<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2//EN"> <HTML> <HEAD>    <TITLE>Enseignement assist&eacute; par ordinateur dans le FLS/FLE</TITLE>    <META NAME="Author" CONTENT="Carole Beroud"> </HEAD> <BODY>  <P><A NAME="haut"></A>[ <A HREF="./">Niveau sup&eacute;rieur</A> ]</P>  <H3 ALIGN=CENTER>R&ocirc;le et place de l'enseignement assist&eacute; par ordinateur dans la didactique du fran&ccedil;ais langue seconde/&eacute;trang&egrave;re</H3>  <CENTER><P>&copy; Carole Beroud &lt;<A HREF="mailto:cberoud@bosshog.arts.uwo.ca">cberoud@bosshog.arts.uwo.ca</A>&gt; (Western)</P></CENTER>  <P> <HR WIDTH="100%"></P>  <P>Le d&eacute;veloppement de l'informatique ayant fait un bond dans la didactique du fran&ccedil;ais langue seconde/&eacute;trang&egrave;re depuis les ann&eacute;es 1980, il est int&eacute;ressant de se demander ce qui a favoris&eacute; cet essor et ce que repr&eacute;sente l'E.A.O. dans la didactique du F.L.S/F.L.E. &agrave; l'heure actuelle. Pour cela, apr&egrave;s une pr&eacute;sentation et une classification des diff&eacute;rents types de didacticiels mis au point jusqu'&agrave; ce jour et une estimation des avantages qu'ils ont apport&eacute;s &agrave; l'enseignement des langues, nous observerons l'utilisation qui est faite &agrave; l'Universit&eacute; de Western Ontario de certains didacticiels dans le cadre des cours de fran&ccedil;ais langue seconde. D'apr&egrave;s ces observations, nous &eacute;valuerons la place et le r&ocirc;le de l'E.A.O. dans l'enseignement du fran&ccedil;ais et cernerons ses avantages mais aussi ses inconv&eacute;nients. Nous nous demanderons enfin quelle place il pourrait tenir dans l'avenir de l'enseignement des langues, et jusqu'o&ugrave; la technique et la machine peuvent remplacer l'homme, le professeur, dans l'apprentissage d'une langue vivante, qui n&eacute;cessite des &eacute;changes entre locuteurs pour r&eacute;pondre &agrave; sa fonction. Cette question constituera la finalit&eacute; de cette communication.<BR> <BR> Tout d'abord, pour comprendre la place prise par l'E.A.O. dans la didactique des langues, il est n&eacute;cessaire de conna&icirc;tre les diverses sortes de didacticiels propos&eacute;s &agrave; l'heure actuelle dans l'enseignement des langues, et pour ce faire nous nous basons sur les classifications op&eacute;r&eacute;es par Diane Paramskas et Solange Guberman dans <I>Mosa&iuml;que III: Tendances et pratiques actuelles en didactique du fran&ccedil;ais langue seconde</I> (1988).</P>  <P>Les didacticiels se classent de deux fa&ccedil;ons: selon le mod&egrave;le adopt&eacute; et selon les activit&eacute;s propos&eacute;es. On trouve quatre mod&egrave;les de didacticiels:</P>  <UL> <LI>les programmes ferm&eacute;s, non modifiables, inspir&eacute;s g&eacute;n&eacute;ralement de l'approche structuro-globale et concentr&eacute;s sur le format du tutorat et des exercices structuraux</LI>  <LI>les programmes semi-ouverts qui offrent un contenu fixe pr&eacute;-&eacute;tabli mais permettent de cr&eacute;er certains exercices en modifiant le contenu de base</LI>  <LI>les matrices, programmes ouverts, qui offrent des le&ccedil;ons mod&egrave;les et des formats d'exercices pr&eacute;-programm&eacute;s permettant &agrave; l'enseignant de cr&eacute;er ses propres exercices</LI>  <LI>les syst&egrave;mes-auteurs, de type interactif, qui permettent &agrave; l'enseignant de programmer ses le&ccedil;ons et ses exercices, et les langages-auteurs qui comprennent un analyseur des r&eacute;ponses des