  	<!--pubframecondnopopup_b--> <HTML>   <script type="text/javascript" src="http://www.ifrance.com/_icono/script/pubf_noyau.js"></script> <script type="text/javascript" src="http://www.ifrance.com/_icono/script/pubf.js"></script> <script language="javascript"> 	<!-- 	var ops_s; 	ops_s = 400; 	function myerror() { return true; } 	onerror = myerror;  	var scrollB = 16 	var fermHeight = 10 	var maxWidth = 468+scrollB 	var maxHeight = 60+fermHeight+scrollB  	var objFrame = window.doc  	var ifrUrl = 'http://www.ifrance.com/heberg/tag_pub.htm?rubmerecode=18'  	var canDo = true 	var canAccess = false 	var isLoad = false 	var isFirst = true 	var intMove  	function cestIe5()    {       return ie5    }  	function addWin(objWin) 	{ 		if(canDo || (!canDo && isLoad)) 		{ 			if((nn4 && !nn6) || (objWin.document.body.tagName.toLowerCase() == 'body' && objWin.parent.document.body.tagName.toLowerCase() != 'body' && objWin.parent != objWin) || (objWin.document.body.tagName.toLowerCase() == 'body' && objWin.parent == objWin)) 			{ 				var dimTW = getScrollWinDim(objWin) 				if(dimTW.dimX >= maxWidth && dimTW.dimY >= maxHeight) 				{ 					if(isLoad) stopMove() 					canDo = false 					if((objFrame != objWin) && !isLoad) objFrame = objWin 					canAccess = true 					intMove = window.setInterval('isMoved()',1) 					setFrame() 				} 			} 		} 	}  	function setLoad() 	{ 		isLoad = true 		isFirst = true 	}   	if(window == window.top) 	{ 		var s='<HEAD><TITLE>Mickey & Nicki</TITLE>'+ 		'</HEAD><frameset rows="41,*" frameborder="0" border="0" framespacing="0" onload="setLoad()" onunload="stopMove()">'+ 		'<FRAME src="http://www.ifrance.com/heberg/pub.htm?Time=1053633299&Nom=Samcinema&FRAME=1" name="pubframe" scrolling="no" noresize>'+ 		'<FRAME src="'+window.location+'?" name="doc">'+ 		'</FRAMESET>'; 		document.write(s); 	}  	 	  //--> </script> </HTML>    <HTML> <HEAD>   <TITLE>Mickey & Nicki</TITLE> </HEAD> <BODY ><div id="pubLay" style="position: absolute; top: 0px; right: 0px; width: 468; height: 60; visibility: hidden; z-index: 1003;"><table cellpadding="0" cellspacing="0" border="0"> <tr> <td id="pubif"></td> </tr> <tr> <td align="left"><a href="javascript:top.resetVis(window)"><img src="http://www.ifrance.com/_icono/newpubf/fermer.gif" width="74" height="10" border="0" alt="fermer" title="Fermer" /></a></td> </tr> </table></div> <script type="text/javascript"> if ( (window.top != window) && ( ! cestIe5())) { 	window.top.ifrUrl = 'http://www.ifrance.com/heberg/tag_pub.htm?rubmerecode=18' 	window.top.addWin(window) } </script>  <h1 align=center>MICKEY & NICKI</h1> <br><br> <p align=center><IMG SRC="Images/mickey02.jpg"><IMG SRC="Images/mickey03.jpg" hspace=40></p> <TABLE width=80% align=center> <br> <p align=center>Filmographie d'acteur - <i>John Cassavetes</i>,<br>                    par thierry Jousse</p> <br><br> Cassavetes y retrouve son complice Peter Falk, sous la camra insistante de Elaine May. Ils errent tous les deux dans un Los Angeles nocturne et trangement vide. Paranoaque, habit, imprvisible, djant, Nicki oscille de l'extraverti  l'introverti. Chez Cassavetes comme chez Falk, on est  la limite du numro d'acteur. Mais la libert et surtout l'ampleur du registre des deux comdiens transcendent le style mimtique de la cinaste, trop marque par <i>Husbands</i>. <i>Mickey & Nicki</i> vaut comme un documentaire dcal sur les deux acteurs. Reste que l' "acting-out" n'est pas le meilleur registre de Cassavetes, surtout lorsqu'il n'est pas chez lui.<br> <br><br>  <p align=center>Critique de <i>Tlrama</i>,<br>                 par Marine Landrot</p> <br><br> <IMG SRC="Images/Mickey05.jpg" align=left>Ds les premires images, enfumes, blafardes et fivreuses, on jurerait qu'Elaine May est le pseudonyme cach de John Cassavetes. Mais la dame existe vraiment, affichant dans les encyclopdies de cinma un tableau de chasse pour le moins htroclite : comparse de Mike Nichols  Broadway dans un numro  succs des annes 60, elle a ralis quatre films trs diffrents, dont le dernier <i>Ishtar</i> (1987), chouait  faire d'Isabelle Adjani et Warren Beatty un couple d'aventuriers mythiques. Longtemps rest indit,  cause de l'acharnement pointilleux de la cinaste sur le montage (300 heures de pellicules  trononner !), <i>Mickey & Nicki</i> a vu le jour dans la plus grande tradition cassavtienne : improvisation quasi permanente d'acteurs en roue libre, griss par l'alcool, la fumette et l'electricit des bars de nuit. <IMG SRC="Images/mickey04.jpg" align=right> La chemise chiffinne par trop de sommeil diurne, Cassavetes campe un trafiquant en cavale, terr dans un chambre d'htel miteux. L'oeil poch et la mmoire dglingue, son meilleur copain (Peter Falk) le sort dans New York, pour lui changer les ides. Nerveux et rieurs, ils errent dans les sphres vertigineuses qui rappellent celles d'<i>Husbands</i> (notemment dans cette magnifique scne de fou rire au cimetire, devant la tombe de la mre, claire au briquet), ou de <i>Faces</i> (avec cette party improvise dans l'appartement vide d'une poupe blonde trop sentilmentale). Ne manquez pas cette dcouverte inespre d'un film rare et ardent, dsiquilibr dans tous les sens du terme, dchirant de bout en bout. </TABLE>       <br><br>                   <p align=center>Extrait de <i>50 Ans de Cinma Amricain</i><br>                 par Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier.