<html>  <head> <title>MYTHOLOGIE - Pygmalion</title> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 3.0">   <meta name="Microsoft Theme" content="none, default"> <meta name="Microsoft Border" content="none, default"> </head>  <body bgcolor="#663333" text="#FFCC99" link="#FFCC99" vlink="#FFCC99" alink="#C0C0C0"> <div align="center"><center>  <table border="0" width="90%" cellspacing="20">   <tr>     <td width="25%" valign="top" align="left">&nbsp;<p>&nbsp;</p>     <p><!--webbot bot="ImageMap" rectangle="(6,104) (169, 125)  pygma.htm" rectangle="(33,82) (152, 99)  galatee.htm" rectangle="(38,52) (148, 74)  psychee.htm" rectangle="(42,24) (148, 46)  orphee.htm" src="images/cotegal.gif" alt="Encore plus de textes..." border="0" align="middle" hspace="5" vspace="5" startspan --><MAP NAME="FrontPageMap"><AREA SHAPE="RECT" COORDS="6, 104, 169, 125" HREF="pygma.htm"><AREA SHAPE="RECT" COORDS="33, 82, 152, 99" HREF="galatee.htm"><AREA SHAPE="RECT" COORDS="38, 52, 148, 74" HREF="psychee.htm"><AREA SHAPE="RECT" COORDS="42, 24, 148, 46" HREF="orphee.htm"></MAP><a href="../../_vti_bin/shtml.dll/villanova/mythologie/pygma.htm/map"><img src="images/cotegal.gif" alt="Encore plus de textes..." border="0" align="middle" hspace="5" vspace="5" ismap width="179" height="146" usemap="#FrontPageMap"></a><!--webbot bot="ImageMap" endspan i-checksum="62533" --></p>     <p>&nbsp;</p>     <p><!--webbot bot="ImageMap" rectangle="(28,4) (158, 39)  musique/Pygmalion.mp2" src="images/musgal.gif" alt="Gluck, Orfeo ed Eurydice" align="middle" hspace="5" vspace="5" border="0" startspan --><MAP NAME="FrontPageMap1"><AREA SHAPE="RECT" COORDS="28, 4, 158, 39" HREF="musique/Pygmalion.mp2"></MAP><a href="../../_vti_bin/shtml.dll/villanova/mythologie/pygma.htm/map1"><img src="images/musgal.gif" alt="Gluck, Orfeo ed Eurydice" align="middle" hspace="5" vspace="5" border="0" ismap width="186" height="51" usemap="#FrontPageMap1"></a><!--webbot bot="ImageMap" endspan i-checksum="13864" --></td>     <td width="70%"><p align="center"><img src="images/titpyg.gif" alt="titre" align="middle" hspace="5" vspace="5" WIDTH="361" HEIGHT="63"><font FACE="BernhardMod BT"></p>     <p></font><font face="Lucida Sans"><img src="images/gerome2.jpg" alt="Jean-Leon Gerome, Pygmalion et Galate" align="left" hspace="5" vspace="5" WIDTH="250" HEIGHT="324"></font>Depuis     toujours, je jetais sur la ralit un regard teint de ranc&#156;ur, d&#146;hostilit.     Apprivoiss par l&#146;immuable vnust de l&#146;art, mes yeux ne se rassasiaient     jamais devant la nature, qui enfantait toujours quelque lacune esthtique, qui     s&#146;opinitrait  revtir le sceau de l&#146;inachvement, la griffe de     l&#146;imperfection. Le paysage vivant tait une prison qui ne laissait jamais assez de     couleurs se dployer, un filtre trop troit qui cartait toujours les plus riches     concentrations. Je ne me plaisais que dans mes images utopiques qui elles, se drobaient     aux confins naturels de la ralit. Ces rves d&#146;harmonie ultime embrasaient mes     songes et aiguillaient ma main. Et plus mon &#156;il s&#146;enflammait devant ce que je     procrais, plus la nature m&#146;indisposait et plus je l&#146;esquivais.</p>     <p>Mais mon mpris de la nature contaminait aussi ma vision de l&#146;humanit. Ainsi,     je restais froid devant toute beaut fminine, jamais assez inoue pour enfivrer mon     sang. J&#146;y aurais toujours adouci un trait, accentu une courbe, intensifi un     charme. Bref, jamais il ne m&#146;avait t donn de voir en une femme assez de     splendeur pour inonder ma sve d&#146;un diluvien dsir.