<html>  	<head> 		<meta http-equiv=content-type content="text/html;charset=iso-8859-1"> 		<title>BENOIT ANDRO</title> 		<meta name=keywords content="BENOIT ANDRO, ASSOCIATION-GALERIE ARTEM, QUIMPER"> 	</head>  	<body bgcolor=#ffffff> 		<div align=left> 			<font color=#656565 size=1 face=Verdana><img src=../yjau.gif width=58 height=34 align=MIDDLE><a href=TXT.HTM><tt>retour</tt></a><tt> ___________ </tt></font> 			<p><font face=Verdana size=1>exposition Beno&icirc;t Andro du 6 octobre au 18 Novembre 00 </font><font face=Verdana color=#cc0000 size=1>|</font><font face=Verdana size=1> Galerie Artem 16 rue Ste Catherine 29000 Quimper </font><font face=Verdana color=#cc0000 size=1>|</font><font face=Verdana size=1> 02 98 53 27 29 </font><font face=Verdana color=#cc0000 size=1>|</font><font face=Verdana size=1> eMail: galerie.artem@wanadoo.fr </font><font face=Verdana color=#cc0000 size=1>|</font></p> 		</div> 		<center> 			<p><font face=Verdana><i> 			<table border=0 cellpadding=16 cellspacing=2 width=600> 				<tr> 					<td><font face=Verdana><i><b>Beno&icirc;t Andro serait-il de ceux qui comme la v&eacute;g&eacute;tation battue par les temp&ecirc;tes d&#146;Ouest de ce plat pays bigouden qui n&#146;est pas le mien doivent parfois &agrave; force du vent faire quelque concession &agrave; la verticale mais s'agrippent &agrave; leurs racines et continuent de pousser en diagonale et en regardant passer les grand trains de cumulonimbus envoy&eacute;s en recommand&eacute; direct de l'Atlantique Nord ?</b></i></font><b><br> 						</b><font face=Verdana size=2><i>Plus simplement parce que ma femme me dit toujours que je suis un peu compliqu&eacute;, Beno&icirc;t Andro dont on s'aper&ccedil;oit qu'il porte les m&ecirc;mes initiales que Beaux-Arts et c'est peut-&ecirc;tre un signe persiste et resigne dans la production de tableaux et m&ecirc;me l'emploi t&ecirc;tu de la pinture alluile.</i></font></td> 				</tr> 				<tr> 					<td> 						<center> 							<img height=360 width=480 src=IMGS/and5.JPG><br> 							<font size=1><i>instantan&eacute; du vernissage &agrave; la Galerie Artem, Quimper.</i></font></center> 					</td> 				</tr> 				<tr> 					<td> 						<div align=left> 							<font face=Verdana size=2>Aussi trouve-t-on un int&eacute;r&ecirc;t double &agrave; d&eacute;couvrir son exposition, le moindre des deux n'&eacute;tant pas de voir COMMENT il peut bien faire et comment il peut alimenter de r&eacute;flexion nouvelle cette pratique devenue un temps presque aussi mal vue <a href=#notes><sup>1</sup></a> que celle des peones que LeviStrauss surprit un jour cach&eacute;s des blancs dans une cabane en train de manger en commun de r&eacute;pugnants vers de la m&ecirc;me couleur en ap&eacute;ritif, l'autre reposant sur l'int&eacute;r&ecirc;t plus simple de d&eacute;couvrir un propos .<br> 							Le moins qu'on puisse dire est qu'il ne se noie pas dans le chichi glaciteux au Baume de T&eacute;r&eacute;benthine de Venise : il l'utilise la pinture alluile de mani&egrave;re tr&egrave;s simple, plate, dont on ne voit gu&egrave;re la diff&eacute;rence avec la crylique, juste un medium utilis&eacute; avec neutralit&eacute; au service d'un propos, comme on le voit souvent dans les galeries parisiennes . Pas de d&eacute;monstration du proc&egrave;s pictural ; pas d'ab&icirc;me de transparences ; pas de sublime.<br> 							La ligne et l'&agrave;-plat, langage de tous temps d&eacute;volu au mineur, &agrave; l'image, commerciale, profane, d&eacute;corative, par opposition au registre profond, religieux ou acad&eacute;mique, enjeu d'un pouvoir culturel, lui suffisent pour convoquer dans l'espace de la toile standard un flux de formes vari&eacute;es: discontinuit&eacute; de motifs, tenus par une couleur souvent satur&eacute;e, en contrastes chromatiques forts. Mani&egrave;re de construire.