<HTML><HEAD> <LINK REL="stylesheet"  TYPE="text/css" HREF="../../Style.css">  <META name="keywords"            content="book review, French, Text, Computer, Anis                ALSIC, CALL"> <META name="keywords" lang="fr"            content="analyse de livre, fran&ccedil;ais, texte, ordinateur, Anis 		   ALSIC, ALAO"> <META  name="date" content="1999-06-15">   <META HTTP-EQUIV="Content-Type"CONTENT="text/html;charset=ISO-8859-1"> <META http-equiv="Content-Style-Type"content="text/css">  <TITLE>ALSIC : Texte et ordinateur</TITLE>    <STYLE type="text/css">    <!--    -->    </STYLE> </HEAD>  <BODY> <A NAME="Haut">  <!---------------------------------EN TETE -------------------------> <TABLE BORDER=0  WIDTH="95%" > <TR> <TD VALIGN=TOP><A HREF="../sommaire.htm"><IMG SRC="../../Images/loband12.gif" ALT="Vers sommaire"BORDER=0 HEIGHT=72 WIDTH=240 ALIGN="left"></A> </TD> <TD ALIGN="right" VALIGN=TOP> <SPAN class="ar80"><A HREF="http://alsic.u-strasbg.fr">http://alsic.u-strasbg.fr</A><BR><SPAN class="rar">Vol. 2, Num&eacute;ro 1, juin 1999</SPAN><BR><SPAN class="var">pp 75-79<BR></SPAN><SPAN class="rb16">Analyse de livres</SPAN></TR> </TABLE>  <!---------------------------------TITRE -------------------------> <BR><BR><BR><BR> <BLOCKQUOTE> <H2 Align="center">Analyse de <I>Texte et ordinateur.<BR> L'&eacute;criture r&eacute;invent&eacute;e &nbsp;?</I></H2> </BLOCKQUOTE> <BR> <!---------------- descrip livre ---------------------> <table width=90%> <TR> <TD Width=140 ROWSPAN=3>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;       &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</TD> <TD ROWSPAN=2 valign=top><IMG SRC="anis.jpg" ALT="livre anis" BORDER=0 width=200 heitgh=302></TD> <TD align=left BGCOLOR="#DCDCFF"> <BR><BR><BR> <BLOCKQUOTE> Jacques Anis <BR><i>Texte et ordinateur, l'&eacute;criture r&eacute;invent&eacute;e ?</i> <BR>Paris, Bruxelles, De Boeck Universit&eacute;, 1998 <BR>Coll. M&eacute;thodes en sciences humaines <BR>ISBN 2-8041-2923-3 <BR>290 pages <BR>30 <IMG SRC="../../Images/eurolog.gif">, 195 FF<BR>&nbsp;<BR>&nbsp; </BLOCKQUOTE> </TD> </TR>  <TR> <TD> <!------------------------------  AUTEUR  -------------------------> <P class="auteur"><b>Analyse par <A HREF="#auteur">Guy Achard-Bayle</A>, 	 Universit&eacute; Paris 6, France</b></P> </TD> </TR> </TABLE> <BR><BR> <table width=90%> <TR> <TD Width=140 ROWSPAN=3>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;       &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</TD> <TD> <UL> <LI><A HREF="#Heading1">1. Un guide  pratique, un ouvrage de r&eacute;flexion</A> <LI><A HREF="#Heading2">2. Quel &eacute;crit?</A> <LI><A HREF="#Heading3">3. Le TTX : grammaire du texte et didactique de l'&eacute;criture</A> <LI><A HREF="#Heading4">4. Le syst&egrave;me de la r&eacute;f&eacute;rence dans l'espace-temps          du vid&eacute;otex</A> <LI><A HREF="#Heading5">5. L'hypertexte : un nouvel environnement pour l'&eacute;crit           et l'&eacute;criture</A> <LI><A HREF="#Heading6">6. Une nouvelle invention de l'&eacute;criture ?</A> <LI><A HREF="#Heading7">R&eacute;f&eacute;rences</A> </UL>  </TD </TR> </TABLE> <BR><BR>   <BLOCKQUOTE> <!