<HTML> <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 2.0 Mac">   <TITLE>Ren&eacute; Berger - Jusqu'o&ugrave; ira votre ordinateur?</TITLE> </HEAD> <BODY bgcolor="#FFFFFF"> <P>Le kiosque du Gymnas de Morges - <a href="../Welcome.html">www.gymnase-morges.ch</a></P> 		<p><STRONG><FONT SIZE=+1>Quelques &eacute;l&eacute;ments de r&eacute;flexions sur l'informatique, </FONT></STRONG><FONT SIZE=+1><BR CLEAR="ALL"> 				<STRONG>tir&eacute;s du livre de Ren&eacute; Berger &quot;Jusqu'o&ugrave; ira votre ordinateur&quot;<BR> 				</STRONG></FONT></p> 		<P><B><FONT SIZE=+1>A propos de l'auteur </FONT></B></P>  <P><A HREF="mailto:berger@uliis.unil.ch">Ren&eacute; Berger</A> est docteur &egrave;s lettres de l'Universit&eacute; de Paris (Sorbonne), professeur honoraire de l'Universit&eacute; de Lausanne, professeur &agrave; l'Ecole des beaux-arts, ancien directeur-conservateur du Mus&eacute;e des beaux-arts, pr&eacute;sident d'honneur de l'Association internationale des critiques d'art et de l'Association internationale pour la vid&eacute;o dans les arts et la culture, expert consultant aupr&egrave;s de l'Unesco et du conseil de l'Europe.<BR> </P>  <P><B><FONT SIZE=+1>A propos de son livre </FONT></B></P>  <P>Ren&eacute; Berger s'interroge sur l'&eacute;mergence de ce qu'il appelle une <CITE>technoculture</CITE> . Il tente d'analyser au regard du pass&eacute; et du pr&eacute;sent la situation de changement acc&eacute;l&eacute;r&eacute; qui caract&eacute;rise notre soci&eacute;t&eacute;, et il s'attache &agrave; d&eacute;gager quelques lignes de force des mutations sociale, culturelle et scientifique induites par l'informatique..<BR> <HR ALIGN=LEFT><p></P>  <P><B><FONT SIZE=+1>Quelques extraits, en guise de r&eacute;sum&eacute; </FONT></B></P>  <P><B>chap. 1 En passant par la pipe de Magritte</B></P>  <P>p. 29 De nos jours, le champ de la civilisation a cess&eacute; d'&ecirc;tre unitaire. L'&eacute;clatement se manifeste par la division en sous-champs, politique, social, &eacute;conomique, techno-scientifique, culturel dont chacun tend &agrave; l'autonomie, &agrave; l'autosuffisance, &agrave; l'autofinalit&eacute;. Id&eacute;es, croyances, valeurs multiplient leurs divergences sans crainte ni souci des contradictions.<BR> </P>  <P><B>chap. 2 Du Sina&iuml; &agrave; la nouvelle alliance</B></P>  <P>p. 49 C'est de l'interaction des facteurs techniques et &eacute;conomique que na&icirc;t et se d&eacute;veloppe la soci&eacute;t&eacute;, compe tenu d'un troisi&egrave;me facteur, non moins actif, le facteur politique.<BR> p. 50 A ces trois facteurs, il conviendrait d'en ajouter un quatri&egrave;me: la science, . Mais c'est &agrave; la technologie, qui en proc&egrave;de, que le monde actuel doit sa physionomie, <BR> p. 54 Acheter un billet d'avion ou un ordinateur n'est pas affaire simplement d'argent, d'utilit&eacute; ou de besoin; c'est contracter des modes d'agir, de penser, de sentir qui rompent avec nos structures mentales ant&eacute;rieures et transforment &agrave; la fois notre sens de l'espace et celui du temps. En s'&eacute;tendant &agrave; l'aire du monde, le D&eacute;veloppement suscite un nouveau type de soci&eacute;t&eacute;, un nouveau type de culture, un nouveau syst&egrave;me de valeurs!<BR> </P>  <P><B>Chap 3 La travers&eacute;e des esp&egrave;ces</B></P>  <P>p. 80 En tant que <CITE>m&eacute;diateur</CITE> , l'outil est en effet une mani&egrave;re de programmer l'action et donc la pens&eacute;e.