<HTML> <HEAD> <TITLE>PHREATIQUE, NAPPE PHREATIQUE</TITLE> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#FFFFAA"> <FONT COLOR="RED"><P><H2>Phr&eacute;atique, nappe phr&eacute;atique</H2></P></FONT>  <HR> <P>PHREATIQUE, adj.</P>  <P><B><I>Etymologie & histoire</I></B></P> <P>D&eacute;riv&eacute; savant du grec <I>phr&eacute;ar</I>, au g&eacute;nitif <I>phr&eacute;atos</I>, puits. Cr&eacute;&eacute; par Daubr&eacute;e, 1887, pour qualifier un type d'eau souterraine: "nappe phr&eacute;atique".</P>  <P><B><I>D&eacute;finition</I></B></P>  <P>Qui se rapporte aux puits ordinaires et, par extension, &agrave; la premi&egrave;re  nappe souterraine accessible par ces puits.</P>  <P><B><I>Commentaires</I></B></P>  <P>Servant, d&egrave;s l'origine, &agrave; d&eacute;signer un type de nappe d'eau souterraine, l'adjectif <I>phr&eacute;atique</I> a pris le sens d&eacute;riv&eacute; de relatif &agrave; ce type de nappe, pour certains auteurs, dans des expressions telles que "courbe phr&eacute;atique" = hydroisohypse ou ligne &eacute;quipotentielle, "carte phr&eacute;atique" = carte de surface pi&eacute;zom&egrave;trique, "surface phr&eacute;atique" = surface libre d'une nappe souterraine peu profonde (Archambault, 1961), aujourd'hui en d&eacute;su&eacute;tude, ou encore "rivi&egrave;re phr&eacute;atique" pour d&eacute;signer un cours d'eau dont le d&eacute;bit provient essentiellement de la nappe phr&eacute;atique qu'il draine, ou "lac de type phr&eacute;atique" pour d&eacute;signer un lac dont le niveau et les apports d'eau sont principalement tributaires d'une nappe souterraine (Jacques, 1996). Aujourd'hui sous l'influence de l'extension impropre du sens de "nappe phr&eacute;atique", <I>phr&eacute;atique</I> tend &agrave; signifier "relatif aux eaux souterraines en g&eacute;n&eacute;ral", notamment faute d'un qualificatif mieux appropri&eacute;. Ce sens est &agrave; rejeter.</P>  <P><B><I>Compos&eacute;</I></B></P> <P><I>Phr&eacute;atophyte</I>: plante associ&eacute;e &agrave; l'existence d'une frange  capillaire li&eacute;e &agrave; une nappe souterraine peu profonde.<P>   <HR> <P>NAPPE PHREATIQUE</P>  <P><B><I>Histoire</I></B></P> <P>Cr&eacute;&eacute; par Daubr&eacute;e, 1887</P> <P>R&eacute;f. : Martel 1894, Fournier 1902, Lemoine 1910, Haug 1911, Imbeaux 1930, Larousse 1932, Fourmarier 1939, Mayer 1947, Schneebeli 1954, Ferrandon 1954, Goguel 1959, Archambault 1961, Castany 1963. "il se forme ainsi une premi&egrave;re nappe, dite <I>nappe phr&eacute;atique</I> ou nappe des puits" (Imbeaux 1930).</P>  <P><B><I>D&eacute;finitions existantes</I></B></P> <UL> <LI><I>Daubr&eacute;e 1887</I> :<BR> " Nappe d'eau la plus rapproch&eacute;e de la surface du  sol, celle qui alimente la plupart des puits ordinaires".  <LI><I>Larousse</I><BR> "Nappe d'eau souterraine form&eacute;e par infiltration des eaux de pluie et alimentant des  sources"  <LI><I>Dictionnaire fran&ccedil;ais d'Hydrog&eacute;ologie</I>, 1977 :<BR> "Nappe atteinte et exploit&eacute;e par les puits ordinaires. En pratique il s'agit d'une  nappe g&eacute;n&eacute;ralement libre &agrave; surface peu profonde." </UL> <P><I>Remarque</I>: Le Glossaire International d'Hydrologie n'a d'entr&eacute;e ni  &agrave; "nappe phr&eacute;atique" ni &agrave; "phr&eacute;atique".</P>  <HR> <P><B><I>D&eacute;finition propos&eacute;e</I></B></P> <FONT COLOR="RED"> <P><B>Nappe d'eau souterraine &agrave; surface g&eacute;n&eacute;ralement libre et &agrave; faible profondeur (ordre m&eacute;trique &agrave; d&eacute;cam&eacute;trique), accessible et exploitable par les puits ordinaires.</B></P> </FONT>  <HR> <P><B><I>Commentaires</I></B></P> <UL> <LI> En conformit&eacute; avec sa r&eacute;f&eacute;rence &eacute;tymologique et son sens originel, dans le concept de <I>nappe phr&eacute;atique</I> l'id&eacute;e d'accessibilit&eacute; prime sur celle de condition hydrodynamique. Malgr&eacute; un usage assez r&eacute;pandu, les &eacute;quivalences approximatives :  <UL>  <LI> nappe phr&eacute;atique = nappe libre  <LI> nappe profonde = nappe captive  </UL> sont &agrave; exclure. D'une part toutes les nappes phr&eacute;atiques ne sont pas &agrave; surface libre (les aquif&egrave;res alluviaux multicouches peuvent comporter des nappes captives peu profondes); d'autre part des nappes profondes &agrave; surface libre peuvent exister (cas de certains aquif&egrave;res karstiques). Les dichotomies nappe phr&eacute;atique/nappe profonde et nappe libre/nappe captive ne sont pas homologues. Dans une optique pratique et non hydrodynamique, les <I>nappes phr&eacute;atiques</I> s'opposent aux <I>nappes profondes</I>, m&ecirc;me si la limite de profondeur ne peut &ecirc;tre que relative et conventionnelle, et non aux nappes captives.</P>  <LI> Malgr&eacute; une tendance contemporaine, notamment m&eacute;diatique, l'extension du sens de nappe phr&eacute;atique &agrave; celui de nappe souterraine en g&eacute;n&eacute;ral est impropre et abusive. </UL> <HR> <TABLE><TR> <TD><IMG SRC="LCFH.GIF"></TD> <TD><P>J. Margat, Septembre 1997</P></TD> <TD><A HREF="../indexdic.htm"><IMG SRC="../LGRI.GIF" BORDER="0"></A></TD> </TR></TABLE> </BODY> </HTML> 
