<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="keyword" content="papier, fabrication du papier">    <meta name="description" content="Processus de fabrication du papier, du bois  la feuille de papier">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.7 [en] (X11; I; Linux 2.2.12 i586) [Netscape]">    <meta name="AUTHOR" content="RABASSO Nicolas">    <title>le Papier</title> </head> <body text="#000000" bgcolor="#FFFFFF" link="#0000EF" vlink="#51188E" alink="#FF0000"> <table BORDER=0 CELLSPACING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#FF6600" NOSAVE > <tr NOSAVE> <th COLSPAN="3" NOSAVE><b><i><font color="#FFFFFF"><font size=+4>Le papier</font></font></i></b></th> </tr>  <tr NOSAVE> <th><form><select name="liens" size="1" onChange="top.location=liens.options[liens.selectedIndex].value"><option selected value="#hist">Historique</option><option value="#matprem">Mati&egrave;res premi&egrave;res</option><option value="#schema1">P&acirc;te &agrave; papier</option><option value="#schema1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sch&eacute;ma</option><option value="#traitements">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Traitements</option><option value="#bave">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Collage</option><option value="#machine" >Machine &agrave; papier</option><option value="#filigrane">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Filigrane</option><option value="#encre">R&eacute;sultat de la pr&eacute;paration</option><option value="#encre">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Encres</option><option value="#acidite">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Vieillissement</option><option value="#resistance">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; R&eacute;sistance</option><option value="#utilisations">Utilisations du papier</option><option value="#stats">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Statistiques</option><option value="#biblio">Bibliographie</option></select></form></th>  <th>Mise &agrave; jour le 15/10/2001</th>      <th>Ecrivez-moi : <a href="mailto:nico911@numericable.fr">nico911@numericable.fr</a></th> </tr> </table>  <p><a NAME="hist"></a><font size=+1>Historique</font> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le papier est n&eacute; d'une n&eacute;cessit&eacute; d'inventer un support pour l'&eacute;criture. Au d&eacute;but, l'homme des cavernes &eacute;crivait sur la pierre, il avait alors d&eacute;couvert une forme d'encre, mais pas encore un support. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce sont les &eacute;gyptiens qui vont inventer le papier, le plus proche de celui que l'on conna&icirc;t aujourd'hui : le papyrus. C'est un mat&eacute;riau l&eacute;ger, renouvelable (car il est r&eacute;utilis&eacute; et qu'il provient d'une plante qui pousse r&eacute;guli&egrave;rement). Malheureusement, les inconv&eacute;nients sont assez nombreux : la pr&eacute;paration est assez d&eacute;licate et co&ucirc;teuse, on &eacute;crit que sur un seul c&ocirc;t&eacute;, il se d&eacute;grade &agrave; l'humidit&eacute;, et est mang&eacute; par les insectes, mais surtout il ne peut pas &ecirc;tre pli&eacute;, il doit &ecirc;tre conserv&eacute; en rouleaux. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Outre le papyrus, il y a aussi le Parchemin, cr&eacute;&eacute; pour faire face &agrave; la p&eacute;nurie du papyrus, il est obtenu &agrave; partir de la peau d'animaux morts (ch&egrave;vre, mouton, veau), les meilleures pi&egrave;ces provenant de veaux mort-n&eacute;s. Ses avantages : on trouve la mati&egrave;re premi&egrave;re partout, il est r&eacute;sistant, on peut &eacute;crire des deux cot&eacute;s, et s'efface facilement. Inconv&eacute;nients : le co&ucirc;t de fabrication est tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;, car il faut beaucoup de temps pour