<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2//EN"> <HTML>  <HEAD> 	<META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html;CHARSET=iso-8859-1"> <META NAME="VPSiteProject" CONTENT="file:///E|/site_symbole_edition/version_free_encours/Project.vpp"> <SCRIPT SRC="rougelien.js"></SCRIPT> <SCRIPT SRC="rougelien.js"></SCRIPT>  	<META NAME="GENERATOR" Content="Visual Page 2.0 for Windows"> 	<TITLE>presence du mythe</TITLE> 	<BASE target="_self">  	<STYLE TYPE="text/css"> 	<!-- 	:link	 { 			Color : navy 		} 	--> 	</STYLE>  </HEAD>  <BODY TEXT="#000099" BGCOLOR="#FFF4D9" onLoad="parent.menu.location='m_mythologie.htm'" ;>  <P> <TABLE BORDER="0" CELLPADDING="0" CELLSPACING="0" WIDTH="593"> 	<TR> 		<TD WIDTH="10">&nbsp;</TD> 		<TD WIDTH="575"> 			<P ALIGN="CENTER"><IMG SRC="images/t_mythologie.gif" WIDTH="323" HEIGHT="76" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0"> 		</TD> 	</TR> 	<TR> 		<TD WIDTH="10" ALIGN="LEFT" VALIGN="TOP"> 			<P>&nbsp; 		</TD> 		<TD WIDTH="575" ALIGN="LEFT" VALIGN="TOP"> 			<P> <HR ALIGN="CENTER" SIZE="1">  		</TD> 	</TR> 	<TR> 		<TD WIDTH="10" a lign="l eft" widt h=" 10">&nbsp;</TD> 		<TD WIDTH="575" ALIGN="LEFT" VALIGN="TOP"> 			<P ALIGN="CENTER"></small><A HREF="mythologie.htm" onMouseover="rouge()" ; onMouseout="bleu()" ;>Introduction</A><FONT 			COLOR="blue"> | </FONT><A HREF="faust.htm" onMouseover="rouge()" ; onMouseout="bleu()" ;>Faust</A><FONT COLOR="blue"> 			| </FONT><A HREF="narcisse.htm" onMouseover="rouge()" ; onMouseout="bleu()" ;>Narcisse</A><FONT COLOR="blue"> | 			</FONT><A HREF="hercule.htm" onMouseover="rouge()" ; onMouseout="bleu()" ;>Les Travaux d'Hercule</A><FONT COLOR="blue"> 			| </FONT><A HREF="activites.htm" onMouseover="rouge()" ; onMouseout="bleu()" ;>Activit&eacute;s</A> 		</TD> 	</TR> 	<TR> 		<TD WIDTH="10" ALIGN="LEFT" VALIGN="TOP"> 			<P>&nbsp; 		</TD> 		<TD WIDTH="575" ALIGN="LEFT" VALIGN="TOP"> 			<P ALIGN="CENTER"><BR> 			<FONT SIZE="5" FACE="Times, Times New Roman">Pr&eacute;sence du Mythe</FONT><FONT SIZE="6" FACE="Times, Times New Roman"></FONT></P> 			<P><FONT SIZE="2"><BR> 			<IMG SRC="images/orphee.gif" WIDTH="111" HEIGHT="177" ALIGN="RIGHT" ALT=" Orphe " BORDER="1" HSPACE="10" VSPACE="6" 			NATURALSIZEFLAG="3"></FONT><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman">Jadis l'univers 			mythologique r&eacute;glait les gestes du quotidien, aujourd'hui la r&eacute;alit&eacute; quotidienne d&eacute;passe 			les mythes les plus os&eacute;s. D&eacute;dale r&ecirc;vait de donner vie aux statues qu'il venait d'inventer et 			&quot;de leur ouvrir les yeux&quot;, les ing&eacute;nieurs du XXe si&egrave;cle savent construire des machines 			qui parlent, regardent, touchent, marchent, calculent et entendent. Tout se passe comme si les grands mythes qui 			habitaient l'esprit et le cur des p&egrave;res de nos soci&eacute;t&eacute;s d&eacute;mocratiques vivaient encore, 			non plus dans l'imaginaire et dans la croyance populaire, mais dans les sciences.</FONT></SPAN></P> 			<P ALIGN="CENTER"><FONT FACE="Times, Times New Roman">&nbsp;</FONT></P> 			<P ALIGN="CENTER"><STRONG><FONT FACE="Times, Times New Roman">Proposition paradoxale ?</FONT></STRONG></P> 			<P><STRONG><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman">S'est-on jamais demand&eacute; 			quels &eacute;taient les pr&eacute;suppos&eacute;s de la recherche scientifique ?