<BR> p. 81 La soci&eacute;t&eacute; technologique dans laquelle nous sommes entr&eacute;s non seulement &eacute;tend les dimensions du groupe et du territoire, mais se fonde sur une &eacute;conomie de production qui met en oeuvre toutes les ressources de la science et des techniques C'est ainsi que la coop&eacute;ration originelle a fait place &agrave; une comp&eacute;tition dont l'esprit se retrouve &agrave; tous les niveaux. Le mythe et la magie tendent &agrave; dispara&icirc;tre au profit des proc&eacute;dures rationnelles qu'inspirent tant la science que la technologie et qui en retour inspirent une valorisation rationnelle du savoir et du &quot;progr&egrave;s&quot;. Chacun de nous est donc un <CITE>mixte</CITE> qui allie, d'une part, l'individu que nous sommes de notre naissance &agrave; notre mort, de l'autre, la soci&eacute;t&eacute; &agrave; laquelle nous appartenons et que nous int&eacute;riorisons, au-del&agrave; du nombre, comme unit&eacute; transindividuelle. Au sens large, la culture est le processus de socialisation qui transforme les individus isol&eacute;s en agents ou en partenaires du syst&egrave;me social.<BR> p. 83 L'&quot;harmonie&quot;, mod&egrave;le de la soci&eacute;t&eacute; id&eacute;ale, est d'autant plus difficile &agrave; atteindre que l'accent se d&eacute;place vers l'efficacit&eacute; de la production que seuls peuvent assumer ceux qui disposent des technologies avanc&eacute;es et qui savent s'en servir jusqu'&agrave; les imposer &agrave; tous.<BR> La culture est-elle en mesure de relever le d&eacute;fi d'une soci&eacute;t&eacute; en mutation?<BR> p. 84 Quel est le prix &agrave; payer pour que notre soci&eacute;t&eacute; s'&eacute;tablisse de plain-pied dans cette &egrave;re et cet espace nouveaux qui commencent d&eacute;j&agrave; &agrave; rendre le pass&eacute; m&eacute;connaissable et l'avenir, il faut bien l'avouer, inqui&eacute;tant?<BR> </P>  <P><B>Chap. 4 Arts et m&eacute;dias</B></P>  <P>p. 90 Affect&eacute; par la mouvance de notre temps, <CITE>l'usage lui-m&ecirc;me est en devenir. </CITE>La situation stable qui le l&eacute;gitimait nagu&egrave;re a fait place &agrave; une situation instable dont l'effet est une remise en question permanente non seulement des contenus, non seulement de la terminologie, mais des modes de structuration des uns et des autres.<BR> p. 91 En revanche, la situation mouvante qui est la n&ocirc;tre, en minant la notion de limite, appelle une m&eacute;thode diff&eacute;rente qu'on peut sch&eacute;matiquement d&eacute;signer du terme syst&eacute;mique/&eacute;nerg&eacute;tique <BR> La cons&eacute;quence est qu'on convient, plut&ocirc;t que d'&eacute;tudier les &eacute;l&eacute;ments ou le syst&egrave;me en eux-m&ecirc;mes, de prendre en compte leurs interactons en fonction de la situation complexe dans laquelle elles se produisent <BR> Chaque agent y joue un r&ocirc;le d'autant plus complexe qu'il entre en interaction avec tous les autres. De surcro&icirc;t, chacun d'eux dispose de pouvoirs- d'o&ugrave; le terme <CITE>&eacute;nerg&eacute;tique</CITE> - qui donnent au syst&egrave;me des physionomies diff&eacute;rentes selon les aires dans lesquelles il fonctionne.<BR> p. 96 &quot;La technique n'est ni bonne ni mauvaise; tout d&eacute;pend de l'usage qu'on en fait.&quot;<BR> Cette vue na&iuml;ve, qui dissimule mal la bonne conscience de la niaiserie, a &eacute;t&eacute; mise en pi&egrave;ces par l'affirmation radicale de McLuhan: &quot;The medium is the message.