apprenants et de leurs erreurs et qui doit &ecirc;tre mis en ad&eacute;quation par l'enseignant avec la mati&egrave;re enseign&eacute;e</LI> </UL>  <P>Apr&egrave;s avoir eu un aper&ccedil;u des mod&egrave;les de didacticiels, passons maintenant aux activit&eacute;s propos&eacute;es dans ces programmes:</P>  <UL> <LI>les tutoriels pr&eacute;sentent la mati&egrave;re &agrave; apprendre et l'expliquent, ils visent un apprentissage autonome et sont compl&eacute;t&eacute;s par les exerciseurs qui sont en g&eacute;n&eacute;ral des exercices structuraux permettant de ma&icirc;triser et de r&eacute;viser la le&ccedil;on enseign&eacute;e</LI>  <LI>les jeux visent un apprentissage indirect de la grammaire et du vocabulaire</LI>  <LI>la simulation est une mise en situation interactive o&ugrave; l'apprenant doit explorer une situation nouvelle et d&eacute;couvrir un comportement ou une r&eacute;action appropri&eacute;e au stimulus</LI>  <LI>les logiciels-outils (traitement de texte, base de donn&eacute;es, hypertexte) ont pour but de guider l'apprenant dans la composition d'un texte en le laissant circuler dans une base de connaissances d'o&ugrave; il puise des informations pour son apprentissage</LI> </UL>  <P>En fonction de ces apports &agrave; l'enseignement et &agrave; l'apprentissage des langues secondes, quels sont les avantages dont a pu profiter la didactique?</P>  <P>En premier lieu, l'ordinateur lib&egrave;re le professeur d'une certaine charge de travail concernant les exercices et leur correction qui est d&eacute;sormais prise en charge par la machine. De ce fait, l'enseignant peut consacrer plus de temps &agrave; un travail plus personnalis&eacute; avec ses &eacute;l&egrave;ves. Il peut aussi employer la machine dans le cadre de la classe afin de faire travailler ses &eacute;l&egrave;ves en groupe.</P>  <P>Mais l'apport majeur se trouve en faveur de l'apprenant car il avance suivant son propre rythme; l'ordinateur constitue un instrument d'apprentissage personnalis&eacute; qui se met au service de l'&eacute;tudiant et de ses difficult&eacute;s et permet de lutter contre l'&eacute;chec d&ucirc; parfois au manque d'aide apr&egrave;s la classe. L'ordinateur accro&icirc;t l'efficacit&eacute; des exercices en donnant imm&eacute;diatement la correction des erreurs et leur commentaire li&eacute; &agrave; la grammaire. De plus, l'interactivit&eacute; permet l'individualisation du travail et donne &agrave; l'apprenant l'impression qu'un &eacute;change satisfaisant s'instaure entre la machine et lui; mais, pour cela, il faut que la machine soit programm&eacute;e de fa&ccedil;on &agrave; accepter plusieurs r&eacute;ponses possibles si elles sont justes. Enfin, l'auto-&eacute;valuation que permet l'informatique laisse &agrave; l'apprenant la libert&eacute; d'am&eacute;liorer son niveau en recommen&ccedil;ant les exercices autant qu'il le veut, ce qui laisse une bonne part &agrave; l'auto-apprentissage suivant les programmes employ&eacute;s. Les apprenants ont aussi la possibilit&eacute; de travailler en groupes s'ils le d&eacute;sirent, ce qui favorise une fois de plus l'interaction.<BR> <BR> C'est &agrave; partir de ces diverses remarques sur les apports de l'E.A.O. que nous pouvons maintenant pr&eacute;senter l'usage qui en est fait &agrave; l'Universit&eacute; de Western Ontario et en tirer une &eacute;valuation sur sa place et son r&ocirc;le dans l'enseignement du fran&ccedil;ais langue seconde.