------------------------------  texte  -------------------------> <p> <IMG SRC="../../Images/alpha_j.gif" border=O>acques Anis, Ma&icirc;tre de conf&eacute;rences en Sciences du Langage &agrave; l'Universit&eacute; Paris X-Nanterre, est d'abord un sp&eacute;cialiste de l'&eacute;crit. Sur ce sujet, il a entre autres &eacute;dit&eacute; le no 59 de <I>Langue fran&ccedil;aise</I>  "Le signifiant graphique" en 1983, le no 31 de <I>LINX</I> "Ecritures" en 1995, et publi&eacute;, avec Chiss et Puec, <I>L'&eacute;criture&nbsp;: th&eacute;orie et descriptions</I> (de Boeck-Wesmael, Bruxelles, 1988). Il s'int&eacute;resse &eacute;galement aux SIC, et s'est pench&eacute; &agrave; plusieurs reprises sur les rapports qu'entretiennent l'&eacute;crit et l'&eacute;cran, et particuli&egrave;rement sur la pratique de l'&eacute;crit par le traitement de texte&nbsp;: "Les scripteurs universitaires et le traitement de texte" (Anis &amp; Lebrave, 1991 : pp. 153-170) et "Traitement de texte et m&eacute;ta- &eacute;criture" (<I>Rep&egrave;res</I>, 11, 1995 : pp. 15-27).  <!-- ****************** ligne ***************** --> <P class=ligne><A HREF="#Haut"><IMG SRC="../../Images/puce1.gif" ALT="Retour haut de page"           BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=32></A><IMG SRC="../../Images/ligne.gif"           ALT="ligne.gif" BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=200><SPAN class="dstitre">           Page 75&nbsp;</SPAN><IMG SRC="../../Images/ligne.gif"           ALT="ligne.gif"  BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=200></P>  <P> <I>Texte et ordinateur </I>qu'il vient de faire para&icirc;tre rel&egrave;ve de la m&ecirc;me veine : le chapitre 2 reprend cette question d'une "informatique au service du papier". Mais l'ouvrage va au- del&agrave;&nbsp;: d'abord, parce que sont prises en compte les avanc&eacute;es technologiques du multim&eacute;dia&nbsp;: c&eacute;d&eacute;roms, web, auxquelles un bon tiers des pages est d&eacute;di&eacute; (chapitres 4 et 5); ensuite, parce que le probl&egrave;me de l'&eacute;crit n'est pas, ou plus seulement, celui de l'&eacute;criture, mais aussi celui de la lecture, &agrave; laquelle sont consacr&eacute;s les chapitres 3 "Le vid&eacute;otex&nbsp;: un nouvel espace- temps pour la communication &eacute;crite" et 6 "Du livre &eacute;lectronique &agrave; la biblioth&egrave;que universelle". On peut donc remercier d'embl&eacute;e l'auteur d'ouvrir une perspective aussi large.<P>   <A name="Heading1">&nbsp;</A> <H3>1. Un guide  pratique, un ouvrage de r&eacute;flexion</H3>  <P> Le programme de l'ouvrage est divers, comme le sera le profit qu'on en tirera. Il est d'un c&ocirc;t&eacute; d'<B>informer</B> sur les utilisations et l'utilit&eacute; du multim&eacute;dia, comme Electre, les sites de presse sur le web, ou encore les dictionnaires et encyclop&eacute;dies &eacute;lectroniques ; il est aussi de le faire pratiquement, en expliquant par exemple le fonctionnement de l'Annuaire du Minitel, et de le faire simplement ou modestement, comme lorsque sont abord&eacute;es les fonctions du traitement de texte ou TTX (p. 40)&nbsp;: "Nous avons choisi comme r&eacute;f&eacute;rence privil&eacute;gi&eacute;e un logiciel extr&ecirc;mement complet et tr&egrave;s utilis&eacute;, Word de Microsoft, dans sa version 6. Le logiciel comporte cinq &agrave; six cents commandes. Ce foisonnement est difficile &agrave; rationaliser et &agrave; rendre ergonomique [...]. Pour l'instant nous proposons une typologie simplifi&eacute;e des fonctions."