<br> 							&ccedil;a va de personnages &agrave; des morceaux d'architecture ouvrant des espaces, en passant par des inscriptions publicitaires, des reproductions d&#146;images dont on ne sait plus trop o&ugrave; on les a vues mais on y croit, ...et toutes sortes d'autres &eacute;l&eacute;ments encore semblant induits par <i>et/ou</i> trouv&eacute;s dans l'exercice meume de la Pinture; d'avenantes &quot;<i>esp&egrave;ces de quelque chose</i>&quot; positives, celles de la Pinture tout simplement, comme il &eacute;tait FORT JUSTEMENT d&eacute;calcomani&eacute; sur les cimaises de Beaubourg dans l'exposition Philip Guston <a href=#notes><sup>2</sup></a>.<br> 							</font></div> 					</td> 				</tr> 			</table> 			</i></font></p> 			<p><font face=Verdana size=2> 			<table border=0 cellpadding=4 cellspacing=2 width=600 height=252> 				<tr> 					<td align=left valign=top><img height=240 width=249 src=IMGS/and6.JPG align=top></td> 					<td align=left valign=top><font face=Verdana size=2>&ccedil;a peut faire penser au pop art fran&ccedil;ais, (t&eacute;l&eacute;maque, fromanger, erro parfois), un peu aussi &agrave; des travaux r&eacute;cent de Rosenquist qui utilise dans une logique de collage des &eacute;l&eacute;ments extraits non seulement de magazines mais aussi d&#146;emballages de nourriture ; et o&ugrave; veut en venir BA avec ce revival? Les ann&eacute;es 7O sont &agrave; la mode, mais surtout aupr&egrave;s de ceux qui sont trop jeunes pour les avoir v&eacute;cues. Comme disait l'Agent Mulder <i>&#147; je veux bien revenir &agrave; tout ce que vous voulez, du moment qu&#146;on m&#146;oblige pas &agrave; remettre des patalons patte d&#146;&eacute;l&eacute;phant&#148;</i><br> 						<br> 						Ben, c'est l'espace qui est diff&eacute;rent. Tous ces &eacute;l&eacute;ments ne produisent pas seulement une surface d'exposition de signes, mais des sorte de blocs d'o&ugrave; les donn&eacute;es &eacute;mergent ou retournent, comme pris par une sorte de mouvement d'oscillation centrifuge-centrip&egrave;te . </font></td> 				</tr> 			</table> 			</font></p> 			<p><font face=Verdana size=2> 			<table border=0 cellpadding=0 cellspacing=2 width=600> 				<tr> 					<td><font face=Verdana size=2>Une sorte de mouvement-de-g&eacute;n&eacute;rique-des-guignols-de-l'info, mais <i>virtuel</i>. L&agrave; a toujours &eacute;t&eacute; l'affaire de la Pinture qui du temps r&eacute;el du mouvement propose la repr&eacute;sentation fixe d'un temps virtuel et non un instantan&eacute;. Et toc! &ccedil;a c'est de la Culcure, coco ! ;-)</font> 						<p><font face=Verdana size=2>Main&#146;nant qu' les &eacute;chelles sont interdites aux peintres (en b&acirc;timent, c'est vrai) et que la lettre peinte sur les devantures du petit commerce du Bon Vieux Temps est remplac&eacute;e par des autocollants d&eacute;coup&eacute;s &agrave; l&#146;ordinateur, on regarde cette forme quand elle a fait l&#146;objet d&#146;un dessin &agrave; la main humaine comme &#145;de la Pinture&#146;. Ce qui d&eacute;samorce le message; m&ecirc;me si les espaces peints par BA sont squatt&eacute;s comme tout le reste par des messages publicitaires, gentiment d&eacute;cal&eacute;s d&#146;ailleurs, ceux-ci, d&#146;&ecirc;tre peints &#145;&agrave; nouveau&#146; et sans utilit&eacute;, deviennent de la pinture aussi.