<BR> L'Universit&eacute; de Western Ontario a inclus l'E.A.O. dans des cours de fran&ccedil;ais de premi&egrave;re et deuxi&egrave;me ann&eacute;es comme travail ind&eacute;pendant effectu&eacute; individuellement par les &eacute;tudiants au laboratoire multi-m&eacute;dia de l'universit&eacute;. Les cours de premi&egrave;re ann&eacute;e comportent un enseignement de la grammaire en corr&eacute;lation avec l'&eacute;tude litt&eacute;raire d'un livre. Le cours de deuxi&egrave;me ann&eacute;e est exclusivement r&eacute;serv&eacute; &agrave; l'enseignement de la grammaire. Pr&eacute;cisons d&egrave;s &agrave; pr&eacute;sent que les deux cours de premi&egrave;re ann&eacute;e tiennent compte du travail fait sur l'ordinateur chaque semaine par une note &agrave; la fin de l'ann&eacute;e, tandis que ce travail est facultatif en deuxi&egrave;me ann&eacute;e, et de ce fait n'a pas les m&ecirc;mes objectifs.</P>  <P>Les didacticiels utilis&eacute;s dans les deux cours de premi&egrave;re ann&eacute;e sont au nombre de trois: deux syst&egrave;mes-auteurs employ&eacute;s dans les deux cours et un programme de simulation utilis&eacute; seulement dans le cours de niveau plus faible et intitul&eacute; <I>Learn to speak French</I> . Les deux syst&egrave;mes-auteurs sont <I>Annotext </I>et <I>Coursebuilder, </I>ils servent &agrave; travailler sur les livres au programme des cours: <I>L'homme dans le placard </I>de Roch Carrier et <I>Les Grandes Mar&eacute;es </I>de Jacques Poulain. </P>  <P><I>Annotext </I>comporte un glossaire fran&ccedil;ais-anglais construit comme un dictionnaire bilingue qui porte sur les mots du texte lu par les &eacute;tudiants. Ils n'ont qu'&agrave; cliquer sur les mots inconnus pour avoir la traduction imm&eacute;diate, ce qui leur fait gagner du temps . Il comporte aussi des annotations ajout&eacute;es par le professeur sur la grammaire ou la narration ou sur d'autres probl&egrave;mes pos&eacute;s par le texte. L'objectif de ce programme est de faciliter la lecture du livre et de la rendre plus agr&eacute;able et plus compr&eacute;hensible pour des &eacute;tudiants de niveau assez faible. Le d&eacute;faut de ce didacticiel est d'avoir un glossaire incomplet puisqu'il est &eacute;tabli par l'enseignant. <BR> <I>Coursebuilder </I>permet au professeur de cr&eacute;er des exercices en rapport avec le texte selon les besoins: exercices de compr&eacute;hension, de vocabulaire, de grammaire, dict&eacute;es. La correction est offerte &agrave; la fin de chaque exercice, ainsi que le score de l'apprenant. Le score final est affich&eacute; &agrave; la fin de tous les exercices portant sur un chapitre du livre. Les &eacute;tudiants ont la possibilit&eacute; de refaire les exercices aussi souvent qu'ils le d&eacute;sirent afin d'am&eacute;liorer leurs scores finaux qui doivent &ecirc;tre remis chaque semaine au professeur. Ces scores permettent de remplacer les quizzes habituellement faits en classe et ainsi de faire gagner du temps au professeur en classe. </P>  <P><I>Learn to speak French </I>est un programme de simulation se passant &agrave; Paris. L'ensemble est constitu&eacute; de trente le&ccedil;ons bas&eacute;es sur des sayn&egrave;tes mettant en sc&egrave;ne un voyageur am&eacute;ricain en France. Chaque chapitre est li&eacute; &agrave; des actes de parole pr&eacute;cis destin&eacute;s &agrave; apprendre &agrave; se d&eacute;brouiller dans la vie quotidienne. De petits films-reportages introduisent les chapitres et l'apprenant peut suivre le commentaire &agrave; l'&eacute;crit en m&ecirc;me temps qu' &agrave; l'oral