&quot; Sans doute est-il all&eacute; trop loin, mais le propos vaut mieux qu'une boutade. De fa&ccedil;on &eacute;vidente, tout medium &eacute;tant un processus de m&eacute;diatisation, irr&eacute;ductible &agrave; une simple transmission, il s'ensuit que doit &ecirc;tre prise en compte dans toute communication la nature m&ecirc;me du medium qui la met en oeuvre <BR> A partir de l&agrave;, on peut se demander -et pour moi la r&eacute;ponse ne fait pas de doute- si les changements technologiques, en modifiant les conditions de notre existence, ne sont pas &agrave; l'origine de formes nouvelles &agrave; partir desquelles nous voyons et consid&eacute;rons les choses de mani&egrave;re diff&eacute;rente.<BR> p. 99 train, auto, avion sont des m&eacute;dias de transport. Tous les v&eacute;hicules modernes sont en effet non seulement des moyens de transport ou de d&eacute;placement, mais des agents qui influent sur nos conduites et qui m&eacute;tamorphosent notre environnement L'extension doit m&ecirc;me aller plus loin et comprendre le nouveau medium de traitement qu'est l'ordinateur. En effet, celui-ci est plus qu'une machine &agrave; communiquer; il est devenu et ne cesse de devenir toujours plus une machine &agrave; simuler les processus de la pens&eacute;e.<BR> </P>  <P><B>Chap. 5 L'ordinateur entre en sc&egrave;ne</B></P>  <P>p. 107 La tradition et le savoir-faire ne suffisent plus. Les hommes d'Etat eux-m&ecirc;mes, quels que soient les r&eacute;gimes, proclament d'une m&ecirc;me voix avec l'Hamlet &eacute;lectronique: innover ou p&eacute;rir <BR> p. 110 Plus rien n'&eacute;chappe &agrave; l'ordinateur, ni de la guerre des &eacute;toiles, ni de la machine &agrave; laver programmable, ni du t&eacute;l&eacute;gramme musical: &quot;Happy birthday to you!&quot; L'avenir sera &eacute;lectronique ou ne sera pas Les techniciens foncent, les politiciens s'impatientent ou freinent; le corps enseignant se t&acirc;te; le grand public h&eacute;site: quel ordinateur acheter? Pour quoi faire?<BR> p. 111 A la diff&eacute;rence du miroir qui, &agrave; ce que nous a appris Lacan, &eacute;tablit l'enfant dans sa premi&egrave;re identit&eacute; pour donner &agrave; l'adulte, par-del&agrave; sa complaisance au narcissisme, le sens du r&eacute;alisme et donc le respect du reflet, l'&eacute;cran de l'ordinateur, &agrave; l'instar du ruban de Moebius, hybride l'int&eacute;rieur et l'ext&eacute;rieur: les pens&eacute;es humaines s'y manifestent sous la forme de programmes, comme s'il &eacute;tait d&eacute;sormais possible de visualiser ce qui semblait encore scell&eacute; nagu&egrave;re dans notre for int&eacute;rieur <BR> p. 113 L'ordinateur stocke, g&egrave;re, simule, joue, seul ou avec des partenaires; il pilote trains, avions, machines, usines, robots; il transforme le bureau, la recherche, les sciences; il assiste l'inventeur, l'&eacute;diteur, l'ing&eacute;nieur, le concepteur; il am&eacute;nage bases et banques de donn&eacute;es; il multiplie les services en tous genres. Il devient, comme le disait Protagoras de l'homme, la mesure de toute chose.