<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2//EN"> <HTML> <HEAD>    <META NAME="Author" CONTENT="Roger Gravel">    <META NAME="Description" CONTENT="Prsentation de Vlo Monde.">    <META NAME="Keywords" CONTENT="vlo, bicyclette, cyclotourisme, Canada, Cuba, Europe, Floride">    <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1">    <META HTTP-EQUIV="Reply-to" CONTENT="societe@rogergravel.com (Roger Gravel)">    <TITLE>CUBA - paradis du cyclotourisme</TITLE>    <LINK REV="made" HREF="http://www.rogergravel.com"> </HEAD> <!-- page html vm_cub.html --> <BODY BACKGROUND=" " TEXT="#000000" BGCOLOR="#FFCC99" LINK="#0000FF" VLINK="#800080" ALINK="#FF0000">  <table width="100%" > <TR>    <TD><A HREF="index1.html"><IMG ALIGN="MIDDLE" SRC="images/monde_b.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" BORDER="0" ALT="Vlo Monde"></A></TD>    <TD>    <table border="1" width="50%" cellpadding="0" cellspacing="4" bordercolor="#333333" bgcolor="#ccffcc" width="100%" align="center">    <tr>       <td align="center"><font face="arial" color="#000000"><b>EUROBIKE</b></font></td>    </tr>    <tr>       <td align="center">       <font face="arial" size="-1" color="#000000">       Avez-vous vu le nouvel auto-collant de EUROBIKE sous       <BR>[ <a href="http://www.rogergravel.com/eurobike/stick98.html" target=_top>http://www.rogergravel.com/eurobike/stick98.html/</A> ]?       <BR>Ils sont disponibles au prix de 50.       </td>    </tr>    </TABLE>    </TD>    <TD><A HREF="index1.html"><IMG ALIGN="MIDDLE" SRC="images/monde_b.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" BORDER="0" ALT="Vlo Monde"></A></TD> </TR> </table>  <HR>  <H1 ALIGN="CENTER">Cuba, le paradis du cyclotourisme</H1> <P>Il est une le des Carabes o rouler est un plaisir : Cuba. Du 17 au 31 janvier 1997, nous sommes un groupe de huit personnes de la rgion de Qubec  mettre  l'essai un circuit de cyclotourisme fort prometteur. <A HREF="vm_cub.html#JM">Jean-Marc</A> Laprise de Cyclo Services est l'un des organisateurs  l'origine du projet avec Ernst Fernandez, qui sert d'intermdiaire avec l'agence cubaine Mercadu. L'quipe de soutien cubaine comprend Alfredo, l'homme-orchestre, Victor, le spcialiste des sports et Jol, le chauffeur de l'autobus, que les Cubains appellent <I>gouagoua</I> (se prononce wa-wa), servant au transport des vlos, des bagages, des rserves d'eau et de nourriture... et des cyclistes aux muscles endoloris. Notre itinraire de 900 km environ  vlo nous fait dcouvrir la partie orientale de l'le, en faisant une boucle  partir de Holguin. </P> <P>Une panne d'avion due au froid polaire retarde notre dpart d'une quinzaine d'heures. Cet imprvu donne des maux de tte aux organisateurs et nous oblige  franchir l'une des 11 tapes en <I>gouagoua</I>. Nos vlos arrivent en bon tat. La premire journe, une excursion est prvue jusqu' Guardalavaca en compagnie de Luis et de cinq Cubaines qui font de la comptition ainsi que de leur entraneur. La mise en forme est difficile pour la majorit d'entre nous et seuls quelques membres du groupe de Qubcois franchiront les 75 kilomtres  vlo. Aprs le repas, la baignade est brve, car la temprature est un peu frache. Retour  Holguin en autobus, o nous passons une deuxime nuit dans les petites villas de l'htel Mirador de Mayabe, au sommet d'une colline. </P> <P>C'est le lendemain que le dpart officiel a lieu, aprs discours du commissaire et d'autres officiels. Si Cuba est un paradis du cyclotourisme, c'est que les routes y sont extrmement tranquilles et en meilleur tat que certaines routes du Qubec.  