<P> D'un autre c&ocirc;t&eacute;, et l&agrave; le propos est tout autre, l'auteur poursuit une ambitieuse <B>r&eacute;flexion</B>, celle qu'implique la question du sous-titre "L'&eacute;criture r&eacute;invent&eacute;e?". Il y revient &agrave; plusieurs reprises et sous divers angles&nbsp;: "Le TTX et les modifications des processus scripturaux" "Le vid&eacute;otex&nbsp;: un &eacute;crit dynamique", "Internet, un espace d'&eacute;criture sans fronti&egrave;res"... C'est sur ce sujet que nous nous attarderons, tant il traverse l'ouvrage, mais aussi les &eacute;tudes ant&eacute;rieures de l'auteur. </P>  <A name="Heading2">&nbsp;</A> <H3>2. Quel &eacute;crit ?</H3>  <P> La question des "modifications des processus scripturaux" surgit d&egrave;s le chapitre 2, consacr&eacute; au TTX. La principale de ces modifications est pour J. Anis que le TTX "a vocation &agrave; <I>d&eacute;lin&eacute;ariser</I> la production &eacute;crite" notamment en ce qu'il entra&icirc;ne la disparition de l'<I>avant-texte</I> ; l'attrait du TTX n'est-il pas en effet que "la surface textuelle est sans pli et toujours propre"?<P> Mais la pratique de cet utilitaire conduit &agrave; d'autres constats, partag&eacute;s. On remarquera ainsi avec l'auteur que, si le TTX donne au scripteur "l'impression d'agir sur son texte, de le modifier concr&egrave;tement", il donne seulement un texte <I>propre</I> en <I>surface</I>, superficiellement, dans son dernier &eacute;tat, et par l&agrave; m&ecirc;me appauvri, priv&eacute; de son &eacute;paisseur g&eacute;n&eacute;tique ; le prix que le scripteur doit donc payer est d'&ecirc;tre "d&eacute;poss&eacute;d&eacute;" de l'histoire de sa production... Si par ailleurs, comme J. Anis, on est diversement pr&eacute;occup&eacute;, en tant qu'enseignant-chercheur ou utilisateur du TTX, par la composition, par la coh&eacute;sion des textes, on fera ais&eacute;ment l'exp&eacute;rience et le constat des "risques du couper-copier-coller&nbsp;: ressassement d'un texte &agrave; l'autre, incoh&eacute;rences ou rel&acirc;chement des articulations". </P>  <!-- ****************** ligne ***************** --> <P class=ligne><A HREF="#Haut"><IMG SRC="../../Images/puce1.gif" ALT="Retour haut de page"           BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=32></A><IMG SRC="../../Images/ligne.gif"           ALT="ligne.gif" BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=200><SPAN class="dstitre">           Page 76&nbsp;</SPAN><IMG SRC="../../Images/ligne.gif"           ALT="ligne.gif"  BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=200></P>  <A name="Heading3">&nbsp;</A> <H3>3. Le TTX : grammaire du texte et didactique de l'&eacute;criture</H3>  <P> Dans le prolongement de cette r&eacute;flexion, on retiendra la sixi&egrave;me partie du m&ecirc;me chapitre 2, consacr&eacute;e aux "applications p&eacute;dagogiques du TTX". En tant, maintenant, que grammairien ou didacticien du texte, nous retenons volontiers l'int&eacute;r&ecirc;t que pr&eacute;sente le TTX pour des exercices de production &eacute;crite relatifs &agrave; la coh&eacute;rence, &agrave; la coh&eacute;sion, &agrave; la configuration&nbsp;: s&eacute;quences &agrave; assembler, absence et r&eacute;tablissement des connecteurs, mise en forme des paragraphes... Mais ce n'est v&eacute;ritablement que dans la mise en place ou mise en ordre des s&eacute;quences, connecteurs, paragraphes... que le couper-copier-coller peut se r&eacute;v&eacute;ler utile, ou pratique; il lui manque cette dimension d'interaction qui permet &agrave; l'apprenant de faire des choix guid&eacute;s et comment&eacute;s, ou &eacute;valu&eacute;s.