<BR> p. 120 A l'&eacute;vidence, il n'est bient&ocirc;t plus rien qui ne soit con&ccedil;u trait&eacute; et v&eacute;cu en dehors de la machine polymorphe et polyvalente dont l'ordinateur est devenu &agrave; la fois la &quot;t&ecirc;te chercheuse&quot;, le &quot;moteur universel&quot; et le &quot;mod&egrave;le r&eacute;f&eacute;rentiel&quot; <BR> Jusqu'&agrave; une &eacute;poque r&eacute;cente, les circuits d'int&eacute;gration &eacute;taient les traditions, les croyances, les moeurs, les rites, les c&eacute;r&eacute;monies, les institutions, l'&eacute;ducation, aujourd'hui en voie d'&eacute;clatement. L'&eacute;lectronique a pris le relais En sch&eacute;matisant &agrave; l'extr&ecirc;me, on peut dire que le monde contemporain est fondamentalement orient&eacute; et d&eacute;termin&eacute; par l'Action. Contrairement &agrave; d'autres civilisations qui ont fait une place importante &agrave; la m&eacute;ditation, &agrave; la contemplation, au r&ecirc;ve, il n'est pratiquement rien aujourd'hui qui n'existe en dehors d'elle.<BR> </P>  <P><B>Chap. 6 Machine ou m&eacute;tamachine, l'aventure des multi-dimensions</B></P>  <P>p. 132 Croyances et convenances disposent des comportements comme le trac&eacute; cartographique dispose du territoire. Au contraire, l'information calque sa d&eacute;marche sur le changement, si possible au moment et l&agrave; o&ugrave; il a lieu. Cette tendance si caract&eacute;ristique de notre &eacute;poque entra&icirc;ne la multiplication et l'acc&eacute;l&eacute;ration des techniques de l'information comme si le but ultime &eacute;tait de rendre compte de tout, partout et dans l'instant.<BR> p. 138 Il semble bien que l'ordinateur <CITE>s'ouvre au-del&agrave; de l'instrumental</CITE> au point qu'il ne para&icirc;t pas excessif de parler de <CITE>m&eacute;tamachine</CITE> , voire de <CITE>m&eacute;tainstrumentalit&eacute;</CITE> , par quoi il faut entendre que l'ordinateur d&eacute;bouche sur une dimension autre, ou plut&ocirc;t sur des <CITE>dimensions autres</CITE> ?<BR> </P>  <P><B>Chap. 7 L'ordinateur aux confins de la toute-simulation.</B></P>  <P>p. 160 L'informatisation, dont on croit encore qu'elle est une cons&eacute;quence de la r&eacute;volution industrielle, est peut-&ecirc;tre en train de produire <CITE>sa</CITE> r&eacute;volution, celle qui guette aux portes du prochain mill&eacute;naire.<BR> p. 161 D'autant que l'informatique reprend en compte, mais en en multipliant les pouvoirs et les effets quasiment &agrave; l'infini, l'une des d&eacute;marches les plus fondamentales de l'esprit humain, le besoin de conna&icirc;tre et de savoir. On peut en effet dire qu'au-dessus de la strat&eacute;gie utilis&eacute;e &agrave; des fins soit militaires, soit commerciales, se situe ce qu'on pourrait appeler la <CITE>strat&eacute;gie de l'&eacute;pist&eacute;mologie</CITE> &agrave; laquelle l'ordinateur donne l'une des expressions les plus int&eacute;ressantes sous la forme de simulation: &eacute;tant donn&eacute; telle situation, tel ph&eacute;nom&egrave;ne, tel probl&egrave;me, comment est-il possible de le re-produire ou plut&ocirc;t comment est-il possible d'en construire un mod&egrave;le qui, compte tenu d'une part des &eacute;l&eacute;ments connus et de leurs variations, de l'autre des &eacute;l&eacute;ments probables, enfin des &eacute;l&eacute;ments non connus, permette de le faire fonctionner au plus pr&egrave;s de la r&eacute;alit&eacute;.