</p>     <p>Confin dans mon atelier  c&#156;ur de journe, j&#146;affranchissais mes     insatisfactions dans les &#156;uvres que je peignais et sculptais. Je me soustrayais      tout contact humain et s&#146;aigrissait chaque jour le dchirement que j&#146;prouvais     entre ma solitude et mon mpris du monde. Mais mes &#156;uvres cheminaient     progressivement vers le seuil de l&#146;idal. Et ce soir l, en laissant tomber mon     regard sur un amas de terre vierge, pure, une pulsion dvorante monta en moi. Je brlais     de dnaturer cette matire inerte, de faire de ce chaos esthtique une &#156;uvre     surplombant toute beaut connue  ce jour. Mes doigts coulrent dans l&#146;lment     originel et s&#146;y ancrrent pour tout saisir de ce qui leur soufflait cet appel  la     beaut, de ce qui nourrissait dj toute ma pense. Mon c&#156;ur battait      l&#146;intrieur mme de la substance que je palpais. Je me livrai alors  la caresser,      la sonder comme un orpailleur en chasse  son trsor. Mes gestes prirent une cadence     fulgurante, malgr moi qui savourais l&#146;essence de la terre, l&#146;extase du moment.     Je me tins yeux ferms pendant un long moment alors que mes mains s&#146;acharnaient      ptrir cette chair cristalline. Quel tait le dieu qui me secondait? Quelle tait la     muse qui m&#146;inspirait? J&#146;tais soumis  une force impossible  identifier.     Elle dtenait le plein contrle de mes gestes. Mais qui tait-elle?</p>     <p>Lorsque j&#146;ouvris les yeux, une silhouette fminine avait pris forme sous mes     doigts, et une douce musique emplissait l&#146;air de calme et de magie. Mon corps tait     accroch  elle, fusionn  sa chair. Mes mains continurent leur chemin.     J&#146;avais le sentiment de sonder des avenues dpourvues de pass, des valles qui     naissaient sous mes pas et qui n&#146;taient l que pour moi. J&#146;tais sous     l&#146;assaut de sensations purement nouvelles qui emplissaient mon esprit et mon corps de     longs frissons. C&#146;tait l&#146;extase de la cration.</p>     <p>Lorsque mes mains semblrent vouloir se reposer, aprs ces bats effrns, elles     se penchrent sur sa poitrine. Le frisson qui parcourait mon corps depuis un long moment     semblait ne jamais vouloir me quitter. Le soleil allait se lever et je ne m&#146;tais     pas encore couch, mais mon besoin de la toucher tait si fort que je devais rester.     Alors, je m&#146;tendis  ses cts, sans jamais permettre  mes bras de la laisser     filer. Mes mains s&#146;attardaient sur son corps comme l&#146;aurore sur le ciel oranger     et je me promis de ne jamais la quitter.</p>     <p>Sur ces v&#156;ux de fidlit, je sentis une douce bruine ruisseler, une brise     lgre passer. En plein c&#156;ur de la nuit, une rose vint se poser sur le corps de     ma bien aime, comme un doux matin d&#146;t. C&#146;est alors que ses paupires     semblrent frmir, ses membres se dgourdir. Je crus que mon extase m&#146;avait fait     sombrer dans quelque folie mais il y avait cette bruine qui ne cessait de briller et ses     bras qui, autour de mon torse, s&#146;taient lovs. Le sang dferlait dans mes veines     comme la chute sur le rocher.</p>     <p>Mais je ne rvais pas. Sous cette averse de bonheur, ma <a href="galatee.htm">Galate</a>     s&#146;tait veille; sous la magie d&#146;une desse, ma beaut s&#146;tait     anime. En une nuit, j&#146;avais engendr l&#146;unique crature d&#146;une unique     somptuosit. De l&#146;aube au crpuscule, dans mes bats amoureux, la matire avait     t transforme. Nos corps unis, l&#146;un  l&#146;autre, assoupis. Mon c&#156;ur     prisonnier maintenant acquitt. Mon dsir refoul aujourd&#146;hui exalt.</p>     <p>Nous tions beaux  peindre, ptales d&#146;or sur un voile azur, valse de     l&#146;immortalit sur une douce musique d&#146;<a href="orphee.htm">Orphe</a>.</p>     <p align="right"><a href="mailto:echoe_@hotmail.com">Marjolaine Arpin</a></td>   </tr> </table> </center></div> </body> </html> 