pr&eacute;parer le support, et beaucoup de temps pour copier le livre (travail qui peut prendre plus d'une ann&eacute;e). <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Plus tard sera invent&eacute; la premi&egrave;re p&acirc;te &agrave; papier &agrave; partir de vieux chiffons, d'&eacute;corces et de filet r&eacute;duits en bouillies. Les avantages et les inconv&eacute;nients sont ceux que nous connaissons pour le papier moderne. Vers 1840, une p&eacute;nurie de chiffons oblige les papetiers &agrave; trouver une autre mati&egrave;re premi&egrave;re : le bois. <br>&nbsp; <p><a NAME="matprem"></a><font size=+1>Mati&egrave;re premi&egrave;re de la p&acirc;te &agrave; papier</font> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; De nos jours, les trois mati&egrave;res premi&egrave;res pour la p&acirc;te &agrave; papier sont : les chiffons, le bois, et le papier que l'on recycle. Leur point commun est la mol&eacute;cule de <a href="formules.html#Cellulose">cellulose</a>, qui est un polym&egrave;re naturel, cette mol&eacute;cule forme des fibres permettant de faire le papier. <center>     <img SRC="images/bois.gif" NAME="Image1" ALT="Schma d'une coupe de bois, et des protions utilises pour l'industrie paptire." BORDER=0 height=416 width=604>    </center>  <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; N&eacute;anmoins, les deux principales sources de <a href="formules.html#Cellulose">cellulose</a> sont : le papier recycl&eacute; et le bois. Le coton pr&eacute;sent dans les chiffons est utilis&eacute; pour le papier de qualit&eacute; comme pour les billets de banque. <p><font size=+1>P&acirc;te &agrave; papier</font> <br><a NAME="schema1"></a> <center>     <img SRC="images/papier.gif" ALT="Schma de frabrication du papier." height=416 width=604>    </center>  <p><br> <br> <br> <p><a NAME="traitements"></a>&nbsp;&nbsp; Dans une premi&egrave;re cuve, on introduit la mati&egrave;re premi&egrave;re, c'est-&agrave;-dire la <a href="formules.html#Cellulose">cellulose</a>, et l'eau. Des proportions en eau et en fibre, va d&eacute;pendre l'&eacute;paisseur de la feuille, une feuille ordinaire &agrave; 80g/m<sup>2</sup> est pr&eacute;par&eacute; &agrave; partir de 1/6 de fibre et de 5/6 d'eau. Si on met plus d'eau, on aura un papier plus fin, &agrave; l'oppos&eacute; si on met moins d'eau on aura un papier plus &eacute;pais. <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour pr&eacute;parer la p&acirc;te &agrave; papier &agrave; partir du bois, on doit d'abord &ocirc;ter la <a href="formules.html#Lignine">lignine</a> qui est la 'colle naturelle' du bois et qui lui donne cette robustesse, en assemblant entre elles toutes les fibres de cellulose. Pour cela on a deux possibilit&eacute;s : <ul> <ul> <li> soit on utilise un produit chimique qui va r&eacute;agir avec la <a href="formules.html#Lignine">lignine</a> et qui par cons&eacute;quent va la dissoudre, on aura alors d'un c&ocirc;t&eacute; les fibres de <a href="formules.html#Cellulose">cellulose</a> avec tr&egrave;s peu de <a href="formules.html#Lignine">lignine</a> et de l'autre on aura la <a href="formules.html#Lignine">lignine</a> qui a r&eacute;agit. Ce type de proc&eacute;d&eacute; donne la p&acirc;te chimique.</li>  <li> <font size=+0>soit on utilise une machine, qui va broyer le bois, et donc casser sa robustesse, on aura alors une p&acirc;te constitu&eacute;e d'un m&eacute;lange de fibre de <a href="formules.html#Cellulose">cellulose</a> et de <a href="formules.html#Lignine">lignine</a>. C'est la p&acirc;te m&eacute;canique.</font></li> </ul> </ul> <font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une autre technique, actuellement test&eacute;e par les chercheurs de l'Inra de Marseille, pourrait bientot voir le jour. En effet, il existe une enzyme, la lacasse,&nbsp; issue d'un champigon, qui permet de "d&eacute;truire" la lignine, et ceci de facon non polluante.