<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2//EN"> <HTML> <HEAD> 	<META HTTP-EQUIV="CONTENT-TYPE" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1"> 	<TITLE>Qu'est-ce qu'un ordinateur ?</TITLE> 	<META NAME="GENERATOR" CONTENT="OpenOffice.org 1.0  (Linux)"> 	<META NAME="AUTHOR" CONTENT="Christian Casteyde"> 	<META NAME="CREATED" CONTENT="20000426;23462700"> 	<META NAME="CHANGED" CONTENT="20020803;18382100"> 	<META NAME="CLASSIFICATION" CONTENT="Architecture de base des ordinateurs"> 	<META NAME="DESCRIPTION" CONTENT="Description des principes de fonctionnement des ordinateurs. Grand types d'architecture. Glossaire sur le jargon technique du mat&eacute;riel informatique."> 	<META NAME="KEYWORDS" CONTENT="archit&eacute;cture mat&eacute;rielle, CPU, m&eacute;moire, bus, disque, p&eacute;riph&eacute;riques, bits, binaire, lexique, slots, PCI, SCSI, IDE, DMA"> </HEAD> <BODY LANG="fr-FR"> <P ALIGN=CENTER><FONT FACE="arial, sans-serif"><FONT SIZE=5 STYLE="font-size: 20pt"><B>Qu'est-ce qu'un ordinateur&nbsp;?</B></FONT></FONT></P> <P><BR><BR> </P> <P>En voil&agrave; une question idiote&nbsp;! Tout le monde sait ce que c'est, voyons...</P> <P>Eh bien non. Un grand nombre de personnes n'en ont jamais vu, m&ecirc;me dans nos soci&eacute;t&eacute;s modernes. Et de nombreux utilisateurs ne savent m&ecirc;me pas comment cela fonctionne. Et pourtant, je suis certain que cela les aiderait &agrave; les utiliser, voire &agrave; comprendre pourquoi &laquo;&nbsp;c'est encore cette salet&eacute; de machine qui a fait n'importe quoi&nbsp;!&nbsp;&raquo;.</P> <P><BR><BR> </P> <P><FONT SIZE=4><B>Architecture de base</B></FONT></P> <P>Le principe de base des ordinateurs est &eacute;l&eacute;mentaire. Ce sont des machines qui sont capables de traiter des signaux &eacute;lectriques qui ne peuvent prendre que deux tensions (c'est &agrave; dire deux voltages) diff&eacute;rents. Ces deux tensions sont classiquement identifi&eacute;es par les chiffres 0 et 1, le 0 repr&eacute;sentant en g&eacute;n&eacute;ral la tension de base (qui elle-m&ecirc;me est souvent la masse, reli&eacute;e &agrave; la terre, ou la tension nulle). Un ordinateur ne sait rien faire d'autre.</P> <P>Mais avec des signaux de ce type, on peut tout reconstruire&nbsp;! D'abord, les chiffres 0 et 1 constituent les &eacute;l&eacute;ments de base pour compter en base deux (la base deux est une m&eacute;thode de num&eacute;rotation dans laquelle on ne dispose de deux chiffres. Les humains comptent en base dix, car ils utilisent dix chiffres, les ordinateurs, eux, comptent en base deux). En regroupant plusieurs de ces chiffres binaires (encore appel&eacute;s des &laquo;&nbsp;bits&nbsp;&raquo;, abr&eacute;viation de l'Anglais &laquo;&nbsp;BInary digiT&nbsp;&raquo;), l'ordinateur peut calculer sur n'importe quel type de nombres. Et en num&eacute;rotant les lettres de l'alphabet selon une convention bien pr&eacute;cise, il peut m&ecirc;me manipuler du texte.</P> <P>La partie de l'ordinateur qui effectue tous les calculs se nomme le &laquo;&nbsp;processeur&nbsp;&raquo;. Les processeurs passent leur temps &agrave; lire des instructions dans la m&eacute;moire de l'ordinateur et &agrave; les ex&eacute;cuter. La s&eacute;quence de ces instructions constitue ce que l'on appelle un programme. La m&eacute;moire de l'ordinateur ne contient pas que les instructions, elle contient &eacute;galement les donn&eacute;es sur lesquelles l'ordinateur doit travailler. Notez que la m&eacute;moire ne permet de contenir que des nombres binaires, tout comme les processeurs ne peuvent manipuler que des nombres binaires.