</FONT></SPAN></STRONG><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT 			FACE="Times, Times New Roman"> Pourquoi s'orienter dans telle direction plut&ocirc;t que telle autre ? Pourquoi 			aller sur la Lune plut&ocirc;t que de s'inqui&eacute;ter de la faim dans le monde ? Une des raisons fut certainement 			le hasard ou, plus exactement, une sorte de darwinisme de la d&eacute;couverte tournant autour du couple &quot;invention 			/ contexte social&quot;. </FONT></SPAN><B><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman">Peut-&ecirc;tre 			existe-t-il une cause plus profonde, plus inconsciente aussi, qui se nourrit de l'imaginaire collectif et, notamment, 			des mythes, ces grands r&ecirc;ves de l'humanit&eacute;.</FONT></SPAN></B></P>  			<P><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman">Des nombreuses civilisations explor&eacute;es 			par les ethnologues, celle de la Gr&egrave;ce antique arbore une caract&eacute;ristique unique en son genre : la 			mythologie classique ignore l'irrationnel terrifiant. Ailleurs, des esprits malins hantaient villages et villageois. 			Beaucoup, pour s'en d&eacute;barrasser ou obtenir leurs gr&acirc;ces, se soumirent &agrave; de sanglants sacrifices 			humains. Quelles autres villes que celles du P&eacute;loponn&egrave;se eurent assez de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; 			pour peupler la nature de nymphes s&eacute;duisantes et volages ? Quels autres mortels n&eacute;gociaient avec 			leur dieu lorsque celui-ci avait, par ruse, f&eacute;cond&eacute; une femme de la tribu ? </FONT></SPAN><B><SPAN 			STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman">Ils ne craignaient pas l'envo&ucirc;tement ni 			ne r&eacute;v&eacute;raient l'Immacul&eacute;e Conception !</FONT></SPAN></B></P>  			<P><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman">Cette forme de pens&eacute;e, rationnelle 			jusqu'&agrave; la lisi&egrave;re du paradoxe, combative jusqu'&agrave; la d&eacute;raison, a laiss&eacute; de profondes 			empreintes dans notre mani&egrave;re d'agir sur le monde. Les applications privil&eacute;gi&eacute;es de cette 			pens&eacute;e, ce sont les sciences et les techniques. Alors la question est celle-ci : les sciences, &agrave; 			leur insu, ne chercheraient-elles pas &agrave; mat&eacute;rialiser l'imaginaire de nos anc&ecirc;tres gr&eacute;co-romains 			? Inversement, </FONT></SPAN><B><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman">cet imaginaire 			ne nous renseigne-t-il pas sur le sens psychologique et spirituel qui se love au cur des d&eacute;couvertes scientifiques 			et des inventions techniques ?</FONT></SPAN></B></P>  			<P><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman">Si la question peut-&ecirc;tre s&eacute;rieuse, 			les &eacute;l&eacute;ments de r&eacute;ponse propos&eacute;s ici sont de simples pierres pos&eacute;es &ccedil;a 			et l&agrave; dans le jardin bien ordonn&eacute;, dit justement &quot;&agrave; la fran&ccedil;aise&quot;, de la 			rationalit&eacute;.</FONT></SPAN></P>  			<P><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman">Plus g&eacute;n&eacute;ralement encore</FONT></SPAN><B><SPAN 			STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman">, chaque mythe v&eacute;hicule une &quot;grande 			id&eacute;e&quot;</FONT></SPAN></B><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman"> qui 			peut s'exprimer sur les diff&eacute;rents niveaux de r&eacute;alit&eacute; en prenant des formes diff&eacute;rentes. 			