<HTML>   <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 3.0 Mac">   <TITLE>Bulletin N&deg;124</TITLE> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#fffbdc">  <P ALIGN=RIGHT><A NAME="ancre230807"></A></P>  <P ALIGN=RIGHT><B><I><FONT COLOR="#ff575c" SIZE="+2">POINT SUR LA SITUATION EN TURQUIE</FONT></I></B></P>  <P ALIGN=RIGHT>.<I><FONT SIZE="+4">N&deg;124<BR> </FONT></I>3 f&eacute;vrier 1999</P>  <P>&middot; <A HREF="#ancre238464">UNE PROC&Eacute;DURE D'INTERDICTION DU HATEP</A></P>  <P>&middot; <A HREF="#ancre238047">FRAUDE &Eacute;LECTORALE MASSIVE</A></P>  <P>&middot; <A HREF="#ancre236596">RAGIP DURAN A RETROUV&Eacute; SA LIBERT&Eacute;</A></P>  <P>&middot; <A HREF="#ancre235457">LA JUSTICE CONTINUE DE NE PAS SANCTIONNER LA TORTURE</A></P>  <P>&middot; <A HREF="#ancre235158">&quot;MULAN&quot; VIVEMENT CRITIQU&Eacute; PAR LE PARTI NATIONALISTE TURC</A></P>  <P>&middot; <A HREF="#ancre234908">LE P&Eacute;RIPLE A&Eacute;RIEN DU CHEF DU PKK</A></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><CENTER><TABLE WIDTH="59%" BORDER="1" CELLSPACING="1" CELLPADDING="0" HEIGHT="20">   <TR>     <TD WIDTH="50%" HEIGHT="17" BGCOLOR="#ffb5b9">       <P><CENTER><I><A HREF="point.123.html">N&deg; pr&eacute;c&eacute;dent</A></I></CENTER></TD>     <TD WIDTH="50%" BGCOLOR="#ffedd4">       <P><CENTER><A HREF="point.125.html">N&deg; suivant</A></CENTER></TD>   </TR> </TABLE></CENTER></P>  <P><HR ALIGN=LEFT></P>  <P>&middot; <A NAME="ancre238464"></A><FONT COLOR="#ff0000">UNE PROC&Eacute;DURE D'INTERDICTION DU PARTI DE LA D&Eacute;MOCRATIE DU PEUPLE (HADEP) A &Eacute;T&Eacute; OUVERTE &Agrave; TROIS MOIS DES &Eacute;LECTIONS L&Eacute;GISLATIVES ET MUNICIPALES</FONT>. Vural Savas, procureur de la Cour de Cassation, a ouvert, vendredi 29 janvier 1999, une proc&eacute;dure aupr&egrave;s de la Cour constitutionnelle turque pour interdire le Parti de la D&eacute;mocratie du Peuple (HADEP) qu'il a accus&eacute; &quot;d'avoir des liens organiques&quot; avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Le r&eacute;quisitoire de 56 pages accuse le HADEP &quot;d'&ecirc;tre totalement sous le contr&ocirc;le du PKK et d'organiser des activit&eacute;s selon les instructions donn&eacute;es par le comit&eacute; central&quot; de cette organisation et d'agir &quot;comme des officines de recrutement des militants arm&eacute;s du PKK&quot;. </P>  <P>&Agrave; trois mois des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales, le HADEP, unique parti politique en lice favorable &agrave; une solution pacifique et politique de la question kurde, fait face aux m&ecirc;mes repr&eacute;sailles que son pr&eacute;d&eacute;cesseur, le Parti de la D&eacute;mocratie (DEP), interdit en 1994 ou encore le parti de la Prosp&eacute;rit&eacute;. Plusieurs proc&egrave;s sont d'ores et d&eacute;j&agrave; devant la Cour de S&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat contre le HADEP et ses dirigeants dont Murat Bozlak, son pr&eacute;sident, est emprisonn&eacute; depuis la mi-novembre. Il avait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; avec plus de 700 militants pro-kurdes, qui avaient manifest&eacute; leur soutien &agrave; Abdullah Ocalan assign&eacute; alors &agrave; r&eacute;sidence &agrave; Rome. </P>  <P>Le HADEP en recueillant 