<br> 						</font></p> 						<p><font face=Verdana size=2>Et puis, c&#146;est une repr&eacute;sentation : &ccedil;a frappe qu&#146;il y ait des publicit&eacute;s dans un tableau, mais il n&#146;y en a tout de m&ecirc;me pas autant qu&#146;&agrave; n'importe quel endroit de la ville o&ugrave; d'aucuns sont probablement occup&eacute;s au projet de nous en mettre des injonctions jusque sur le papier cul . Le pilonnage est moins violent. Il s&#146;agit juste qu&#146;on en ait conscience, je suppose... On go&ucirc;te alors les diff&eacute;rences d&#146;avec un traitement m&eacute;canique: &eacute;carts un peu improvis&eacute;s, perspective appliqu&eacute;e avec d&eacute;contraction ou insouciance - comme on go&ucirc;terait ces diff&eacute;rences alors pittoresque dans une r&eacute;gion sous-d&eacute;velopp&eacute;e (comme les gens qui aiment l&#146;irlande &#147;<i>parce que &ccedil;a a l'air de chez nous y a 50 ans</i>&#148;) ou comme d'aucuns, de pintres, relisent tout le registre de l'image manuelle du c&ocirc;t&eacute; de l'enluminure m&eacute;di&eacute;vale, persane ou indienne, pour son irr&eacute;gularit&eacute; meume.</font></p> 						<center> 							<p><font face=Verdana size=2>**</font></p> 						</center> 						<p><font face=Verdana size=2>Dans la s&eacute;rie de dessins expos&eacute;s, 33 comme quand on va chez le docteur et qu&#146;on dit 33, comme l&#146;&acirc;ge du Christ quand on l&#146;a scotch&eacute; sur sa croix, la ligne seule d&eacute;veloppe les formes, une ligne qui a oubli&eacute; les tremblottements sensoriels et les accumulations expressionnistes et s&#146;applique &agrave; d&eacute;finir fermement des volumes, presque sans style, ou alors dans un que les plus jeunes et mieux nourris d&#146;audiovisuel associent aux &#147;premiers dessins anim&eacute;s&#148; (on traduira par: l&#146;&eacute;poque ou les dessin anim&eacute;s tenait autant du dessin que de l&#146;animation<a href=#notes><sup>3</sup></a> : aujourd&#146;hui tout le monde sait cela on dessine une forme de d&eacute;part, une forme d&#146;arriv&eacute;e, et de puissants calculateurs &eacute;lectroniques r&eacute;alisent dans l'enthousiasme tout le boulot interm&eacute;diaire, sans se plaindre, eux, de travailler de nuit et de n&#146;&ecirc;tre pas pay&eacute;. Non mais ! Faut bien un peu de militantisme, dans l'art, ou alors c'est pas la peine.<br> 						Les formes sont souvent des personnages, des &eacute;l&eacute;ments d&#146;environnement qui renvoient &agrave; une conception du monde telle qu&#146;elle s&#146;exprime dans les illustrations scolaires, ou celles du dictionnaire, ou encore dans l&#146;univers Playmobil. Les dessins ont le lissage, l&#146;absence d&#146;accident ou de contingence, d&#146;une conception avant tout. Ils se pr&eacute;sentent sous une certaine autorit&eacute;, tendent vers l&#146;&eacute;pure. Ce qui donnerait raison &agrave; L&eacute;onard (pas Cohen, de Vinci, nonobstant le revival 70') quand il &eacute;nonce que le dessin est une chose mentale.<br> 						Cet univers s'objectivant est phagocyt&eacute;, dans une m&ecirc;me esth&eacute;tique homog&egrave;ne, par une tendance oppos&eacute;e, celle des cadeaux en plastique que l&#146;on trouvait dans les ann&eacute;es 7O seulement dans la lessive Bonnux, qui montent qui montent depuis les 80's &agrave; l&#146;assaut de tous les produits, et colonisent les paquets de c&eacute;r&eacute;ales et la table du petit d&eacute;jeuner familial, tous ces petits personnages et monstres en plastiques de petite taille, tout cet univers fantastico-d&eacute;bile et prioritairement affectif qui semble &eacute;trangement&quot;doubler&quot; la repr&eacute;sentation du r&eacute;el, en tout cas l&#146;habiter de l&#146;int&eacute;rieur comme un Philidor doubl&eacute; d&#146;enfant.