<P> D'un point de vue plus proche des int&eacute;r&ecirc;ts graph&eacute;miques de l'auteur, nous retenons n&eacute;anmoins que "le TTX est un outil indispensable [...] pour l'&eacute;l&egrave;ve qui peut &agrave; travers lui d&eacute;velopper sa perception du syst&egrave;me graphique et <I>se construire</I> en construisant son &eacute;crit". D&egrave;s lors, avance J. Anis, "il est hautement souhaitable que cette nouvelle technologie soit mieux int&eacute;gr&eacute;e qu'elle ne l'est actuellement dans la formation des enseignants". &Agrave; ce propos, on pourra se reporter au chapitre 3 de Baron &amp; Bruillard (1996), et, dans une approche plus large de la formation, &agrave; Annoot (1996). </P>  <A name="Heading4">&nbsp;</A> <H3>4. Le syst&egrave;me de la r&eacute;f&eacute;rence dans l'espace-temps du vid&eacute;otex</H3>  <P> Ce point rel&egrave;ve de la philosophie du langage et montre encore combien le propos de l'auteur est divers et ambitieux. Mais, abord&eacute;e sous un angle essentiellement mat&eacute;riel ou technique et descriptif, la r&eacute;flexion est peu d&eacute;velopp&eacute;e &agrave; notre gr&eacute; (un peu plus d'une page). L'auteur se contente en fait de recenser les types d'espaces-temps qui "coexistent et interf&egrave;rent" dans cette forme de communication. Ainsi, dans les &eacute;changes de messagerie, le lieu o&ugrave; se trouve le destinataire est-il une "abstraction" pour celui qui &eacute;crit. Le temps, lui, est "d&eacute;socialis&eacute;" dans la mesure o&ugrave; un service Minitel est accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre...<P> On pourrait poursuivre la r&eacute;flexion et, par exemple, s'attarder sur le fait que la situation de communication par vid&eacute;otex instaure un syst&egrave;me de r&eacute;f&eacute;rence qui tient, selon J. Anis, de la "fiction". Il nous semble pour notre part que si la <I>virtualit&eacute;</I> de ce type de communication bouleverse quelque peu le rep&eacute;rage spatio-temporel, donc les marques de l'ancrage &eacute;nonciatif, comme dans ces "espaces m&eacute;taphoriques" du type : "Eh toi<B> l&agrave;-haut</B>, ta g." (p. 104, nous soulignons), l'&eacute;change, dans la majorit&eacute; des cas, a lieu <I>en v&eacute;rit&eacute;</I>, c'est-&agrave;-dire qu'il est cens&eacute;, d'un point de vue logico-s&eacute;mantique, faire r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l'<I>actualit&eacute;</I> du monde, et, d'un point de vue pragmatique, respecter les m&ecirc;mes r&egrave;gles, de sinc&eacute;rit&eacute; notamment, que les &eacute;changes ordinaires - ce qui n'est bien s&ucirc;r pas le cas de la fiction dont les principes sont la <I>contrefactualit&eacute;</I> et la <I>feintise</I>. </P>  <A name="Heading5">&nbsp;</A> <H3>5. L'hypertexte : un nouvel environnement pour l'&eacute;crit et l'&eacute;criture</H3>  <P> Le chapitre 4 est une r&eacute;flexion plus &eacute;toff&eacute;e, et bienvenue, sur la notion d'hypertexte. Il permet en effet de (re) donner &agrave; ce terme un sens rigoureux, historique pour commencer. L'hypertexte a &eacute;t&eacute; d&eacute;fini comme "une m&eacute;taphore de l'&eacute;criture et de l'esprit" (Bus, 1945, Bolter, 1991), en ce qu'il simule ou reproduit une forme de pens&eacute;e associative; c'est en quoi l'on peut dire que "nous pensons en hypertexte" (Nelson, in Nyce &amp; Kahn, 1991 : p. 254). Le probl&egrave;me, n&eacute;anmoins, est que la conception des auteurs cit&eacute;s par J. Anis est pr&eacute;cis&eacute;ment... m&eacute;taphorique, et que l'on est pass&eacute; sans grande rigueur d'une image &eacute;pist&eacute;mique &agrave; la d&eacute;signation indiff&eacute;renci&eacute;e d'un processus, d'un parcours et d'un outil de lecture. Il convient donc, aux linguistes entre autres, de se pencher sur une notion, qui, comme la virtualit&eacute;, et toute nouvelle technologie mise &agrave; part, ne leur est pas &eacute;trang&egrave;re. </p>  <!