4,5% de voix lors des l&eacute;gislatives de 1995, n'est pas repr&eacute;sent&eacute; au Parlement turc faute d'avoir franchi la barre des 10% des voix. Mais dans certaines provinces kurdes comme Diyarbakir, Siirt, Mardin, Sirnak et Hakkari, il a recueilli pr&egrave;s de 50% de voix alors m&ecirc;me qu'il n'&eacute;tait cr&eacute;e que depuis quelques mois (mai 1994). Soucieux de ramasser ces voix aux prochaines &eacute;lections, les partis politiques qui sont aujourd'hui dans la bonne gr&acirc;ce de l'arm&eacute;e, se frottent bien &eacute;videmment les mains. Selon Me Yusuf Alatas, un des avocats du HADEP, la proc&eacute;dure en cours &quot;n'emp&ecirc;che toutefois pas la participation du Hadep aux &eacute;lections, mais un message clair est donn&eacute; aux &eacute;lecteurs: ne votez pas pour ce parti car il sera en tout cas interdit () Le m&ecirc;me message est donn&eacute; aux partis qui pourraient envisager une alliance &eacute;lectorale avec cette formation&quot;. M. Alatas a estim&eacute; que c'&eacute;tait &quot;une proc&eacute;dure politique plus que judiciaire&quot;.</P>  <P>Par ailleurs, le pr&eacute;sident turc Suleyman Demirel avait cr&eacute;e une autre pol&eacute;mique en se pronon&ccedil;ant pour le changement du syst&egrave;me &eacute;lectoral actuel et en proposant le scrutin &agrave; deux tours. Le parti de la Juste Voie (DYP) de Mme Tansu &Ccedil;iller s'&eacute;tant oppos&eacute;, ce syst&egrave;me ne verra pas le jour pour les prochaines &eacute;lections. &Agrave; ceux qui s'interrogeaient sur les raisons de cette manuvre &eacute;lectorale de derni&egrave;re minute le pr&eacute;sident a r&eacute;pondu avec clart&eacute; dans le quotidien Hurriyet du 3 f&eacute;vrier: &quot;Si au matin du 19 avril, la Turquie affiche des municipalit&eacute;s de l'ouest remport&eacute;es par le parti Fazilet avec une faible majorit&eacute; telle que 20% et les r&eacute;gions critiques comme le Sud-Est rafl&eacute;es par les maires &agrave; sensibilit&eacute; s&eacute;paratiste, ne venez pas me dire que je ne vous ai pas pr&eacute;venus&quot;. </P>  <P>&nbsp;</P>  <P>&middot; <A NAME="ancre238047"></A><FONT COLOR="#ff0000">FRAUDE &Eacute;LECTORALE MASSIVE: CERTAINES VILLES ONT PLUS D'&Eacute;LECTEURS INSCRITS QUE D'HABITANTS</FONT>. &Agrave; l'approche des &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives, pr&eacute;vues conjointement pour le 18 avril 1999 en Turquie, d'aucuns ont d'ores et d&eacute;j&agrave; not&eacute; d'&eacute;tonnantes supercheries. &Agrave; ce titre, le district de Keban dans la province d'Elazig (Kurdistan) risque de rentrer dans le livre des records. Selon le recensement de 1997, la ville compte 6 500 habitants dont 3 379 &eacute;lecteurs, or 6 610 personnes, devraient voter aux prochaines &eacute;lections. En ajoutant les villages  d'alentours, le nombre d'&eacute;lecteurs atteint le chiffre de 10 100 pour 9 750 habitants!  