<br> 						Ce qui ne peut que &#147;donner &agrave; penser&#148; selon une formule de l&#146;artiste, sur cet &eacute;trange m&eacute;lange d&#146;un univers mental scolaire et d'une monstruosit&eacute; ordinaire, issue non d'une philosophie quelconque qui au moins serait discutable, mais du ciblage d'un discours soumis aux lois du marketing, d'une technique de vente. </font></p> 						<center> 							<p><font face=Verdana size=2>**</font></p> 						</center> 						<div align=left> 							<p><font face=Verdana size=2>Moi je me disais comme &ccedil;a en passant la tondeuse le samedi apr&egrave;s-midi sur les 40 m&egrave;tres carr&eacute;s de gazon de mon pavillon de lotissement ordinaire, dont le cr&eacute;dit sur trente ans m&#146;a livr&eacute; pieds et poings li&eacute;s &agrave; mon employeur, &ccedil;a me fait penser aux parasites marins, voici notre s&eacute;quence &quot;merveilles de la Nature&quot;, qui introduisent discr&egrave;tement dans leur h&ocirc;te, par exemple une banale araign&eacute;e de mer, c'est si bon avec du pain et du vin blanc, une petite excroissance d&#146;eux-m&ecirc;mes, oh, toute petite, tr&egrave;s peu de chose, qui va se d&eacute;velopper &agrave; l&#146;int&eacute;rieur et largement centupler de taille au fur et &agrave; mesure de la colonisation. Ou &agrave; ces coquillages perceurs qui disposent d&#146;une petite poche d&#146;acide qui leur sert &agrave; trouer par exemple une moule, tiens, quand on parle de pain et de vin blanc, c&#146;est bon avec aussi, mais dans la r&eacute;gion de bordeaux on en mange aussi avec du rouge, je crois, c&#146;est pour &ccedil;a qu&#146;on en trouve avec un petit trou rond dans la coquille, par lequel ils font passer leur estomac de petite taille criant grosse famine dans l&#146;appartement de leur victime pour l&#146;y d&eacute;vorer tranquillement sans avoir &agrave; se d&eacute;placer. Admirable, non? De quoi donner des le&ccedil;ons aux experts de la Logistique en mati&egrave;re d&#146;&eacute;conomies de personnel et de flux tendus.<br> 							Ainsi se d&eacute;ploie dans un style cours moyen une vision du r&eacute;el parasit&eacute;e par des &ecirc;tres monstrueux, froids et lisses m&ecirc;me quand ils ont l&#146;air amicaux dont on ne pourrait dire s&#146;ils sont bien dispos&eacute;s, dont on ne pourrait dire s&#146;il nous promettent un monde de r&eacute;gression g&eacute;n&eacute;rale o&ugrave; on ira tous en stage de th&eacute;rapie-&eacute;cole-maternelle vagir et pleurnicher une semaine avec nos gros culs dans des pampers comme &ccedil;a se fait, dit-on, aux Am&eacute;riques . Le tout bien lisse, bien propre. Un monde playmobil regard&eacute; UN PEU TROP LONGTEMPS et gagn&eacute; par une &eacute;tranget&eacute; plus qu&#146; inqui&eacute;tante .</font></div> 					</td> 				</tr> 			</table> 			</font></p> 			<p><font face=Verdana size=2> 			<table border=0 cellpadding=16 cellspacing=2 width=600> 				<tr height=249> 					<td height=249 width=320><img height=281 width=320 src=IMGS/and3.JPG></td> 					<td height=249 width=110><font face=Verdana size=2>Ainsi deux jeunes femmes occup&eacute;es &agrave; regarder une TV munie comme presque toutes les sculptures durant une br&egrave;ve p&eacute;riode voici quelques ann&eacute;es de roulettes ont en main l'indispensable commande d'action &agrave; distance, progr&egrave;s notoire de l'humanit&eacute;, mais n'ont plus d'yeux ; du coup elles sont rigoureusement identiques et c'est p't&ecirc;t' pour &ccedil;a qu'elles ne peuvent pas se voir en Pinture, eueuh! non! en dessin .</font></td> 				</tr> 			</table> 			</font></p> 			<p> 			<table border=0 cellpadding=16 cellspacing=2 width=600> 				<tr height=288> 					<td width=320 height=288> 						<center> 							<img height=320 width=253 src=IMGS/and2.JPG align=middle></center> 					</td> 					<td width=111 height=288><font face=Verdana size=2>Ainsi une cr&eacute;ature exotique sortie du Gaughin Super Travel World Tour priv&eacute;e de ses Atuas d&eacute;mod&eacute;s est flanqu&eacute;e d'une idole r&eacute;gressive &agrave; t&ecirc;te de chien qui n'a rien &agrave; voir avec l'&eacute;gypte en chienne dont la stupidit&eacute; n'est peut-&ecirc;tre qu'apparente et pourvue du n&eacute;cessaire &quot;equipment&quot; comme disent pudiquement nos