</font> <p><font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une fois la p&acirc;te obtenue, il faut la blanchir. Ce n'est pas une op&eacute;ration qui est toujours n&eacute;cessaire. Si par exemple on veut pr&eacute;parer du carton &agrave; partir de bois, rien ne sert de blanchir la p&acirc;te. Par contre si on veut la blanchir, on doit utiliser un oxydant (c'est-&agrave;-dire un produit chimique qui va blanchir la p&acirc;te) mais ce produit ne doit pas polluer, et il d&eacute;pend de la p&acirc;te que l'on a pr&eacute;par&eacute;.</font> <blockquote> <ul> <li> <font size=+0>Pour la p&acirc;te m&eacute;canique on blanchit avec de l'eau oxyg&eacute;n&eacute;e, l'avantage ce sont les produits de d&eacute;gradation qui sont de l'eau, et de l'oxyg&egrave;ne c'est-&agrave;-dire des produits non polluants.</font></li> </ul> </blockquote>  <blockquote> <ul> <li> <font size=+0>Pour la p&acirc;te chimique, on utilise le bioxyde de chlore (qui a remplac&eacute; le dichlore qui polluait), l'oxyg&egrave;ne, ou bien encore l'ozone. Ces deux derniers ayant l'avantage de ne pas polluer.</font></li> </ul> </blockquote> <font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lorsque la p&acirc;te est blanche, on la met dans une cuve dans laquelle on va rajouter des charges min&eacute;rales afin de rendre le papier encore plus blanc. Pour cela on peut mettre de l'oxyde de titane qui est le pigment le plus blanc que l'on utilise notamment en peinture. Les charges min&eacute;rales servent aussi &agrave; rendre le papier plus r&eacute;sistant. On peut aussi ajouter des colorants si on veut que le papier ait une couleur particuli&egrave;re.</font> <br><font size=+0>Enfin, on rajoute aussi un agent de collage qui permet au papier d'&ecirc;tre moins absorbant. Ca nous permet de pouvoir &eacute;crire dessus, car sans agent de collage le papier est absorbant et l'encre de stylo plume bave, alors qu'avec l'agent de collage on a un papier moins absorbant o&ugrave; l'encre de bave pas. Comme agent de collage on peut utiliser de la g&eacute;latine, ou de l'amidon ou tout autre type de colle.</font> <p><a NAME="bave"></a> <center>     <img SRC="images/bave.gif" ALT="Schma reprsentant la diffrence entre un papier avec et sans collage." height=349 width=496>    </center>  <p><font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ensuite, la p&acirc;te est mise dans le raffineur dont le r&ocirc;le est de lier &eacute;troitement les fibres et l'eau. Car l'eau est le v&eacute;hicule de la p&acirc;te, une p&acirc;te est constitu&eacute;e de fibres mais aussi d'eau, un m&eacute;lange homog&egrave;ne donnera une feuille homog&egrave;ne.</font> <p><font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans l'industrie papeti&egrave;re, au d&eacute;but on trouvait deux types d'usines. Les premi&egrave;res traitaient la cellulose, la blanchissait, ajoutait les charges min&eacute;rales etc... Elles formaient ensuite des blocs de p&acirc;tes s&egrave;ches qu'elles revendaient aux secondes. Dans ces usines &agrave; partir de la p&acirc;te s&eacute;ch&eacute;e, que l'on remettait dans l'eau, on formait les feuilles de papier. De nos jours, on ne trouve plus qu'un type d'usine, &agrave; l'entr&eacute;e on insert la mati&egrave;re premi&egrave;re, &agrave; la sortie on y r&eacute;cup&egrave;re une feuille pr&ecirc;te &agrave; l'emploi.</font> <p><a NAME="machine"></a><font size=+1>Machine &agrave; papier</font> <p><font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Viens ensuite la partie de l'usine dans laquelle on fabrique la feuille de papier, &agrave; partir de la p&acirc;te que l'on a pr&eacute;par&eacute;e jusque-l&agrave;.