Avertis, les responsables du Conseil des &Eacute;lections du District ont fait part de leur &eacute;tonnement en soulignant cependant que l&eacute;galement ils &eacute;taient dans l'impossibilit&eacute; de r&eacute;agir puisqu'aucune contestation n'avait &eacute;t&eacute; faite &agrave;  la date limite du 14 janvier. </P>  <P>Fehmi Ruzgar, responsable du Parti de la Gauche d&eacute;mocratique (DSP) dans le district, a d&eacute;clar&eacute; qu'il avait averti les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes mais il n'avait pas pu prouver l'irr&eacute;gularit&eacute;. Quant &agrave; Seyfettin Bibar et Sabri Temur, respectivement repr&eacute;sentant dans le district du Parti R&eacute;publicain du Peuple (CHP) et du parti de la M&egrave;re Patrie (ANAP), ils ont r&eacute;torqu&eacute; &quot;qu'avant [ils ne prenaient] pas part &agrave; cela mais lorsque les autres partis s'y sont mis, [ils ont] aussi emmen&eacute; des &eacute;lecteurs&quot;.</P>  <P>D'autres villes comme Sanliurfa [au Kurdistan] mais &eacute;galement Istanbul d&eacute;noncent les m&ecirc;mes irr&eacute;gularit&eacute;s. Selon l'enqu&ecirc;te effectu&eacute;e sur 13 districts d'Istanbul par le parti ANAP, de nombreuses voix sont &quot;virtuelles&quot;. En deux mois, ils ont pu identifier plus de 100 000 &eacute;lecteurs enregistr&eacute;s plusieurs fois. Sadan Tuzcu, adjoint du pr&eacute;sident de l'ANAP a d&eacute;clar&eacute; qu'ils avaient trouv&eacute; des personnes inscrites sur cinq listes en m&ecirc;me temps. Guven Demir du Parti de la Juste Voie (DYP) a quant &agrave; lui d&eacute;nonc&eacute; son ancien partenaire de coalition, le parti de la Vertu (islamiste), qui selon lui recourt le plus souvent &agrave; ces m&eacute;thodes. Il faut dire que les fraudeurs risquent entre 3 et 6 mois de prison et les juristes s'accordent &agrave; dire que l'infraction est constitu&eacute;e que lorsque ces &eacute;lecteurs votent et non lorsqu'ils s'inscrivent. </P>  <P>&nbsp;</P>  <P>&middot; <A NAME="ancre236596"></A><FONT COLOR="#ff0000">RAGIP DURAN, CORRESPONDANT DE LIB&Eacute;RATION, A RETROUV&Eacute; SA LIBERT&Eacute;</FONT>. Ragip Duran, correspondant du quotidien fran&ccedil;ais Lib&eacute;ration, ancien collaborateur de l'AFP, de la BBC et de plusieurs quotidiens turcs, a &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute; mercredi 27 janvier 1999 apr&egrave;s sept mois et  demi de d&eacute;tention pour un article sur le probl&egrave;me kurde. La Cour de S&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat d'Istanbul avait jug&eacute; que le commentaire paru dans le quotidien pro-kurde Ozgur Gundem (interdit depuis) accompagnant un entretien d'Abdullah Ocalan, chef du PKK, violait l'article 7 de la loi antiterroriste interdisant la propagande pour s&eacute;paratisme.</P>  <P>La lib&eacute;ration du journaliste, distingu&eacute; par plusieurs organisations de d&eacute;fense des droits de l'homme, n'est nullement due &agrave; une prise de conscience des autorit&eacute;s turques ou un quelconque respect de la libert&eacute; de l'expression mais au fait que R. Duran a d'ores et d&eacute;j&agrave; purg&eacute; les trois quarts de sa peine de 10 mois de prison. </P>  <P>&quot;En Turquie, il y a deux types de journalistes: les journalistes d'&Eacute;tat et les autres, qui courent plusieurs risques, &ecirc;tres surveill&eacute;s ou tu&eacute;s, comme Ugur Mumcu et Metin Goktepe. Ce n'est pas moi qui ai br&ucirc;l&eacute; et d&eacute;truit ces villages (kurdes). Ce n'est pas non plus moi qui ai tu&eacute; Mumcu, Eme&ccedil;, Anter, Goktepe&quot;&quot; a d&eacute;clar&eacute; M. Duran. Ugur Mumcu, chroniqueur tr&egrave;s