</P> <P>On constate donc que l'essentiel d'un ordinateur est constitu&eacute; par le couple processeur - m&eacute;moire, mais bien entendu, beaucoup d'autres composants peuvent intervenir dans le fonctionnement normal de la machine. Parmi ces composants, on trouve classiquement les composants qui relient le processeur &agrave; la m&eacute;moire, et transportent toutes les donn&eacute;es. On appelle ces composants les &laquo;&nbsp;bus&nbsp;&raquo; de donn&eacute;es, en raison du travail qu'ils effectuent. Ces bus peuvent &ecirc;tre g&eacute;r&eacute;s par plusieurs composants, qui sont de nos jours regroup&eacute;s en g&eacute;n&eacute;ral en une seule puce&nbsp;: le &laquo;&nbsp;chipset&nbsp;&raquo; (litt&eacute;ralement, le &laquo;&nbsp;jeu de composants&nbsp;&raquo;). Ces composants sont soud&eacute;s sur un circuit imprim&eacute; sp&eacute;cial, que l'on appelle la &laquo;&nbsp;carte m&egrave;re&nbsp;&raquo;. La raison de cette d&eacute;nomination vient du fait que l'on peut enficher des cartes compl&eacute;mentaires, les cartes &laquo;&nbsp;filles&nbsp;&raquo;, dans des emplacement r&eacute;serv&eacute;s &agrave; cet usage (&laquo;&nbsp;slots&nbsp;&raquo;).</P> <P>Les technologies des m&eacute;moires ne permettent pas de faire en sorte qu'elles conservent leur contenu lorsque le courant est coup&eacute; (c'est pour cela qu'on les appelle des m&eacute;moires &laquo;&nbsp;vives&nbsp;&raquo;, par opposition aux m&eacute;moires mortes, qui n'ont pas besoin de courant). Par cons&eacute;quent, il est indispensable de pouvoir stocker les donn&eacute;es de mani&egrave;re permanente quelque part dans l'ordinateur. Plusieurs composants peuvent accomplir cette t&acirc;che, mais le principal est sans doute le disque dur. Un disque dur n'est rien d'autre qu'un ensemble de disques m&eacute;talliques recouverts d'une surface magn&eacute;tique, et dont les particules magn&eacute;tiques sont orient&eacute;es par des t&ecirc;tes de lecture/&eacute;criture afin de stocker les informations. Les t&ecirc;tes de lecture sont solidaires et prennent des positions plus ou moins proches du centre des disques. Les disques tournent sous elle pour faire d&eacute;filer les particules situ&eacute;es &agrave; un rayon donn&eacute;. Chaque t&ecirc;te lit et &eacute;crit les donn&eacute;es sur une des deux faces d'un disque. Les informations d'un disque dur sont donc stock&eacute;es sur des cercles concentriques (les &laquo;&nbsp;pistes&nbsp;&raquo;) des diff&eacute;rents plateaux m&eacute;talliques (ce qui fait donc des &laquo;&nbsp;cylindres&nbsp;&raquo; de donn&eacute;es). Pour pouvoir identifier les donn&eacute;es sur les cercles, des balises sont positionn&eacute;es sur les pistes et identifient des blocs de donn&eacute;es que l'on appelle des &laquo;&nbsp;secteurs&nbsp;&raquo;. De part leur aspect m&eacute;canique, les disques durs sont tr&egrave;s lents (l'acc&egrave;s aux donn&eacute;es n&eacute;cessite le d&eacute;placement des t&ecirc;tes de lecture et la rotation du disque pour amener le bon secteur sous la t&ecirc;te qui doit le lire). En revanche, ils peuvent contenir un nombre gigantesque d'informations. Les disques durs ne peuvent donc pas &ecirc;tre utilis&eacute;s comme des m&eacute;moires de travail, mais ils compl&egrave;tent la m&eacute;moire vive de l'ordinateur de mani&egrave;re tr&egrave;s efficace, car celle-ci est en g&eacute;n&eacute;ral de taille beaucoup plus restreinte.