cousins grands breutons ; on se demande &agrave; quoi sera r&eacute;duite leur prog&eacute;niture si l'envie leur prend d'en susciter.On choisit pas sa famille mais heureusement on choisit ses amis. </font></td> 				</tr> 			</table> 			</p> 			<p> 			<table border=0 cellpadding=8 cellspacing=2 width=600> 				<tr> 					<td><font face=Verdana size=2>Etceteri, etcetera. Gla&ccedil;ante impression, d'une conscience qui s'interroge, o&ugrave; je trouve que BA atteint une belle pr&eacute;cision. On n'est pas dans la laideur appliqu&eacute;e ou militante de Kenny Scharf ou de Di Rosa premi&egrave;re mani&egrave;re, occup&eacute;s &agrave; gravir les Annapurna du kitsch, ce qui serait d&eacute;j&agrave; un passe-temps recommandable ; BA ne se situe pas je crois dans le double, la paraphrase ou la surench&egrave;re de ce que beaucoup appellent la d&eacute;r&eacute;alisation; il la donne &agrave; voir, il la dialectise, discussion non close et m&ecirc;me en pleine expansion dont il tire l'&eacute;nergie de cette s&eacute;rie. On ne sait pas qui va gagner, ou s'il y aura synth&egrave;se.<br> 						</font> 						<p><font face=Verdana size=2>Les peintures dans un langage plus riche mais mesur&eacute;, me semblent reposer le m&ecirc;me sens . Le traitement diff&eacute;renci&eacute; des &eacute;l&eacute;ments joue le jeu d&#146;une tension, non spectaculaire, non dramatique, mais tension tout de m&ecirc;me entre des finalit&eacute;s ou m&ecirc;me des d&eacute;finitions divergentes (l&#146;imagerie, le motif, le d&eacute;coratif, le citatif, le faux-faux vrai...).Cette tension peut prendre l&#146;air de l&#146;ironie. La plupart du avec une forme de discr&eacute;tion, qui est peut-&ecirc;tre un genre de s&eacute;rieux &agrave; la fois et de modestie ou encore de dandysme.<br> 						</font></p> 						<p><font face=Verdana size=2>BA, finalement, d&eacute;peint un paysage tr&egrave;s r&eacute;aliste. Le corps, le premier plan, y serait le refuge d&#146;une conscience harcel&eacute;e par une discontinuit&eacute; qui confine &agrave; l&#146;arbitraire, &agrave; l&#146;absurde, puisqu&#146;elle repose sur des crit&egrave;res o&ugrave; l&#146;on est bien en peine de trouver un fil conducteur. Et quand il met une r&eacute;f&eacute;rence artistique au milieu, qui fait penser au Colis&eacute;e mais je suis pas s&ucirc;r car je suis jamais &eacute;t&eacute; l&agrave;-bas, &agrave; laquelle, dans notre qu&ecirc;te anxieuse de vraies valeurs, n&#146;est-ce pas? on pourrait se raccrocher, eh ben non, elle est trait&eacute;e couleur yoghourt &agrave; l'extrait de fruits sans morceaux, dans un dessin que ne renieraient pas le plus inepte des adoucissants illustrateurs pour emballage de serviettes p&eacute;riodiques<a href=#notes><sup>4</sup></a>. </font></p> 						<p><font face=Verdana size=2>Lequel dessin, d&#146;ailleurs, ne parvenant m&ecirc;me plus &agrave; suivre durablement le contour d&#146;une statue &eacute;questre, s'en va se perdre un moment dans l'arri&egrave;re plan en d'abstraites arabesques, avant de revenir &agrave; son devoir, pris de repentir.<br> 						</font></p> 						<p><font face=Verdana size=2>Il y a p't&ecirc;t' tentation d'&eacute;voquer une certaine forme de r&eacute;gression ou de confusion mentale, qui contraste avec ce dessin clarifiant : r&eacute;gression dans les ambitions, la posture de l&#146;artisse, son statut ou sa statue, ce que faisait d&eacute;j&agrave; Pierrick Sorin &agrave; peu pr&egrave;s &agrave; l&#146;&eacute;poque o&ugrave; la France inventait le consceptre de <i>&#145;nouveaux pauvres&#146;</i> dans une vid&eacute;o hilarante o&ugrave; il se prenait des livres su' l'coin d&#146;la tronche, ce que faisait un peu plus tard Hippolyte Girardot dans la bande annonce d&#146;un film que je n&#146;ai pas vu o&ugrave; il disait <i>&#147;mais foutez-nous la paix! On est des nuls de toute fa&ccedil;on! On fera jamais rien...