part quelques belles voitures amricaines des annes 50, des Lada et quelques camions dont la plate-forme sert de transport en commun, il n'y a que de vieux vlos en quantit et des charrettes tires par des boeufs ou des chevaux. Il faut cependant faire attention aux poules, aux chvres et aux cochonnets  grandes oreilles qui surgissent de partout. Nous nous arrtons  Sagua de Tnamo, o nous attendent un groupe de responsables locaux. Autres discours officiels, puis l'on nous sert en abondance jus d'oranges frachement presses, porc grill, le mets national, dlicieuses galettes au manioc fourres de fromage, salade, <I>congri</I> (riz et haricots rouges), un accompagnement oblig de tous les repas  Cuba, coings pour dessert. Un repas tellement abondant que nous avons peine  rouler ensuite avec tous les enfants rassembls  la sortie du restaurant avec leur vlo pour nous accompagner jusqu' l'extrieur de la ville. </P> <P>Au dpart de Moa le lendemain, nous traversons une zone industrielle peu intressante, puis franchissons une magnifique zone montagneuse. Nous y faisons l'observation du perroquet Amazone, identifi par Michel, l'expert en ornithologie. Il y a aussi de superbes papillons. Je ne me rappelle pas avoir vu autant de papillons depuis mon enfance  la campagne. Tout au long de notre itinraire, ils nous effleurent l'paule pendant que nous roulons. Pique-nique et baignade  la Villa Maguana, un endroit superbe au bord de la mer rest  l'tat naturel. Une partie du groupe fait le reste du trajet  vlo jusqu' Baracoa pendant que les autres se la coulent douce. Il est convenu aprs quelques &laquo;runions&raquo; que les deux plus rapides, Ren et <A HREF="http://www.rogergravel.com/">Roger</A>, s'arrteraient  toutes les heures pour faire une pause et attendre les autres. Le systme fonctionnera jusqu' la fin, malgr quelques rats  l'occasion. </P> <P>Le lendemain, seuls quelques courageux affronteront les montes dans une fort tropicale humide  la vgtation luxuriante. Lors d'un arrt, nous observons un train de fourmis transportant chacune son petit morceau de feuille. Alfredo achte des pamplemousses d'une petite dame vivant dans une hutte au toit de palmes. Elle me la fait visiter en s'excusant de sa pauvret. Les Cubains sont des gens accueillants, ouverts et dcontracts. Ils conservent leur joie de vivre malgr les pnuries et le prolongement de la &laquo;priode spciale&raquo;, en vigueur depuis que l'ex-U.R.S.S. a laiss tomber Cuba. Il y a un tonnant mlange dans la population cubaine, en raison de ses origines amrindiennes, espagnoles, africaines et fran&ccedil;aises. Nous spculons toujours  savoir si la jeune fille  la peau noire et aux yeux d'un bleu irrel rencontre la veille porte ou non des lentilles colores. Nous dormirons ce soir-l dans de petits pavillons directement sur la plage de la mer des Carabes. La mauvaise qualit de l'hbergement et de la nourriture est en partie compense par la magie de la pleine lune se refltant dans la mer. Jusque tard dans la nuit, une partie du groupe dansera au son envotant, et certains diront un peu trop omniprsent, de la <A HREF="http://www.velomonde.com/vm_sons.html">musique</A> cubaine. </P> <P> partir de cette tape, le pire ennemi du cycliste devient son alli. Nous franchissons donc, vent de dos, les 105 km jusqu' Guantnamo, l'une des plus longues tapes du circuit. Dans cette zone semi-dsertique la chaleur nous accable ds 8 h 30 du matin.  