<html> <head> <title>Vanupied.com - Nouvelle - Le paradis, ou presque ...</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name="robots" content="index,follow"> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF"> <div align="center"><a name="haut"></a>    <table width="100%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" bgcolor="#FFFFFF">     <tr>        <td colspan="3">          <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>Vous &ecirc;tes            :</b> <a href="index.html">Accueil</a> &gt; <a href="vnp_conscience_main.htm">Etats            de conscience</a> &gt; <a href="art.htm">Art (!?)</a> &gt; <a href="art_lire.htm">LIRE</a>            &gt; Nouvelles &gt; Le paradis, ou presque...</font></p>       </td>     </tr>     <tr>        <td colspan="3">          <blockquote>            <blockquote>              <blockquote>                <p>&nbsp;</p>               <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="5"><b>Le paradis,                  ou presque... </b></font></p>               <p>&nbsp; </p>             </blockquote>           </blockquote>         </blockquote>       </td>     </tr>     <tr valign="top">        <td colspan="3">          <blockquote>            <blockquote>              <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Tout est blanc                maintenant. le paradis !? je suis pas convaincu, non. peut &ecirc;tre                le paradis est il pire ? &ccedil;a reste &agrave; voir... &agrave;                voir et c'est peut &ecirc;tre bien &ccedil;a le pire.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>               N&eacute; blanc ou plut&ocirc;t rose, ensanglant&eacute;. je suis                assez grand &agrave; ce que je me souviens. il y avait les cheveux                des autres dans le m&eacute;tro. beaucoup plus de cheveux que de                chair. c'est ce que l'on voit quand on d&eacute;passe la taille                moyenne d'une bonne quinzaine de centim&egrave;tres. 25 ans au dernier                recensement.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Aucune sorte                d'importance, tout &ccedil;a l&agrave;... je me le r&eacute;p&egrave;te                d&eacute;s qu'il ne se passe rien dans ma t&ecirc;te et c'est assez                fr&eacute;quent en ce moment. <br>               ne pas oublier. <br>               &acirc;ge, taille, couleur de peau. Son pr&eacute;nom. Quentin.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Je m'appelle                Quentin.<br>               &quot;mais tu vas la fermer!&quot;<br>               un autre du purgatoire. un qui conna&icirc;t mon histoire. <br>               plus tr&egrave;s attentif aujourd'hui...</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Je conduisais                une voiture blanche. &agrave; bien y penser de nombreux blancs conduisent                des voitures blanches, &ccedil;a ne choque pas. les noirs conduisent                des voitures noires. des voitures blanches aussi. &ccedil;a ne choque                pas. je ne pense pas qu'il y ait de r&egrave;gle &agrave; ce niveau.<br>               c'&eacute;tait l'une de ces petites voitures qui fleurissent dans                nos villes au trottoir de nos rues &eacute;troites. beaucoup de                fleurs mais pas de quoi en faire un bouquet, et puis, qui voudrait                d'un bouquet de petites voitures ?</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">A l'entr&eacute;e                du b&acirc;timent dans lequel je vivais, un carr&eacute; bleu. un                num&eacute;ro. 38.<br>               et beaucoup de poussi&egrave;re grise. de celle laiss&eacute;e par                les fleurs blanches gar&eacute;es &agrave; proximit&eacute;.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">J'aimerai vous                parler de ma rue. fa&ccedil;ades pastels et couleurs vives plant&eacute;es                en pots, fen&ecirc;tres apr&egrave;s fen&ecirc;tres. des tissus                en pagaille sur un fil &agrave; la mani&egrave;re des poires ou                des coquelicots. couleurs croqu&eacute;es. mosa&iuml;que sur vide.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Au 38, un carr&eacute;.                blanc gris sur bleu gris.<br>               j'aimerai vous dire la v&eacute;rit&eacute; sur ma rue, mais je                pense avoir oublier.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>               Je suis n&eacute; dans le sang entour&eacute; de mains blanches                habiles.<br>               je m'appelle Quentin. on m'appelle Quentin.<br>               quand dans la rue quelqu'un appelle Quentin, vous pouvez &ecirc;tre                s&ucirc;r que je me retourne.<br>               et m&ecirc;me si c'est pas moi qu'on appelle, surprenant non?</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Je n'ai jamais                &eacute;t&eacute; bien gros. je ne pense pas l'&ecirc;tre aujourd'hui                non plus. mon pyjama me serrait &agrave; la taille, mais il a d&ucirc;                s'habituer maintenant. bon nombre de pyjamas ont une capacit&eacute;                d'adaptation que nous ne pouvons que leur envier.