&#148;</i> et ce que semblent rechercher pas mal d'artistes aujourd'hui. Donner forme &agrave; une angoisse, une forme de d&eacute;sesp&eacute;rance...une perte de sens.<br> 						Sauf que chez BA c&#146;est, me dis-je, un argument. Pas un effet secondaire</font></td> 				</tr> 			</table> 			</p> 			<p><font face=Verdana size=2> 			<table border=0 cellpadding=4 cellspacing=2 width=600 height=323> 				<tr> 					<td><img height=311 width=240 src=IMGS/and1.JPG></td> 					<td><font face=Verdana size=2>Ainsi cette peinture comme d&#146;apr&egrave;s collage qui h&eacute;site entre nouvelle figuration et exercices scolaires. Attation j'me lance : La Princesse Monokon&eacute; est p&#146;t&ecirc;t &agrave; rapprocher, comme ironique Mod&egrave;le du Pintre, flanqu&eacute; de ses ironiques itou z&#146;Outils du Pintre version gondole de supermarch&eacute;, et encore d'allusions &agrave; sa Fonction sous forme de signalisation routi&egrave;re signifiant de la mise en garde, le tout dans un traitement bien plat qui r&eacute;alise l&#146;ambition picturale du d&eacute;butant absolu, &agrave; rapprocher l&agrave;-dis-je-donc des &#147;<i>attributs de la Pinture</i>&#148; (ou <i>du Pintre</i>, je sais plus) par Jean Baptiste Sim&eacute;on Chardin . Il faisait bien les singes, Lui. S'il fit les singes on a bien le droit de peindre des huskys, mod&egrave;le de sauvagerie et d'une nature bienveillante et surtout hygi&eacute;nique, pour une &eacute;poque plus na&iuml;ve &agrave; ce sujet qu&#146;une autre o&ugrave; il peignit aussi des chats et des raies et des cruches et des pipes (en porcelaine), projet aujourd'hui &quot;<i>totalement d&eacute;pass&eacute;</i>&quot; selon <b>b.fx</b> qui se consacre lui avec brio &agrave; l'exploration joyeuse de la cr&eacute;ation d'images en 3D<a href=#notes><sup>5</sup></a>, ce qui explique sa position. </font></td> 				</tr> 			</table> 			</font></p> 		</center> 		<center> 			<p><font face=Verdana size=2> 			<table cellpadding=0 cellspacing=2 width=600> 				<tr> 					<td><font face=Verdana size=2>Quant aux eskimos, ce qu'ils en pensaient avant de se mettre &agrave; l'alcool et &agrave; la motoneige , c'&eacute;tait qu'un chien de tra&icirc;neau c'est joli, mais qu'ils ont surtout tendance &agrave; mordre la main qui les nourrit, ou m&ecirc;me &agrave; bouffer tout cru leur bon ma&icirc;tre si celui-ci oubliait une seconde de s'en m&eacute;fier comme de la peste, dixit Jean Malaurie. Pour les chats et les raies, ils n'ont pas laiss&eacute; d'instructions<a href=#notes><sup>6</sup></a>.<br> 						</font> 						<p><font face=Verdana size=2>Quant &agrave; la Princesse, le seul truc qui me turlupine c'est de savoir si BA s'inspire d'un point-de-d&eacute;part ou d'un point-d'arriv&eacute;e d'un plan de dessin anim&eacute;, alors s&ucirc;rement con&ccedil;u par un Main Humaine, ou s'il a recopi&eacute; une image extraite des s&eacute;quences calcul&eacute;es par un robotique calculateur, image sous-trait&eacute;e o&ugrave; jamais alors la main de l'homme n'aurait mis le pied. Est-ce que ce serait-il encore de l'Art? </font></p> 						<p><font face=Verdana size=2>Ben &ccedil;'est &ccedil;a l'&eacute;poque du virtuel.</font></p> 						<p><font face=Verdana size=2>Bon, je r&eacute;sume, pour ma femme et pour les autres qui aiment bien le film mais qui ont pas envie de rester au d&eacute;bat, et je peux m&ecirc;me pas dire que c'est eux qui sont b&ecirc;tes, pasque j'ai pas fait l'universit&eacute; mais seulement du bozard, et ce n'est tout de m&ecirc;me pas la m&ecirc;me chose, dit-on, </font></p> 						<p><font face=Verdana><b>cette repr&eacute;sentation de ce qui a lieu tous les jours dans l&#146;espace de n&eacute;gociation entre le r&eacute;el visible et la conscience me semble tout-&agrave;-fait l'objet de l'art.