populaire du quotidien Cumhuriyet, avait &eacute;t&eacute; auteur de nombreux articles sur l'extr&ecirc;me droite et avaient d&eacute;nonc&eacute; les liens entre la mafia turque et l'&Eacute;tat. Victime d'un attentat &agrave; la bombe &agrave; Ankara, il est mort le 24 janvier 1993. Ses meurtriers courent toujours. Metin Goktepe, journaliste du quotidien de gauche Evrensel, a &eacute;t&eacute; battu &agrave; mort par des policiers alors qu'il couvrait les obs&egrave;ques de deux d&eacute;tenus tu&eacute;s. Le proc&egrave;s, fort en rebondissement, de 5 policiers continuent devant la Cour d'Assises d'Afyon.</P>  <P>&nbsp;</P>  <P>&middot; <A NAME="ancre235457"></A><FONT COLOR="#ff0000">LA JUSTICE TURQUE CONTINUE DE NE PAS SANCTIONNER LA PRATIQUE DE TORTURE</FONT>. La Cour d'Assises de Manisa a de nouveau acquitt&eacute;, mercredi 27 janvier 1999, les 10 officiers de police accus&eacute;s de tortures et d'abus sexuels sur 16 adolescents, commun&eacute;ment appel&eacute;s &quot;les jeunes de Manisa&quot;. Ces derniers, &acirc;g&eacute;s de 14 &agrave; 18 ans, avaient &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s en 1995 pour avoir coll&eacute; des affiches politiques sur les murs de la ville. 11 d'entre eux avaient &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s &agrave; des peines allant de 9 mois &agrave; 12,5 ans de prison pour &quot;appartenance &agrave; un groupe gauchiste ill&eacute;gal&quot;. La Cour d'Appel a infirm&eacute; ce premier jugement en demandant la requalification des charges. </P>  <P>Parall&egrave;lement &agrave; cela, les policiers en question ont &eacute;t&eacute; poursuivis depuis cette date. Acquitt&eacute;s en premi&egrave;re instance, la Cour de cassation avait reconnu &quot;le r&ocirc;le actif de 10 officiers dans  la torture&quot;. Renvoy&eacute; devant la Cour d'Assises de Manisa, les pr&eacute;venus pour lesquels 70 ans de prison &eacute;taient requis, ont de nouveau eu la cl&eacute;mence des juges du fond en d&eacute;pit du verdict de la Cour de cassation. </P>  <P>&nbsp;</P>  <P>&middot; <A NAME="ancre235158"></A><FONT COLOR="#ff0000">&quot;MULAN&quot;, DERNIER DESSIN ANIM&Eacute; DE WALT DISNEY VIVEMENT CRITIQU&Eacute; PAR LE PARTI NATIONALISTE TURC.</FONT> Le Parti de l'Action Nationaliste (MHP, n&eacute;o-fasciste), a demand&eacute; que &quot;Mulan&quot; le dernier dessin anim&eacute; de Walt Disney soit interdit des &eacute;crans. &quot;Du d&eacute;but jusqu'&agrave; la fin, le film noircit l'histoire des Turcs en montrant les Huns mauvais et les chinois pacifiques&quot; a d&eacute;clar&eacute; Nazif Okumus, vice-pr&eacute;sident du MHP, parti qui exalte fr&eacute;quemment les l&eacute;gendes des anc&ecirc;tres guerriers asiatiques du peuple turc. Il a ajout&eacute; que le film portait plus de pr&eacute;judice &agrave; la nation turque que &quot;Midnight Express&quot;, qui relatait la vie d'un jeune Am&eacute;ricain brutalis&eacute; dans une prison turque. </P>  <P>&nbsp;</P>  <P>&middot; <A NAME="ancre234908"></A><FONT COLOR="#ff0000">LE P&Eacute;RIPLE A&Eacute;RIEN DU CHEF DU PKK</FONT>. La Turquie se r&eacute;jouit de voir traiter comme un pestif&eacute;r&eacute; Abdullah Ocalan, chef du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), qui dans un p&eacute;riple