-- ****************** ligne ***************** --> <P class=ligne><A HREF="#Haut"><IMG SRC="../../Images/puce1.gif" ALT="Retour haut de page"           BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=32></A><IMG SRC="../../Images/ligne.gif"           ALT="ligne.gif" BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=200><SPAN class="dstitre">           Page 77&nbsp;</SPAN><IMG SRC="../../Images/ligne.gif"           ALT="ligne.gif"  BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=200></P>  <p>Il nous semble ainsi que les travaux de Bakhtine, Kristeva, Barthes, Genette sur l'hyper-, la para- ou l'intertextualit&eacute;, tels que les expose et les exploite par exemple Adam (1991), trouvent une nouvelle actualit&eacute; lorsqu'on se penche et sur la configuration d'une page web, et sur la multiplication des arborescences, des liens, donc sur la fonctionnalit&eacute;, l'utilit&eacute;, et finalement la lisibilit&eacute; du point de vue de la coh&eacute;rence textuelle, du <I>navigationnel</I> - quand bien m&ecirc;me l'on recourt encore aux &eacute;crans empil&eacute;s.<P> Par ailleurs, si, comme le note J. Anis, "l'hypertexte est aujourd'hui au centre de recherches p&eacute;dagogiques", les (rares) r&eacute;sultats obtenus sont l&agrave; aussi nuanc&eacute;s, les (bonnes) intentions vagues, et nous restons un peu sur notre faim avec des propositions  telles que&nbsp;: "les pratiques de lecture-&eacute;criture peuvent s'organiser autrement que de fa&ccedil;on lin&eacute;aire" (Hustache-Godinet, 1993&nbsp;: p. 27), "lire un hypertexte implique des strat&eacute;gies diff&eacute;rentes" (Rouet, 1993&nbsp;: p. 36). Le lecteur pourra aussi (re)lire avec profit la quinzaine de pages que Demaizi&egrave;re &amp; Dubuisson (1992 : pp. 72-87) ont consacr&eacute;es &agrave; l'approche navigationnelle et le multim&eacute;dia. </P>  <A name="Heading6">&nbsp;</A> <H3>6. Une nouvelle invention de l'&eacute;criture ?</H3>  <P> Dans sa conclusion, J. Anis fait de la prospective, avance hypoth&egrave;ses et propositions sur "L'&eacute;criture r&eacute;invent&eacute;e". Bien entendu on manque l&agrave; encore de recul, mais il n'est pas interdit de relever avec l'auteur que les nouvelles technologies sinon bouleversent les normes, du moins d&eacute;rangent les habitudes de la lecture-&eacute;criture&nbsp;: entre autres, elles "inventent" le dialogue &eacute;crit en direct, elles permettent la lecture de Baudelaire sur un &eacute;cran, elles int&egrave;grent les composantes alphab&eacute;tique, pictographique, graphique, picturale...<P> Elles bouleversent peut-&ecirc;tre m&ecirc;me les enjeux sociaux de la lecture- &eacute;criture&nbsp;: "La s&eacute;paration entre l'&eacute;criture envisag&eacute;e comme purement intellectuelle, domaine myst&eacute;rieux du g&eacute;nie solitaire, et la fabrication des documents, apanage des professionnels veillant jalousement sur des savoirs s&eacute;culaires, participait d'une sacralisation de l'&eacute;criture contradictoire &agrave; sa fonction sociale. On peut parler aujourd'hui d'une d&eacute;sacralisation de l'&eacute;criture, manifeste dans les deux situations polaires que nous