v&eacute;rit&eacute;            qui se cache toujours sous le mythe qui fait partie de la formidable            m&eacute;moire humaine. <font color=660099>(<a href="PARTLaquetedugraal2.htm">suite</a>)</font>            <br>           <br>           <center>             <font color=660099><b>&copy; &nbsp;Guillaume Delaage<br>             <br>             <br>             <br>             <a href="mailto:gdelaage@hotmail.com?subject=Message depuis le site 'France-Spiritualits'">Contacter              Guillaume Delaage</a> &nbsp;l &nbsp;             <br>             &copy; 2000-2003 &nbsp;<a href="mailto:webmaster@france-spiritualites.com">France-Spiritualit&eacute;s</a><br>             Tous droits r&eacute;serv&eacute;s - Reproduction int&eacute;grale              ou partielle interdite</b></font>            </center>           </b></font></div>       </td>     </tr>   </table> </div> </body> </html> 