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">On parle &agrave;                mon cou. sans m&ecirc;me se soucier de ce que j'en pense. une &eacute;charpe                de mots. des triangles et des ronds. jaune et violet. c'est pour                le jaune et le violet que j'ai toujours pr&eacute;f&eacute;rer &ecirc;tre                plus grand que les autres.<br>               ATTENTION! il y a aussi ceux qui vous mordent &agrave; la gorge.                on les reconna&icirc;t aux mouchoirs mouill&eacute;s qu'ils collent                &agrave; leur nez rouge. ceux l&agrave; vous rappellent la moiteur                des draps des nuits de cauchemars. la fi&egrave;vre et ses bestioles,                couleur d'insectes.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">J'aime une femme.                Fran&ccedil;oise. qu'un de ces amis appelle Framboise, il se dit                carreleur mais est po&egrave;te. je n'oublierai pas Framboise. et                si j'en parle, c'est pour qu'elle ne m'oublie pas moi. j'ai m&ecirc;me                envie d'en parler un peu plus fort pour l'entendre me dire de me                taire.<br>               gentiment, vous savez? les framboises sont incapable d'&ecirc;tre                m&eacute;chantes.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Je ne la vois                plus Framboise. je ne l'entends plus non plus. elle doit vivre quelques                part dans la poussi&egrave;re d'un appartement meubl&eacute; sans                go&ucirc;t. on s'&eacute;tait rencontr&eacute; un dimanche.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Dimanche - le                jour juste &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la semaine. fig&eacute;.                on voit sa famille quand on en a une, sinon on se d&eacute;place                au cimeti&egrave;re, jusqu'aux fleurs en plastique d&eacute;color&eacute;                par le soleil. rien qui pourrait changer nos vies. le jour du laisser                aller, laisser aller &agrave; l'&eacute;picerie, au parc, laisser                aller au cin&eacute;ma quand on est plus inspir&eacute; ou quand                on l'est moins. &ccedil;a d&eacute;pends.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">A la voir, je                n'aurai jamais pens&eacute; au petit fruit, &agrave; ces petites                boules violettes coll&eacute;es les unes aux autres. son visage                &eacute;tait dur et elle bougeait vite. c'est bien apr&egrave;s                que je compris qu'il fallait y aller doucement avec elle si on voulait                pas s'en mettre plein les doigts. elle &eacute;tait fragile et comme                avec toutes les fantaisies qu'on aime avoir, il fallait qu'elle                en paie le prix.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">J'esp&egrave;re                que je vivrai encore longtemps dans le monde de Framboise. elle                n'est pas du genre &agrave; en fermer la porte. elle est m&ecirc;me                plut&ocirc;t du genre &agrave; tout laisser ouvert et &agrave; foutre                le camp.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Elle doit penser                que j'ai fui. elle ne se soucie pas de pas me voir revenir. elle                n'a pas besoin de savoir que je ne fume pas pour m'imaginer au tabac                du coin. et puis loin de l&agrave; le moment d'apr&egrave;s.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Framboise aime                l'avenir. elle le devine et serre les dents. noir. l'avenir, pas                les dents. et comme rien ne va plus, elle tire les cartes et sourit                au prochain malheur. puis elle allume un encens, une vraie petite                secte &agrave; elle toute seule.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>               Quentin est mon nom, pr&eacute;nom? Quentin Quentin ?</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">les carreleurs                sont po&egrave;tes ou ils ont un sacr&eacute; sens de l'humour.                les deux ne sont pas incompatibles. on change deux lettres et Fran&ccedil;oise                devient le petit fruit rouge des pots blancs de yaourte. elle prend                des joues et des fesses et une couverture pour la campagne.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Un pique nique                Framboise ? je te propose d'y aller avant qu'il ne fasse sombre.                Framboise ?</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Framboise met                toujours du temps &agrave; r&eacute;pondre. l'autre nuit avant de                sortir, je voulais qu'elle m'accompagne. mais qu'il s'agisse d'un                simple tour ou d'un pique nique &agrave; la campagne, elle ne se                d&eacute;cide jamais avant que tout le monde ne soit d&eacute;j&agrave;                parti.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Je suis grand                mais assis &ccedil;a se voit moins. Quentin. blanc et pale le coeur                acidul&eacute; rouge.