</P> <P>Les ordinateurs disposent de beaucoup d'autres p&eacute;riph&eacute;riques, on recensera bien entendu l'&eacute;cran, le clavier, le lecteur de CD-ROMs, et les cartes de circuits imprim&eacute;s additionnelles qui sont branch&eacute;es dans les slots de la carte m&egrave;re&nbsp;: carte son (pour faire du bruit), carte graphique (pour piloter l'&eacute;cran), carte d'interface avec la cafeti&egrave;re, etc...</P> <P>Notez &eacute;galement qu'il existe des architectures plus compliqu&eacute;es d'ordinateurs, dans lesquels on peut trouver plusieurs processeurs afin d'augmenter la puissance de calcul. Ces machines, dites &laquo;&nbsp;parall&egrave;les&nbsp;&raquo;, sont assez sp&eacute;cifiques et ont chacune une architecture particuli&egrave;re. Par exemple, les processeurs peuvent tous partager la m&ecirc;me m&eacute;moire, ou travailler sur des petites m&eacute;moires sp&eacute;cifiques, et communiquer via des bus de donn&eacute;es &agrave; grande vitesse. Certaines de ces machines ont une organisation vectorielle (tous les processeurs font la m&ecirc;me op&eacute;ration en m&ecirc;me temps, mais sur un grand nombre de donn&eacute;es, ce qui est g&ecirc;nant si les donn&eacute;es ne se pr&ecirc;tent pas &agrave; l'architecture de la machine), ou une organisation plus complexe (chacun peut vivre sa vie, mais doit s'assurer en permanence qu'il ne g&ecirc;ne personne, ce qui requiert beaucoup de ressources de communication et de synchronisation). Ces machines sont r&eacute;serv&eacute;es &agrave; des usages tr&egrave;s sp&eacute;cifiques et co&ucirc;tent horriblement cher. Cependant, il est possible de construire des PC disposant de plusieurs processeurs, selon une architecture qui a &eacute;t&eacute; normalis&eacute;e et qui permet aux syst&egrave;me d'exploitation serveurs de disposer de la puissance de tous les processeurs.</P> <P><BR><BR> </P> <P><FONT SIZE=4><B>Un peu de jargon technique</B></FONT></P> <P>Maintenant que vous savez ce qu'est un ordinateur (finalement, ce n'est pas compliqu&eacute;, non&nbsp;?), je vais expliquer un peu quelques termes du jargon informatique.</P> <P>Commen&ccedil;ons par la base. Nous avons vu qu'un bit, c'est un chiffre binaire, donc un chiffre qui peut prendre les valeurs 0 ou 1. Comme cela ne va pas bien loin, on regroupe les bits par paquets, pour constituer des nombres avec un nombre de chiffres fixe. Parce que les ordinateurs ne comptent qu'en base deux, les regroupements sont souvent des nombres multiples de deux. Ainsi, on a commenc&eacute; par faire des nombres &agrave; 4 bits, puis &agrave; 8 bits, puis 16 bits, et enfin 32 bits. Nous allons bient&ocirc;t voir appara&icirc;tre les premiers PC manipulant des nombres &agrave; 64 bits. Notez que le nombre de bits a doubl&eacute; &agrave; chaque fois, c'est tout simplement parce que les ordinateurs sont de plus en plus puissants, et qu'il faut bien utiliser cette puissance&nbsp;! Ainsi quand on dit qu'un processeur est &laquo;&nbsp;n bits&nbsp;&raquo;, cela signifie qu'il est capable de travailler directement sur des nombres &agrave; n chiffres binaires. Plus n est grand, plus pr&eacute;cis seront les calculs, ou tout simplement plus de calculs seront faits en m&ecirc;me temps. Donc plus n est grand, meilleur c'est.