<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"><html><head> <meta http-equiv=Content-Type content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name=Author content="Olivier Rissoan"> <meta name=GENERATOR content="Mozilla/4.7 [en] (Win98; U) [Netscape]"> <title>Abr&eacute;g&eacute; 5 : Cin&eacute;ma &amp; t&eacute;l&eacute;vision</title></head><body text=#000000 bgcolor=#FFFFFF link=#000099 vlink=#3366FF alink=#FF0000><blockquote><blockquote><div align=right><font face=Arial,Helvetica><font color=#006600><font size=+4>Abr&eacute;g&eacute; de vie</font></font></font><br><font face=Arial,Helvetica><font color=#006600><font size=+4>5.</font></font></font><br><font face=Arial,Helvetica><font color=#006600><font size=+2>Haute-Savoie</font></font></font></div><br><br><br><p><hr SIZE=5 WIDTH=100%><br><i><font face=Arial,Helvetica><font size=+2>18 juin 1987 (suite)</font></font></i><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+4>L</font><font size=+2>es sorties spectaculaires se passent &agrave; Gen&egrave;ve o&ugrave; le premier film que j'ai vu est un dessin anim&eacute; : <i>Merlin l'Enchanteur</i> de Walt Disney. Je ne sais pas qui m'y a emmen&eacute;, comment est d&eacute;cor&eacute;e la salle; ce qui est s&ucirc;r, c'est que je ne suis pas assis seul. A ma droite est install&eacute; quelqu'un qui m'accompagne.</font></font><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+4>L</font><font size=+2>'animation me fait l'effet d'une hallucination, surtout quand l'&eacute;p&eacute;e est arrach&eacute;e au rocher. Elle conf&egrave;re la force au gar&ccedil;on malingre.</font></font><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+4>L</font><font size=+2>es voix r&eacute;sonnent sous les vo&ucirc;tes de pierre. La salle de cin&eacute;ma est tr&egrave;s vaste, haute de plafond. Il fait noir, de nombreux rangs sont occup&eacute;s. Il y a beaucoup de monde, que je ne conna&icirc;trai jamais. Tous le public est occup&eacute; &agrave; la m&ecirc;me chose que moi : regarder le grand &eacute;cran color&eacute;.</font></font><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+4>E</font><font size=+2>t en ce moment, alors que je repense &agrave; ce premier film, je me sens &agrave; la fois assis pr&egrave;s d'une personne famili&egrave;re et en m&ecirc;me temps, je me vois au milieu des spectateurs, de plus loin, depuis l'arri&egrave;re de la salle, sur le c&ocirc;t&eacute;.</font></font><center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+2>*</font></font></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+4>N</font><font size=+2>ous n'avions pas la t&eacute;l&eacute;vision : j'ai d&ucirc; apprendre la nouvelle de la mort de Disney en 1966 chez ma grand-m&egrave;re maternelle, la M&eacute;m&eacute;. Ou peut-&ecirc;tre &eacute;tions-nous d&eacute;j&agrave; &agrave; Oullins, quand mon autre grand-m&egrave;re nous a offert un poste.</font></font><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+4>L</font><font size=+2>'image est en noir et blanc, gris&acirc;tre en fait, tant le contraste est mauvais. Il y a un homme assis, &agrave; une table ou &agrave; une tribune, une sorte de rideau pend derri&egrave;re. Il porte une veste, il lit un texte. Ce n'est pas un journaliste, mais une image de Disney lui-m&ecirc;me. J'aurais dit : "L'enchanteur est mort".</font></font><br><font face=Arial,Helvetica><font size=+2>Ma m&egrave;re me r&eacute;cite cette phrase chaque fois que je dis &agrave; pr&eacute;sent du mal des films de Walt Disney.