<HTML>   <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 3.0 Mac">   <TITLE>Nappe de Morcles</TITLE> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#e6e6e6">  <H3><CENTER><FONT SIZE="+2"><HR>La Nappe de Morcles en France</FONT></CENTER></H3>  <P><CENTER><FONT SIZE="+1"><HR SIZE="5"></FONT></CENTER></P>  <P><FONT SIZE="+1">La Nappe de Morcles est une entit&eacute; tectonique qui appartient &agrave; l'ensemble des &quot;nappes helv&eacute;tiques&quot;, d&eacute;fini en Suisse au nord-est de la cluse du Rh&ocirc;ne en aval de Martigny. Des trois nappes superpos&eacute;es, Wildhorn, Diablerets, Morcles, elle repr&eacute;sente la plus basse.</FONT></P>  <P><CENTER><IMG SRC="../../0_geol_gene/_accueil_schemas/coupes_prealpes_rhone.gif" WIDTH="420" HEIGHT="154" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="2"><BR> <FONT SIZE="-1"><A HREF="../../0_geol_gene/_accueil_schemas/coupes_prealpes_rhone.gif" TARGET="_blank"><IMG SRC="../../00_vignettes/ball_red.gif" WIDTH="14" HEIGHT="14" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="0" BORDER="1"></A> <I>figure agrandissable</I></FONT></CENTER></P>  <P><CENTER><B>Coupes des deux rives de la vall&eacute;e du Rh&ocirc;ne en amont du L&eacute;man<BR> </B>Les<FONT SIZE="-1"> </FONT>nappes helv&eacute;tiques apparaissent dans la partie m&eacute;ridionale, de la coupe, en amont de <A HREF="0_chabl_sixt_cartes.html#carte_coupe_Chablais_Sixt">Saint-Maurice</A> et avant que le Rh&ocirc;ne ne change de direction, par un coude brutal, &agrave; Martigny.<HR></CENTER></P>  <P><FONT SIZE="+1">Ces nappes appartiennent &agrave; la <A HREF="../../0_geol_gene/glossaire_nappes.html#coupes_nappes">cat&eacute;gorie</A> des nappes - plis-couch&eacute;s, dont elles sont un exemple de r&eacute;f&eacute;rence mondiale. Elles sont en effet dot&eacute;es d'un flanc inverse, plus ou moins fortement &eacute;tir&eacute;, et s&eacute;par&eacute;es de la nappe sous jacente par un synclinal plus ou moins pinc&eacute;.<BR> Dans le cas de la nappe de Morcles, elle repose sur la couverture autochtone du massif cristallin des Aiguilles Rouges dont elle est s&eacute;par&eacute;e par un synclinal couch&eacute; &agrave; coeur de Nummulitique, qui se d&eacute;veloppe, en rive gauche du Rh&ocirc;ne dans les pentes m&eacute;ridionales du Val d'Illiez, sous les <A HREF="../_lieux_sixt/Dts_Midi.html">Dents du Midi</A> (qui se rattachent &agrave; la nappe). Ce pli couch&eacute; est un <A HREF="../../0_geol_gene/glossaire_plis.html#anticlinorium" TARGET="_self">anticlinorium</A>, affect&eacute; de plis parasites multiples, selon le sch&eacute;ma &quot;en feuille de ch&egrave;ne&quot; (dans lequel il y a sym&eacute;trie de d&eacute;versement des plis secondaires de part et d'autre du plan axial du pli principal).</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1">Une question qui est d&eacute;battue depuis plusieurs d&eacute;cennies est celle du prolongement et de la terminaison de ces nappes en France. En effet, en territoire suisse, dans le revers sud-est du cha&icirc;non des Dents du Midi, la distinction entre la nappe et son autochtone est soulign&eacute;e par une tr&egrave;s grande diff&eacute;rence de leurs successions stratigraphiques :<BR> - dans la nappe la succession est compl&egrave;te du Trias au Cr&eacute;tac&eacute;, avec un assez fort d&eacute;veloppement d'alternances marno-calcaires dans le Jurassique inf&eacute;rieur et moyen.<BR> - dans l'autochtone, par contre, la s&eacute;rie d&eacute;bute par un trias gr&eacute;seux, puis dolomitique, bien adh&eacute;rent au socle cristallin ; mais au dessus elle subit une forte r&eacute;duction par lacune du Jurassique inf&eacute;rieur et moyen et m&ecirc;me (&agrave; Pormenaz) de tous les terrains s&eacute;dimentaires ant&eacute;rieurs au Cr&eacute;tac&eacute; sup&eacute;rieur.</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1">En France, par contre, au SW de la vall&eacute;e de l'Arve le Trias adh&eacute;rent au socle est recouvert en succession normale par une s&eacute;rie stratigraphique comportant un Lias d&eacute;j&agrave; &eacute;pais (dat&eacute; de l'Hettangien, &agrave; sa base en plusieurs points, notamment au Mont Joly). Si l'on peut en certains points envisager un d&eacute;placement de cette succession par d&eacute;collement au niveau des gypses triasiques rien ne permet, nulle part, d'imaginer que le charriage de la s&eacute;rie s'y poursuive.</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1">Il y a donc un probl&egrave;me de terminaison du charriage de la nappe de Morcles vers le sud.</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1">Diverses solutions ont &eacute;t&eacute; propos&eacute;es, aucune compl&egrave;tement satisfaisante, la plus mauvaise consistant &agrave; vouloir prolonger les nappes jusqu'au del&agrave; de la limite m&eacute;ridionale de Bornes en leur attribuant pour surfaces de chevauchement des accidents mineurs dont le caract&egrave;re chevauchant est m&ecirc;me, parfois, plus que discutable.