</font> <p><a NAME="filigrane"></a><font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans un premier temps, la p&acirc;te est extraite sous forme d'une feuille continue, &agrave; l'aide d'un tamis. La vitesse du tamis est maintenue r&eacute;guli&egrave;re, c'est ce qui permet de former une feuille d'&eacute;paisseur constante. Si l'on d&eacute;sire fabriquer du papier filigran&eacute;, il suffit de faire un dessin en relief sur le tamis, ce peut &ecirc;tre : un nom de papetier, le type de papier, ou encore la t&ecirc;te d'un personnage comme sur les billets de banque. Cette marque rend le papier `infalsifiable'. Il faut savoir que le filigrane est une des choses les plus difficiles &agrave; reproduire.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une fois la feuille constitu&eacute;e il faut la vider de son eau. Pour cela la premi&egrave;re op&eacute;ration consiste &agrave; faire passer la feuille entre deux presses, ce qui permet d'&eacute;liminer une bonne partie de l'eau. Car lorsque la feuille sort du tamis, elle est humide &agrave; environ 80%, &agrave; la sortie des presses elle ne l'est plus qu'&agrave; 60-70%. La feuille passe alors dans la s&eacute;cherie ou la temp&eacute;rature permet d'&eacute;vaporer l'eau encore pr&eacute;sente dans la feuille. A la sortie de la s&eacute;cherie la feuille est s&egrave;che, seulement on doit encore l'humidifier, car elle ne contient plus assez d'eau, c'est-&agrave;-dire moins d'eau que ce qu'il y a dans l'atmosph&egrave;re. On proc&egrave;de donc &agrave; une r&eacute;-humidification contr&ocirc;l&eacute;e.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Viennent ensuite les op&eacute;rations destin&eacute;es &agrave; rendre la feuille plus belle et d'une meilleure utilisation. Pour cela il y a le calandrage, qui permet de donner &agrave; la feuille une meilleure finition en la rendant plus lisse. La feuille passe alternativement entre un rouleau dur (en acier) et un mou (en <a href="formules.html#Cellulose">cellulose</a> par exemple). D'autres traitements permettent de pr&eacute;parer un papier glac&eacute; comme celui des magazines, ou bien de former du papier calque, rendu transparent par immersion dans un bain contenant des r&eacute;sines huileuses d'origine v&eacute;g&eacute;tale ou min&eacute;rale, comme le baume du Canada par exemple.</font> <p><a NAME="encre"></a><font size=+1>Papier : R&eacute;sultat de la pr&eacute;paration</font> <br><font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une fois que l'on a cr&eacute;&eacute; la feuille, elle pourra servir &agrave; plusieurs choses, si on est parti de p&acirc;te m&eacute;canique on utilise le papier pour en faire des journaux c'est un papier de basse qualit&eacute;, mais qui est aussi tr&egrave;s r&eacute;sistant. Les papiers pr&eacute;par&eacute;s &agrave; partir de p&acirc;tes chimiques peuvent aussi servir &agrave; l'imprimerie. L'industrie du papier journal &agrave; permis de faire beaucoup de progr&egrave;s, aussi bien dans la fabrication du papier que dans les techniques d'impression. En fait lorsque l'on imprime sur une feuille il faut que <a href="#bave">l'encre ne `bave' pas</a> comme on l'a vu pr&eacute;c&eacute;demment, mais il faut quand m&ecirc;me que l'encre p&eacute;n&egrave;tre dans la feuille et quelle s&egrave;che. Pour cela on utilise diff&eacute;rents types d'encres, suivant leur mode de s&eacute;chage :</font> <ul> <li> <font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; p&eacute;n&eacute;tration : utilis&eacute; dans les stylos plumes par exemple.</font></li>  <li> <font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &eacute;vaporation du solvant.</font></li>  <li> <font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; oxydation.</font></li>  <li> <font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; polym&eacute;risation.</font></li> </ul> <font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bien s&ucirc;r, on peut faire des m&eacute;langes dans les techniques de s&eacute;chage, afin obtenir un meilleur r&eacute;sultat, c'est-&agrave;-dire une encre qui reste sur le journal lorsqu'on le lit.