<html> <head> <title>Quand Hitler Rvait de Mickey Mouse par Philippe Chabot</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#000000" text="#FFFFFF" link="#666666" vlink="#666666" alink="#666666"> <table width="100%" border="0" align="center">   <tr>      <td height="129" width="55%" valign="top"><a href="../credits.htm"><img src="../dossierarchives/archiveslogo.jpg" width="322" height="129" border="1"></a></td>     <td height="129" valign="top" width="45%">        <table width="100%" border="0">         <tr valign="top">            <td>              <div align="right"><img src="artifice_logop.jpg" width="229" height="107"></div>           </td>         </tr>         <tr>            <td>              <div align="right"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1" color="#CCCCCC">|                <a href="../sommaire.htm">sommaire</a> | <a href="../antiart.htm">anti-art</a>                | <a href="../neocritique.htm">n&eacute;ocritique</a> | <a href="../archives.htm">archives</a>                |</font></div>           </td>         </tr>       </table>     </td>   </tr> </table> <table width="75%" border="0">   <tr valign="top">      <td height="880">        <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Ulrich Stoll          nous offre un documentaire dune heure sur la production de dessins anim&eacute;s          en Allemagne durant la deuxi&egrave;me guerre mondiale. De facture tr&egrave;s          &quot;&nbsp;docu&nbsp;&quot; (contrairement au film de Kevin Macdonald          sur Errol Morris), nous avons ici une petite oeuvre pas du tout pr&eacute;tentieuse,          saffichant pour ce quelle est&nbsp;: un documentaire tentant de relater          les faits avec le plus dobjectivit&eacute; possible.</font></p>       <font size=2>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Un regard          descriptif de la technique allemande (en forte comp&eacute;tition &agrave;          l&eacute;poque avec celle des &Eacute;tats-Unis, et plus particuli&egrave;rement          celle de Disney) ; un regard sur les dessins anim&eacute;s et leur exercice          de propagande pour <i>le 3i&egrave;me Reich</i> en parall&egrave;le &agrave;          leur r&ocirc;le de pur et simple divertissement en ses temps sombres.          Temps o&ugrave; la mort festoie malgr&eacute; les canaris &eacute;gar&eacute;s,          les petits chiens amusants et tous les autres animaux dansant en ronde          sur la musique quelle musique? Celle de lorchestre pour le film, ou          bien la vraie qui accompagne chaque voyage de la grande faucheuse!</font></p>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Stoll r&eacute;ussit          parfaitement &agrave; combiner une bonne historique g&eacute;n&eacute;rale          de l&eacute;tat politique de lAllemagne en guerre et son exploration          du dessin anim&eacute; de la place. Il d&eacute;montre efficacement comment          les probl&egrave;mes politiques et sociaux du pays se font ressentir dans          ces animations. Cest dailleurs en r&eacute;action au refus am&eacute;ricain          de distribuer Blanche Neige en Allemagne que Joseph Goebbels, chef de          propagande nazi et amoureux de film anim&eacute;s, ordonna en 1941 que          la production de dessins anim&eacute;s d&eacute;bute (le <i>Deutsche Zeichenfilm</i>          fut fond&eacute;). </font></p>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Ulrich Stoll          nous pr&eacute;sente en interview, beaucoup de dessinateurs de l&eacute;poque          et un bon petit nombre de productions anim&eacute;s du <i>Deutsche Zeichenfilm</i>          et de ses studios fr&egrave;res (cr&eacute;&eacute;s par la suite dans          les ann&eacute;es 1942-43). Ces interviews sont tr&egrave;s bien port&eacute;s,          le principale int&eacute;r&ecirc;t du film de Stoll &eacute;tant de d&eacute;couvrir          la production anim&eacute;e du temps et non de produire un autre document          contre le nazisme. Le cin&eacute;aste &eacute;vite donc d&eacute;vier          les discussions vers de tels d&eacute;bats - il &eacute;vite &eacute;galement          de faire en sorte que le spectateur soppose moralement &agrave; ce quil          voit. Il ne montre pas les Nazis de fa&ccedil;on sombre ou <i>mal&eacute;fique          </i>- sen tenant &agrave; son propos.</font></p>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Plut&ocirc;t,          on sent chez Stoll un int&eacute;r&ecirc;t &agrave; traduire les caract&egrave;res          politiques et raciaux de chaque film abord&eacute;, relevant par exemple          les traces danti-s&eacute;mistisme quon pouvait y lire (ex.: Dans un          de ces films, un juif, sombre, au rictus d&eacute;form&eacute;, la barbe          forte et noire, sintroduit dans une for&ecirc;t comme un voleur pour,          dans le temps dun &eacute;clair, subtiliser toutes les feuilles dor          du petit arbre qui a tant travaill&eacute; &agrave; devenir dor&eacute;).          Plus le film avance et plus nous avons des images de guerre (tout de m&ecirc;me          &agrave; faibles doses) entrecoup&eacute;es par ces dessins anim&eacute;s          dans lesquels, par exemple, les abeilles sont lescadrille de lair mitraillant          lennemi. Subtilement, Stoll construit une trame formelle transformant          notre vision des extraits anim&eacute;s pr&eacute;sent&eacute;s et ce,          avec la force de son montage.</font></p>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Une uvre          r&eacute;ussie, sappuyant sur une documentation diversifi&eacute;e et          &eacute;tendue. Le travail de Stoll est int&eacute;ressant et bourr&eacute;          de subtilit&eacute;s.</font></p>       </font>        <p>&nbsp;</p> </td>   </tr> </table> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> </body> </html> 