en faisant appara&icirc;tre le texte s'il le veut. Ce programme comporte des exercices de prononciation, d'&eacute;coute, de compr&eacute;hension, de vocabulaire et de grammaire; il est donc complet pour l'entra&icirc;nement de l'&eacute;tudiant qui peut naviguer entre les activit&eacute;s propos&eacute;es et faire les exercices &agrave; son gr&eacute; en d&eacute;veloppant ses comp&eacute;tences de communication en fran&ccedil;ais. De plus, ce programme ne laisse pas de c&ocirc;t&eacute; l'apprentissage de la culture et de l'histoire fran&ccedil;aise car il est bas&eacute; sur des documents authentiques, les reportages.</P>  <P>Le didacticiel utilis&eacute; en deuxi&egrave;me ann&eacute;e est intitul&eacute; <I>Vid&eacute;o Linguist,</I> c'est aussi un programme de simulation comprenant de petits films-reportages qui portent exclusivement sur la culture fran&ccedil;aise. Ces reportages sont authentiques, pris de la t&eacute;l&eacute;vision fran&ccedil;aise ou francophone, et portent sur des th&egrave;mes comme la mode, la nourriture, l'&eacute;ducation etc. L'objectif est ici la compr&eacute;hension auditive; l'apprenant peut &eacute;couter le film autant de fois que n&eacute;cessaire et a aussi acc&egrave;s au texte &eacute;crit correspondant en fran&ccedil;ais et en anglais. L'apprenant n'est actif que dans le fait qu'il peut r&eacute;p&eacute;ter et enregistrer sa voix. Il manque &agrave; ce niveau des exercices de compr&eacute;hension et d'application du contenu des films; mais rappelons que ce travail est facultatif pour la classe, il est donc destin&eacute; en priorit&eacute; aux &eacute;tudiants faibles qui ont des difficult&eacute;s de compr&eacute;hension.</P>  <P>D'apr&egrave;s ces observations, que peut-on en d&eacute;duire concernant la place de l'E.A.O. dans l'enseignement du fran&ccedil;ais &agrave; l'Universit&eacute; de Western Ontario? </P>  <P>Du point de vue de l'enseignement, il est certain que cela permet un gain consid&eacute;rable de temps si l'on remplace la correction des exercices et les quizzes &agrave; faire en classe par les exercices sur l'ordinateur. De plus, l'enseignant peut motiver le travail personnel de ses &eacute;tudiants en le rendant r&eacute;gulier et obligatoire. Le travail en classe sur l'&eacute;tude du texte litt&eacute;raire est aussi facilit&eacute; puisque les apprenants doivent venir en classe en ayant d&eacute;j&agrave; lu le texte et fait les exercices de compr&eacute;hension correspondants. </P>  <P>Du point de vue de l'apprentissage, il est &agrave; noter que ce travail individuel est un encouragement &agrave; l'autonomie des &eacute;tudiants puisque, une fois arriv&eacute;s &agrave; l'universit&eacute;, ils doivent travailler sans l'aide constante du professeur. Ainsi, ils doivent identifier eux-m&ecirc;mes leurs besoins afin de les combler personnellement. Ces programmes sont b&eacute;n&eacute;fiques car ils incitent &agrave; travailler r&eacute;guli&egrave;rement et &agrave; combler les lacunes qu'on peut avoir &agrave; tout moment de l'apprentissage. </P>  <P>Cependant, il faut tenir compte du fait que l'E.A.O. constitue un travail suppl&eacute;mentaire qui ne rentre pas dans le cadre du travail fait en classe; si cela &eacute;tait le cas, il serait nettement insuffisant &agrave; la quantit&eacute; de travail exig&eacute;e au niveau universitaire dans les cours de langue. D'ailleurs, il serait tr&egrave;s difficile mat&eacute;riellement d'inclure l'ordinateur &agrave; l'int&eacute;rieur de