&nbsp;<a NAME="acidite"></a>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une autre partie tr&egrave;s importante dans le papier est la lutte contre le vieillissement. Cette lutte se fait sur deux fronts.</font> <ol> <li> <font size=+0>&nbsp;Le premier consiste &agrave; &eacute;viter que le papier jaunisse avec le temps. Pour cela il faut voir pourquoi ce papier jaunit. En fait on l'a dit, pour pr&eacute;parer notre papier on est en g&eacute;n&eacute;ral parti de bois dans lequel il y a de la <a href="formules.html#Lignine">lignine</a> qui peut encore &ecirc;tre pr&eacute;sente dans le produit final, la feuille de papier. Avec le temps, la <a href="formules.html#Lignine">lignine</a> r&eacute;agit avec l'oxyg&egrave;ne de l'air, en pr&eacute;sence des rayons lumineux le processus est acc&eacute;l&eacute;r&eacute;. La <a href="formules.html#Lignine">lignine</a> est donc transform&eacute;e, par un processus chimique, il se forme alors une autre mol&eacute;cule qui est de couleur jaune, ce qui explique le jaunissement. Pour &eacute;viter cela comment peut on faire ? Il suffit d'utiliser des p&acirc;tes chimiques qui ne contiennent pas ou peu de <a href="formules.html#Lignine">lignine</a>.</font></li>  <li> <font size=+0>L'autre probl&egrave;me est quand &agrave; lui plus grave, car on l'a dit la feuille de papier est toujours un peu humide, et notre papier peut &ecirc;tre lui aussi un peu acide &agrave; cause de l'air ambiant ou bien &agrave; cause de sa pr&eacute;paration. Mais aussi &agrave; chaque fois que l'on utilise le papier, car il devient acide tout simplement par contact cutan&eacute;. Or l'acide d&eacute;truit la <a href="formules.html#Cellulose">cellulose</a> qui est un polym&egrave;re et qui forme la fibre. Les fibres sont alors d&eacute;truites et le papier s'effrite, il est d&eacute;truit d&eacute;finitivement. Pour parer &agrave; cela il existe trois grandes m&eacute;thodes :</font></li> </ol>  <ul> <ul> <li> <font size=+0>La polym&eacute;risation, qui permet &agrave; l'int&eacute;rieur de la feuille de cr&eacute;er un autre polym&egrave;re (un plastique), gr&acirc;ce &agrave; cette m&eacute;thode, on redonne une deuxi&egrave;me vie au papier.</font></li>  <li> <font size=+0>La d&eacute;sacidification en phase gazeuse, les livres sont mis dans un caisson hyper bar, comme pour les plongeurs, on &eacute;limine l'eau et on fait entrer un gaz qui neutralise l'acidit&eacute;. Cette technique ne s'applique que sur les livres qui ne sont pas trop ab&icirc;m&eacute;s, elle est utilis&eacute;e en pr&eacute;vention. Elle dure environ 60heures.</font></li>  <br><font size=+0>Les livres sont ins&eacute;r&eacute;s dans le caisson hyper bar, dans lequel on fait le vide. Puis on chauffe l&eacute;g&egrave;rement afin de diminuer la teneur en eau. Ensuite, on introduit un gaz neutralisant l'acidit&eacute; du papier, c'est le DEZ (<b>D</b>i<b>E</b>thyl&egrave;nique de <b>Z</b>inc), la r&eacute;action produit de l'&eacute;thane et de l'oxyde de Zinc. Apr&egrave;s r&eacute;action les gazs sont &eacute;vacu&eacute;s, la pression et la teneur en eau sont r&eacute;tablis.</font></ul>  <ul> <li> <font size=+0>La d&eacute;sacidification en phase liquide, est la plus longue et la plus co&ucirc;teuse, car on doit `d&eacute;monter' le livre feuille par feuille, puis on passe les feuilles dans des bains de tampons successifs et enfin une fois les feuilles s&egrave;ches on `remonte' le livre.</font></li> </ul> </ul> <font size=+0>Une autre m&eacute;thode, consiste &agrave; mettre le manuscrit sur microfilm.</font> <br><font size=+0>Enfin une nouvelle m&eacute;thode consiste &agrave; d&eacute;couper la feuille dans le sens de l'&eacute;paisseur et &agrave; y inclure entre les deux parties ainsi form&eacute;es une nouvelle feuille blanche, qui solidifiera l'ensemble.