avons &eacute;tudi&eacute;es&nbsp;: l'&eacute;crit improvis&eacute;, sit&ocirc;t lu, sit&ocirc;t d&eacute;truit, des messageries t&eacute;l&eacute;matiques ; l'&eacute;crit modifiable jusqu'&agrave; son &eacute;tat final, objet d'un travail artisanal hautement technologique, du traitement de texte et de la micro-&eacute;dition." <P> Finalement, au-del&agrave; de la prospective et des hypoth&egrave;ses &agrave; v&eacute;rifier, l'ouvrage de J. Anis est un engagement, &agrave; pr&eacute;voir, &agrave; pr&eacute;venir. C'est que cette r&eacute;volution suppos&eacute;e ou attendue de l'&eacute;crit engage d&egrave;s aujourd'hui des politiques &eacute;ducative et culturelle&nbsp;: "L'&eacute;cole doit int&eacute;grer au plus vite ces techniques", car, nous en convenons, "il serait catastrophique [...] que des outils qui permettent la diffusion massive du savoir et ouvrent de nouveaux espaces de libert&eacute; soient au contraire g&eacute;n&eacute;rateurs d'exclusion et de marginalisation d'une partie de la population."<P> <P> Cette ouverture sur le futur (proche) de l'&eacute;cole et de la cit&eacute; rend plus n&eacute;cessaire encore la lecture de l'ouvrage de J. Anis, dont on a soulign&eacute; la vari&eacute;t&eacute; et l'ambition. C'est d'une part un manuel, qui permet donc de prendre en main les outils d'&eacute;criture et de lecture d'aujourd'hui, et de se les approprier commod&eacute;ment; c'est d'autre part une invitation &agrave; le faire dans l'intelligence des capacit&eacute;s et des limites de l'innovation. Destin&eacute; &agrave; un public divers, il profitera particuli&egrave;rement &agrave; ceux qui, enseignants, combinent les pratiques personnelle et professionnelle de ces outils.<P> Il incitera aussi les chercheurs travaillant sur l'&eacute;crit et le texte &agrave; poursuivre une r&eacute;flexion, parfois seulement esquiss&eacute;e. &Agrave; leur intention, J. Anis propose une bibliographie et un index fournis. Pour une &eacute;dition ult&eacute;rieure, on sugg&eacute;rera &agrave; l'auteur deux errata&nbsp;: la r&eacute;f&eacute;rence de la note 1 p. 92 (Reboul 1992) ne figure pas dans la bibliographie; et  p. 275 deux coquilles (hispanisantes) dans le titre en italien de Besio et al. (1994), "lenguaggio" et "lengua". </P>  <!-- ****************** ligne ***************** --> <P class=ligne><A HREF="#Haut"><IMG SRC="../../Images/puce1.gif" ALT="Retour haut de page"           BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=32></A><IMG SRC="../../Images/ligne.gif"           ALT="ligne.gif" BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=200><SPAN class="dstitre">           Page 78&nbsp;</SPAN><IMG SRC="../../Images/ligne.gif"           ALT="ligne.gif"  BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=200></P>  <A name="Heading7">&nbsp;</A> <H3>R&eacute;f&eacute;rences</H3>  <FONT SIZE=-1> <P> Adam, J.M. (1991). <I>Langue et litt&eacute;rature. Analyses pragmatiques et textuelles</I>, Paris : Hachette, coll. R&eacute;f&eacute;rences (voir particuli&egrave;rement II, 2 : "Textualit&eacute; et intertextualit&eacute;").<P> <P> Anis, J. &amp; Lebrave, J.L. (&eacute;ds.) (1991-1993). <I>Texte et ordinateur : les mutations du lire-&eacute;crire</I>, publication du CRL, Paris X- Nanterre.<P> <P> Annoot, E. (1996). <I>Les formateurs face aux nouvelles technologies : le sens du changement</I>, Gap-Paris : Ophrys, coll. AEM.<P> Baron, G.L., &amp; Bruillard, E. (1996). <I>L'informatique et ses usagers</I>, Paris : PUF, coll. L'&eacute;ducateur.