</P> <P>Les nombres &agrave; 8 bits, ou &laquo;&nbsp;octets&nbsp;&raquo;, sont tr&egrave;s importants. Ils permettent de repr&eacute;senter toutes les valeurs allant de 0 &agrave; 255 (255 est pour un ordinateur ce que 999 est pour nous). Ceci est largement suffisant pour num&eacute;roter tous les caract&egrave;res occidentaux, et la plupart des programmes codent les lettres &agrave; raison d'une lettre par octet. Cette caract&eacute;ristique a &eacute;rig&eacute; l'octet en unit&eacute; de base pour compter la m&eacute;moire d'un ordinateur. Bien entendu, les m&eacute;moires sont tellement grandes que l'on est maintenant oblig&eacute; d'utiliser des pr&eacute;fixes de plus en plus grands&nbsp;: kilo-octets (improprement not&eacute;s &laquo;&nbsp;Ko&nbsp;&raquo;), m&eacute;ga-octets (Mo), giga-octets (Go), et peut &ecirc;tre bient&ocirc;t les t&eacute;ra-octets&nbsp;!</P> <P>Les processeurs travaillent sur des nombres binaires, soit. Mais ce n'est pas tout. Ils le font avec une tr&egrave;s grande vitesse. Un processeur moderne est capable de traiter bien plus de 500 millions d'op&eacute;rations &agrave; la secondes&nbsp;! L'unit&eacute; de mesure de la vitesse d'un processeur (ou d'une machine) est donc le nombre de cycles par secondes auquel il est cadenc&eacute;. Comme toute fr&eacute;quence, ce nombre s'exprime en Hertz, ou du moins avec ses multiples&nbsp;: m&eacute;ga-herts (MHz) et bient&ocirc;t giga-hertz (GHz). Bien entendu, plus la fr&eacute;quence est &eacute;lev&eacute;e, plus la machine est puissante. Cependant, la fr&eacute;quence ne fait pas tout, car il faut &eacute;galement tenir compte&nbsp;:</P> <UL> 	<LI><P>du nombre de bits trait&eacute;s &agrave; chaque op&eacute;ration&nbsp;;</P> 	<LI><P>du nombre de cycles que chaque op&eacute;ration prend pour 	s'ex&eacute;cuter (cette dur&eacute;e varie en fonction des 	processeurs et des op&eacute;rations)&nbsp;;</P> 	<LI><P>du nombre d'op&eacute;rations qu'un processeur peut effectuer 	en parall&egrave;le (ce param&egrave;tre d&eacute;pend souvent de la 	g&eacute;n&eacute;ration du processeur).</P> </UL> <P>La d&eacute;termination de la puissance d'une machine est donc loin d'&ecirc;tre ais&eacute;e. Ce qui est toujours vrai, c'est que les machines r&eacute;centes sont plus puissantes que les plus anciennes.</P> <P>Tous les composants des ordinateurs ne progressent pas &agrave; la m&ecirc;me vitesse. En particulier, les bus de donn&eacute;es de la carte m&egrave;re ne peuvent pas fonctionner aux fr&eacute;quences des processeurs modernes. On est donc oblig&eacute; de diviser la fr&eacute;quence du processeur par un multiple donn&eacute; pour ramener le bus &agrave; une fr&eacute;quence acceptable. &Eacute;videmment, cela a pour cons&eacute;quence de ralentir le processeur lorsqu'il a besoin du bus, mais on ne peut pas faire autrement. Le but du jeu est donc de limiter l'utilisation du bus, et donc de &laquo;&nbsp;nourrir&nbsp;&raquo; le processeur avec les donn&eacute;es le plus rapidement possible. Pour cela, on utilise des m&eacute;moires ultra-rapides, les m&eacute;moires &laquo;&nbsp;cache&nbsp;&raquo;. Ces m&eacute;moires fonctionnent &agrave; la vitesse du processeur ou &agrave; la moiti&eacute; de sa fr&eacute;quence, ce qui permet de l'alimenter en permanence. Elles sont remplies avec les donn&eacute;es provenant du bus pendant que le processeur calcule, &agrave; une fr&eacute;quence inf&eacute;rieure. Pour que les donn&eacute;es puissent arriver en nombre suffisant, les bus de donn&eacute;es utilisent un nombre de bits bien plus grand que le nombre de bits utilis&eacute; par le processeur. Si l'on ne peut pas aller aussi vite, on peut y aller &agrave; plusieurs&nbsp;!