</font> <center>   <p><img SRC="images/acidite.gif" ALT="Schma reprsentant une machine de dcoupe du papier, pour le traitement contre l'acidit." height=301 width=636>  </center>  <p><font size=+0>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le papier est aussi un bon moyen pour lutter contre les fraudes, on l'a vu avec le <a href="#Filigrane">filigrane</a>, mais il existe aussi d'autres m&eacute;thodes. On peut par exemple y inscrire des messages qui ne seront visibles que par passage sous une lampe UV, ou bien on peut mettre des produits chimiques afin de rendre des ch&egrave;ques plus s&ucirc;rs, ou encore ins&eacute;rer des fibres de couleurs visibles, et d'autres qui ne seront visibles qu'&agrave; la lumi&egrave;re UV.</font> <p><a NAME="resistance"></a><font size=+0>&nbsp;&nbsp; Tout au cours de son processus de fabrication le papier est tir&eacute; dans tous les sens, on peut penser qu'il n'est pas tr&egrave;s r&eacute;sistant, ce qui est justifi&eacute; quand on sait avec quelle facilit&eacute; on peut d&eacute;chirer une feuille ou la froisser. Pourtant lorsque l'on fait une exp&eacute;rience de traction et que l'on fait porter &agrave; une feuille un poids de 2kg315, la feuille r&eacute;siste parfaitement, mais jusqu'&agrave; quel poids ? Une feuille A4, &agrave; 80g/m<sup>2</sup>, p&egrave;se environ 5g (4.9896g), la feuille peut donc porter 463 fois son poids sans rompre, on comprend mieux pourquoi, il n'est plus rare de voir certaines chaises, ou certains bureaux fait en papier carton, encore plus r&eacute;sistant.</font> <center>   <p><img SRC="images/rupture.gif" ALT="Schma reprsenant un test de rsistance pour une feuille de papier." height=436 width=584>  </center>  <p><br> <br> <br> <p><a NAME="typepapier"></a><font size=+1>Quelques types de papiers</font> <ul> <ol> <li> <font size=+0>journal : m&eacute;lange de 80% de p&acirc;te m&eacute;canique et 20% de p&acirc;te chimique, grammage de 52g/m<sup>2</sup>.</font></li>  <li> <font size=+0>kraft : grande r&eacute;sistance 40 &agrave; 180g/m<sup>2</sup>.</font></li>  <li> <font size=+0>cartons ondul&eacute;s : form&eacute; au moyen d'une colle au silicate, ou &agrave; base d'amidon, 100 &agrave; 150g/m<sup>2</sup>.</font></li>  <li> <font size=+0>papier pelure : correspondance a&eacute;rienne, p&acirc;te chimique, 15 &agrave; 25g/m<sup>2</sup>.</font></li>  <li> <font size=+0>papier de soie : translucide, 15 &agrave; 30g/m<sup>2</sup>, leur emploi principal &eacute;tait l'emballage de produits de luxe.</font></li>  <li> <font size=+0>papier &agrave; cigarettes : 10 &agrave; 30g/m<sup>2</sup>, &agrave; partir de p&acirc;te chimique de bois.</font></li>  <li> <font size=+0>papier bible : 25 &agrave; 36g/m<sup>2</sup>.</font></li>  <li> <font size=+0>papier condensateur : 8 &agrave; 20g/m<sup>2</sup>.</font></li>  <li> <font size=+0>papier photographique : grande puret&eacute;, grande neutralit&eacute; chimique, tout en pouvant supporter les traitements aqueux prolong&eacute;s, le collage y est tr&egrave;s pouss&eacute;. Il est souvent accompagn&eacute; par une enduction superficielle de g&eacute;latine, destin&eacute;e &agrave; assurer une bonne adh&eacute;rence ult&eacute;rieure, de 72 &agrave; 200g/m<sup>2</sup>.</font></li>  <li> <font size=+0>cartes statistiques : grande r&eacute;gularit&eacute; d'&eacute;paisseur, 165g/m<sup>2</sup> valeur fixe qui correspond &agrave; une &eacute;paisseur de 18/100mm.</font></li>  <li> <font size=+0>papier buvard : fait &agrave; base de chiffons, pour le buvard de bonne qualit&eacute;, il ne sont pas coll&eacute;s, ne sont pas charg&eacute;s, et ne re&ccedil;oivent aucun appr&ecirc;t physique, et sont en g&eacute;n&eacute;ral compris entre 80 &agrave; 200g/m<sup>2</sup></font></li> </ol> </ul> <a NAME="utilisations"></a><font size=+1>Quelques types d'utilisations "&eacute;tranges" du papier</font> <ul> <ul> <li> <font size=+0>Dans les ann&eacute;es 80, le couturier japonais Yseemiake a cr&eacute;e toute une ligne de v&ecirc;tements tout en papier.