classes de trente personnes en moyenne, &eacute;tant donn&eacute; la charge de travail &agrave; effectuer dans le minimum de temps, et vu que l'E.A.O. est ici employ&eacute; dans le but de faire gagner du temps au professeur en faisant travailler les &eacute;tudiants en dehors de la classe. Il serait dans un proche avenir int&eacute;ressant de mesurer statistiquement les progr&egrave;s faits par les &eacute;tudiants gr&acirc;ce &agrave; l'E.A.O. afin de d&eacute;terminer quantitativement son degr&eacute; d'efficacit&eacute; dans le cadre de l'enseignement universitaire.<BR> <BR> Ces r&eacute;flexions nous am&egrave;nent &agrave; nous demander ce que sera la place de l'E.A.O. dans l'avenir de l'enseignement des langues. Jusqu'o&ugrave; est-il destin&eacute; &agrave; remplacer le travail de classe du professeur? En quoi la didactique doit-elle s'adapter &agrave; cette nouvelle voie d'enseignement? Quels doivent &ecirc;tre les principes de cette nouvelle didactique?</P>  <P>En premier lieu, on constate que l'essor de l'E.A.O. dans l'enseignement classique des langues permet aux &eacute;tudiants d'apprendre de fa&ccedil;on plus autonome par rapport &agrave; la notion de classe. De ce fait, le r&ocirc;le de l'enseignant passe de d&eacute;tenteur du savoir &agrave; celui de conseiller, de guide lorsque l'ordinateur est employ&eacute; en situation de classe. Il perd ainsi une partie de son &quot;autorit&eacute;&quot;, de son aspect de ma&icirc;tre, remplac&eacute; par la machine qui d&eacute;tient le savoir et le pouvoir. Mais peut-on se passer d'un professeur pour autant? La machine peut-elle acc&eacute;der &agrave; ce r&ocirc;le, le revendiquer? Il semble difficile d'affirmer cette prise de position m&ecirc;me si aujourd'hui les didacticiels d'apprentissage autonome et ind&eacute;pendant se d&eacute;veloppent &agrave; un rythme tr&egrave;s soutenu. L&agrave; o&ugrave; la machine fait gagner du temps &agrave; l'apprenant, elle perd de la p&eacute;dagogie et de la facult&eacute; d'adaptation du professeur &agrave; la situation d'enseignement et au public-cible. C'est pourquoi il appara&icirc;t que la meilleure fa&ccedil;on d'enseigner et d'apprendre est de concilier l'informatique aux besoins du professeur et de l'apprenant, comme outil et non comme ma&icirc;tre. </P>  <P>C'est dans ce contexte que s'est d&eacute;velopp&eacute;e une nouvelle didactique prenant en compte l'int&eacute;gration de l'outil informatique dans l'enseignement traditionnel de la classe. Notons que cette int&eacute;gration n'est pas encore &agrave; l'ordre du jour pour tous les cours de niveau universitaire mais qu'elle est appliqu&eacute;e &agrave; l'&eacute;cole primaire et secondaire. Ceci a entra&icirc;n&eacute; une r&eacute;novation des m&eacute;thodes et parfois des contenus d'enseignement ainsi que l'&eacute;laboration de strat&eacute;gies adapt&eacute;es &agrave; la situation d'ensemble de l'environnement p&eacute;dagogique. En effet, l'enseignant doit d&eacute;sormais dessiner les activit&eacute;s d'apprentissage de fa&ccedil;on &agrave; ce que l'ordinateur compl&egrave;te l'enseignement de la classe et que son utilisation soit utile et justifi&eacute;e dans le cadre du cours. Pour cela, il doit se familiariser avec les didacticiels employ&eacute;s afin de les utiliser facilement et cr&eacute;er de nouvelles activit&eacute;s sans difficult&eacute; de programmation. </P>  <P>Mais il doit au pr&eacute;alable &ecirc;tre capable d'&eacute;valuer les comp&eacute;tences d'un didacticiel en le testant et en se posant des questions sur les crit&egrave;res de langue, d'utilisation et d'instruction. Pour ce faire, une liste d'&eacute;valuation comprenant des questions relatives &agrave; ces crit&egrave;res a &eacute;t&eacute; mise au point par Peters, David et Eddins d&egrave;s 1981 dans <I>A Planning Guide to Successful Computer Instruction.