</b></font></p> 						<div align=left> 							<p><font face=Verdana><b>Dans cette perspective ces tableaux me paraissent tout-&agrave;-fait r&eacute;alistes. </b></font></p> 							<p><font face=Verdana><b>Et tout-&agrave;-fait de la Pinture.<br> 							</b></font><font face=Verdana size=2><br> 							Bon, apr&egrave;s c'est toujours pareil, hein, je comprends jamais Toutou seul, alors les ceusses qu'ils sont pas contents, y z'ont qu'&agrave; m'espliquer le reste. </font></p> 							<ul> 								<p><font face=Verdana size=2>Quelqu'Un, Quelque Part.</font> 							</ul> 						</div> 					</td> 				</tr> 			</table> 			</font></p> 		</center> 		<div align=left> 			<p><font face=Verdana size=2>Notes :</font></p> 			<p><font face=Verdana size=2>1) </font><font face=Verdana size=2 color=#7f7f7f>par exemple, voir</font><font face=Verdana size=2> <a href=http://www.visuelimage.com/ch/verso/verso.htm>article de J.L.Chalumeau</a> </font><font face=Verdana size=2 color=#7f7f7f>sur Visuelimage.com</font></p> 			<p><font face=Verdana size=2><a name=notes></a></font><font face=Verdana size=2 color=#ff6666>2) </font><font face=Verdana color=#ff6666><b>Phillip Guston</b></font><font face=Verdana size=2 color=#ff6666> : &quot;...Puis vient un moment o&ugrave; quelque chose &quot;prend&quot; sur la toile, quelque chose tient &agrave; la surface. Je ne sais pas &agrave; quel moment &ccedil;a se produit. On met simplement de la peinture sur une surface : la plupart du temps, &ccedil;a ressemble tout bonnement &agrave; de la peinture, et qui &ccedil;a peut bien amuser de mettre de la peinture sur une surface? On en enl&egrave;ve, on en remet, on en remet l&agrave;, on en rajoute sur trente centim&egrave;tres. Puis on se rapproche de la surface, on commence &agrave; ne plus se d&eacute;placer que de quelques centim&egrave;tres, puis de quelques millim&egrave;tres. Et, tout &agrave; coup, vient l'instant o&ugrave; la peinture ne ressemble plus &agrave; de la peinture, je ne sais pas pourquoi: il se passe quelque chose de myst&eacute;rieux...&quot; catalogue de l'exposition, Beaubourg, jusqu'au 4 D&eacute;c 00.</font></p> 			<p><font face=Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular size=2>3) </font><font face=Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular size=2 color=#336633>Achetez les soutien-gorges Walt Disney vous aurez des seins anim&eacute;s </font><font face=Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular color=#336633><b>:-)</b></font></p> 			<p><font face=Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular size=2>4) </font><font face=Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular size=2 color=#7f7f7f>Bien entendu ceci n'est pas une m&eacute;chancet&eacute; mais une tentative imag&eacute;e de raconter de quels &eacute;l&eacute;ments extraits du r&eacute;el BA me parait se servir.C'est le r&eacute;el qui a commenc&eacute;. C'est pas de la faute &agrave; BA.</font></p> 			<p><font face=Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular size=2>5) </font><font face=Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular size=2 color=#7f7f7f>voir ses images sur</font><font face=Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular size=2> <a href=http://b.fx.free.fr/>le site de <b>b.fx </b></a></font><font face=Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular size=2 color=#7f7f7f><b>et tant qu'&agrave; faire voir aussi pour le clin d'oeil que &ccedil;a fera &agrave; de plus anciennes peintures de BA, celles de son copain</b></font><font face=Arial,Helvetica,Geneva,Swiss,SunSans-Regular size=2><b> <a href=http://mauriceplapla.free.fr/>Maurice Plapla</a></b></font></div> 	</body>  </html> 