</font></li> </ul>  <ul> <li> <font size=+0>Les premi&egrave;res montgolfi&egrave;res des fr&egrave;res Montgolfier &eacute;taient faites en papier, plus tard le tissu remplacera le papier.</font></li>  <li> <font size=+0>Il existe un grand nombre d'autres utilisation du papier, ainsi il est possible de faire du mobilier, mais aussi des objet d&eacute;coratif, le <a href="http://petit.agnes.free.fr" target="_blank">lien suivant</a> montre les travaux d'une cr&eacute;atrice d'objets en papier.</font></li> </ul> </ul>  <p><br><a NAME="stats"></a><font size=+1>Quelques Chiffres</font> <ul> <li> <font size=+1>March&eacute; des produits finis (1995) :</font></li>  <ul>&nbsp; <center><table BORDER CELLSPACING=0 WIDTH="400" NOSAVE > <tr BGCOLOR="#666666" NOSAVE> <td NOSAVE> <center>Produit</center> </td>  <td> <center>Tonnage</center> </td> </tr>  <tr> <td>Papier hygi&egrave;nique</td>  <td> <center>268</center> </td> </tr>  <tr> <td>Couches b&eacute;b&eacute;s</td>  <td> <center>152</center> </td> </tr>  <tr> <td>Essuie-tout m&eacute;nagers</td>  <td> <center>89</center> </td> </tr>  <tr> <td>Produits pour incontinents</td>  <td> <center>62</center> </td> </tr>  <tr> <td>Essuie-mains et articles d'essuyage industriels</td>  <td> <center>55</center> </td> </tr>  <tr> <td>Serviettes de tables, Sets, Nappes</td>  <td> <center>46</center> </td> </tr>  <tr> <td>Mouchoirs et serviettes &agrave; demaquiller</td>  <td> <center>39</center> </td> </tr>  <tr> <td>Hygi&egrave;ne f&eacute;minine (Hors tampons)</td>  <td> <center>28</center> </td> </tr>  <tr> <td>Divers</td>  <td> <center>3</center> </td> </tr> </table></center> </ul>  <li> <font size=+1>Volumes d'eau utilis&eacute;e; pour obtenir 1kg de produit industriel :</font></li>  <ul>&nbsp; <center><table BORDER CELLSPACING=0 WIDTH="350" NOSAVE > <tr BGCOLOR="#666666" NOSAVE> <td NOSAVE> <center>Produit industriel (1kg)</center> </td>  <td> <center>Volume d'eau (1 Litre)</center> </td> </tr>  <tr> <td>Plastique</td>  <td> <center>2000</center> </td> </tr>  <tr> <td>Textile</td>  <td> <center>200</center> </td> </tr>  <tr> <td>Laine</td>  <td> <center>150</center> </td> </tr>  <tr NOSAVE> <td NOSAVE><font color="#FF0000">Papier</font></td>  <td> <center><font color="#FF0000">5 &agrave; 100</font></center> </td> </tr>  <tr> <td>Sucre</td>  <td> <center>80</center> </td> </tr>  <tr> <td>Peau tann&eacute;e</td>  <td> <center>30</center> </td> </tr>  <tr> <td>Acier</td>  <td> <center>20</center> </td> </tr> </table></center> </ul> </ul> <a NAME="biblio"></a><font size=+1>Liens Internet et Bibliographie</font> <ul> <li> <font size=+0>Le site de copacel o&ugrave; l'on peut tout trouver sur le papier, on peut m&ecirc;me poser des questions... <a href="http://www.copacel.fr">www.copacel.fr</a></font></li>  <li> <font size=+0>Que Sais-Je ? P.U.F. n&deg;84 Le Papier.</font></li>  <li> <font size=+0>D&eacute;couvertes Galimard Techniques. Le Papier, Une aventure au quotidien. Pierre Marc de BIASI.</font></li> </ul>  <table BORDER=0 CELLSPACING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#FF6600" NOSAVE > <tr NOSAVE> <th><a href="index.html" target="_top">Sommaire</a></th>  <th>Mise &agrave; jour le 15/10/2001</th>      <th>Ecrivez-moi : <a href="mailto:nico911@numericable.fr">nico911@numericable.fr</a></th> </tr> </table>  <center><img src="http://syndication.multimania.lycos.fr/cgi/counter/counter.php?userlogin=bluelabo&cntr=2"> </center>  </body> </html>  </pre></xmp></noscript><script language="javascript" src="http://ads.multimania.lycos.fr/ad/test_frame_size.js"></script> <script language="javascript"> if (!AD_clientWindowSize()) {         document.write("<NOSC"+"RIPT>"); } </script>  <script type="text/javascript" src="http://ads.multimania.lycos.fr/ad/ad.php?cat=technology&mkw=&CC=fr&ord=3e932143&adpref="></script> 