</I> Cette liste peut aider le professeur dans son &eacute;valuation p&eacute;dagogique de l'outil dont il compte se servir. </P>  <P>Il convient aussi de remarquer que le fait de choisir et de manipuler les didacticiels et les programmes informatiques n&eacute;cessite un apprentissage pr&eacute;alable qui n'est pas encore &agrave; l'ordre du jour dans la formation des professeurs de langues, ou du moins qui n'est pas encore assez r&eacute;pandue &agrave; l'heure actuelle. Dans ce domaine, l'auto-formation des professeurs pr&eacute;vaut encore, mais il para&icirc;t n&eacute;cessaire de l'int&eacute;grer au niveau acad&eacute;mique, &eacute;tant donn&eacute; la place grandissante des outils informatiques &agrave; tous les niveaux de l'enseignement. Quant &agrave; la place de l'E.A.O. en milieu universitaire, comme il n'est pas int&eacute;gr&eacute; dans le cours traditionnel pour le moment, la formation des professeurs exige moins de pr&eacute;paration, si ce n'est celle n&eacute;cessaire &agrave; la constitution de programmes sp&eacute;cialis&eacute;s comme les syst&egrave;mes-auteurs employ&eacute;s pour la lecture d'oeuvres litt&eacute;raires. De mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, il en ressort que l'E.A.O. exige de la part de l'enseignant une facult&eacute; d'adaptation &agrave; l'outil informatique pour en permettre une utilisation optimale par l'apprenant.<BR> <BR> En conclusion, que retiendrons-nous de cette communication? Tout d'abord, nous avons voulu montrer la place et le r&ocirc;le grandissants de l'E.A.O. dans l'enseignement traditionnel de la classe &agrave; tous les niveaux pour mettre &agrave; jour les relations qui s'installent entre l'outil informatique, le professeur et l'&eacute;tudiant, le dialogue devenant un &eacute;change &agrave; trois o&ugrave; l'enseignant est l'alli&eacute; de l'apprenant face &agrave; la machine. Cette observation nous am&egrave;ne &agrave; repenser le r&ocirc;le du professeur sous un nouveau jour puisque l'int&eacute;gration de l'informatique dans la didactique des langues a engag&eacute; l'enseignant dans la voie d'une nouvelle didactique &agrave; laquelle il doit s'adapter. D&eacute;sormais, l'enseignant ne peut plus se passer de l'outil informatique qui lui apporte efficacit&eacute; et rapidit&eacute;, mais ce dernier ne peut se passer non plus de la pr&eacute;sence du professeur qui reste le &quot;chef d'orchestre&quot; de la classe et qui manipule les didacticiels et les programmes suivant ses besoins et ceux de ses &eacute;tudiants. Au niveau universitaire, il reste &agrave; int&eacute;grer pleinement cet outil comme cela a &eacute;t&eacute; fait au niveau scolaire (cela est-il possible &eacute;tant donn&eacute; les contraintes plus lourdes et l'enseignement plus acad&eacute;mique?); mais il n'en reste pas moins &eacute;vident que l'E.A.O. permet &agrave; l'enseignement d'&ecirc;tre plus performant et rapide et &agrave; l'apprentissage d'&ecirc;tre plus motivant et autonome. </P>  <P> <HR WIDTH="100%"></P>  <CENTER><P>[ <A HREF="#haut">haut</A> | <A HREF="./">Niveau sup&eacute;rieur</A> ]</P></CENTER>  </BODY> </HTML> 