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Cette nuit l'air                &eacute;tait &eacute;pais, et froid. de ce bleu qui recouvre le                fond des oc&eacute;ans. les lampadaires pissaient tout bas une lumi&egrave;re                de pauvre, jaune et sale. le tout dans d'un r&acirc;le &eacute;lectrique                &agrave; la mani&egrave;re d'un ivrogne mouillant son pied maladroit.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Dr&ocirc;le                de quartier. </font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Il ne pleuvait                pas. rien pour nous rappeler qu'il y avait un ciel au dessus de                nous. et qu'on pourrait m&ecirc;me y acc&eacute;der apr&egrave;s.                si les videurs ne nous trouvent pas de trop sales gueules biensur.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Les voitures                roulaient vite. tout se passe tr&egrave;s vite ici bas sur terre.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Pas trop d'un                feu tricolore pour calmer les esprits. entre le vert et le rouge,                l'orange. grotesque. et bien peu d'entre nous comprennent pourquoi                une couleur aussi farfelu entre un d&eacute;but et une fin. orange.                une farce. une seconde de transition. toute une vie.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Je n'aurai pas                assez v&eacute;cu cette couleur. je n'avais peut &ecirc;tre pas                compris qu'il s'agissait d'une seconde.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Je marchais,                prenais &agrave; droite. la droite, c'est facile. c'est la main                qui tient le stylo.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Direction l'eau                qui coule. je pensai peut &ecirc;tre voir passer une p&eacute;niche                tout phare allum&eacute; &agrave; travers le brouillard. est ce                qu'on appelle 'phare' les lumi&egrave;res de la p&eacute;niche?</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Le trottoir                &eacute;tait tatou&eacute; - emballages vide, papier gras, d&eacute;tritus.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">L'asphalte de                la rue luisait comme le dos cabr&eacute; d'une femme noire. Scarab&eacute;e.                hypnotique. les lignes discontinues confortaient la r&eacute;alit&eacute;                de cette vision. confortaient?<br>               je me rapprochais d'elle.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Framboise t'aurais                du m'accompagner.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Un pied sur                la route. je ne regarde pas. un crissement de pneu &agrave; en d&eacute;raciner                la nuit. je ne vois rien. un choc.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Quelques jours                plus tard, je me r&eacute;veille. fa&ccedil;on de parler. je suis                allong&eacute; l&agrave; depuis, et vous voyez le plus ennuyant                dans un h&ocirc;pital, c'est les couleurs ; parce qu'il y en a peu                et qu'une fois aveugle, &ccedil;a vous demande encore plus d'imagination                pour ne pas vous croire au paradis.</font></p>             <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Une nouvelle                de <a href="vnp_nous_ak.htm">Ak</a></font></p>             <p>&nbsp;</p>           </blockquote>         </blockquote>       </td>     </tr>     <tr valign="top">        <td colspan="3">          <div align="center"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b><a href="art_paradis.htm#haut">Haut            de page</a></b></font><br>         </div>       </td>     </tr>     <tr align="center" valign="top">        <td colspan="3">          <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><a href="art_lire.htm">LIRE</a>            - <a href="art_voir.htm">VOIR</a> - <a href="art_entendre.htm">ENTENDRE</a>            - <a href="http://www.ifrance.com/vanupied/art_lien.htm">Liens ART (!?)</a></font></p>         <p><font size="2" face="Courier New, Courier, mono"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif">Pour            <a href="vnp_contact.htm" target="_blank">nous contacter</a> .</font></font></p>         <p>&nbsp;</p>         <p><!--DEBUT GOLD WEBORAMA-->            <script language="JavaScript">   WEBO_ZONE=3;  WEBO_PAGE=4;  webogold_ok=0; </script>           <script language="javascript" src="http://script.weborama.fr/gold.js"></script>           <script>  if(webogold_ok==1){webogold_zpi(WEBO_ZONE,WEBO_PAGE,38785);}</script>           <noscript><a href="http://www.weborama.com"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Mesure            d'audience et statistiques</font></a><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>           <a href="http://www.weborama.fr">Classement des meilleurs sites, chat,            sondage</a></font> </noscript><!--FIN GOLD WEBORAMA--> </p>       </td>     </tr>   </table> </div> </body> </html> 