<BR> p. 169 Il est possible de d&eacute;gager un certain nombre de faits de port&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale qui sont autant d'indices de ce qui change:<BR> </P>  <OL>   <LI>L'informatique n'est pas purement affaire de service technique: les   m&eacute;thodes, les mod&egrave;les, les proc&eacute;dures qu'elle emploie   articulent le r&eacute;el en fonction de son optique et de son cadre de   r&eacute;f&eacute;rence;<BR>      <LI>les op&eacute;rations auxquelles elle proc&egrave;de pour traiter les   donn&eacute;es ont un pouvoir r&eacute;ifiant qui &agrave; la fois d&eacute;termine   des cat&eacute;gories et engendre une terminologie sp&eacute;cifiques;<BR>      <LI>ceux qui recourent r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; l'ordinateur   voient leurs probl&egrave;mes progressivement prendre la forme correspondant   au type de traitement et de r&eacute;solution qui est le sien;<BR>      <LI>ce faisant, ils contractent une mentalit&eacute; qui les retranche   de certaines formes de pens&eacute;e plus complexes mais qui leur donne   en revanche une plus grande efficacit&eacute; dans l'action.<BR>    </OL>  <P>p. 177 La question qui se pose finalement est celle-ci: sommes-nous assujettis &agrave; l'environnement toujours plus riche, plus complexe, plus fexible, plus attirant, plus fascinant que nous construit la technologie, corne d'abondance intarissable qui jette &agrave; profusion produits et services &agrave; tous les coins de l'horizon?<BR> </P>  <P><B>Chap. 8 Certitudes, espoirs, risques, de la cr&eacute;ativit&eacute; &agrave; la cr&eacute;ation, une mutation en perspective?</B></P>  <P>p. 185 Trois certitudes:<BR> - Nous sommes engag&eacute;s dans une aventure sans pr&eacute;s&eacute;dent, sans r&eacute;pit, sans garde-fou, peut-&ecirc;tre sans limite.<BR> - Il est devenu impossible de dresser un tableau g&eacute;n&eacute;ral de la mutation en cours.<BR> - Il nous appartient de contribuer &agrave; l'&eacute;lucidation dont notre &eacute;poque et nous-m&ecirc;mes avons besoin. Le recours aux experts est utile; il ne suffit pas.<BR> p. 186 Peut-on imaginer qu'une soci&eacute;t&eacute; fond&eacute;e comme la n&ocirc;tre sur la puissance croissante de la technologie voie &eacute;merger des valeurs nouvelles &agrave; partir du type de r&eacute;gulation qui s'&eacute;labore par l'interface de l'homme et de la machine?<BR> p. 187 Ainsi, de m&ecirc;me qu'on parle du &quot;g&eacute;nie&quot; d'une langue, par quoi on entend que le fran&ccedil;ais, l'anglais et le russe ont chacun leur originalit&eacute; et leur fa&ccedil;on de s'exprimer, de m&ecirc;me on est aujourd'hui en droit de parler d'un &quot;g&eacute;nie&quot; informatique: l'ordinateur manifeste en effet de plus en plus sa capacit&eacute; d'innover, bref, de faire preuve de cr&eacute;ativit&eacute;.<BR> p. 190 L'informatique, plus largement les techniques digitales, plus largement encore les nouvelles technologies sont-elles r&eacute;duites aux usages et aux pratiques en cours, ou sont-elles susceptibles d'aborder d'autres parties de la r&eacute;alit&eacute;, tel le monde de l'art, plus largement le monde des valeurs, le seul semble-t-il, de donner orientation et sens &agrave; notre action?<BR> p. 192 Distinction entre cr&eacute;ativit&eacute; et cr&eacute;ation:<BR> - La premi&egrave;re rel&egrave;ve de l'aptitude de l'esprit &agrave; produire des formes nouvelles, aptitudes que j'ai propos&eacute; d'&eacute;tendre au monde des machines, en particulier &agrave; l'ordinateur <BR> - D'autre part, la cr&eacute;ation, hors de son contexte biblique, implique un type de changement qui sort du syst&egrave;me &eacute;tabli pour en proposer un autre, par exemple celui de l'art.