Ces &quot;niveaux de r&eacute;alit&eacute;&quot; ce sont les plans de l'action, la vie sensible (&eacute;motionnelle), 			la vie intellectuelle (mentale) et l'existence spirituelle. Si on se fie aux apparences on ne voit que des &eacute;l&eacute;ments 			&eacute;pars non reli&eacute;s, ind&eacute;pendants, parfois inconciliables. Si on per&ccedil;oit le sens qu'exprime 			le mythe on comprend alors que derri&egrave;re toutes ces apparences se d&eacute;roule un seul et m&ecirc;me processus 			exprim&eacute; par voie symbolique avec les mat&eacute;riaux du bord (c'est-&agrave;-dire ceux qui sont disponibles 			au niveau d'organisation consid&eacute;r&eacute;). </FONT></SPAN><B><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT FACE="Times, Times New Roman">C'est 			cette capacit&eacute; de dissoudre les barri&egrave;res cat&eacute;gorielles en r&eacute;unissant les diff&eacute;rents 			niveaux d'organisation autour d'une m&ecirc;me signification que nous appelons </FONT></SPAN><I><SPAN STYLE="Text-Align : Justify"><FONT 			FACE="Times, Times New Roman">la transversalit&eacute; du mythe.</FONT></SPAN></I></B></P>  			<P>&copy; Luc Big&eacute;<FONT SIZE="4"></FONT></P>  			<P>&nbsp;</P>  			<P> <HR ALIGN="CENTER" SIZE="1"> <FONT SIZE="4">Pensee symbolique - extrait 1</FONT><BR> 			Du conna&icirc;tre de nos sens au conna&icirc;tre du sens<BR> 			Le poisson dans son bocal, ou dans son oc&eacute;an, trouve sans doute normal de virevolter sous l'eau au sein 			des limites impos&eacute;es par le verre de l'aquarium, ou par le cercle infranchissable de son biotope. Pourtant, 			un jour, un premier poisson a d&eacute;cid&eacute; de mettre la nageoire hors de l'eau; contre toute attente cette 			audacieuse aventure loin de son territoire de pr&eacute;dilection allait poser les fondations d'une floraison d'esp&egrave;ces 			nouvelles adapt&eacute;es aux &eacute;tranges et difficiles conditions terrestres - du point de vue du poisson, 			bien entendu! Ce saut qualitatif de l'&eacute;l&eacute;ment eau &agrave; l'&eacute;l&eacute;ment air est un grand 			myst&egrave;re. Comment la th&eacute;orie de la s&eacute;lection naturelle, qui postule la survie des mieux adapt&eacute;s 			&agrave; l'environnement, pourrait-elle expliquer ce saut qualitatif qui n'a &agrave; priori aucun avantage adaptatif 			: les poissons sont parfaitement adapt&eacute;s &agrave; leur milieu, si celui-ci se transforme trop, ils disparaissent. 			De plus l'absence de fossiles attestant l'existence pass&eacute;e d'une cha&icirc;ne d'animaux interm&eacute;diaires 			entre les poissons et les reptiles, va &agrave; l'encontre de l'id&eacute;e d'une &eacute;volution progressive 			des esp&egrave;ces par simple adaptation m&eacute;canique &agrave; leur environnement. Avant l'av&egrave;nement 			de l'id&eacute;ologie m&eacute;caniste une autre croyance faisait flor&egrave;s : la toute puissance de la cr&eacute;ation 			Divine. Quelque soit le sens attribu&eacute; &agrave; ce terme la th&eacute;orie soutient la pr&eacute;sence d'une 			puissance non mat&eacute;rielle capable d'agir directement sur les organismes vivants pour les transformer, transformer 			leur forme et leur mode de vie. Une telle position n'est plus soutenable aujourd'hui car elle n'est pas susceptible 			de v&eacute;rification exp&eacute;rimentale. Nul ne sait comment enfermer la gr&acirc;ce divine dans une &eacute;prouvette 			pour la faire r&eacute;agir avec un poisson rouge !<BR> 			 ... et pourtant l'homme existe.