</p> <br> Elaine May : <TABLE width=80% align=center> <br> D'abord clbre pour son association avec Mike Nichols (ils triomphrent  Broadway en 1960 avec <i>An Evening with Mike NIchols and Elaine May</i>), actrice et scnariste occasionnelle, elle n'a dirig que quatre films depuis 1970, en partie par choix, en partie en raison de sa rputation d'exigence et d'indcision. Elle fit un procs (qu'elle perdit)  Paramount pour retirer son nom du gnrique de <i>A New Leaf</i> parce que la version distribue ne respectait pas son montage. Elle travailla deux ans au montage de <i>Mickey & Nicki</i>, refisant de le laisser distribuer. Paramount ayant, cette fois, engag des poursuites, la ralisatrice subtilisa deux bobines du film pour empcher sa sortie (il fut quand mme montr, mais confidentiellement ; Elaine May n'approuva un montage final qu'en 1985!). Quand  <i>Ishtar</i>, nul n'ignore les msaventures du tournage et son norme dpassement de budget. </table>   <br> <p align=center><IMG SRC="Images/mickey01.jpg"></p> <br> Le film :  <table width=80% align=center> Un " la manuire de" John Cassavetes crit et ralis par Elaine May, avec John Cassavetes lui-mme et Peter Falk. Un fugitif traqu par des gangsters et l'ami qui cherche  le sauver, mais en fait le trahit. Film cahotique mais passionnant pour l'analyse des rapports des deux hommes, leurs propos, le tout trs peu conventionnel et fortement cassavetien. <br><br>  <br>Bien que certaines des caractristiques des deux premiers films [<i>A New Leaf</i> et <i>The Heartbreal Lid</i>] se retrouvent dans <i>Mickey & Nicki</i>; ce dernier est une surprise totale : sans la signature de May, on jurerait qu'il s'agit d'une oeuvre (ou peut-tre d'un brouillon) de John Cassavetes, qui en est la vedette (avec Peter Falk, acteur minement cassavetien) et dont on sent l'influence  tous les niveaux - conception des personnages, dialogues (en partie improviss), mise en scne.<br> Nick (Cassavetes) est un petit gangster que la mafia recherche pour le tuer. Il se cache dans un htel minable, o l'inquitude le rend paranoaque, hypernerveux et quelque peu incohrent. Mickey (Falk), son ami d'enfance, seul  connatre sa cachette, l'entoure de sollicitude et veut l'aider  quitter la ville - du moins en apparence; en fait il est charg par la Mafia de retrouver Nick. Le film traite donc, comme les deux prcdents, de duplicit et de trahison. Notons que, dans la version montre au muse d'art moderne de New York en prsence d'Elaine May en 1986, le double jeu de Mickey n'est rvl que vers la fin, d'o un fort effet de surprise. Par contre, une copie exploite  la tlvision amricaine contient, dans le premire tiers, une scne o Mickey tlphone au tueurcharg d'abattre Nick et lui indique o il se trouve. Il semble que la ralisatrice ait finalement opt pour l'ambiguit et suppim la scne rvlatrice (ainsi que d'autres plans qui en dcoulaient); son montage fait environ dix minutes de moins que celui distribu par Paramounr). Du fait de cette dcision, la conclusion rejoint celle de ses deux films prcdents, et s'expose aux mmes critiques; la revue <i>Positif</i>, rendant brivement compte du film lors d'une prsentation en festival (Cognac 1984) crivait : "le retournement final, injustifi comme le reste, parat gratuit et rend caduc, in fine, tout le film". (La remarque "comme le reste" semble elle-mme gratuite, provoque par l'effet rtroactif du retournement que dcrit la critique.)<br> Les film est constitu, pour 90 pour cent, de scnes semi-improvises (ou totalement improvises) entre les deux vedettes, d'o invitablement des passages  vides, des ingalits, voire des incohrences, mais cet exercicie, dont le style voque parfois celui de <i>Husbands</i> (ressemblance evidemment renforce par la prsence des deux mmes acteurs) n'en reste pas moins passionnant. May aurait tourn un mtrage record de quelques cinq cent milles mtres de film, soit environ trois cent heures de projection, ce qui explique ses problmes de montage...<br> Une anecdote rapporte par un membre de l'quioe donne une ide de ses mthodes de travail, du moins sur ce film : au cours d'une scne en extrieurs, Peter Falk et John Cassavetes quittent le champ chacun de leur ct et disparaissent. May ne dit rien et la camra continue  tourner quelques minutes. Finalement le cameraman dit "coupez" et arrte l'appareil. Fureur de May : "Pourquoi avez-vous arrt la camra ? C'est moi le metteur en scne, c'est moi qui dit "coupez" " - "Mais les acteurs sont partis..." - "Oui, mais ils reviendront peut-tre..."  </table  <br><br><br> <p align=center><a href="startjohn.htm">HOME</a></p>    </BODY> </HTML> 