l0 h 30,  l'ombre d'une haie de cactus (trs efficace pour loigner les intrus), notre collation se compose de noix de coco, galettes de mas et <I>guarapo</I>, ou jus de canne  sucre. La varit des habitats tout au long du circuit est tonnante. Ici, lauriers, bougainvilliers et manguiers sont en fleurs et embaument l'air. Les villages, comme Imias del Sur, nous semblent moins pauvres. Petit attroupement  Guantnamo pendant que nous rparons une crevaison. Il y en aura plusieurs au fil du trajet. Victor, un peu trop vigoureux sur la pompe, fera exploser quelques chambres  air, ce qui lui vaudra des taquineries; sans parler de la fois o il se coupe avec la machette en dcortiquant une noix de coco. Mais ct mcanique, aucun bris srieux  signaler. Aprs la rparation du pneu crev, nous devons tre trs vigilants, car une petite averse (la seule en quinze jours) a rendu la chausse extrmement glissante. Quelques chutes, mais pas de blessure grave. La scurit est assure par des policiers en moto chaque fois que nous traversons une ville importante. Ils se plaignent de notre manque de discipline, car nous ne roulons pas en peloton suffisamment serr. </P> <P>Avant le dpart pour la dernire tape prcdant les deux jours d'arrt  Santiago de Cuba, nous avons une entrevue avec un journaliste d'un journal local. Le gouvernement est intress  dvelopper l'cotourisme et veut savoir ce que nous venons chercher  Cuba.  la fin de la premire semaine, le repos  Santiago de Cuba est bienvenu. C'est  l'htel Las Americas que nous mangeons le mieux : canard, poisson frais, choix de desserts. Quelques clibataires du groupe y font des rencontres intressantes. Il y a quelque chose dans l'air cubain... Normand, qu'une mauvaise grippe empche de rouler, se fait conduire au risque de sa vie  Marea del Portillo pour se reposer au bord de la mer en nous attendant. Santiago est une belle ville coloniale que fera dcouvrir  quelques-uns d'entre nous un vieux monsieur de race noire aux cheveux blancs, un ancien marin qui nous raconte avoir navigu jusqu'au Saguenay. Le repas au <I>palador</I> (petit restaurant dans une maison prive) pris en compagnie de notre guide improvis est dlicieux, mais cher, alors nous devinons qu'il comprend une commission pour notre guide. Le dimanche, nous allons  la plage au Parc Baconao. Avec un masque, nous pouvons observer de superbes poissons bleus, jaunes  rayures noires, etc. Au retour, arrt  un site magnifique, au bord d'une rivire amnage en piscine. Quelques touristes, mais surtout des Cubains, un orchestre qui joue des airs traditionnels, dont la chanson du Che, et de la bire de micro-brasserie, gracieuset d'un Canadien. </P> <P>De Santiago  Chivirico, nous longeons la cte. Pause plage  mi-chemin, comme d'habitude. L'eau turquoise est dlicieuse et Yves s'amuse dans les vagues comme un petit gar&ccedil;on. Nous dormons dans de petites villas surplombant la mer, d'o nous pouvons observer des les coralliennes couvertes de paltuviers. Au coucher du soleil, des aigrettes et des hrons se rfugient dans les les pour la nuit. L'tape du lendemain, jusqu' Marea del Portillo, est le dernier jour o nous roulons au bord de la mer. La cte est escarpe par moments et c'est un plaisir de rouler au son des fortes vagues, sur une route o il n'y a pratiquement aucune circulation. Souvent des Cubains roulent  nos cts avec leurs vieilles bcanes rafistoles. C'est un atout de parler un peu espagnol pour faire connaissance avec les gens. Ce jour-l, par exemple, le jeune homme rentre chez lui aprs la fin de son quart de travail dans une fabrique de glace. </P> <P>De Marea del Portillo  Manzanillo, nous quittons le bord de mer pour franchir la Sierra Maestra. Quelques montes sont abruptes, mais la plupart se grimpent bien. Dernier coup d'oeil en arrire pour dire adieu  la mer des Carabes, maintenant au loin. Le terrain sera ensuite trs plat pendant les deux derniers jours du trajet : champs de canne  sucre dont l'odeur nous poursuit longtemps, rizire  perte de vue, champs de tomates et de choux.  