</P> <P>Les processeurs disposent &eacute;galement de leur propre m&eacute;moire cache, mais celle-ci co&ucirc;te tr&egrave;s cher. Les m&eacute;moires cache sont donc tr&egrave;s petites, compar&eacute;es aux dimensions des m&eacute;moires vives modernes. Mais elles permettent d'accro&icirc;tre les performances de mani&egrave;re impressionnante. Il vaut mieux avoir peu de m&eacute;moire cache qui fonctionne &agrave; la vitesse du processeur, que beaucoup plus qui fonctionne &agrave; la moiti&eacute; de cette vitesse. C'est ce qui fait la diff&eacute;rence entre les mod&egrave;les bas de gamme et haut de gamme des fondeurs de processeurs...</P> <P><BR><BR> </P> <P><FONT SIZE=4><B>Le bestiaire des interfaces de communication</B></FONT></P> <P>Comme si tout cela n'&eacute;tait pas d&eacute;j&agrave; assez compliqu&eacute;, il fallait en plus que les ordinateurs utilisent diff&eacute;rents types d'interfaces pour communiquer avec leurs p&eacute;riph&eacute;riques. Ainsi, sur une carte m&egrave;re, outre le bus m&eacute;moire (reliant le processeur &agrave; la m&eacute;moire vive), on retrouve le bus AGP (reliant la m&eacute;moire &agrave; la carte graphique), le bus PCI (reliant toutes les cartes filles &agrave; la m&eacute;moire), le bus ISA (idem, mais pour les cartes filles de vieille g&eacute;n&eacute;ration). &Agrave; cela viennent s'ajouter encore les composants g&eacute;rant les disques durs et les m&eacute;moires de masse (interfaces IDE et SCSI). Chacun fonctionne &agrave; sa vitesse propre, vitesse qui &eacute;volue en fonction des progr&egrave;s techniques. Par exemple, le bus AGP a vu sa fr&eacute;quence doubler (AGP 2x) puis quadrupler (AGP 4x). De m&ecirc;me, les interfaces IDE sont pass&eacute;es &agrave; l'Ultra DMA 33, puis l'Ultra DMA 66. Et ne parlons pas de multiples &eacute;volutions de l'interface SCSI. En bref, il vaut mieux avoir un bus rapide (mais &ccedil;a co&ucirc;te cher...).</P> <P>Ouf, quel fouillis&nbsp;! Oui, et il est sans doute utile de pr&eacute;ciser quelques uns des termes pr&eacute;c&eacute;dents, tant ils sont couramment utilis&eacute;s dans le monde de la micro informatique. Commen&ccedil;ons par le plus ancien, le bus ISA. Le bus ISA est l'un des premiers bus de donn&eacute;es qui ait &eacute;t&eacute; introduit, et qui permettait de compl&eacute;ter un ordinateur par l'adjonction de cartes. Ces cartes s'enfichaient dans des connecteurs de la carte m&egrave;re (reconnaissables &agrave; leur couleur noire et &agrave; leur grande taille), et permettaient d'obtenir des fonctions compl&eacute;mentaires, comme la gestion du son ou la connexion au r&eacute;seau par exemple. Le bus ISA est en voie de d&eacute;su&eacute;tude, et est de moins en moins pr&eacute;sent sur les cartes m&egrave;res modernes. Par cons&eacute;quent, les anciennes cartes ISA seront bient&ocirc;t condamn&eacute;es au rebut.</P> <P>Le bus ISA a &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par le bus PCI, qui, outre des performances accrues, permet de configurer les cartes filles automatiquement pour un fonctionnement imm&eacute;diat (le bus PCI est donc Plug and Play). Ce bus est encore utilis&eacute; de nos jours, et la plupart des cartes filles vendues sont au format PCI. Les connecteurs PCI se distinguent par une concentration de contacts nettement plus &eacute;lev&eacute;e que les connecteurs ISA, et par une taille r&eacute;duite. Initialement, les cartes graphiques (ce sont les cartes qui g&eacute;n&egrave;rent les signaux vid&eacute;o pour l'&eacute;cran) &eacute;taient des cartes PCI. Cependant, avec le d&eacute;veloppement des jeux, le bus PCI a montr&eacute; ses limites. Son d&eacute;bit de donn&eacute;es n'est en effet plus suffisant pour alimenter les cartes graphiques modernes pour la g&eacute;n&eacute;ration des images des jeux actuels. Par cons&eacute;quent, un autre bus a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;&nbsp;: le bus AGP.