<BR> p. 198 A propos du &quot;computer art&quot;:<BR> Tel un champ de forces, ce quelque chose d&eacute;vie une partie de l'informatique de <CITE>l'imp&eacute;ratif de la production</CITE> pour l'orienter vers <CITE>l'appel &agrave; la cr&eacute;ation</CITE> , en l'occurrence artistique, qui rel&egrave;ve globalement du monde des valeurs.<BR> p. 199 Dans sa courte existence, il est d&eacute;j&agrave; notable que l'informatique ait fait preuve d'une vitalit&eacute; sans &eacute;quivalent dans aucun domaine, ni dans le pass&eacute;, ni dans le pr&eacute;sent. Force est donc de lui reconna&icirc;tre une cr&eacute;ativit&eacute; hors du commun <BR> La connaissance fournie &agrave; l'ordinateur sous forme d'algorithmes, d'heuristiques, de langages, de programmes, de proc&eacute;dures, est fondamentalement positiviste, comme l'est de son c&ocirc;t&eacute; la connaissance qu'il fournit. Les champs d'application ont beau se multiplier &agrave; l'infini, ou presque, c'est toujours la m&ecirc;me logique de la computation qui est &agrave; l'oeuvre. De fait, elle est tellement adapt&eacute;e &agrave; notre &eacute;poque qu'on finit par la prendre pour la seule possible.<BR> p. 200 La question: l'informatique peut-elle continuer telle que nous la connaissons?<BR> p. 201 Dans leur conception actuelle, les ordinateurs arrivent &agrave; un cul-de-sac. Il est donc n&eacute;cessaire et urgent de les &quot;humaniser&quot; en faisant d'eux, non seulement des instruments efficaces ou des agents soumis, mais de v&eacute;ritables &quot;partenaires&quot;.<BR> l'informatique a jusqu'ici r&eacute;duit l'Univers &agrave; son propre &quot;univers&quot;, il est d&eacute;sormais temps qu'elle fasse un pas de plus Aucune <CITE>Weltanschauung</CITE> ne se r&eacute;duit jamais &agrave; une collection de faits ou de donn&eacute;es; elle implique toujours <CITE>un sens</CITE> que les soci&eacute;t&eacute;s d&eacute;veloppent au cours de leur histoire et qui &eacute;claire simultan&eacute;ment leur existence au monde et la nature des liens qui unit leurs membres entre eux.<BR> p. 207 L'activit&eacute; des artistes contemporains qui oeuvrent avec les nouvelles techniques se distingue fondamentalement de l'activit&eacute; techno-commerciale qui envahit le monde. L'une et l'autre ont beau recourir aux m&ecirc;mes instruments, souvent aux m&ecirc;mes proc&eacute;dures, leurs finalit&eacute;s respectives diff&egrave;rent.<BR> Tant que nous en restons &agrave; une conception strat&eacute;gique de l'informatique, nous nous enfermons dans un univers positiviste qui finit, l'effet des renforcements aidant, par &eacute;riger le Positivisme en syst&egrave;me auto-suffisant.<BR> p. 209 Si l'informatique s'en tenait l&agrave;, elle n'aboutirait gu&egrave;re qu'&agrave; faire de nous, au pis des automates perfectionn&eacute;s, au mieux des sosies de &quot;Monsieur Teste&quot; de Val&eacute;ry, pour qui il n'est rien que de mental. Tout exc&egrave;s de positivisme, d&ucirc; &agrave; l'emploi exclusif d'une technique asservie &agrave; une seule fin, d&eacute;bouche n&eacute;cessairement sur le totalitarisme, pat&ucirc;re de toutes les id&eacute;ologies.<BR> Le voeu de voir l'informatique s'acheminer vers une axiologie n'est donc pas vain.<BR> p. 210 C'est une chose de subir la machine comme destin; c'en est une autre d'apprendre &agrave; vivre avec elle.</P>  <P><HR ALIGN=LEFT><BR> <BR CLEAR="ALL"><B>L'avis d'Albert Schweitzer sur la notion du progr&egrave;s</B><p></P>  <P><BR> Quel progr&egrave;s ce serait si, en les circonstances actuelles, chacun de nous consacrait tous les soirs trois minutes &agrave; contempler pensivement les plan&egrave;tes sans fin du ciel &eacute;toil&eacute; et si, en suivant un enterrement, nous r&eacute;fl&eacute;chissions aux &eacute;nigmes de la mort au lieu de d&eacute;ambuler, la t&ecirc;te vide, derri&egrave;re le cercueil.