</font></font><center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+2>*</font></font></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+4>L</font><font size=+2>e rituel de la t&eacute;l&eacute;vision est bien &eacute;tabli : chaque soir je monte avec ma soeur voir <i>Le man&egrave;ge enchant&eacute;</i> au quatri&egrave;me &eacute;tage, chez M&eacute;m&eacute;. Le chien Pollux circule sans cesse et me fait penser &agrave; un balai &agrave; franges, mais sans manche. Cela me d&eacute;pla&icirc;t de ne pas voir ses pattes. Z&eacute;bulon est, lui, mont&eacute; sur ressort, il dit : "Tournicoti, tournicotons et voil&agrave; !"</font></font><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+4>P</font><font size=+2>imprenelle et Nicolas jouent ensemble dans une autre &eacute;mission : leurs noms ne sont rest&eacute;s, aucune de leurs aventures; en revanche, je revois le scintillement au passage du Marchand de Sable qui les endort. Nous ne devions gu&egrave;re tarder &agrave; aller au lit, nous aussi. Je ne sais plus bien situer les interludes avec le petit train qui circule au son d'une musique aga&ccedil;ante. Il meuble les trous entre les &eacute;missions et m'exasp&egrave;re.</font></font><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+4>O</font><font size=+2>n nous a donn&eacute; deux r&eacute;pliques en plastique creux de Pimprenelle, pour Isabelle; et de Nicolas, pour moi, qui restaient sur nos lits respectifs &agrave; La Lauze; je dormais avec Papy, et Isabelle avec Marraine.</font></font><p><font face=Arial,Helvetica><font size=+4>J</font><font size=+2>e n'ai rien revu qui corresponde aussi peu &agrave; l'id&eacute;e que l'on se fait d'une poup&eacute;e : elles sont rigides, creuses et trop l&eacute;g&egrave;res, en plastique grenu d&eacute;sagr&eacute;able au toucher. Il y a une marque en saillie verticale tout autour, m&ecirc;me sur la t&ecirc;te : la jointure entre les deux parties moul&eacute;es. Leurs couleurs sont laides : bleu ciel pour la mienne. Les pieds pivotent et s'enl&egrave;vent avec une facilit&eacute; d&eacute;concertante. Les cheveux du haut de la t&ecirc;te de Nicolas laissent un go&ucirc;t de plastique dans la bouche.</font></font><br><font face=Arial,Helvetica><font size=+2>Je ne me revois pas jouer avec cette poup&eacute;e d&eacute;concertante. C'est un f&eacute;tiche.</font></font><div align=right><b><font face="Courier New,Courier"><font color=#FF0000><font size=+4>>>></font><font size=+2><a href=av06.htm>page suivante</a></font></font></font></b><br><b><font face="Courier New,Courier"><font color=#000000><font size=+4>&lt;&lt;</font></font><font color=#FF0000><font size=+2><a href=av04.htm>page pr&eacute;c&eacute;dente</a></font></font></font></b></div><p><br><hr SIZE=5 WIDTH=100%><br><font face=Arial,Helvetica><font size=+1>[<b><i><a href=avtitle.htm>Abr&eacute;g&eacute; de vie</a></i>]</b> : [<a href=av01.htm>1</a>] [<a href=av02.htm>2</a>] [<a href=av03.htm>3</a>] [<a href=av04.htm>4</a>] [</font><font size=+3><a href=av05.htm>5</a></font><font size=+1>] [<a href=av06.htm>6</a>] [<a href=av07.htm>7</a>] [<a href=av08.htm>8</a>] [<a href=av09.htm>9</a>] [<a href=av10.htm>10</a>] [<a href=av11.htm>11</a>] [<a href=av12.htm>12</a>] [<a href=av13.htm>13</a>] [<a href=av14.htm>14</a>] [<a href=av15.htm>15</a>] [<a href=av16.htm>16</a>] [<a href=av17.htm>17</a>]</font></font><br><font face=Arial,Helvetica><font size=+1>[<i><a href=gondhome.htm>Gondorla</a></i>] [<i><a href=sdtitle.htm>Salom&eacute; dispers&eacute;e</a></i>] [<i><a href=pititle.htm>Les Pirates</a></i>] [<i><a href=samwarning.htm>Samuel O.</a></i>]</font></font><br><font face=Arial,Helvetica><font size=-1><a href=mailto:gondorla@wanadoo.fr>Olivier Rissoan, GONDORLA, un archipel de fictions, tous droits r&eacute;serv&eacute;s (1999-2002)</a></font></font><br><font face=Arial,Helvetica><a href=mailto:gondorla@wanadoo.fr></a></font></blockquote></blockquote></body></html> 