<BR> 			Ces deux th&eacute;ories de l'av&egrave;nement de l'homme sont aujourd'hui inv&eacute;rifiables directement et 			sujettes &agrave; caution : le Darwinisme est inobservable car l'&eacute;volution s'&eacute;tend sur de trop longues 			p&eacute;riodes et la th&eacute;orie de la cr&eacute;ation divine ne se plie pas aux imp&eacute;ratifs m&eacute;thodologiques 			de la science moderne. Le poisson a pourtant r&eacute;ussit son grand saut, sans savoir comment. En cette fin de 			XX &egrave;me si&egrave;cle l'homme se retrouve dans une situation comparable &agrave; celle de son lointain anc&ecirc;tre 			: les conditions de son milieu deviennent asphyxiantes; les ressources &eacute;nerg&eacute;tiques par habitant 			sont limit&eacute;es, l'aventure du savoir scientifique d&eacute;couvre les limites d'un certain mode de pens&eacute;e, 			il n'existe plus d'espace terrestre &agrave; conqu&eacute;rir. De plus la technologie cr&eacute;e autour des humains 			une bulle de m&eacute;ta-r&eacute;alit&eacute; (publicit&eacute;, t&eacute;l&eacute;vision, walkman, r&eacute;alit&eacute; 			virtuelle simul&eacute;e sur ordinateur,...) qui l'engourdit dans le doux cocon du r&ecirc;ve programm&eacute;. 			C'est l'annonce symbolique de la mue... ou de la mort. Mais toute mue est n&eacute;cessairement une mort &agrave; 			l'ancien. Depuis que l'humanit&eacute; a envoy&eacute; quelques sp&eacute;cimens de son esp&egrave;ce hors de son 			bocal, sur la lune, elle a peut-&ecirc;tre annonc&eacute; symboliquement sa volont&eacute; d'aller vers une esp&egrave;ce 			nouvelle qui saura porter un autre regard sur l'univers. Un regard qui ne nie en rien les extraordinaires acquis 			de l'ancienne civilisation, un regard qui voit les choses d'en haut, globalement, avec le recul des 380 000 km 			qui s&eacute;parent la Terre de son satellite. Saurons nous faire aussi bien que le premier poisson qui, un jour 			lointain, d&eacute;cida d'aller s'&eacute;tendre sur la plage pour prendre son premier bain de soleil ? La seule 			diff&eacute;rence d'avec ce vieux fr&egrave;re, <I>c'est que pour la premi&egrave;re fois dans l'histoire de la 			vie nous pouvons participer consciemment au processus de mue</I>. Ainsi un troisi&egrave;me facteur vient s'adjoindre 			&agrave; la s&eacute;lection naturelle et &agrave; une &eacute;ventuelle pression des cieux, un facteur catalytique 			susceptible d'acc&eacute;l&eacute;rer consid&eacute;rablement la transformation de l'esp&egrave;ce... vers o&ugrave; 			?.<BR> 			 <HR ALIGN="CENTER"> <FONT SIZE="4">Pensee symbolique - extrait 2</FONT><BR> 			Quatre modes de connaissance<BR> 			La connaissance analytique s'efforce de d&eacute;couvrir l'identit&eacute; objective du monde concret. Elle est 			trop connue pour qu'il soit n&eacute;cessaire de la d&eacute;tailler plus longuement. <BR> 			La connaissance &quot;globale&quot; d&eacute;gage les lois qui lient ensemble des mat&eacute;riaux concrets. Les 			trois op&eacute;rations math&eacute;matiques les plus simples addition, multiplication et division, n'ont d'autre 			but que de formaliser ces relations. C'est le domaine de l'analyse syst&eacute;mique, avec ses boucles de r&eacute;troaction, 			celui des statisticiens occup&eacute;s &agrave; mod&eacute;liser l'&eacute;volution de la population de castors 			en fonction des variations climatiques et du nombre d'individus de chaque sexe, etc.  <BR> 			Il reste les deux autres modalit&eacute;s. Toutes deux traitent d'une r&eacute;alit&eacute; abstraite, non mat&eacute;rielle 			et non physiquement interactive. Ce monde, celui de la signification, l&agrave; o&ugrave; s'originent les grands 			mythes de l'humanit&eacute;, l&agrave; o&ugrave; les &ecirc;tres inspir&eacute;s, qu'ils soient scientifiques, 			po&egrave;tes ou mystiques, vont puiser leurs visions, nous l'avons appel&eacute; ailleurs le monde des inergies 			par analogie avec le monde des &eacute;nergies qui s'&eacute;tend sous l'axe horizontal pour construire le contenu 			des deux premiers quadrants. <BR> 			Par exemple, penser l'homme de mani&egrave;re symbolique revient &agrave; consid&eacute;rer que la forme de son 			corps, de ses organes, l'organisation des syst&egrave;mes sanguins, nerveux et hormonaux par exemple, expriment 			du sens. De ce point de vue la r&eacute;ponse &agrave; la question &quot;qu'est-ce que l'homme ?&quot; serait toute 			enti&egrave;re r&eacute;v&eacute;l&eacute; par sa forme. Il suffirait d'apprendre &agrave; la lire, exactement 			comme la science a appris &agrave; lire le monde objectif. Mais elle le fit d'une mani&egrave;re analytique (quadrant 			1) en scrutant finement la composition chimique de la mati&egrave;re, en analysant la substance sans se pr&eacute;occuper 			de la forme. Car la science s'est bien gard&eacute;e d'investiguer la compr&eacute;hension des formes car cela 			suppose l'introduction d'une fonction organisatrice, d'une force formatrice, trop proche de la th&eacute;orie de 			la gr&acirc;ce divine contre laquelle elle s'est longtemps battue. <BR> 			La pens&eacute;e analytique objective l'homme. Son id&eacute;al est le robot.<BR> 			La pens&eacute;e globale socialise l'homme. Son id&eacute;al est le citoyen<BR> 			La pens&eacute;e symbolique donne sens &agrave; la vie humaine. Son id&eacute;al est le sage<BR> 			La pens&eacute;e transcendantale (cf.infra) int&egrave;gre l'homme dans l'univers, son id&eacute;al est l'initi&eacute;<BR> 			La premi&egrave;re observe attentivement son objet d'&eacute;tude pour le re-produire<BR> 			La seconde math&eacute;matise les relations et tente de pr&eacute;voir l'&eacute;volution desensembles<BR> 			La troisi&egrave;me per&ccedil;oit ce qui est derri&egrave;re la forme pour r&eacute;v&eacute;ler son sens cach&eacute;.<BR> 			La quatri&egrave;me transforme l'&ecirc;tre afin de le relier plus efficacement aux autres niveaux de r&eacute;alit&eacute;.<BR> 			Il sera par cons&eacute;quent inutile de juger d'une forme de pens&eacute;e &agrave; l'aune des crit&egrave;res 			d'une autre. Une telle attitude ne conduit qu'&agrave; de f&acirc;cheuses m&eacute;sententes, &agrave; une guerre 			id&eacute;ologique en vie d'une &quot; victoire finale &quot; de la conception dominante, mais n'est certes pas 			un questionnement pour l'acquisition de la connaissance, dans toutes les acceptations de ce terme.<BR> 			<BR> 			 <HR ALIGN="CENTER"> <BR> 			<FONT SIZE="4">Pensee symbolique - extrait 3</FONT><BR> 			<BR> 			Nous avons au moins quatre mani&egrave;res d'aborder le r&eacute;el, ce grand myst&egrave;re. Celles-ci repr&eacute;sentent 			mutuellement les une pour les autres un scandale  car les pr&eacute;suppos&eacute;s culturels les plus fortement 			ancr&eacute;s sont &agrave; chaque fois questionn&eacute;s.