</P> <P>Le connecteur du bus AGP se pr&eacute;sente comme un nouveau connecteur, disposant d'encore plus de contacts que les connecteurs PCI. Il n'est pas toujours pr&eacute;sent sur les cartes m&egrave;re. En effet, certaines cartes m&egrave;res int&egrave;grent les composants de la carte graphique, et ceux-si sont directement c&acirc;bl&eacute;s sur le bus AGP. Si cette technique est plus simple et permet de r&eacute;aliser des &eacute;conomies, elle emp&ecirc;che le propri&eacute;taire de la machine de changer de carte graphique apr&egrave;s coup. Par cons&eacute;quent, ce genre de cartes m&egrave;re est r&eacute;serv&eacute; aux machines bas de gamme.</P> <P>Il est important de noter que les cartes graphiques actuelles sont des monstres de calculs, capables d'afficher un grand nombre de couleurs bien entendu, mais aussi et surtout de g&eacute;n&eacute;rer des images 3D en temps r&eacute;el. Ces images sont constitu&eacute;es &agrave; partir de donn&eacute;es graphiques qui sont stock&eacute;es soit directement dans la m&eacute;moire de la carte graphique, soit dans la m&eacute;moire centrale de l'ordinateur. Le bus AGP a &eacute;t&eacute; principalement invent&eacute; pour permettre aux cartes graphiques de r&eacute;cup&eacute;rer les donn&eacute;es stock&eacute;es dans la m&eacute;moire centrale &agrave; une vitesse suffisante pour g&eacute;n&eacute;rer les images 3D avec une bonne fluidit&eacute;. Pour information, la puissance d'une carte graphique se d&eacute;termine au regard de trois principaux crit&egrave;res&nbsp;:</P> <UL> 	<LI><P>le nombre de bits utilis&eacute;s pour coder les couleurs. 	Avec 8 bits, on ne peut coder que 256 couleurs diff&eacute;rentes, 	ce qui est minable. La plupart des cartes graphiques modernes 	travaillent en 16 bits, voire en 24 bits (trois fois 8 bits, donc 	256 nuances de couleurs pour chaque composante rouge, verte et 	bleue), ou encore 32 bits (la plupart du temps pour utiliser le m&ecirc;me 	nombre de bits que le processeur, parfois pour g&eacute;rer une 	profondeur en 3D ou une notion de transparence en 2D)&nbsp;;</P> 	<LI><P>la taille de la m&eacute;moire graphique de la carte, qui 	conditionne la r&eacute;solution (c'est &agrave; dire le nombre de 	lignes et de points par lignes des images). La r&eacute;solution 	peut &eacute;videmment &ecirc;tre plus grande si l'on utilise moins 	de couleurs (car moins de couleur implique moins de bits par point 	de l'image, donc plus de points dans la m&eacute;moire graphique)&nbsp;;</P> 	<LI><P>la rapidit&eacute; de calcul des sc&egrave;nes 	tridimensionnelles. Notez que plus personne ne s'int&eacute;resse &agrave; 	pr&eacute;sent &agrave; l'affichage 2D, que toutes les cartes 	graphiques savent d&eacute;sormais faire parfaitement...