<P> Bolter, J. (1991). <I>Writing Space. The Computer, Hypertext and the History of </I>Writing, Hillsdale, New Jersey : Lawrence Elbaum.<P> Bus, V. (1945).  "As We May Think", in Nyce &amp; Kahn (eds.) (1991).<P> Demaiziere, F., &amp; Dubuisson, C. (1992). <I>De l'EAO aux NTF. Utiliser l'ordinateur pour la formation</I>, Gap-Paris : Ophrys, coll. AEM.<P> Hustache-Godinet, H. (1993). "L'hypertexte au lyc&eacute;e", <I>Cahiers P&eacute;dagogiques</I>, 311, pp. 26-27.<P> Lancien, T. (1998). <I>Le multim&eacute;dia</I>, Paris : Cl&eacute; International, coll. DLLE<P> Nelson, T. (1972). "As we will think", in Nyce &amp; Kahn, eds., 1991, pp. 245-260.<P> Nyce, J. &amp; Kahn, P. (eds.) (1991). <I>From Memex to Hypertext : Vannevar Bush and the Mind's Machine</I>, Academic Press.<P> Pouts-Lajus, S. &amp; Riche-Magnier, M. (1998). <I>L'&eacute;cole &agrave; l'heure d'Internet. Les enjeux du multim&eacute;dia dans l'&eacute;ducation</I>, Paris : Nathan-P&eacute;dagogie.<P> Rouet, J.F. (1993). "Hypertextes et activit&eacute;s de compr&eacute;hension : quels b&eacute;n&eacute;fices pour quels lecteurs ?", <I>Cahiers P&eacute;dagogiques</I>, 311, pp. 34-36.</P>   <BR> <!-----------------------------   A PROPOS AUTEUR ----------------> <A name="auteur"> <H3>&Agrave; propos de l'auteur de l'analyse</H3> <P> <B>Guy Achard-Bayle</B> est professeur agr&eacute;g&eacute; de lettres modernes, docteur en sciences du langage et chercheur en s&eacute;mantique r&eacute;f&eacute;rentielle et linguistique du texte (anaphores, d&eacute;signations). Apr&egrave;s diverses formations FLE, il a travaill&eacute; douze ans &agrave; l'&eacute;tranger comme enseignant, formateur, attach&eacute; linguistique. En poste dans le sup&eacute;rieur depuis 1989 (Toulouse 2, Paris X, Paris VI). Auteur d'une vingtaine de publications linguistiques et didactiques et, en collaboration, de manuels et de logiciels pour l'enseignement du fran&ccedil;ais langue &eacute;trang&egrave;re et maternelle.<BR> <B>Courriel : </B><A HREF="mailto:Guy.AchardBayle@admp6.jussieu.fr">Guy.AchardBayle@admp6.jussieu.fr</A> <BR> <B>Adresse : </B>Universit&eacute; Paris 6, Formation Permanente, Cellule Ing&eacute;nierie et Multim&eacute;dia, Tour Centrale 13o &eacute;tage porte 4 bis, 4 place Jussieu, 75252 Paris cedex 05. </P>    </FONT> </BLOCKQUOTE>  <!-- ****************** ligne ***************** --> <P class=ligne><A HREF="#Haut"><IMG SRC="../../Images/puce1.gif" ALT="Retour haut de page"           BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=32></A><IMG SRC="../../Images/ligne.gif"           ALT="ligne.gif" BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=200><SPAN class="dstitre">           Page 79&nbsp;</SPAN><IMG SRC="../../Images/ligne.gif"           ALT="ligne.gif"  BORDER=0 HEIGHT=30 WIDTH=200></P>  <!------------- Barre de menus ----------> <P class="menu">&nbsp;          <A HREF="../../Alsic.html" target="_top">ALSIC</A>|&nbsp;          <A HREF="../sommaire.htm">Sommaire</A>&nbsp;  |&nbsp;          <A HREF="../../Infrevue/auteurs.htm">Consignes aux auteurs</A>&nbsp; |&nbsp;          <A HREF="../../Infrevue/tete.htm">Comit&eacute; de r&eacute;daction</A>&nbsp; |&nbsp;          <A HREF="../../Infrevue/inscrip.htm">Inscription</A>&nbsp; </P>  <!------------------  FIN ----------------------------> <P class="copy">&copy;&nbsp;Apprentissage des Langues et Syst&egrave;mes d'Information et de Communication, 15 juin 1999 </P>   </body></html> 