Bayamo, ce soir-l, Alfredo nous amne en calche jusque dans la vieille ville. Moment magique,  la <I>Casa de la Trova</I> (maison des troubadours) et visite du centre de ce berceau de l'indpendance. Le dernier jour, nous roulons 75 kilomtres jusqu' Holguin. Nous entrons triomphalement dans la ville,  une cadence folle, en suivant le commissaire  moto et en compagnie des cyclistes cubains rencontrs le premier jour. Ensuite, il faut faire les achats d'usage, dont l'invitable rhum, puis se prparer au retour. </P> <P>Pour ma part, ce voyage nourrit encore ma mmoire. Mais les attentes de tous les membres du groupe n'ont pas t toutes satisfaites. Certains en taient  leur premier voyage  vlo et auraient aim des tapes moins longues pour profiter plus de la mer. Michel aurait aim faire plus souvent l'observation d'oiseaux le matin avant de partir, comme on le lui avait promis. Bref, malgr quelques insatisfactions et inconvnients, tout le groupe se dit content du voyage lors de notre rencontre-bilan, deux semaines aprs le retour, et Bertrand nous raconte les pripties de sa troisime semaine en compagnie d'Ernesto. Une fois que les maillons faibles de l'organisation auront t amliors, cette destination de cyclotourisme sera  ne pas manquer. Pour bien profiter de ce genre de voyage, il faut toutefois mettre de ct nos normes nord-amricaines de confort et d'efficacit, car cette partie de l'le n'est pas encore trs bien dveloppe pour le tourisme. Un peu d'aventure ajoute du piquant  un voyage, n'est-ce-pas? </P> <P><A HREF="vm_cub.html#JM">Jean-Marc</A> a tabli des contacts avec un organisme cubain pour envoyer de vieux vlos et des pices. Les personnes intresses  faire don de leurs &laquo;choux gras&raquo; ou  se renseigner sur les prochains voyages  Cuba peuvent communiquer avec lui  Cyclo Services en appelant le 418.692.4052. </P> <P><A HREF="mailto:cgauthier.trad@sympatico.ca (vm_cub.html)">Christiane Gauthier</A>, la <I>mujer</I> du groupe. <BR></P> <P><FONT SIZE=-1>Cet article a dj t publi dans le Bulletin de <A HREF="http://www.promo-velo.org/">Promo-Vlo</A>. <BR>Il est repris ici avec l'autorisation de l'auteur et le parfait consentement de l'diteur.</FONT> <BR><A NAME="JM"></A> </P> <P>  <HR>  <DIV ALIGN="CENTER"> <P> Je vous recommande personnellement cette destination. <BR>Lorsque vous parlerez  <A HREF="mailto:cyclo@microtec.net (vm_cub.html)">Jean-Marc</A> de chez <A HREF="http://www.microtec.net/~cyclo/fcuba.html">Cyclo Services</A> <BR>dites lui que Roger GraVLO vous a rfr et entendez le sourire.  <P>  <HR>  <TABLE BORDER="1" CELLSPACING="2" CELLPADDING="15" WIDTH="66%"> <TR>    <TD ALIGN="CENTER"><A HREF="index.html"><IMG ALIGN="MIDDLE" SRC="images/monde_b.gif" WIDTH="40" HEIGHT="40" BORDER="0" ALT="Vlo Monde"></A></TD>    <TD>  <ADDRESS>Roger Gravel  <BR>La Socit Vlo Monde  <BR>50 Laperrire  <BR>Vanier (QUBEC)  <BR>G1M 2Y1  <BR><A HREF="mailto:velo.monde@RogerGravel.com">velo.monde@RogerGravel.com</A>  <BR>  </ADDRESS>  </TD> </TR> </TABLE> <P>  <HR>  <H2 ALIGN="CENTER">Pdaler vers un monde meilleur.</H2>  <HR>  <FONT SIZE="2">La page [ http://www.velomonde/vm_cub.html ] <BR>a t mise  jour le 4 octobre 2001.</FONT> </DIV> <P></BODY></HTML> 