<BR> 			<BR> 			La connaissance scientifique positiviste ne reconna&icirc;t qu'un univers objectif et quantifiable. En raison de 			la loi de conservation de certaines valeurs physiques comme l'&eacute;nergie, l'espace et le temps, les ph&eacute;nom&egrave;nes 			dignes d'attention sont reproductibles. Au sein de ce monde mesurable et d&eacute;terministe r&eacute;gi par des 			lois l'homme s'affirme comme un &ecirc;tre-a-part, fondamentalement libre, qui commande &agrave; la nature. Il 			a ce droit car cette nature est, &agrave; ses yeux, comme un immense jeu de lego : il suffit de savoir comment 			agencer et d&eacute;placer les briques pour construire un paradis terrestre sans l'aide de dieu. On n'a pas assez 			r&eacute;fl&eacute;chi, dans le monde des sciences, aux pr&eacute;suppos&eacute;s jud&eacute;o-chr&eacute;tiens 			qui alimentent la d&eacute;marche scientifique suppos&eacute;e, pourtant, lib&eacute;r&eacute;e de tous les dogmes 			id&eacute;ologiques, notamment les id&eacute;es chr&eacute;tienne de libert&eacute;, de responsabilit&eacute; et 			de travail ; la conception de l'homme comme un &ecirc;tre &eacute;lu par Dieu et le d&eacute;sir messianique de 			recr&eacute;er le Paradis perdu.<BR> 			<BR> 			La connaissance &eacute;cologique ou syst&eacute;mique vient donner un premier coup de pied dans la fourmili&egrave;re 			de ces pr&eacute;suppos&eacute;s qui guident encore la conduite de nos soci&eacute;t&eacute;s. La nature se r&eacute;v&egrave;le 			non comme un jeu de lego o&ugrave; l'homme serait le ma&ccedil;on, mais bien plut&ocirc;t comme un jardin vivant 			qu rythme des saisons, dans l'incertitude du lendemain. Ce qui importe &agrave; pr&eacute;sent ce sont les associations. 			Associations d'esp&egrave;ces v&eacute;g&eacute;tales, associations interr&egrave;gnes entre les animaux, les plantes 			et les bact&eacute;ries de sorte que la coop&eacute;ration prime sur la comp&eacute;titivit&eacute;. Les processus 			sont plus importants que les objets eux-m&ecirc;mes : putr&eacute;faction, recyclage des d&eacute;chets et de l'oxyg&egrave;ne, 			cycles biologiques afin de cr&eacute;er des mol&eacute;cules complexes. Au sein de ce monde l'homme n'est plus 			un &ecirc;tre-a-part choisi par Dieu (o&ugrave;, dans une perspective ath&eacute;e, distingu&eacute; du reste du 			monde par son intelligence et sa conscience) mais une partie active de ce jardin. Il n'a aucune raison objective 			d'en &ecirc;tre le jardinier, &agrave; moins, bien sur, de croire encore &agrave; sa surnaturalit&eacute;. Si l'univers 			est toujours r&eacute;gi par des lois d&eacute;terministe il devient, par contre, impossible de pr&eacute;voir 			son comportement.. Le chaos et le d&eacute;sordre deviennent des r&eacute;alit&eacute;s nouvelles dont il faut 			tenir compte en permanence. L'homme participe &agrave; l'&eacute;conomie de l'univers, non pour des raisons id&eacute;ologiques, 			mais parce qu'il comprend qu'il n'en est qu'une toute partie &agrave; la fois essentielle et nullissime. Comme 			toutes les parties du reste. N'est-il pas &eacute;trange qu'il ait fallu attendre quatre si&egrave;cles de recherche 			scientifique pour commencer &agrave; s'interroger s&eacute;rieusement sur l'&eacute;coulement de l'eau dans la 			rivi&egrave;re ? N'est-il pas &eacute;trange que, exactement au moment o&ugrave; la science du chaos appara&icirc;t 			la civilisation semble elle aussi en proie au m&ecirc;me sympt&ocirc;me ? Qu'y a-t-il de chang&eacute; si ce n'est 			notre regard sur notre r&eacute;alit&eacute;... cet insondable myst&egrave;re ? <BR> 			<BR> 			La pens&eacute;e symbolique ne reconna&icirc;t qu'un univers de forces psychiques, o&ugrave; &quot; inergies &quot;, 			porteuses de sens. Pour elle il n'y a ni lois physiques, ni chaos mais un ordre signifiant  qui envoie sans cesse 			des messages &agrave; ceux qui savent les recevoir et les d&eacute;coder. C'est le monde du r&ecirc;ve oppos&eacute; 			au monde de