<BR> Deux points me paraissent essentiellement &agrave; prendre en consid&eacute;ration dans la recherche d'une solution plausible :</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1">1 - Le fait que la charni&egrave;re synclinale s&eacute;parant la nappe de Morces de son autochtone, au niveau du Val d'Illiez, est le prolongement nord-oriental du synclinal de Solaison, donc d'<B>un pli d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s externe</B> parmi ceux du massif des Bornes. Cela exclut toutes les interpr&eacute;tations tendant &agrave; faire passer la limite de la nappe plus &agrave; l'est (et surtout celles qui lui font emprunter la d&eacute;pression de Th&ocirc;nes).<BR> On serait donc tent&eacute; de connecter le charriage avec le chevauchement de la Filli&egrave;re, qui a &eacute;t&eacute; mis en &eacute;vidence depuis. Mais cet accident n'a d'abord aucun caract&egrave;re de flanc inverse &eacute;tir&eacute; et passe sous l'anticlinal encore plus externe du Parmelan. De plus, et surtout, il est d'&acirc;ge nummulitique, alors que la nappe de Morcles est post-nummulitique.<BR> D'autre part, comme l'avaient d&eacute;j&agrave; montr&eacute; J.DEBELMAS et J.P.USELLE d&egrave;s 1966, on passe du pli couch&eacute; composite de la coupe du Rh&ocirc;ne aux plis seulement d&eacute;vers&eacute;s du massif des Bornes, par une sorte d'att&eacute;nuation du d&eacute;versement (au moins au niveau de l'Urgonien). Ceci est confirm&eacute; par l'&eacute;tude des accidents chevauchants du flanc nord-ouest de l'anticlinal du Bargy, qui ne peuvent en aucune mani&egrave;re pr&eacute;tendre au statut de chevauchement majeur susceptible de prolonger celui de la nappe de Morcles (voir les pages <A HREF="../_lieux_sixt/Cluses.html" TARGET="_blank">Cluses</A> et <A HREF="../../v_bornes/_lieux_bornes/jallouvre.html" TARGET="_blank">Jallouvre</A>).<BR> Il faut ajouter &agrave; cela le fait les plis des Bornes se prolongent vers l'est en se dirigeant, par dessus et en travers dela ligne fa&icirc;ti&egrave;re des Aiguilles Rouges, <A HREF="Plate.html#carte_plis_Bornes_Plate">vers l'int&eacute;rieur du &quot;synclinal&quot; de Chamonix</A>, en territoire suisse : ils se prolongent donc dans des portions plus internes des nappes helv&eacute;tiques. C'est-&agrave;-dire que, outre la nappe de Morcles, les autres nappes helv&eacute;tiques subissent aussi, sans doute, un <B>amortissement</B> progressif du charriage, du nord-est vers le sud-ouest, pour se transformer en un train de plis seulement d&eacute;vers&eacute;s que l'on observe dans les massifs subalpins septentrionaux et dans la couverture des massifs cristallins externes.</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+1">2 - Le fait que l'aire d'extension de la <B>s&eacute;rie r&eacute;duite adh&eacute;rente autochtone</B> ne s'&eacute;tend pas au sud des Aiguilles Rouges, dans les massifs cristallins externes fran&ccedil;ais. Cela veut dire qu'elle n'est pas li&eacute;e au d&eacute;coupage en blocs bascul&eacute;s, allong&eacute;s dans le sens N-S, qui caract&eacute;rise ces massifs cristallins, mais qu'elle leur est oblique, voire transversale.<BR> Dans ces conditions la couverture s&eacute;dimentaire, qui, au sud des Aiguilles Rouges, pouvait librement se d&eacute;placer par simple cisaillement vers le nord-ouest par rapport au socle cristallin, a du se trouver bloqu&eacute;e par l'adh&eacute;rence au socle de la succession r&eacute;duite, au nord de l'extr&eacute;mit&eacute; m&eacute;ridionale de ce massif. On est donc port&eacute; &agrave; envisager que ce blocage du cisaillement de la pile stratigraphique ait &eacute;t&eacute; &agrave; l'origine de son d&eacute;versement en plis couch&eacute;s, cette modification de son mode de d&eacute;formation lui permettant de franchir, en quelque sorte, cet obstacle par le haut.<BR> Ce blocage du glissement cisaillant de la couverture et sa lib&eacute;ration vers le sud peut &eacute;galement fournir une explication au changement de direction des axes des plis, qui pivotent dans le sens horaire en marge sud du secteur de blocage par rapport &agrave; leur direction g&eacute;n&eacute;rale. Ce serait l'origine de la <B>virgation des Bornes</B>, qui reste sinon &eacute;nigmatique.</FONT></P>  <P><CENTER><HR><FONT SIZE="-1">FIN DE LA PAGE : <A HREF="_nappe_Morcles.html"><IMG SRC="../../00_vignettes/fleche_haut.gif" WIDTH="17" HEIGHT="17" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="3" BORDER="1"></A> retour au d&eacute;but de la page</FONT><BR> &nbsp;page d'accueil<FONT SIZE="-1"> </FONT><A HREF="../index_chablais.html"><IMG SRC="../../00_vignettes/fleche_haut.gif" WIDTH="17" HEIGHT="17" ALIGN="MIDDLE" NATURALSIZEFLAG="3" BORDER="1"></A> <FONT COLOR="#ff0000" SIZE="-1">CHABLAIS-SIXT</FONT><FONT SIZE="-1"><BR> Aller &agrave; la page <A HREF="../../index.html"><IMG SRC="../../00_vignettes/0_logos/webpanel.gif" WIDTH="130" HEIGHT="40" ALIGN="MIDDLE" BORDER="2" NATURALSIZEFLAG="3"></A> d'accueil du site </FONT><HR SIZE="10"><BR> </CENTER>  </BODY> </HTML> 