<BR> <BR> Albert Schweitzer</P>  <P>&nbsp;</P> 		<P ALIGN=CENTER>&nbsp;</P> 		<div align="center"> 			<table width="450" border="10" cellspacing="4" cellpadding="2" bgcolor="#000000" align="center"> 				<tr> 					<td> 						<div align="center"> 							<script language="JavaScript">function          DoMenuWindowTop(theMenu) { var d =          theMenu.options[theMenu.selectedIndex].value; if (d == "")          {} else { window.top.location.href = d }          theMenu.selectedIndex=0;} </script> 							<script language="JavaScript">function          DoMenuWindowBlank(theMenu) { var d =          theMenu.options[theMenu.selectedIndex].value; if (d == "")          {} else { open(d) } theMenu.selectedIndex=0;} </script> 						</div> 						<form method="POST"> 							<div align="center"> 								<p><select name="m5" size="1" onchange="DoMenuWindowTop(this);" language="JavaScript"> 										<option selected value>Acc&egrave;s direct :&nbsp;</option> 										<option>---</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/">Accueil</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Teleenseignement.html">E-learning</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Tele.html">T&eacute;l&eacute;chargement</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Qui.html">Pr&eacute;sentation</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Projets.html">Projets</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Prof.html">Les ma&icirc;tres</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Serveurs_edu.html">2'300 liens</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Robots.html">Robots</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Serveurs.html">Web Education</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/MPC1.html">MPC</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/EDD.html">Les sections</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/ApresGymn.html">Et apr&egrave;s?</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Branches.html">Les mati&egrave;res</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Annee.html">Le calendrier</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Marcelin.html">Marcelin 2002</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/aumonerie.html">Aum&ocirc;nerie</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Admission/Infos.html">Admission</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/kiosque.html">Le kiosque</option> 										<option value="http://www.gymnase-morges.ch/docs/Allem.html">EAO-allemand</option> 									</select></p> 							</div> 						</form> 					</td> 				</tr> 			</table> 		</div> 		<P> 		<p align="center"><!--DEBUT GOLD WEBORAMA-->    <script language="javascript">  webonopub_ok=0;</script>   <script language="javascript" src="http://script.weborama.fr/nopub.js"></script>   <script>  if(webonopub_ok==1){webo_nopub(15509);}</script>   <!--FIN GOLD WEBORAMA-->  <p align="center"><!-- Mon compteur de vote Weborama --> <font color="#191970"><a href="http://vote.weborama.fr/fcgi-bin/vote.fcgi?15509" target="_top"><b>Votez    pour ce site au Weborama</b></a> </font><b><!-- fin de mon code--> </b><!-- fin de mon code-->  <P ALIGN=CENTER>&nbsp; </BODY> </HTML> 