veille, &agrave; peu pr&egrave;s un tiers de notre vie. Dans ce contexte l'homme redevient un &ecirc;tre-&agrave;-part 			car il est le seul &agrave; pouvoir d&eacute;coder des significations et construire des syst&egrave;mes de valeurs 			autour de ses exp&eacute;riences. La croyance que l'univers parle sans cesse &agrave; l'&ecirc;tre humain est &eacute;videmment 			scandaleuse pour les adeptes de la pens&eacute;e positiviste et &eacute;cologique : ceux l&agrave; ne r&ecirc;vent 			pas, ni ne lisent de po&eacute;sie. <BR> 			<BR> 			La connaissance op&eacute;rative enfin offre au penseur un nouveau scandale &agrave; se mettre sous la dent car 			elle affirme que l'&ecirc;tre humain peut agir et transformer le contenu de l'univers des forces psychiques. Les 			kabbalistes se consid&egrave;rent capables d'agir sur la nature de Dieu.  Ernesto de Martino, ethnologue italien 			&eacute;tudiant la magie des peuples primitifs, a bien analys&eacute; la situation de l'observateur occidental 			au prise avec ses pr&eacute;suppos&eacute;s de premier quadrant : <BR> 			<BR> 			&quot; L'application de la m&eacute;thode naturaliste aux ph&eacute;nom&egrave;nes paranormaux, et la tentative 			de les prouver sur le plan o&ugrave; se meut la science exp&eacute;rimentale de la nature, r&eacute;v&egrave;le 			donc, &agrave; un certain point ses limites ou, plus exactement, une contradiction interne : pour les prouver, 			il faut les consid&eacute;rer comme s'ils &eacute;taient des ph&eacute;nom&egrave;nes donn&eacute;s, alors que 			leur caract&eacute;ristique est justement de se trouver encore imm&eacute;diatement inclus dans la sph&egrave;re 			de la d&eacute;cision humaine et, par cons&eacute;quent, de n'avoir pas de loi ou d'avoir plusieurs lois selon 			la libre d&eacute;miurgie des repr&eacute;sentations, des sentiments et des intentions de l'homme. La science exp&eacute;rimentale 			de la nature s'est constitu&eacute;e en prenant pour id&eacute;al une nature &eacute;pur&eacute;e de toutes les 			&quot; projections &quot;, et cela non seulement dans la pure croyance, mais bien dans la r&eacute;alit&eacute;. 			Il en r&eacute;sulte que la simple possibilit&eacute; de ph&eacute;nom&egrave;nes paranormaux r&eacute;pugne intimement 			&agrave; l'histoire interne du mouvement scientifique moderne : pour accepter cette possibilit&eacute;, ou il doit 			nier ses origines historiques en instituant une sorte de cryptogamie avec la magie, ou bien il doit d&eacute;passer 			son histoire propre pour essayer d'atteindre &agrave; un point de vue plus &eacute;lev&eacute;, &agrave; une vision 			plus compr&eacute;hensive1. &quot;<BR> 			<BR> 			1 Ernesto de Martino Le Monde Magique p 67-68, les emp&ecirc;cheurs de penser en rond (1999).<BR> 			 		</TD> 	</TR> 	<TR> 		<TD WIDTH="10" ALIGN="LEFT" VALIGN="TOP"> 			<P>&nbsp; 		</TD> 		<TD WIDTH="575"> <FONT COLOR="blue"><small> 			<P ALIGN="CENTER"></small></FONT><A HREF="mythologie.htm" onMouseover="rouge()" ; onMouseout="bleu()" ;>Introduction</A><FONT 			COLOR="blue"> | </FONT><A HREF="faust.htm" onMouseover="rouge()" ; onMouseout="bleu()" ;>Faust</A><FONT COLOR="blue"> 			| </FONT><A HREF="narcisse.htm" onMouseover="rouge()" ; onMouseout="bleu()" ;>Narcisse</A><FONT COLOR="blue"> | 			</FONT><A HREF="hercule.htm" onMouseover="rouge()" ; onMouseout="bleu()" ;>Les Travaux d'Hercule</A><FONT COLOR="blue"> 			| </FONT><A HREF="activites.htm" onMouseover="rouge()" ; onMouseout="bleu()" ;>Activit&eacute;s</A> 		</TD> 	</TR> </TABLE>   </BODY>  </HTML> 