a&eacute;rien au-dessus de l'Europe est &agrave; la recherche d'un pays d'accueil. Son s&eacute;jour en Italie avait ouvert, le 12 novembre, une grave crise avec Ankara qui a la hantise de voir une politisation de la question kurde dans les pays de l'Union europ&eacute;enne. Les autorit&eacute;s turques soutenues dans leurs efforts par les &Eacute;tats-Unis ont appel&eacute; tous les pays europ&eacute;ens &agrave; &quot;localiser et arr&ecirc;ter Abdullah Ocalan en vue de le traduire en justice&quot;. Le ministre turc des affaires &eacute;trang&egrave;res a convoqu&eacute;, mardi 2 f&eacute;vrier, les ambassadeurs yougoslave, norv&eacute;gien et belge pour les dissuader d'accueillir le chef du PKK affirmant qu'il devait &quot;&ecirc;tre jug&eacute; (en Turquie) pour ses crimes &quot;. Dans la nuit de dimanche 31 &agrave; lundi 1, les autorit&eacute;s n&eacute;erlandaises avaient refoul&eacute; l'avion du chef du PKK qui avait tent&eacute; en vain d'obtenir l'autorisation de se poser sur l'a&eacute;roport de Rotterdam. La Turquie a ensuite annonc&eacute; qu'Abdullah Ocalan se trouvait &agrave; l'a&eacute;roport d'Ath&egrave;nes, ce que la Gr&egrave;ce a officiellement d&eacute;menti puis a soutenu qu'il a voulu se rendre en Suisse, </P>  <P>mais les autorit&eacute;s helv&eacute;tiques lui ont averti que l'entr&eacute;e du territoire lui &eacute;tait interdit. Mardi 2 f&eacute;vrier, M. Ecevit, premier ministre turc d&eacute;clarait ignorer o&ugrave; se trouvait pr&eacute;cis&eacute;ment Abdullah Ocalan et se r&eacute;jouissait tout autant que la presse turque de constater qu'Ocalan n'avait trouv&eacute; asile nulle part. Les &eacute;ditorialistes louent sur un ton triomphaliste &quot;la puissance de la Turquie qui fait peur &agrave; l'Europe&quot;. Les services de renseignement (MIT) affirment conna&icirc;tre le d&eacute;tail de tous les d&eacute;placements d'Ocalan, y compris du contenu de ses rencontres &agrave; Rome gr&acirc;ce &agrave; la coop&eacute;ration avec les polices europ&eacute;ennes</P>  <P>Le chef du gouvernement italien, Massimo D'Alema a d&eacute;clar&eacute; lundi 1 f&eacute;vrier que Bulent Ecevit avait pr&eacute;sent&eacute; ses excuses &agrave; Rome pour avoir affirm&eacute; &agrave; tort que le chef du PKK se trouvait en Italie. &quot;J'esp&egrave;re que le gouvernement turc ne va pas continuer &agrave; alimenter une pol&eacute;mique totalement infond&eacute;e () L'affaire Ocalan attire l'attention sur un grand probl&egrave;me qui n'est pas r&eacute;solu et qui est celui du drame des Kurdes () Le gouvernement turc, au lieu de s'occuper de savoir o&ugrave; se trouve Ocalan et d'alimenter des pol&eacute;miques sur des informations fausses, pourrait chercher une solution pacifique au drame des Kurdes comme le demande l'Union europ&eacute;enne&quot; a conclu le chef du gouvernement italien. Malheureusement pour les Kurdes et pour la paix, la voix de l'Union europ&eacute;enne reste pour l'instant inaudible.</P>  <P>&nbsp;</P>  <P><CENTER><TABLE WIDTH="75%" BORDER="1" CELLSPACING="1" CELLPADDING="0">   <TR>     <TD WIDTH="100%">       <P><CENTER>&nbsp;RETOUR <BR>       au <A HREF="#ancre230807">SOMMAIRE</A> &agrave; <A HREF="numero.bull.html">LA       PAGE</A></CENTER></TD>   </TR> </TABLE></CENTER>  </BODY> </HTML> 