</P> </UL> <P>En marge de ces bus, on retrouve les interfaces de communication avec les p&eacute;riph&eacute;riques dit &laquo;&nbsp;de masse&nbsp;&raquo; (disques durs, lecteurs de CD, graveurs, bande magn&eacute;tique, etc.), qui permettent de g&eacute;rer de grandes quantit&eacute;s de donn&eacute;es, mais pas forc&eacute;ment tr&egrave;s rapidement. Il existe actuellement deux grands types d'interfaces&nbsp;: l'IDE et le SCSI. Le SCSI est l'interface des p&eacute;riph&eacute;riques haut de gamme. Elle est toujours la plus rapide, et permet de connecter jusqu'&agrave; 7 p&eacute;riph&eacute;riques SCSI sur un m&ecirc;me connecteur. Cette interface permet &eacute;galement aux p&eacute;riph&eacute;riques de communiquer directement entre eux, sans avoir recours au processeur. Ces p&eacute;riph&eacute;riques &laquo;&nbsp;intelligents&nbsp;&raquo; permettent donc de soulager le processeur, et am&eacute;liorent donc les performances significativement. Malheureusement, les p&eacute;riph&eacute;riques et l'interface SCSI restent chers, et en g&eacute;n&eacute;ral, on lui pr&eacute;f&egrave;re l'interface IDE. Cette interface est plus simple, moins performante (bien qu'elle se soit am&eacute;lior&eacute;e), et surtout moins ch&egrave;re. Les cartes m&egrave;res disposent en g&eacute;n&eacute;ral de deux contr&ocirc;leurs IDE, qui peuvent contr&ocirc;ler chacun deux p&eacute;riph&eacute;riques IDE. Il est donc possible de connecter au total quatre disques durs, ou trois disques et un lecteur de CD-ROM, ou toute autre combinaison. R&eacute;cemment, les interfaces IDE ont &eacute;t&eacute; &eacute;tendues pour permettre aux p&eacute;riph&eacute;riques de lire et d'&eacute;crire des donn&eacute;es directement depuis la m&eacute;moire, sans passer par le processeur (noter que, contrairement au SCSI, ils ne peuvent pas encore communiquer entre eux, ni m&eacute;moriser plusieurs requ&ecirc;tes d'op&eacute;ration en m&ecirc;me temps). On appelle cette technique le &laquo;&nbsp;DMA&nbsp;&raquo; (abr&eacute;viation de &laquo;&nbsp;Direct Memory Access&nbsp;&raquo;). La vitesse des interfaces IDE est pass&eacute;e r&eacute;cemment de 33 Mhz (Ultra DMA 33) &agrave; 66 MHz (Ultra DMA 66), puis 100 MHz. Cependant, toutes les cartes m&egrave;res ne sont pas encore capables de g&eacute;rer l'interface Ultra DMA 100.</P> <P>Il faut encore mentionner les diff&eacute;rents types de ports de communication pour &ecirc;tre complet. Un port de communication est une interface par laquelle l'ordinateur peut communiquer avec d'autres appareils. L'un des plus vieux ports de communication est le port s&eacute;rie, qui porte ce nom en raison du fait que les donn&eacute;es sont envoy&eacute;es bit apr&egrave;s bit, en s&eacute;rie. Ce port est tr&egrave;s lent, mais tr&egrave;s bon march&eacute;, et surtout absolument standard. Les modems, qui permettent de communiquer via une ligne t&eacute;l&eacute;phonique, se branchent toujours sur des ports s&eacute;rie. Un autre port relativement standard est le port parall&egrave;le. Cette fois, plusieurs bits peuvent &ecirc;tre envoy&eacute;s en m&ecirc;me temps, sur plusieurs c&acirc;bles. La plupart des imprimantes se connectent sur les ports parall&egrave;les. Comme ces ports sont vieillissants (en fait, tout simplement trop lents et pas assez souples), d'autres interfaces ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;es. Le port USB (&laquo;&nbsp;Universal Serial Bus&nbsp;&raquo;) est une forme de port s&eacute;rie moderne, haut d&eacute;bit, permettant de connecter &agrave; chaud jusqu'&agrave; 128 appareils et de les alimenter. Le port FireWire, quant &agrave; lui, est un super port parall&egrave;le, dont les d&eacute;bits sont suffisamment &eacute;lev&eacute;s pour &eacute;changer des donn&eacute;es avec des appareils vid&eacute;o standard (cam&eacute;ra num&eacute;rique et magn&eacute;toscope).</P> <P><BR><BR> </P> <P><A HREF="index.html">Retour &agrave; la page principale</A></P> </BODY> </HTML> 
