<style type="text/css"> <!-- a:active { color: #056095; text-decoration: none} a:link { color: #056095; text-decoration: none} a:visited { color: #056095; text-decoration: none} a:hover { color: #CC0099; text-decoration: underline overline} --> </style> <script>function open_window(url) {mywin = window.open(url,"win",'toolbar=0,location=middle,directoires=0,status=1,menubar=0,scrollbars=1,resizable=0,width=380,height=380');}</script> <img SRC="mai1999.gif"><blockquote><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1><a href="lecture.php3?mois=mai&annee=1999&mode=print" TARGET="_blank">Version imprimable de ce mois</a></font></font></b><br><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1><a href="javascript:window.external.addfavorite('http://www.pilotlist.org/bestof/bestof.php3?mode=lecture&mois=mai&annee=1999','Le Best of Pilotlist - mai 1999')">Ajoutez ce mois dans vos favoris</a></b><br><a NAME="HAUT"></a><br><a href="#280">Rouen, Duxford - Week-end de rve</a> - Emmanuel Davidson<br><a href="#281">Le D112 de l'APAR revole !</a> - Philippe Depondt<br><a href="#282">Yakafaucon</a> - Jean-Pierre Lautier<br><a href="#283">Balade corse ou pourquoi je vole</a> - Anne-Cline<br><a href="#284">Faux pilote</a> - Louis Bonnaud Delamare<br><a href="#285">Tour de France des Jeunes Chambres Economiques</a> - Cdric Lematre<br><a href="#286">Kenya Wildlife Service</a> - Benot Wangermez <img src="note2.gif"><br><a href="#287">Brouillard  Washington</a> - Daniel Crivello<br><a href="#288">Portes ouvertes  l'aro-club</a> - Jean-Pierre Laffitte<br><a href="#289">F-OHSAVA FORT ! ou avec deux moteurs a pousse !</a> - Jacques Zahar<br><a href="#290">Premier voyage</a> - Pierre Labastie<br><a href="#291">Fontenay-sur-Hutres</a> - Collectif<br><a href="#292">Les p'tits suisses sont bien rentrs...</a> - Mat<br><a href="#293">Balade en DR221</a> - Philippe Depondt<br><a href="#294">Petite balade familiale</a> - Laetitia Hunot<br><a href="#295">Priple en Aztec</a> - Jean-Claude Ponlevoy<br><a href="#296">Une surprise de taille</a> - Daniel Dezulier<br><a href="#297">Le retour du D117  Saintes</a> - Laetitia Hunot</font></font></blockquote><br><br><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="280"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Rouen, Duxford - Week-end de rve</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Emmanuel Davidson"><font color="#000000">Emmanuel Davidson</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Le week-end dernier tait sans doute le plus beau au niveau de la mto depuis quelques semaines Ca tombait bien, puisqu'il marquait l'ouverture des hostilits aronautiques pour l't.  <BR> <BR>Samedi matin, la rumeur apparat sur l'horizon et commence immdiatement  gonfler : Pink Lady est  Rouen. Pour ceux (rares) qui ne connaissent pas ladite dame rose, il s'agit en fait d'une jeune demoiselle ayant appartenu  la 8me USAF pendant la seconde guerre mondiale. Son utilit ? Pas forcment agrable Larguer de petits objets noirs et explosifs au-dessus de l'Allemagne. On la connat mieux sous le nom de Forteresse (sans Christophe Lambert) Volante ou encore B17.  <BR> <BR>Bon, on approuve ou pas la finalit de l'engin, mais ne serait-ce que pour ne pas mourir idiot, j'embarque le premier passionn d'avions qui pousse la porte du club et nous sautons dans l'avion. Aprs tout Rouen n'est qu' 20 minutes  <BR> <BR>Premire autocritique Puissamment oubli de jeter un coup d'il aux notams, pas trs srieux a.  <BR> <BR>Nous voil en l'air, ATIS, contact radio etc. Bon il fait un temps magnifique, mais on n'y voit rien  Radio nav en route, ILS rgl, point de report identifi, chrono, les yeux sur l'aiguille de l'ILS, le guetteur aux yeux de lynx est assis  droite, base annonce, l'aiguille commence  dvier, on passe en finale, F-CM sur le glide en finale, autoris Ah ben elle est juste l o elle doit tre la piste ! Boink, freinage et taxi pour le parc.  <BR>Gar  30 mtres du B17, le petit Wassmer ressemble  un Playmobil !!  <BR>Et les surprises s'enchanent, taxe gratuite aujourd'hui, visite de la forteresse  volont, accueilli par l'quipage visite en profondeur intrieur extrieur. Le rve. Mention spciale  l'quipage qui nous a accueillis comme des rois et avec une gentillesse dmentant leurs instincts guerriers !  <BR> <BR>Lendemain matin, 8h15.  <BR>Check list : Essence - Plan de vol - Gilets de sauvetage  Cartes - Cartes de terrain  Mto  Notams  <BR>Angoisse ! Sil fait beau  Dieppe, le temps n'est pas gnial  Duxford au nord de Londres 1000 ft, Fog, Drizzle Beurck !  <BR> <BR>Par contre les prvisionnistes sont optimistes. Alors petit coup de tlphone  Duxford pour leur demander, sans trop y croire, de dcaler un peu les crneaux d'arrive ngocis avec eux 2 mois plus tt But, no problem, it is kind enough from you to come and the weather conditions are bad for the moment anyway.  <BR>En clair, merci de venir, pas de problmes, seule restriction, si vous arrivez aprs le dbut du meeting, posez-vous  Cambridge.  <BR>Aprs le dbut du meeting ? Ah non, on espre bien arriver avant  <BR> <BR>Dpart de Dieppe, tiens c'est aussi laiteux qu'hier ds que l'on grimpe, niveau 055, Le Touquet direction LYD, au-dessus de la Manche.  <BR>Contrle anglais agrable et adorable. Ils ont quand mme une petite angoisse Ils nous demandent de confirmer que nous ne pntrerons pas dans l'espace A de Londres. Et ils nous demandent des estimes des verticales des verticales des VOR de cheminement.  <BR> <BR>Arrive du ct de Duxford. L c'est la foire d'empoigne ! Tout le monde arrive en mme temps. Plafond 900 pieds, brume, bruine, re-beurck. "F-BXCM, downwind 06 right hand", "Roger call back final." Jusque-l tout s'est pass comme dans un rve. Mais c'est l que a se gte un peu.  <BR> <BR>Le Hollandais Volant (un DC4, quadrimoteur Hlice ressemblant un peu au Dakota DC-3) s'annonce en vent arrire juste aprs moi. Une petite voix me dit" Ca vole  quelle vitesse en vent arrire ces machins-l ?" Les volets rentrent instantanment, 25  la PA 2500 tours "F-BXCM descending 500 QFE, middle downwind", "Roger, F-CM, call back final."  <BR> <BR>Arrive rapide (120 noeuds, en numro 1), base, on casse la vitesse comme avec un Jojo, les volets ressortent, actions vitales et l j'entends le message de la mort qui tue : <BR> <BR>DC4, final.  <BR> <BR>Coup d'oeil  droite, il n'est pas entre le seuil de piste et moi, et ces bestioles, il y relativement peu de chances de les rater  <BR> <BR>Les volets rentrent grce au camarade assis  droite (la demande a t violente (xxxx@@@@####, rentre les volets, pendant ce temps l PA et tours moteurs et "F-BXCM going around") je n'ai pas termin le message qu' gauche je vois le DC4 en perce sauvage exactement par mon travers, tous feux allums.  <BR> <BR>Allez un tour gratuit ! Plus un poil de sec. Une fois pos, les copains de Dieppe (3 avions ont dcoll de Dieppe) me disent "Ah ben alors ? Tu t'es perdu ?" Sans commentaire  <BR> <BR>Minibus pour nous emmener  l'entre et l en 30 minutes, il fait beau, il y a plein de monde, des warbirds partout. L je suis vraiment impressionn par la diffrence qu'il y a entre un meeting en Angleterre et en France. Comment esprer se poser  la Fert un jour de meeting ou  Evreux pendant le Mondial des Patrouilles ?  <BR>Mais l c'est vraiment opration portes ouvertes partout ! Visite des ateliers de restauration de warbird, les avions aligns sur taxiway en herbe. Rahhhhh ! Lovely !  <BR> <BR>Et puis le spectacle commence.  <BR> <BR>Si un reprsentant des autorits aronautiques franaises tait l, je l'aurais tout de suite vu Nous l'aurions trouv par terre, saisi de convulsions et la bave aux lvres. A la fin du show il aurait t bon pour la camisole de force !  <BR>C'est le premier meeting de la saison, ils sont un peu loin, c'est dommage me dit un spectateur, visiblement un habitu de longue date  <BR>LOIN ? Mais ils ne sont pas  50 mtres de nous, et lors des passages basse altitude (peut-on parler d'altitude?) on peut pratiquement regarder les pilotes dans les yeux  Le Buchon (Messerschmitt 109 produit sous licence en Espagne avec un moteur Hispano en ligne) a fait des passages  moins de 20 pieds sol  <BR> <BR>La liste des avions en vol est impressionnante : Hawker Harrier, Canberra, P51D (2 en patrouille), Hellcat, Wildcat, Corsair, Swordfish, Spitfire (4 en patrouille), T6 (indigne de Duxford m'a-t-on dit !), Skyraider, Dauntless, Hurricane, Haviland Dragon rapide (baptmes de l'air), Jaguar (bruyant le bougre!), plus tous les avions en statique  <BR> <BR>A la fin du meeting, re-minibus, dpos au pied de l'avion, dpart sans souci, dernier message radio "F-BXCM, Zulu gate, to leave frequency."  <BR>"Roger CM, thanks for coming, see you again this summer, switch to London Information xxx.xx, flight plan activated. Good day."  <BR> <BR>J'en rve encore la nuit !  <BR> <BR>Il y a encore 3 meetings  Duxford cette anne. Si vous tes intresss, on peut organiser des convois  <BR> <BR>Emmanuel<P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=280')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="281"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Le D112 de l'APAR revole !</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Philippe Depondt"><font color="#000000">Philippe Depondt</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Ca y est ! Le D112 revole ! Cela faisait 9 mois qu'il tait arrt pour entretien : les amateurs de Jojo sont en tat de manque avanc.  <BR> <BR>Bien sr, j'aime le Dauphin-DR221 et j'ai infiniment de respect pour lui. Evidemment, mon amiti pour le PA11 est indfectible, je sais ce qu'il peut faire et ce qu'il ne peut pas, j'ai une totale confiance en lui : c'est un vrai bon copain. Certainement, le D18 est vif aux commandes et, grce  sa splendide verrire monobloc, il offre un balcon somptueux.  <BR> <BR>Mais j'ai de la tendresse pour le D112, il n'y a pas d'autre mot. Son gros capot, largement ouvert vers l'avant :  chaque prvol, je me dis que je vais dcouvrir un nid de pigeons l-dedans, ou quelque chose de cet ordre. Et les roues ! Aaah, les roues du D112 ! Elles sont grosses, de travers, inclines vers l'intrieur d'un angle dlirant, on dirait qu'elles louchent. Et la verrire - si on peut parler de verrire - : des bouts de plastique plus ou moins bien ajusts... Pour tout arranger, le ntre de D112 est tout bariol des couleurs de l'Arospatiale : il a l'air d'un clown !  <BR> <BR>Mais, mais... ce n'est pas si simple : 160km/h de croisire avec 65 chevaux, il n'y pas beaucoup d'avions qui en soient capables, a devrait faire dresser l'oreille.  <BR> <BR>Prvol, rien de bien extraordinaire : tous les morceaux de l'avion sont bien accrochs ensemble ? Il n'y a pas de trous dans la toile ? Rien de cass ? Ca a l'air d'aller. On a repeint les bords d'attaque : ils sont tout pimpants. Les raccords d'aile ont galement t repris, a fait plus propre, on va au moins gagner 1/2 km/h de vitesse de croisire !  <BR> <BR>Le tableau de bord n'est pas trop encombr, c'est le moins qu'on puisse dire ! Compte-tours, badin, altimtre, bille, pression d'huile. Une petite radio alimente par batterie dans un coin. Et c'est tout. Ah, si ! Il y a la manette des gaz : un petit truc qui monte et qui descend ; en haut plein gaz, en bas, rduit. Il faut s'y faire... Et la jauge  essence ? Il y a une jauge ? Eh oui, c'est cette espce de bout de fil de fer qui sort du capot moteur :  l'autre bout qui plonge dans le rservoir d'essence, il y a un flotteur ; a au moins c'est de la technologie !  <BR> <BR>Le rituel du dmarrage est le mme que pour n'importe quel avion sans dmarreur lectrique : il faut un volontaire pour faire le dmarreur.  Comme en plus, on ne peut pas freiner des deux cts  la fois, il faut mettre des cales devant les roues, que l'on enlve quand on est prt  rouler.  <BR> <BR>Ah oui,  propos de roulage. Le roulage en D112, alors l c'est technique ! On met un peu de gaz, a roule. On veut tourner  gauche : palonnier  gauche, logique. Il ne se passe rien, l'avion va tout droit. Plus de palonnier.  Ah ! a commence  tourner. Bon, palonnier au neutre... Ca continue  tourner. Palonnier  fond  droite... le virage ralentit, puis repart dans l'autre sens. Etc. En fait, quand le pilote a l'habitude, l'avion va  peu prs tout droit, mais on narrte pas de voir la gouverne de direction s'agiter dans un sens, puis dans l'autre, comme la queue d'un poisson, car videmment, quand on veut aller tout droit, il ne suffit pas de mettre le palonnier au neutre, parce que le D112, lui, veut tourner ! Alors il faut contrer, puis contrer le contre, etc. Et puis quand, il y a du vent, a devient sportif et si on ne veut pas casser une hlice, il vaut mieux avoir la main pas trop loin des contacts, et mme... j'en connais des plus forts et plus sages que moi qui se sont retrouv une roue dans un trou  ct du taxiway et l'hlice lgrement raccourcie.  <BR> <BR>Bon, mais il ne faut pas se laisser impressionner : les BB du haut de leurs 25 heures dominent trs bien la situation. Et puis, quand il y a trop de vent, on reste au hangar  discuter le coup avec les copains !  <BR> <BR>De virage en mandre, on finit par arriver au point d'attente. Ah oui mais, et les essais moteur, comment les fait-on sans frein ? Bonne question. Si on tient  dcoller d'une piste en dur, il faut arrter le moteur, inviter le passager  mettre les cales puis  redmarrer le moteur ; faire ensuite les essais, enfin enlever les cales. Mais si on n'a pas de passager, ou si le passager n'est pas "lch" dmarrage ? Trs simple : il suffit de retourner au parking et trouver la personne qui a dmarr le moteur en premier lieu ! Mais si on trouve une piste en herbe, ou tout simplement un taxiway en herbe, la technique consiste  trouver une touffe un peu plus paisse que les autres, ou une bosse un peu plus haute, caler une roue contre, braquer la gouverne de direction  fond dans l'autre direction, puis augmenter progressivement la puissance du moteur jusqu' un peu avant que l'avion se mette  bouger ; et enfin faire la slection magntos et l'essai rchauffe.  <BR> <BR>L'ACHEVER se rduit  peu de choses sur un avion si simple.  <BR> <BR>Alignement, dcollage. L c'est facile : le souffle hlicodal est faible, il se contre sans difficult et l'avion est en l'air presque tout de suite : c'est remarquable avec un moteur si peu puissant ! On monte  100-110 km/h, la bille fait l'essuie-glace... La faible puissance du moteur se fait un peu sentir, a ne monte pas trs vite : une fois, j'ai dcoll juste derrire le PA11, c'tait spectaculaire ! L'autre est un vrai ascenseur.  <BR> <BR>Palier. Trim quasiment plein  piquer. C'est une petite tirette sur le tableau de bord  ct de la rchauffe carbu (ne pas confondre) : comme la tirette tend  glisser au cours du vol, on doit priodiquement la renfoncer d'un geste qui devient aprs quelques temps un tic plus ou moins compulsif ; je crois que si on rparait cela, je serais tout dpays ! 2.150 tours. Petit  petit, l'animal approche de sa vitesse de croisire ; ajustement des gaz.  <BR> <BR>Comme tous les Jodel et drivs, l'assiette en croisire est nez en bas : les habitus d'avions amricains ont souvent du mal  ne pas monter.  Ca a l'avantage que la visi est bonne, sachant que de toutes faons le petit 65 cv Continental qui est devant n'est pas bien large et ne bouche trop la vue. Bon, d'accord, a fait du bruit : les casques et l'interphone sont obligatoires. Et puis, il y a des courants d'air, en hiver, on a froid et en t, on a trop chaud  cause de la verrire en forme de cloche  melon : effet de serre garanti !  <BR> <BR>Oui, et puis c'est vrai, ce n'est pas ergonomique... et puis les petits doivent squiper de quinze coussins pour atteindre les palonniers et les grands doivent se plier en huit. Moi, je suis moyen, alors cet avion est fait pour moi ! Et puis videmment, a n'est pas bien large au niveau des coudes et quand on veut mettre deux costauds dans l'avion, il vaut mieux prendre un chausse-pieds : mais dans ce cas, on est probablement de toutes faons au-del de la masse max.  <BR> <BR>Et puis, et puis... on pourrait continuer longtemps comme a ! Mais moi, j'ai de la tendresse pour cet avion, a me regarde aprs tout. Et puis, je ne suis pas le seul : mon voisin, l,  cot de moi, dans cet emballage de bois et de toile qui se prend pour un avion, il a l'air dtre heureux dtre l, il regarde le paysage briard sans se plaindre de l'inconfort et de tout a.  <BR> <BR>Il y a des grains un peu partout, on zigzague lgamment pour essayer de ne pas trop se faire mouiller. Tiens justement, c'est le bon moment pour voir si je sais encore le piloter cet engin : et zou ! 360  60 d'inclinaison. Manche franchement  gauche, pression du pied, tirer lgrement, gaz ouverts en grand. La bille est au milieu, mais a monte un peu : peut mieux faire. Voil mon point de repre, vol horizontal. On repart dans l'autre sens, la bille ne bouge pas trop, mais je continue  gagner quelques mtres. Bon, il faudra travailler a, mais il pleut carrment, et puis l, par l derrire, c'est vraiment plutt noir, alors ce n'est pas le meilleur moment pour s'attarder. On contourne l'agglomration de Coulommiers, on s'intgre, approche  110 km/h, et on se pose gentiment sur l'herbe aprs un arrondi confortable, pas trop ludion.  <BR> <BR>Roulage prudent, attention aux rafales. Vent dans le dos, je pousse le manche en avant, comme dans le livre : je n'ai pas encore cass d'hlice, et plus tard a m'arrivera, mieux a sera ! Le petit Jojo ne fait pas trop le mariole, on reste sur le taxiway. Le gros paquet de nuages arrive sur le terrain, on est devant le hangar, arrt moteur, trois copains se prcipitent, on est  l'abri avant le dluge. Bien jou, merci !  <BR> <BR>Moi je vous le dis : a fait drlement du bien de le retrouver ce petit avion charmeur, un peu fantasque, mais docile finalement : dommage que a n'aie pas dur plus longtemps. Et malheureusement, cet avion va tre  rapidement monopolis par l'instruction : heureux lves !  <BR> <BR>Philippe Depondt<P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=281')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="282"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Yakafaucon</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Jean-Pierre Lautier"><font color="#000000">Jean-Pierre Lautier</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Jentends que lon parle par l de volatiles accidents. Je ne rsiste pas au plaisir de vous raconter ma rencontre avec un Faucon crcerelle que nous appellerons Pw pour la commodit du rcit. Le seul hic est que cette histoire risque de choquer les jeunes enfants et les mes sensibles.  <BR>Jinvite les uns et les autres  passer leur chemin et  se consacrer  la lecture de Pif le Chien et de la vie de St-Franois dAssise, respectivement.  <BR> <BR>Pw donc est arriv un beau matin dans un carton souill  la clinique vtrinaire o jexerais  lpoque mes modestes talents. Comme la bien dit mon minent confrre, cest chose courante dans notre mtier que de voir arriver tout un tas de bestiaux sauvages plus ou moins clops. La liste est infinie et va du hrisson au renard en passant par le hibou et la belette (kenavo !)  <BR> <BR>A louverture du carton, loiseau est prostr, trs choqu. Une bonne serviette ponge me permet de lattraper sans bobo ni pour le zoizeau ni pour le bonhomme. Le paquet na aucune raction. Pas de trace de plaie, les os semblent en place. Un petit coup de radio pour sen assurer. Je ne retrouve pas le piquet caractristique du plomb de huit des viandards locaux. Bon :  priori, pas grand chose  faire. Un petit glouglou  la seringue et je place le piaf dans le seul endroit que jai de disponible : un de mes box  chat.  <BR> <BR>Le lendemain, a va beaucoup mieux. La bte est sur ses pattes et surveille dun regard acr les va et vient du quotidien dune clinique vtrinaire. Bon,  ton tour : quest ce que je vais bien pouvoir donner  bouffer  un faucon affam ? Ce que jai sous la main, cest--dire du Whiskas got saumon. Un petit morceau prsent au bout dune pince  gloub. Un autre ? Regloub et ainsi de suite. Quelques gloubs plus tard, le Whiskas est adopt au mme rang que la plus savoureuse des musaraignes.  <BR> <BR>Le surlendemain, le garde fdral du coin vient constater la prsence de loiseau. Les rapaces sont protgs et mme nous, vtrinaires, devons obtenir laval des autorits pour dtenir,  titre provisoire, un tel Le garde nous confie loiseau quil reviendra chercher lorsquil sera en ordre de marche.  <BR> <BR>Le bonhomme en vert est parti. Une tte sort entre deux barreaux : pw ? pw ?  <BR>Pour les lecteurs peu familiariss avec le langage des faucons, je traduis : " euh y a quelquun l ?, reste pas un peu du machin dhier des fois ? "  <BR> <BR>Cette fois ci pas de becque. La salle dattente est noire de monde. Un peu de Sheba dans une soucoupe et zou. Pw pw ! (merci, cest super !).  <BR> <BR>Et le temps passe. Le faucon devient de plus en plus familier et de moins en moins patient. Il rclame  prsent son Ronron  coup de Pw Pw ! nergiques et premptoires. Je dois rfrner les ardeurs des infirmires, sans quoi il ne resterait plus qu le manger comme un chapon  Nol.  <BR> <BR>Pw participe avec intrt  la vie de la clinique. Traditionnellement le matin, cest le dfil des matous qui viennent ici perdre les prcieux bijoux de leur trop nombreuse famille. Nous participons  laction louable des mres-chat locales qui tentent de mettre un frein  la population fline du canton. Les castrations sont gratuites et donc fort nombreuses.  <BR> <BR>A la fin de lopration, la descendance compromise du matou se retrouve au fond du haricot sous la forme de deux petites cacahutes destines en principe  la poubelle.  <BR> <BR>Un jour, je me suis dit que ces quelques grammes de viande frache pourraient faire plaisir  notre ami ail. Le prsent fut accept au del de toute esprance et gob en un tournemain (en un tournebec a ne se dit pas). Force pw nergiques nous ont invit  renouveler lopration. Puis le pli a t pris. A chaque fois quun greffier perdait sa virilit, notre faucon se rgalait.  <BR> <BR>Tout alla bien jusquau moment o Cathy linfirmire nous signala un phnomne curieux. Elle hospitalisait Minette pour une mchante otite que je me promettais de regarder de prs. En passant devant la cage de loiseau voila que celui-ci se met  pousser des PW PW PW ! barbares en couvant Minette dun regard concupiscent. Non : ce nest pas possible. On ressaye avec un autre matou : mme mange. Voil loiseau qui rclame par avance ce quil considre comme son d !  <BR> <BR>Ce singulier comportement na pas manqu dattirer lattention de nos clients. Autant dire que nous tions un peu gn pour lexpliquer, voquant vaguement un comportement ancestral ou les consquences de tel ou tel traitement..  <BR> <BR>Mais tout a une fin.  <BR> <BR>Trois semaines aprs son arrive chez nous, le garde est revenu chercher le Faucon. Direction le centre de la Tour du Valat, en Camargue o il devait rapprendre la vie en libert. Je nai pas de nouvelle depuis, mais je ne serais pas surpris dapprendre un jour quen Camargue certains chats sont cruellement mutils lors dattaque en piqu par une boule de plume de 300g rpondant au nom de Pw !  <BR> <BR>Loiseau a laiss un gros vide chez nous et longtemps aprs nous avons eu une petite pense mues avant de vider le contenu du haricot dans la poubelle !  <BR> <BR>Jp, vtrinaire croyant mais pas pratiquant<P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=282')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="283"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Balade corse ou pourquoi je vole</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Anne-Cline"><font color="#000000">Anne-Cline</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Lundi matin j'ai sorti la tte de la tente, j'ai vu un grand pan de ciel bleu et j'ai respir l'odeur des cistes. Alors je me suis extraite de mon sac de couchage, j'ai enfil un short et un tee shirt, et j'ai descendu la 28 jusqu' la plage dserte. L'air tait doux, l'eau cristalline et frache me portait comme une caresse.  <BR> <BR>C'taient quelques jours de vacances en Corse, et j'en reviens ce matin, un peu plus bronze et beaucoup plus relax.  <BR> <BR>Nous sommes partis  quatre dans un Cessna 172 long-range qui sous l'effet combin des pax et du matriel de camping est devenu un very-short-range (2h15 d'autonomie rserve comprise) nous obligeant  de multiples arrts (Persan Beaumont - Chalon - Valence - Cuers - Calvi - Propriano). La mto combinant le trs variable et le relativement imprvisible, nous avons mis deux jours  descendre. Mais la Corse odorante et verdoyante du mois de mai nous appelait...  <BR> <BR>Planter la tente derrire l'avion, regarder la manche  air s'inverser sous l'effet de la brise de terre, se rgaler du ciel toil ou se tremper en passant le gu de la rivire  minuit, se laver au jet devant le facteur esbaudi, autant de plaisirs doux qui donnent envie de revenir encore.  <BR>Nous avons vol au ras des flots pour savourer Bonifacio, nous avons march aussi, une belle balade de 15 km dans les herbes folles et fleuries autour de Corte, dont le terrain m'a valu une remise de gaz pour cause de trafic moutons sur la piste.  <BR>Partis par la route des lacs pour Calvi le lendemain, nous nous sommes drouts sur Bastia, chasss par des nuages bas dcouverts trop tard par des prvisionnistes un peu berlus de ce qui leur arrivait. Retour vers Propriano en longeant la cte sud avec 5 kilos de visi, je n'aurai pas vu le Cap Corse...  <BR> <BR>Mercredi matin, sance de cogitation intensive pour grer la traverse du retour, avec une couche continue de nuages entre 500 et 1.300 ft dont on ne savait s'ils allaient se dissoudre sur la cte et surtout un vent de 35  40kt dans le nez qui aggravait encore notre problme d'autonomie. Sur le terrain trois avions remontaient sur Grenoble, dont deux Mooney IFR qui m'ont gentiment propos une place (on doublait l'autonomie en dbarquant un passager + bagages du Cessna...). A leur grande surprise j'ai prfr m'embarquer pour l'aventure sur un beau Jojo D114 triplace de 130cv. Ds que nous avons dcoll j'ai retrouv cette sensation de libert que j'avais gare dans le Cessna pataud et surcharg.  <BR> <BR>Lgers et agiles, nous nous sommes glisss entre les collines et les barbules pour couper les axes d'Ajaccio avant de rejoindre le soleil au-dessus de la couche fine. Grimps au FL85 nous avons vu les Alpes merger d'une mer de nuages somptueuse, quelques nautiques aprs Merlu nous avons retrouv la grande bleue et crois une baleine solitaire, puis transit vertical Cannes restreint pour cause de festival avant de serrer nos harnais pour survoler les montagnes rendues turbulentes par des rafales de 60  70 km/h.  <BR> <BR>J'ai remerci le vent qui nous a ralentis, les nuages qui nous ont obligs  slalomer au ras des crtes entre les pics enneigs. A chaque instant j'ai savour le plaisir de voler, l'aile de bois et de toile qui entaillait de son bord d'attaque carlate le molleux opaque et tratre des nuages, le ronronnement rgulier du moteur qui nous arrachait  l'attraction des montagnes sans jamais nous laisser croire que nous les dominions.  <BR>C'est pour chacun de ces instants irrels et phmres, pour une ombre de cumulus sur l'eau turquoise du lac de Serre Ponon, pour un glacier qui merge abrupt de la couche duveteuse, pour un village tapi dans la valle qui se dcouvre soudain  nos yeux, c'est pour tous ces moments passs et  venir que je vole.  <BR> <BR>Anne-Cline  <BR><P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=283')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="284"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Faux pilote</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Louis Bonnaud Delamare"><font color="#000000">Louis Bonnaud Delamare</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Je ne fais pas le moins du monde le "complexe du 747" abord rcemment sur la liste, mais j'adore les bidules lectroniques aussi bien  la maison, au travail, qu'en avion,  la diffrence des vrais pilotes dont je parlerai  <BR>plus loin.  <BR>A la maison, j'en suis  ma sixime gnration d'ordinateurs depuis le ZX81, tlphones installs par mes soins dans chaque pice, tl motorise satellite depuis 8  9 ans avec une centaine de chanes gratuites en clair, "tl-cinma-surround"... J'aime les gadgets.  <BR>Au boulot : ordinateurs depuis longtemps, radiologie puissante, chographie... sans la retenue de mes associs, je serai ruin ! <BR>En avion, j'aime aussi l'lectronique et je m'en amuse beaucoup. PA, VOR, radiocompas, bote de mlange, Fuel Flow, EGT, GPS, pressu... Tous ces cadrans sont de magnifiques jouets.  <BR> <BR>Alors, qu'est-ce qui me diffrencie d'un "vrai pilote" ?  <BR>Pour moi, les vrais pilotes, que j'admire, volent dans des trapanelles avec peu d'instruments, peu de puissance et un confort souvent spartiate. Pour ma part, je ne me sens pas  l'aise dans un J3,  mannes de Jean-Pierre Lautier.  Le D112 ne m'inspire pas et je n'aimerais pas piloter  l'air libre.  <BR>Je suis un faux pilote qui aime regarder le paysage les mains libres, afficher des frquences et en changer, naviguer haut et sous contrle en route, avec une carte qui sert pour une gographie prcise autant que pour la route.  <BR>Bien sr, j'adore la mania, mais plus pour des raisons de scurit que par plaisir pur, je suis un faux pilote.  <BR>Je n'ai fait qu'une seule sance de voltige et je prfre un avion  l'endroit. Je suis un faux pilote.  <BR>Aprs avoir fait beaucoup de driveur et du Hobbie cat 16, je prfre maintenant le voilier de croisire. Pour l'avion, je n'ai pas fait mes classes sur J3 ou D112 comme en voile sur Fire Ball ou 505. Cela me manque, et je suis un faux pilote.  <BR> <BR>En voile, j'ai tout pratiqu, mais en avion, il me manque mes bases. Si j'avais commenc par le dbut, sur des J3 ou quivalents, j'aurais appris  piloter aux fesses,  sentir les pompes, alors que je traverse l'air  23-23. Je suis un faux pilote.  <BR>J'ai commenc directement par l'avion de "croisire" et je n'ai pas connu l'avion "driveur". Je ne fais pourtant pas le "complexe du 747" car pour moi les instruments de navigation ne servent qu' contrler et affiner ventuellement la prcision de la nav  la montre.  <BR>Ces gadgets, si amusants  utiliser, sont des moyens secondaires pour une meilleur gestion du carburant, du moteur, mais quel amusement  les titiller !  <BR>Voil, cela va peut-tre surprendre, voire dbuter une soft polmique, mais je me considre bel et bien comme un "faux pilote". J'ignore si j'ai russi  vous en expliquer les nuances, mais je regrette souvent de ne pas tre un vrai pilote.  <BR> <BR>Louis Bonnaud Delamare (le pre)<P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=284')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="285"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Tour de France des Jeunes Chambres Economiques</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Cdric Lematre"><font color="#000000">Cdric Lematre</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Comme vous le savez peut-tre si vous avez lu l'un de mes derniers mails, dans le cadre des activits d'Evnement'Ciel, je pars du 12 au 24 mai assurer la coordination logistique du Tour de France Arien des Chevaliers du Ciel, "Rves de Gosse", au profit de l'enfance dfavorise.  <BR>Ma mission consistant  m'assurer que tout est prt pour l'accueil des concurrents et de l'quipe d'organisation (montage des tentes du village itinrant, htels, repas, ravitaillement carburant des avions, etc.), je devancerai ces derniers d'une journe sur l'ensemble des tapes.  <BR> <BR>Je n'ai toujours pas pris de dcision quant au moyen de transport que je vais utiliser pour me dplacer... J'hsite encore entre un magnifique Rgent (celui des Ailes Toulousaines, qui malgr ses 6 ans et ses 1.200 heures de vol est flambant neuf !) et la voie routire.  <BR>Le dplacement en Rgent prsente l'avantage de gagner du temps et de se dplacer de faon on ne peut plus agrable... mais l'inconvnient de ne pouvoir voler qu'en journe (pas de qualif vol de nuit) et si la mto s'y prte (pas d'IFR). Par ailleurs, je n'ai pas vraiment envie de faire ce vol tout seul, ce serait dommage de faire 12  20 heures de Rgent avec trois places vides...  <BR>Certes, il y aura du matriel  transporter et les trois places ne seront pas disponibles. <BR> <BR>Cependant, au moins une des places est libre... et je suis donc prt  l'offrir  un pilote qui sera un peu mon bras droit sur cette opration, et surtout charg de s'occuper de l'avion (carburant, prparation des vols,...) si je suis trop occup pour le faire.  <BR>Par ailleurs, il faudrait que le pilote soit brevet et connaisse dj un minimum le DR400, afin qu'il puisse prendre en charge le convoyage de l'avion, si la mto ne nous permettait pas, sur une tape, de dcoller, et qu'il me faille imprativement partir. Dans ce cas, je pourrais tre  amen  louer une voiture et attendre que le pilote me rejoigne,  destination, avec l'avion.  <BR>Dans tous les cas, Evnement'Ciel prend en charge les frais de vol, de repas et d'hbergement, ainsi que les frais de cotisation  l'Aro-Club des Ailes Toulousaines (propritaire du Rgent) si le pilote accompagnateur devait effectuer un convoyage tout seul (les premires tapes serviront de "lcher"). Pour les heures effectues ensemble  bord, je propose au volontaire, si volontaire il y a, de partager les heures effectues ou de les noter en double, s'il veut.  <BR> <BR>Le trajet prvu est le suivant :  <BR>mercredi 12 : Toulouse - Orlans (via un terrain priv prs de Tours et Amboise)  <BR>jeudi 13 : Orlans (vols locaux ?)  <BR>vendredi 14 : Orlans - Villefranche Tarare  <BR>samedi 15 : Villefranche Tarare - Nancy  <BR>dimanche 16 : Nancy - St-Omer/Merville (via Lille et/ou Calais ?)  <BR>lundi 17 : St-Omer/Merville - Caen ;  <BR>mardi 18 : Caen (vols locaux et attente des concurrents et du staff organisation, journe avec eux)  <BR>mercredi 19 : Caen - Cholet  <BR>jeudi 20 : Cholet - Graulhet (puis Toulouse)  <BR>vendredi 21 : Toulouse - Bziers (puis retour sur Graulhet pour rejoindre les concurrents)  <BR>samedi 22 : Graulhet - Nmes (puis retour sur Bziers ?)  <BR>dimanche 23 : Nmes (vols locaux et attente des concurrents)  <BR>lundi 24 : Nmes - Toulouse.  <BR> <BR>Voil ! S'il y a un volontaire pilote priv et disponible  ces dates...  <BR>qu'il me contacte de toute urgence (en effet, si c'est pour faire le vol tout seul... je crois que je prfrerai la voiture : moins de risque d'tre bloqu cause mto...), et rendez-vous  Toulouse le 12 mai en fin de matine au plus tard !  <BR> <BR>Cdric  <BR> <BR>Mercredi 12 mai 99 - 23h30  <BR> <BR>1h.30 de vol au dpart de Lasbordes,  bord de notre magnifique F-GLVA !  <BR>Et dire que tout a commenc par un simple message laiss sur la liste, il y a une dizaine de jours.  <BR>Jean-Christophe MOREAU, qui a t le premier  rpondre  mon appel, s'est manifest moins de 20 minutes aprs que j'ai envoy mon mail sur la liste.  <BR>Aprs quelques mails changs directement et quelques coups de fil, premire rencontre physique, ce matin,  la gare Matabiau,  Toulouse.  <BR>Derniers prparatifs, gestion de quelques imprvus professionnels, et aprs plusieurs reports dus  la mto peu favorable nous attendant, le top est donn en fin d'aprs-midi, sur le coup de 18h.00.  <BR>Destination initialement prvue : Saint-Denis de l'Htel, o nous tions attendus vers 20h.00.  <BR>Cap 360, puis un coup de VOR  l'approche de Limoges et premires inquitudes lors de la veille de la frquence de Limoges, o le contrleur annonce les diffrents bulletins mto du secteur  un VFR, apparemment en difficult : ce n'est pas gnial sur Poitiers (BKN 200 ft et visi 1,5 kilo) mais la mto est trs variable, pour preuve le message du contrleur moins de dix minutes aprs : "Uniforme Mike, Poitiers vient de me rappeler, maintenant c'est visi sup  10 et BKN 2500 ft"...  <BR>Je demande la dernire d'Orlans ou de Chteauroux et le contrleur nous donne des informations encourageantes... En route sur le  VOR BGA, au nord est de Limoges, et apercevant le stratus rejoindre le relief, au nord, la dcision est prise du droutement sur Limoges !  <BR>Autoriss pour une directe, l'approche est un bon exercice, avec une quinzaine de kt de vent plein travers, sur la 22 en service ce soir.  <BR>Accueil fort sympathique de la part des "autochtones" et notre monture trouve une place sous un hangar moins de 10 minutes aprs notre atterrissage,  l'aro-club Renault Vhicules Industriels (avec un Mooney, comme avion de voyage) !  <BR>Quant  nous, encore une chambre disponible  l'htel "le Cerf Volant" ,situ  200 mtres de l'arogare. On ne pouvait plus prs !  <BR>Bon repas avec un melon excellent, quelques coups de fil pour prparer la journe de demain rassurer les Toulousains inquiets de nous avoir vu partir... et bref passage dans les locaux de Mto France.  <BR>Mauvaise nouvelle : "Ah ! Fallait pas vous drouter, a passait juste aprs..." En effet, tout s'est vacu vers l'est, et il aurait mme mieux valu contourner par l'ouest ou attendre un peu que a passe.  <BR>Pour demain, c'est (de bouche d'un prvisionniste) IMPREVISIBLE... Tiens, un gars de chez Mto France conscient et honnte !  <BR>Bref, pour demain, a passera, mais impossible de prvoir un crneau horaire ! Rveil donc  6h45 pour une premire observation du ciel, et dcision, en fonction. <BR>Prochaine tape, donc, Orlans Saint-Denis, o doit se tenir le dpart des concurrents du Tour de France des Chevaliers du ciel "Rves de Gosse". Et  10h.00, je suis attendu par l'installateur des tentes du village itinrant... Serai-je au rendez-vous ? Rponse bientt...  <BR> <BR>Cdric, au lit avec le portable, en attendant la rdaction des prochains messages depuis le VA, en vol.  <BR> <BR>Jeudi 13 mai 1999  <BR>Il est 10h20, et je devrais tre  Orlans. Malheureusement la mtoO est trs moyenne sur Limoges et plutt mauvaise au nord, vers Chteauroux et Orlans..  <BR>Ce matin, rveil  6h45 comme prvu (pour ceux qui me connaissent, il doit y  avoir des doutes, mais j'ai un tmoin !) Aprs une bonne douche,  7h.30 entretien avec le mme prvisionniste que la veille au soir.  <BR>C'est pas rjouissant et il vaut mieux attendre le milieu de matine, voire la fin de matine. Petit -djeuner  l'arogare de Bellegarde ( ne pas confondre, surtout en ce moment avec Belgrade) et re-mto, aprs paiement de la taxe d'atterrissage. Toujours trs moyen... Retour  l'avion, que Jean-Christophe a prpar et charg pendant que je m'occupais de la mto et des notams. Puis on scrute le ciel, en attendant une claircie. J'ai utilis mon tlphone portable pour appeler tous les terrains du coin, a va de "bouch" (Poitiers)  400 ft ( Chteauroux avec des dgradations prvues pour l'aprs-midi... a peut tre pire ?),  quelques centaines de mtres  Orlans, en passant par "il devrait faire beau dans l'aprs-midi"  Tours...  <BR>Bref, on attend, et comme j'ai repr une prise de tlphone, le portable pos sur l'aile du Victor Alpha, je vous mets ces dernires infos avant de me connecter pour continuer  travailler  distance, comme ce matin, avec les consignes et dernires informations transmises aux fournisseurs et aux organisateurs locaux, par tlphone.  <BR>A bientt, depuis Orlans...  <BR> <BR>Vendredi 14 mai 1999, 23h55  <BR>Hier matin, nous tions  Limoges. Depuis, quelques heures ont t faites, et tout va pour le mieux !  <BR>Aprs la connexion pour l'envoi du compte rendu de la premire tape,  Limoges, Victor Alpha a pris son envol vers 11h.15 jeudi matin pour rejoindre Orlans Saint-Denis.  <BR>Encore un vol formateur !  <BR>La mto a sembl mettre du temps avant de se lever, mais finalement, on aurait pu partir un peu plus tt... on aurait pu gagner une bonne heure.  <BR>Tant pis ! Dcollage avec un plafond de 1.000 ft, en direction de Chteauroux. Ce matin, a passe mieux que la veille au soir !  <BR>Le vol se droule tranquillement, jusque vers Chteauroux, o le contrleur nous demande d'viter le passage par la verticale,  cause d'un 737 en entranement tour de piste... Dommage, car j'aurais bien voulu voir le Concorde (FB qui est galement en Tour de Piste  Chteauroux). Pas de regret  avoir, 3 minutes avant la verticale espre, Concorde annonce un complet, dgage la piste et roule au parking pour la pause repas.  <BR>Au nord de Chteauroux, Jean-Christophe, inquiet, attire mon attention sur des vibrations bizarres au niveau du moteur... Tiens, tiens, Victor Alpha va commencer  tre capricieux ! A priori, rien de bien grave : un dbut de givrage... Avec le plafond, la nbulosit et la temprature, rien de surprenant ! Sur l'ensemble du trajet qui nous mne  Orlans, le plafond n'est pas bien haut... mais est suprieur  1.000 ft. L'entranement commence !  <BR>Au nord de Chteauroux, je dcouvre la grande qualit de mon casque Clark avec le programme en stro de Radio France que nous entendons sur la frquence de Chteauroux... Normal, prs d'Issoudun il y a d'immenses champs d'antennes.  <BR>Orlans arrive vite. Tant mieux, nous y sommes attendus et le retard commence  tre important. <BR>Le Tango deux fois annonce son dcollage, pour un largage de parachutistes, au moment de notre premier contact, soit environ 5 minutes avant la verticale. Alors que nous approchons de la verticale, j'annonce mon intention, malgr l'absence de l'agent AFIS et pour viter d'interfrer avec les paras, d'intgrer la vent arrire au sud, sans passer par la verticale. Le largueur nous rpond que les derniers paras arrivent au sol et que nous pouvons envisager une verticale. La voie tant libre, et afin de ne pas se faire remarquer, nous optons pour une intgration standard commenant par la verticale... Victor Alpha arrive  1.500 ft AAL au dessus de l'aire  signaux, et commence  tourner par un virage sur la droite. A ce moment, et je ne sais pourquoi, alors que l'aire  signaux est  notre droite, je jette un coup d'oeil sur la gauche, o un parachutiste nous arrive droit dessus ! Je serre le virage pour l'viter, tout en me dpchant d'observer  l'intrieur du virage s'il n'y a pas un autre para. Jean-Christophe a vu le parachutiste que nous avons crois de prs. Selon lui, il avait dj repli les jambes et tait vraiment trs prs... Je n'ai aucune ide de la distance  laquelle il est pass, ne l'ayant pas regard car trs proccup par un dgagement rapide sans risquer de croiser un autre para  la mme altitude, mais il est vraiment pass tout prs ! Encore une leon : le largueur avait annonc la voie "libre"... et pourtant il en restait encore un. Scurit, scurit, scurit ! Ne faites jamais confiance  un pilote qui vous balance une info  la radio...  <BR>Bref, mus par ce que nous avons vit, nous atterrissons  Saint-Denis, o le Victor Alpha est le premier des 29 avions attendus  arriver... pourtant avec une quinzaine d'heures de retard !  <BR>L'installation des tentes du village officiel a commenc et tout va pour le mieux.  <BR>J'hsite  partir sur le petit terrain priv d'Orbigny, entre Amboise, Blois et Chteauroux pour aller y dposer quelques pices et les instruments du F-CCYL (grand frre du Charlie Lima) en rparation. Le boulot me retient   Orlans, et ce n'est pas plus mal... Car la mto se dgrade en fin de journe, et on aurait pu ne pas dormir  Orlans, hier soir, si nous tions partis...  <BR>Jean-Christophe fait le plein de l'avion, dans l'aprs-midi, et un rapide calcul fait apparatre une consommation de plus de 45 litres  l'heure...  <BR>C'est beaucoup plus que d'habitude pour cet avion. Et,  vrai dire, a m'inquite un peu. On va surveiller a. <BR> <BR>La nuit est courte et la mto met du temps  se lever, en ce vendredi.. A Orlans, le dpart est report pour le Victor Alpha et Jean-Christophe prpare le vol... pour rejoindre Villefranche Tarare, au nord-ouest de la CTR de Lyon. Pendant ce temps, avant de quitter les concurrents et les principaux organisateurs, pour partir en claireurs s'assurer que tout est prt sur l'tape suivante, notre avion reoit sa nouvelle dcoration... Une multitude d'autocollants multicolores...  <BR>Vers 11h.00, le dpart est donn. Victor Alpha quitte le reste de la caravane de ce Tour de France, et comme nous devons tre sur les tapes la veille de l'arrive prvue des concurrents pour s'assurer de la bonne installation des tentes des partenaires sur le village officiel, nous ne reverrons les concurrents et les autres organisateurs que mardi  Caen,  l'occasion de la journe de repos.  <BR>Plus nous approchons de Saint-Yan, plus le plafond descend, pour ne pas dpasser 700 ft sol  l'approche de Saint-Yan  qui nous demandons la mto vers Saint-Etienne et Lyon. Tout semble  peu prs correct, pourtant, les nuages sont de plus en plus nombreux et les premires gouttes de pluie apparaissent... Bref, sans rentrer dans les dtails, il ne fait pas beau, et quand le plafond devient finalement trop bas, vers Roanne, la dcision du droutement sur Roanne est prise, et c'est avec 500 ft de plafond que se fait le tour de piste... Roanne : rien au milieu de rien, personne ! Des voitures, mais personnes. Pas la moindre trace de vie humaine. Il est13h.00, environ, et la faim commence  se manifester.  <BR>Derrire des portes de btiments, deux jeunes vlivoles attendent patiemment... Nous engageons la conversation, et parlons de beaux planeurs en bois et toile. Ils ont fait leur formation sur Bijave et en sont fiers !  <BR>J'en connais une autre ! Mais, attention, INTERDICTION FORMELLE de rajouter des boutons dans le Charlie Lima. On ne fait pas n'importe pas quoi avec !  <BR>Le club de Roanne n'a plus de Bijave et ces jeunes semblent sincrement le regretter ! Moins de dix minutes aprs mon arrive, je me fais dj offrir quelques pices de Bijave (qui pourrissent dans botes), notamment un amortisseur en caoutchouc pour le patin arrire. Il sera bien utile pour le F-CDCL quand je serai de retour dans la rgion toulousaine, s'il continue  voler autant, en ce moment !  <BR>Pas facile d'avoir des infos sur la mto. Un "ancien" nous conseille un itinraire de contournement par le sud pour tenter de rejoindre Villefranche Tarare, en passant presque par Saint-Etienne. C'est un gros dtour, mais a me semble tre la solution idale, si a passe... A 14h30, aprs avoir pris la mto grce au Minitel de l'agent AFIS, Victor Alpha et autocollants partiellement dcolls (dj !) redcolle sur la 02. D'ailleurs, la prochaine fois, on dcorera l'avion de faon  partiellement camoufler l'immatriculation : 20 F pays  l'AFIS de Roanne pour un accueil inexistant, et un fonctionnaire dont j'ai empch le dbut de la sieste ds son arrive (avec 5 minutes de retard, d'ailleurs !) Le vol sur Villefranche Tarare ne peut se faire en direct, et pour un vol qui aurait d durer une dizaine de minutes, nous partons pour prs d'une heure, en contournant les massifs de l'ouest lyonnais par le sud pour rejoindre la valle du Rhne. <BR>L'arrive sur Villefranche Tarare est un petit peu scabreuse... et apparemment, le GPS fournit des informations errones ! Bref, avec une mto peu favorable et un plafond bas, nous arrivons  destination. Il est 16h.00, nous avons faim... et le choix a t judicieux de contourner par le sud, car en direct, il est vident que a ne serait pas pass. <BR>L'installation du village de tentes se droule tranquillement, et c'est presque l'ennui car tout roule comme prvu ! <BR>Que d'hlicoptres  Villefranche Tarare, qui s'appelle aussi Frontenas ou L'Arbresle, selon l'interlocuteur...  <BR>Notre chauffeur nous conduit  l'htel, moins proche que celui  de Limoges par rapport  l'arodrome... mais le confort nous y attend, et ce soir, avec Jean-Christophe, bien que pas encore fchs, nous faisons chambre  part. Le repas devait se terminer par le Champagne pour fter un double anniversaire : les 34 ans de Jean-Christophe et le dixime anniversaire de mon premier vol en planeur (planeur et pas Bijave !)  Bourg-Saint-Bernard,  l'poque... mais nous prfrons remettre a  un autre jour, certainement pour l'arrive  Toulouse, au retour !  <BR>Jean-Christophe en profite pour prparer la nav, car les droutements successifs vcus aujourd'hui lui ont montr qu'un vol doit tre prpar un minimum. <BR>Pour ma part la soire est passe  tenter une connexion avec Toulouse, et  charger les 2,72 Mo de messages. MERCI Bruno ! Il a t bni, comme il faut... Avec le portable, depuis l'htel, j'en ai eu pour 40 F de tlphone !!! Promis,  mon retour, je lui envoie toutes les photos (en bmp) de notre Tour de France... Il devrait bien y en avoir pour 60  70 Mo. J'essaierai de ne pas me tromper et de ne pas envoyer a sur la liste ! <BR> <BR>Samedi 15 mai 1999, 7h15   <BR>Petit djeuner. La nuit a t courte, mais c'est reparti pour une journe.  <BR>Jean-Christophe a prpar la nav pour aujourd'hui qui doit nous mener  Nancy en passant par Lons-le-Saunier o nous devrions djeuner. Je sens que de nouveaux problmes de cls vont encore apparatre. Depuis le dpart, les tours de magie se succdent. Je ne cesse de donner les cls de l'avion  Jean-Christophe, et quand je les lui demande, elles sont dj dans ma poche... A ne plus rien y comprendre ! Hier aprs-midi, cependant, a a t l'inverse. Quelle rigolade !  <BR>Moins marrant, la batterie de l'ICOM ne tient pas plus la charge que la batterie prcdente... L'intervention n'a servi  rien. Le petit-djeuner va tre froid. Et il faut encore vrifier le chargement de l'avion... Ce n'est pas triste !  <BR>Le Rgent en version utilitaire, a marche bien. Derrire, on ne voit mme plus qu'il y a des siges... Entre les affaires personnels, le portable, le matriel pour la navigation, les combinaisons, l'amortisseur du Bijave... on remplit  chaque tape. <BR>Aujourd'hui, on doit mme transporter  Nancy du matriel pour les chapiteaux ! <BR>Bonne journe, et  ce soir  Nancy, peut-tre...  <BR> <BR>Samedi 15 mai 1999, 15h50 loc.  <BR>FL 55 en route sur Nancy. Certains crivent depuis leur 747. Nous, c'est du Victor Alpha, un simple Rgent, mais un vaillant avion qui nous cause juste quelques soucis avec une pression d'essence un peu faible, mme en palier.  <BR>Le dpart de Villefranche Tarare a t retard un peu, notamment parce qu'il a fallu aller plaider la cause de l'aviation lgre auprs du responsable d'arodrome (CCI) qui fait tout pour compliquer les choses sur cet arodrome... Depuis hier, je savais que ce serait ma prochaine victime et je tenais  attendre son arrive au terrain  9h.00 pour lui faire la fte. C'est fait, et qu'est ce que a soulage !  <BR>Ce matin, la mto tait au rendez-vous et c'est un vol trs agrable que nous avons accompli jusqu' Lons-le-Saunier o je devais m'arrter pour y rencontrer un collectionneur avec lequel on prvoit l'organisation de meetings, ds l'automne prochain. J'aurai l'occasion de vous en reparler.  <BR>Terrain hyper sympa, bonne ambiance et des avions magnifiques, Lons-le-Saunier est vraiment un arodrome  connatre. <BR>La piste est en herbe et la tonte a t faite rcemment, mais l'herbe non ramasse. Verrire ouverte, prs du point d'arrt, aux essais moteur d'un Yak, le Victor Alpha version utilitaire est devenu Victor Alpha version btaillre : une botte de foin charge en vrac en quelques secondes. Chut ! Ne l'bruitez pas, vous risqueriez de faire des inquiets !  <BR>Repas fort sympathique avec tous les propritaires de Chipmunk (8 avions prsents) et autres appareils de collection  train classique, mais pas de Jodel... la catgorie au-dessus !  <BR>Vers 15h30 il a fallu redcoller pour Nancy o nous tions attendus vers 15h00. Et nous serions bien rests un peu plus !  <BR>A l'heure actuelle, Jean-Christophe est  gauche, au 55, en route vers Nancy. C'est pas le 300 sur l'Atlantique, mais c'est, sans aucun doute, aussi agrable !  <BR>Nancy estime dans 41 minutes... A tout  l'heure !  <BR> <BR>Lundi 17 mai 1999, 23h55  <BR>On vient de rentrer d'une soire au restaurant  Caen, avec les organisateurs locaux de l'tape normande du Tour Arien des Chevaliers du Ciel, au nom magique de "Rves de Gosse". Et les gosses, d'aprs les photos que j'ai pu voir et des commentaires auxquels j'ai eu droit, se sont vu offrir des rves extraordinaires... qu'ils ont apprcis  leur juste valeur !  <BR>Depuis le niveau 55 en arrivant sur Nancy samedi aprs-midi, le week-end s'est droul avec une mto clmente et en respectant, globalement, le programme prvu.  <BR>Dans l'ensemble, les contrleurs et les responsables locaux sont assez sympa... Il y a eu le gestionnaire de la plate-forme de Villefranche Tarare qui se fout royalement de l'aviation lgre (il a l'honntet de le reconnatre...), et aujourd'hui un mcanicien qui nous a envoys balader quand on lui a demand une place dans un hangar pour viter  notre monture d'avoir  subir les caprices d'Eole, avec les 40 kt prvus ce soir... A Nancy, parmi les Personnages (avec un grand P) rencontrs sur les diffrents arodromes, il y a Martine. Martine s'occupe, avec un dynamisme et une gaiet exceptionnellement rares, de la scurit incendie et de l'avitaillement... entre autres ! Dame pompier est surprenante, surtout sous son casque ! Elle n'a pas sa langue dans sa poche, et un charisme hors du commun ! Elle vaut le dtour !  <BR>A Nancy tout s'est bien pass. Dans les hangars, un magnifique DR 500 (F-GSRV) avec une dcoration originale. Ca change par rapport aux motifs traditionnels de Robin... ou mme de Socata !  <BR>Dimanche, en 1h30 approximativement, nous avons rejoint Merville, avec une mto se dgradant en approchant de Lille mais trs belle au dpart de Nancy, ce qui nous a permis de monter au FL 105, en VFR "on top" (au-dessus de la couche, Jean-Pierre... mais avec beaucoup trop de carburant !) De belles photos devraient pouvoir immortaliser ces moments inoubliables. Hier aprs-midi, dimanche, donc, nous avons ralis un aller-retour sur Lille-Lesquin, o j'en ai profit pour faire voler un ami, avec ses deux enfants de 2 et 4 ans, sa petite fille de 2 ans et demi a bien aim, mais son fils de 4 ans, hurlait  la moindre inclinaison... C'est la premire fois que je volais avec un passager "indispos"  ce point et matrialisant ainsi sa peur. Une bonne exprience, quand on n'entend mme plus le contrleur, et qu'il faut grer une telle situation !  <BR> <BR>Bref, aprs le retour  Merville pour la soire et la nuit, Victor Alpha ayant trouv refuge au milieu des TB en tous genres de l'EPAG/ IAAG, nous nous sommes envols, en dbut d'aprs-midi  destination de Caen, par un vol magnifique le long de la cte,  une altitude moyenne de 500  1.000 ft ASFC, au-dessus de la mer. <BR>Gnial ! Grandiose !  <BR>Victor Alpha m'a encore surpris, avec ses pointes  162 kt sol mesures sur le Garmin 100. Il faut dire qu'il y avait un sacr vent de nord-est, aujourd'hui, dans le nord de la France. Mais quand mme... 1h10 environ entre Merville et Caen, c'est certainement assez rare avec un avion de cette catgorie.  <BR>A Caen, l'atterrissage s'est fait sur la 06 avec prs de 40 kt de vent de face, sportif. <BR>L'installation du village n'a dbut que trs tard, en fin d'aprs-midi,  cause de l'arrive tardive des monteurs de tentes en provenance de Nancy qu'ils ont quitt le matin mme vers 7h00. Un rythme de fous pour cette quipe impressionnante ! Montage dans la journe et le lendemain matin, avant l'utilisation dans l'aprs-midi pour l'accueil des enfants ;  19h00 dbute le dmontage et la nuit ne comporte que 3  4 heures de sommeil avant d'attaquer la route en camion. Aprs 500  700 km, arrive et remontage des tentes (villages composs de 10  15 tentes de 25 m et 2 tentes de 100 m) dans la journe. Et ainsi de suite, pendant prs de 10 jours. Des vraies btes vraiment impressionnantes ! En plus, toujours le sourire aux lvres, et toujours  la recherche du petit dtail qui va apporter la satisfaction gnrale... C'est fou comme a fait du bien de voir des gens aussi formidables de temps en temps. Quelle exprience, ce tour !  <BR>Ce soir, le montage s'est termin sous la pluie et je ne me plains pas : c'est dj un miracle que nous ayons pu arriver  Caen, quand on voit la mto qui s'est dgrade en soire.  <BR>Demain, mardi, nous attendrons les concurrents, car le lendemain, c'est la journe de repos du rallye  Caen, et nous ne monterons l'tape suivante que mercredi pendant que les concurrents souffleront un peu  Caen. Donc pour nous, le repos, en quelque sorte, c'est pour demain... En fin de journe, simplement, nous partirons pour Cholet, tape suivante, o, compte tenu de cette journe de pause, le montage du village de tentes dbutera ds mercredi matin  la premire heure. Et il faut y tre tt, pour rgler les diffrents problmes ventuels afin de pouvoir mettre le cap sur Toulouse, en dbut d'aprs-midi, mercredi.  <BR>Crevs, nous poursuivons notre aventure passionnante...  <BR>La suite ds que possible.  <BR> <BR>Mercredi 19 mai 1999, 22h00,  CHOLET  <BR>Finalement, aprs notre soire,  Caen, lundi soir, nous n'avons pas beaucoup boug. <BR>Mercredi nous avons pass toute la journe  Caen, et le soir, nous avons hsit  partir pour Cholet. Il faut prciser que ma runion prvue mercredi aprs-midi  Toulouse a t annule. Pratique le tlphone portable !  <BR>Plus de raison donc, d'tre trs tt  Cholet. Nous avons donc dcid de rester  Caen pour la soire avec les concurrents et le reste des organisateurs. Couchs  prs de deux heures, ce matin, le rveil a t dur, vers 7h00. Mais nous avons t bien inspirs, car la mto tait vraiment trs mauvaise, mardi soir  Cholet, et nous ne serions pas passs. <BR>Ce matin, le dpart de Caen a t retard compte-tenu de la mto encore excrable sur l'ouest franais... Nous avons attendu, mais pas assez et l'arrive sur Cholet rendue impossible pour cause de plafond trop bas, nous a contraint  un droutement sur le nouvel arodrome d'Angers Marc, o nous avons djeun, avant de remettre le cap sur Cholet. Troisime droutement de ce Tour de France !  <BR>Et soulignons au passage, que nous avons t exonrs de taxe d'atterrissage,  Angers, car il s'agissait d'un droutement. Cette mthode va dans le sens de la scurit et mritait d'tre souligne. En effet, il ne faut pas renoncer  un droutement pour viter de payer une taxe d'atterrissage ! Je ne sais pas si d'autres gestionnaires appliquent cette rgle sur d'autres arodromes franais, mais, pour m'y tre drout la semaine dernire, je peux vous garantir que ce n'est pas le cas  Roanne ! <BR>Bref, nous sommes arrivs  Cholet en dbut d'aprs-midi, et nous comptions repartir pour Toulouse en fin d'aprs-midi... Mais compte-tenu de la faible vitesse de dplacement d'un front occlus infranchissable, vers le sud, nous avons renonc et nous nous retrouvons, ce soir encore  l'htel, alors que je pensais vraiment retrouver mon lit douillet. <BR>La fatigue s'accumule et pourtant, il reste encore 3 tapes avant l'arrive, et je me demande, si depuis Nmes, lundi prochain, je ne vais pas poursuivre vers Chambry pour assister aux "Journes Europennes de l'Air".  <BR>Demain, si la mto est d'accord, dcollage pour rejoindre le sud-ouest, et plus prcisment Graulhet. <BR>La prochaine nuit  Toulouse ?...  <BR> <BR>Vendredi 21 mai 1999, Bziers, 21h.30  <BR> <BR>Retour dans le sud. Mais la mto n'est pas digne du sud !!  <BR>Jeudi, hier, donc, la mto a t excessivement mauvaise sur l'ouest. Les concurrents du Tour sont rests bloqus  Caen toute la matine, et pour Jean-Christophe et moi, le dpart pour Graulhet ou Toulouse a t sans cesse report... mais tent en fin de journe !  <BR>Le montage des tentes du village s'est achev dans les temps,  Cholet, et les enfants sont arrivs  l'heure pour venir  la rencontre des pilotes du tour et participer aux animations, voire effectuer leur baptme de l'air pour certains d'entre eux. Mais les avions taient  Caen... Seul notre Victor Alpha, arriv la veille tait au rendez-vous. Je ne vous explique pas la gestion d'une telle situation, tant  Caen qu' Cholet, o il a fallu trouver des solutions... Surtout  Caen o les pilotes avaient faim en fin de matine ! Quick tant partenaire de ce Tour de France, les concurrents ont pu dguster les sandwichs de la gamme. A Cholet, le traiteur prvu a t report, report, et n'a vu personne venir. Pour ma part, le portable a encore t bien utile pour m'assurer que tout se droulait pour le mieux  Graulhet pour l'tape du lendemain. Fort heureusement : R.A.S. !  <BR>En dbut d'aprs-midi, les concurrents ont fini par quitter Caen. Avec Jean-Christophe, nous hsitions  partir... quand l'avion du directeur des vols du Tour de France est arriv avec le prsident (notre Grand Schtroumpf !) de l'Association des Chevaliers du Ciel, qui organise cette opration originale. Le Victor Alpha a t rquisitionn pour participer aux baptmes des enfants prsents. En effet, les concurrents tant retards, c'est l'avion du Directeur des vols, le Victor Alpha et quelques avions de l'aro-club de Cholet qui ont accompli les premiers baptmes, pour gagner du temps.. Avec un bon briefing, un agent AFIS exceptionnel (merci Frdric, qui est devenu ITT pendant cette journe grce  la russite au test TT de l'un de ses lves, sans commentaire...) et une mto clmente autour de Cholet, plus de 100 enfants ont pu s'envoler pour un vol dont ils se souviendront, j'espre, trs longtemps.  <BR>Devanant les concurrents d'une journe pour prparer leur arrive du lendemain et assurer, notamment, la coordination du village, je n'avais pas encore eu l'occasion d'accomplir des baptmes d'enfants invits par les Chevaliers du Ciel. J'ai compris, hier  Cholet, pourquoi le nom de "Rves de Gosse" a t retenu... J'ai vcu, hier des moments particulirement mouvants, qui m'ont certainement autant marqu que les enfants baptiss !  <BR>C'tait magique, pour moi, que d'offrir aussi facilement autant de bonheur  ces enfants, pour la plupart dfavoriss. Mon premier vol a t fait avec des enfants parfaitement normaux et valides. L'un d'entre eux s'est mis  pleurer avant mme la mise en route... Ni une, ni deux, il a quitt l'avion et a cd sa place... Ca commenait bien... Pnibles ! Mais  partir du deuxime vol, j'ai eu la lourde responsabilit que d'emmener des enfants handicaps. Des handicaps mentaux pour la plupart. Des enfants qui sont descendus avec un sourire que je ne suis pas prs d'oublier. Compte-tenu de l'heure tardive d'arrive de l'avion de l'organisation avec le directeur des vols, nous ne pensions pas pouvoir baptiser tous les enfants prvus...  <BR>Pourtant, nous avons russi ! Le Victor Alpha a fait 7 ou 8 rotations (je ne sais mme plus !) et a ainsi pu baptiser plus de 20 enfants. Parmi ces enfants, une adorable petite fille de 3 ou 4 ans blonde et maquille merveilleusement par nos animatrices avec un magnifique papillon bleu sur le visage. Un sourire radieux en montant dans l'avion, un petit air timide... Adorable, vraiment adorable ! Je l'accueille avec un grand sourire, et lui demande comment elle va... Pas de rponse... Timide, me dis-je ! Non ! Mes deux autres passagres d'une petite dizaine d'annes et parfaitement valides me disent : "Elle est sourde, elle ne vous entend pas..." J'ai marqu un temps d'arrt... un peu choqu. Comment une gamine aussi mignonne peut-elle tre sourde ?... Bien que trs mu, je l'ai emmene voler comme les autres, avec un brin d'inquitude, malgr tout, me mfiant de sa raction. Je n'ai cess de me retourner durant tout le vol pour voir comment elle ragissait. Un sourire perptuel. Un doigt tendu vers l'extrieur et des bruits, comme si elle cherchait  exprimer son bonheur. Son sourire,  lui seul, voquait tout ! Toute sa joie, tout son bonheur, malgr son handicap dont elle est encore insconsciente... Je n'ai pu m'empcher pour m'adresser  elle de prendre un air le plus expressif possible. J'ai eu l'impression qu'elle lisait sur mes lvres... Et son sourire avait valeur de rponse... Des instants magiques... que jamais je n'oublierai...  <BR>Jean-Christophe a pu photographier quelques unes de ces scnes fabuleuses et ainsi immortaliser ces moments magiques. J'ai hte de voir les photos...  <BR>Le soir, en dcouvrant le TAF long de Nantes ( quelques nautiques) annoncer de la brume pour ce matin, j'ai pris la dcision de quitter Cholet pour viter d'y rester coincer vendredi matin. A 19h30, avec deux heures et demie devant nous, la dcision tait prise de s'avancer en direction de Graulhet ou Toulouse, et de tenter d'arriver  Angoulme... A 10 minutes de Cholet, Niort ne nous recevant pas pour nous communiquer la dernire mto, et la visibilit se dgradant, le demi-tour a t effectu !  <BR>La soire a t longue dans les environs de Cholet, avec tous les concurrents...  <BR> <BR>Longue, et ce matin, il a fallu reprendre le rythme. Dcollage impossible  l'heure prvue. L'tape Cholet - Graulhet que nous devions faire avec notre habituelle journe d'avance ne s'est faite qu'avec quelques minutes d'avance sur les concurrents, le Victor Alpha partant juste derire le PA28 de l'un des quipages de l'organisation et devant le Cessna 182 du directeur des vols. Le Cessna a suivi la route  suivre par les concurrents, et nous sommes, pour notre part, passs en direct, avec juste un crochet par Angoulme pour quelques prises de vues ariennes dont j'avais besoin... Mais au pralable, le photographe du Tour voulait profiter de notre retard pour prendre, en vol, le dernier avion de ce Tour 99 qu'il n'avait pas encore pu photographier, comme les autres appareils de l'organisation ou des concurrents. Patrouille serre et assez impressionnante, mais ralise en toute scurit !  <BR>L'arrive  Graulhet a t dlicate avec tout juste 1000 ft de plafond, mais tous les avions ont fini par arriver. Fini car certains ont pass une partie de l'aprs-midi  Cahors. Une tape, pour le Victor Alpha, de prs de 2 heures et un vol trs agrable, o nous avons pu apprcier l'utilisation de la frquance rserve au Tour de France pour l'change d'informations mtorologiques, notamment avec le Cessna de la direction des vols.  <BR>L'escale  Graulhet a t de courte dure et le repas vite aval aprs m'tre assur que le village avait t install conformment aux plans tablis au pralable.  <BR>Pendant le repas, nous avons pu convaincre Dorine - dont nous avons longuement parl sur la liste aprs son passage sur France 3 dans l'mission "Des racines et des ailes" et qui participe  ce Tour de France dans l'quipe d'organisation - de nous rejoindre trs vite sur la liste.  <BR>Aprs avoir pris la dernire mto, nous avons rduit notre retard en nous envolant pour Bziers, laissant les concurrents et le reste des organisateurs  Graulhet, avec un contournement de la  Montagne Noire et un franchissement dlicat du seuil de Naurouze. Comme d'habitude, avec 800 ft de plafond et une visibilit un peu rduite.  <BR>Lors de ce vol, un record a t battu. Celui de la vitesse sol la plus leve releve au GPS depuis notre dpart mercredi 12 mai dernier.  <BR>Aujourd'hui, aprs les 160 kt chronomtrs entre Merville et Caen, c'est une pointe  182 kt en palier que nous avons ralise, entre Lzignan et Narbonne. Exceptionnel ! <BR>A Bziers le vent soufflait  25 kt avec des rafales  35. Heureusement, c'tait dans l'axe, mais l'atterrissage a malgr tout t sportif ! Sportif, aussi, le montage des tentes avec les tentes et la prise au vent qu'elles offrent. Pour demain, en plus, le vent doit passer plein nord (donc plein travers) et pourrait atteindre, parat-il 80  100 km/h ! Si c'est le cas, on n'est pas prs de voir arriver un concurrent, et je ne suis pas prs d'arriver  Nmes pour y prparer l'arrive finale de dimanche. Et les tentes vont-elles rsister  un vent aussi violent ?  <BR>Ce soir, c'est l'arrive  Bziers de l'tape du Tour Cycliste Midi-Libre, et tous les htels sont complets. C'tait prvu, et c'est donc du "Home Hospitality" qui m'attendait. Qui m'attendait, et non qui "nous" attendait, car ce soir, Jean-Christophe a pris le train  Bziers pour regagner Angers, via Paris ou Lyon. C'est dommage, car on formait un quipage qui commenait  tre rod, et l'ambiance  bord du Victor Alpha tait vraiment excellente !  <BR>L'exprience a t trs formatrice, tant pour l'un que pour l'autre. Peut-tre Jean-Christophe nous fera-t-il bientt SON compte-rendu de notre priple  travers le plus beau pays du monde. <BR>Toujours est-il que ce soir, Jean-Christophe est dans le train et j'ai du mal  raliser que je vais finir tout seul le Tour. A 13h00, ce vendredi, pratiquement  la verticale du petit terrain de Septfonds, en bordure de la Nationale 20, nous avons crois dans le sens ouest-est la route que nous attaquions le mercredi 12 mai dernier en fin de journe du sud vers le nord.  <BR>Jean-Christophe aura donc fait un Tour de France complet. <BR>Et demain, pour ma part, en fonction de la mto, je dcollerai en solo vers Nmes Garons, pour la dernire tape o les concurrents me rejoindront dimanche en fin de matine.  <BR>Ensuite, retour  Toulouse ou passage par Chambry comme souhait... a dpendra de la mto !  <BR> <BR>L'aventure se termine... en solo. Dommage... <BR> <BR>Cdric<P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=285')">Ce rcit vous a plu? 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C'est un drame national (le tourisme est maintenant le premier fournisseur de devises trangres pour le Kenya, devant les exportations de th et de caf) mais aussi certainement international (les animaux ne connaissent pas de frontires).  <BR> <BR>C'est dur, c'est dur. C'est la torpeur de lEquateur qui a pris le dessus. Le machin s'enfonce  cause de mille raisons :  le manque dintrt, le despotisme, lnormit de cette entreprise gouvernementale, les salaires ridicules, quelques (pas mal de?) raisons tribales, la surpopulation galopante, la corruption qui est aussi galopante... bon j'sais pas, ou en tout cas je ne vais pas vous embter avec des dtails qui sont bien videmment devenus plus que connus, mais il y en a mille des raisons. Le rsultat, si on se penche un peu, n'est pas resplendissant. Les pistes des parcs sont dans un tat dplorable, les rangers censs collecter ces devises si ncessaires ne pensent plus qu' empocher les bakchichs, les "pat'lons" ne sont plus aux postes, y'a plus d'essence dans les vhicules (quand il y en a un qui marche...), les bureaux de Nairobi n'ont plus de tlphone, d'eau ou dlectricit pour cause de non-paiement dnormes factures accumules au cours des annes passes, et, chose qui nous intresse ici, les avions ne sont, en gnral, plus trop en tat de vol.  <BR> <BR>Bon, jarrte? C'est connu tout ca, mais il faut le voir pour le croire. Le rsultat est, malheureusement, une population de rhinocros dcroissante (a, mes amis, si vous n'avez pas eu la chance, il faut absolument que vous voyiez ca un jour... un rhino, un gorille, un ratel, un fourmilier, tout ca c'est au moins aussi beau qu'un vol de DC3, et je blague pas ! (pourtant Dieu sait si j'aime, j'adore un DC3), car les braconniers pendant ce temps-l ne perdent pas de temps. La population de ces btes tout droit sorties de la prhistoire est donc passe de 20.000 en 1974 au Kenya  moins de 250 en 1990 (de ces mmes btes tout droit sorties de la prhistoire, mais maintenant beaucoup plus rares)... Ben oui, j'l'avais bien dit, de 20.000  250 rhinocros en 15 ans, c'est un dsastre.  <BR> <BR>1989 voit larrive  la barre de Richard Leakey, clbre anthropologue jusque-l en charge du Muse de Nairobi. Par la mme occasion l'organisation est rebaptise le "Kenya Wildlife Service" (KWS). Leakey fera long feu dans cette bote car il ne sembte pas des us et coutumes africaines ou des tats d'esprits des gens concerns et il va bulldozer tout obstacle en vue,  la recherche d'une efficacit maximum. Par contre en quelques annes il va reconstruire cette institution si importante et en faire une bote semi-tatique exemplaire.  <BR> <BR>1989 est une bonne anne, j'vous l'dis. Car Richard Leakey propose un boulot  Phil Mathews qui tait jusqu'alors pilote  AMREF Flying Doctor Service. Phil va accepter et prendre commande de l'Air Wing du KWS. En acceptant la position de chef pilote  KWS il libre un boulot aux Flying Doctors, et Benot Wangermez saute dessus. Phil est donc un bon copain, et 1989 est une trs bonne anne...  <BR> <BR>Phil va donc avoir un boulot passionnant. La confiance est gnrale envers Richard Leakey qui a russi immdiatement  redresser les finances et  acqurir un soutien international solide. Et il y en a du boulot ! Avec leur quinzaine de pilotes et leur quinzaine d'avions il va leur falloir patrouiller ces immenses territoires pour trouver des animaux morts ou malades, des touristes perdus, des plantations de haschich... Autour du Mont Kenya mais aussi de bien d'autres montagnes, il y a des gens qui dvissent et se trouvent dans des positions pour le moins inconfortables. Il y a des gars qui empitent sur les parcs et viennent couper les arbres. Il faut aussi essayer de ramener les animaux qui sortent des rserves et foutent un bordel terrible dans les plantations aux alentours. Et aussi expulser les animaux domestiques qui empitent sur les rserves.  <BR> <BR>Phil va donc aider  relever l'Air Wing de KWS et en faire une machine vraiment efficace. La flotte initiale de Piper Cub et Cessna 180 s'est enrichie d'une brochette d'Aviat Husky, et toutes ces petites machines font des heures et des heures de patrouille.  <BR>Les trois "grosses" machines, Cessna 402, Cessna 208B Caravan et Bell Long-Ranger IV, font une multitude de boulots: ravitaillements, transports de VIP, dplacement d'animaux, vacuations mdicales... Et surtout la  scurit en gnral , dans et en dehors des rserves (les attaques qui touchent des touristes sont un vrai dsastre car la presse internationale se rgale de ce genre de choses qui affectent si durement l'image du Kenya  ltranger). L'Air Wing de KWS, qui possde maintenant son propre atelier d'entretien, est devenu essentiel dans tous les cas de crises o la rapidit est primordiale.  <BR> <BR>La tche la plus visible, mais galement la plus importante (pas seulement pour protger les animaux eux-mmes mais aussi pour renforcer la confiance et le soutien si essentiel des finances kenyanes et internationales) reste la lutte anti-braconnage. Ca va donc tre une guerre ouverte (non, je nexagre pas, ce sera bel et bien une guerre) contre ces gars qui sont maintenant  l'aise dans ces immenses tendues. Mais, au fait, comment faire pour attraper des braconniers trs motivs et bien arms qui se baladent en petits groupes et qui au moindre bruit sautent sous un buisson et deviennent ainsi totalement invisibles ?  <BR> <BR>En moins d'un an ils y sont parvenus. La mthode aviation : un avion part le soir vers une rserve. Toutes lumires teintes, et on a choisi une nuit sans lune, on monte  une altitude la plus haute possible, mais en restant assez bas pour la suite. L'approche du parc est le moment primordial. On sort les "night vision goggles". Il faut reprer rapidement les feux que nos bandits ont faits pour la nuit et la cuisson. Au milieu de ces vastes endroits sans aucune lumire, ce n'est pas trs difficile. Les goggles sont absolument extraordinaires. Au milieu d'un noir d'encre apparat un halo, mme depuis une distance de plusieurs dizaines de kilomtres. Par contre une fois repre la cible, on ne change plus rien. Il faut arriver au-dessus de nos amis avec un cap et un rgime moteur constant. Passage verticale. On vrifie que cela doit bien tre ce qu'on est venu chercher. Et hop ! GPS... garde-moi cet emplacement dans ta mmoire. On ne touche surtout pas  l'avion qui a un cap constant et un rgime moteur plutt bas. On continue tout doucement. Au sol, cela ressemble  un avion qui passe bien haut ... et qui s'en va... Il suffit alors d'appeler les gardes au sol qui vont, avec leur GPS, au petit matin (qui est, par nature, le moment ou l'on s'attend le moins  tre attaqu) leur sauter dessus. Et voil ! Un groupe de braconniers limin.  <BR> <BR>(Jespre que les braconniers ne sont pas sur la liste, parce que je vous donne des petits secrets aviation, mais il y en a d'autres...)  <BR>(Et puis tant que j'y suis, si vous venez vous balader dans les rserves et faire du camping, car c'est bien l meilleure faon dapprcier la vie animalire car il se passe tout un tas de choses la nuit, je recommande de planter la tente dans les endroits autoriss, car le camping "sauvage" peut donc rserver des petites surprises au petit matin...)  <BR> <BR>Moins d'un an pour se dbarrasser de cette peste, c'est impressionnant. Car "les mchants" sont bien quips. Les profits de la contrebande sont tels qu'ils peuvent aisment se fournir en mitraillettes AK-47 ou mme G7. Cela peut donner lieu  de terribles fusillades.  <BR> <BR>***  <BR> <BR>24 dcembre 1990, tout le monde se prpare  Nairobi, pour le dlice, anglais, de la clbre dinde  la menthe. C'est donc un peu diffrent de notre Nol hexagonal, avec ici 30C et des Pre Nol d'un noir d'encre.  <BR> <BR>Dans un petit coin de brousse au nord-est du Mont Kenya,  Meru Kinna plus prcisment, cela se passe beaucoup moins bien pour le Kenya Wildlife Service. Les rangers sont en patrouille et se laissent surprendre ; ils subissent une attaque en rgle de bandits somalis. Car ce ne sont pas toujours "les gentils" qui gagnent. En fait il y a une telle puissance de feu qu'ils ne peuvent que senfuir et se disperser dans la savane environnante. Aprs plus d'une heure les moins amochs des rangers se regroupent et reviennent sur les lieux. Il y est rest plusieurs blesss, dont un qui perd tellement de sang qu'il est trs vite tabli que sa situation est critique.  <BR> <BR>KWS nous appelle aussitt mais il est dj 7 heures du soir. Ce sera donc un atterrissage de nuit sur une piste non claire ... et en Baron 58, qui n'est certainement pas le meilleur avion pour faire ce genre de choses. Dpart  8 heures, dans une nuit sans lune. Ca n'aide pas. Les GPS ntant pas encore arriv au Kenya  cette poque (sauf pour KWS qui tait un vrai pionnier en la matire), ca va tre coton  trouver. Les dernires vingt minutes se passent sans lumires dans l'avion. Au bout d'un moment on commence  voir un peu mieux dehors. On distingue la rivire Tana, et lorsqu'elle fait un brusque virage  droite pour aller se perdre vers les vastes plaines somalies  l'est, nous distinguons la montagne Kijegge et ceci est notre "Top of Descent". Il y a, parses, encore quelques lumires et puis c'est une immense tendue bien noire : la rserve de Meru.  <BR> <BR>Au milieu de cette tendue, et  plus de 30 nautiques, quelques lumires se prsentent. En fait ces lumires sont tellement isoles qu'il est facile de trouver les gens qui nous attendent. Faut faire gaffe quand mme car il y a plusieurs collines dans ce coin. A la premire inspection de la piste, on aperoit dans les phares, au beau milieu de la piste, un lion norme  la crinire trs sombre, qui lve juste la tte pour nous voir passer. Ca ne dure qu'une demi-seconde mais cette image du lion restera avec moi pour toujours.  <BR> <BR>En vent arrire la radio craque: "Il est toujours en vie, mais dpchez-vous !" On fait ce qu'on peut ! Un Baron, dans le noir, et avec quelques collines pas trs loin... On repasse sur la piste, le lion est parti chercher un endroit plus calme. Dans l'avion, ces deux petits tours ont mont l'ambiance. C'est srement difficile  dceler mais la monte dadrnaline est bel et bien prsente.  <BR> <BR>Finale, et on se pose. Ouaaahhh! C'est incroyable, mais qu'est-ce qu'on est content dtre au sol ! Un court roulage vers le parking. Les moteurs sont coups avant dtre vraiment arrts.  <BR> <BR>Les rangers sont l mais ils semblent bien moins presss qu'il y a quelques minutes. C'est trange. Car maintenant cela ne ressemble plus du tout  une vacuation d'urgence. Pourquoi les gars de KWS ici ne semblent pas du tout presss ? Il ne se passe que quelques secondes, et la rponse tombe :  <BR> <BR>"Il vient juste de mourir."  <BR> <BR>Voil. C'est pesant. C'est un chec.  <BR> <BR>"Il tait vivant il y a trois minutes. Il est mort au moment o vous avez touch les roues sur la piste"  <BR> <BR>Ouais, c'est un chec. Tous ces efforts pour rien. Merde ! Cinq minutes trop tard... <BR> <BR>Et puis c'est dommage quand mme. Ce ranger, il est mort ici, et une simple perfusion lui aurait peut-tre permis de survivre quelques heures de plus, vraisemblablement jusqu'au matin et pour sr jusqu notre arrive. Les gars ici nous invitent  la dgustation d'un Coca-Cola et notre infirmire leur explique tout a. Eux, ils sont plutt spcialiss dans la chasse aux braconniers, et ils ont bien un peu du savoir mdical, mais bien peu, et tout le monde est d'accord : il va falloir faire de lducation mdicale pour tous ces gens en brousse et un minimum dquipement de premier secours dans chaque parc ^national. Et tant qu'on y est linfirmire jette un il aux autres rangers tombs dans l'embuscade des somalis, mais il n'y a pas trop de dgts de ce ct-l.  <BR> <BR>Dcollage de cette piste plonge dans la nuit pour un retour sans problme vers Nairobi. Les vacuations, ca ne peut pas marcher  tous les coups mais c'est quand mme une grosse frustration quand c'est un chec. Merde!  <BR> <BR>Peut tre que c'est cet endroit qui ne nous porte pas chance?  On verra bien. Meru Kinna, dans les annes qui viennent, on aura bien l'occasion d'y revenir, et avec un peu de chance ca se passera bien ce coup-l...  <BR> <BR>***  <BR> <BR>C'est Phil Mathews au tlphone. <BR> <BR>- Je vous ai bien aids l'autre jour avec notre Caravan pour cette vacuation mdicale ... Hein ?  <BR>- Exact.  <BR>- Et bien ca tombe bien, c'est  votre tour de nous aider. Tous nos avions sont partis.  <BR>- Pas de problme. <BR>- D'ailleurs, a tombe bien, c'est aussi pour une vacuation. Vous avez votre Cessna 404 dehors ? <BR>- Non, le 404 est parti, nous n'avons que le 402. Pourquoi, vous avez plusieurs patients ? <BR>- Non, un seul. Je serai  bord, avec un de nos gars galement. <BR>- Alors ca va. Nous prparons le brancard. A quatre, avec linfirmire, pour un seul patient ... c'est vraiment srieux, ou c'est un V.I.P.? <BR>- Non, pas dinfirmire, et pas de brancard non plus. J'arrive dans cinq minutes, tu as intrt  enlever un maximum d'essence. C'est  Meru Kinna.  <BR> <BR>Ah ? C'est quoi cette histoire ? Meru Kinna, a me rappelle bien quelque chose. C'est  45 minutes de vol, la porte  ct. Je demande  enlever un maximum de fuel de 5Y-FBA.  <BR> <BR>L-haut, dans la rserve de Meru, une semaine auparavant, les braconniers ont frapp fort. C'est toute une famille dlphants qu'ils ont russi  abattre. Les rangers ont trouv les 25 corps, amputs de leurs dfenses. Ils ont bien aperu un jeune lphant qui a russi  chapper aux balles mais celui-ci est devenu plus on moins fou. Perdu sans sa mre, il court pendant une semaine dans tous les sens et demeure impossible  attraper.  <BR> <BR>Au bout d'une semaine, a commence  bien faire cette histoire et Glenton Coumbes, pilote KWS, est dans le coin avec son Husky. Un petit coup d'avion, et il trouve le jeune lphant. Il est dans un coin de la rserve qui s'appelle Moliti, et il a l'air plutt calme aujourd'hui et vu de l-haut. Bon, allez. Une vingtaine de rangers, deux vhicules, aujourd'hui on l'attrape.  <BR> <BR>En fait quand tout ce joli monde arrive sur place, il n'y a pas de problme. Moliti, puisque c'est son nom maintenant, tient  peine debout. Cette semaine de panique et de tristesse a t dure. Moliti ne rsiste pas quand on le hisse, avec grande peine quand mme, dans la Toyota Land Cruiser. Retour  Meru Kinna, o on essaie de le nourrir. Glenton n'est pas vraiment un spcialiste des lphants et les biberons de cinq litres savrent difficiles  manipuler  C'est quand mme triste de s'attaquer aux lphants.  <BR>Ils sont extraordinaires, en particulier ce sont des animaux trs sensibles et pleins d'amour. D'ailleurs Moliti s'attache en quelques minutes  Glenton et le truc de lui souffler doucement dans la trompe avant la tte marche bien ; il commence  accepter l'eau et le lait.  <BR> <BR>De l'aide, c'est vident, il faut de l'aide. Glenton appelle donc les potes de Nairobi et on dcide rapidement qu'il vaut mieux amener Moliti  Nairobi, au "Sheldrick's orphenage" (orphelinat animalier) plus prcisment.  <BR> <BR>Bon, ben Phil est arriv  notre hangar et m'explique tout a. A ma question du poids de notre bb il n'a pourtant pas de rponse vraiment prcise. Glenton a dit qu'il devait avoir un an dge mais il n'est vraiment pas sr l-dessus. Phil me dit que si lge est correct a doit nous faire du 200 kilos. Bon, h bien dans ce cas-l on arrte nos gars qui enlvent le fuel de Bravo Alpha, on a beaucoup trop d'essence mais 200 kilos ca devrait aller, un peu limite quand mme   <BR> <BR>En route. Tiens, la rivire Tana qui tourne  l'est, la montagne Kijegge, tout ca me rappelle quelque chose... On se pose, c'est quand mme beaucoup plus facile de jour.  <BR> <BR>On est l,  attendre que les turbos se calment et la Land Cruiser s'approche de notre queue en marche arrire ;t quelqu'un ouvre la porte battante du pick-up. Les turbos se sont calms et je coupe tout ; je jette un coup dil  Phil, qui lui-mme regarde notre vtrinaire  larrire avec un demi-sourire. Eeeuuuhhh... 1 an dge et 200 kilos, vu comme ca, de loin, c'est non, c'est beaucoup plus.  <BR> <BR>Nous descendons, le vet et Phil sont maintenant catgoriques : Moliti a de toutes petites dfenses qui commencent  paratre, a nous fait donc du deux ans dge et, comme a,  vue dil, du 500 kilos... Ouais, y'a plus de demi-sourire et a va nous faire un dcollage carrment limite. Bon, ben on verra a tout a l'heure. En attendant qu'ils s'organisent, je regarde Moliti qui a l'air vraiment triste. C'est assez marrant de toucher sa peau qui est trs rugueuse. Je remarque aussi qu'il est couvert de parasites divers et de beaucoup de tiques. Faudra se rappeler de demander un nettoyage complet de lintrieur du 402 en arrivant, et puis ce soir pendant ma douche faudra faire la chasse aux tiques qui auraient pu me monter dessus pendant la journe et me refiler une de ces fivres de derrire les fagots.  <BR> <BR>Les quinze rangers attrapent Moliti, et a tire, et a pousse, hooo... hisse ! pendant cinq minutes  et voil, il est  bord. Ah, maintenant qu'il est  bord je ralise qu'on aurait pu le mettre dans l'autre sens, cest--dire la tte vers l'avant ; parce que l, comme a, une fois install dans mon sige, avec  ma droite Phil, h bien entre nous deux on a larrire train de Moliti et je me demande qu'est-ce qui va se passer s'il a quelques flatulences...  <BR> <BR>Le dcollage ? Ben, je crois que je vais pas trop le dcrire. Disons que j'ai utilis toute la piste, jusqu'au dernier mtre des mille de la piste 01/19, et que je prfre ne pas me souvenir de ces quelques minutes, c'est facile, je n'ai pas une mmoire dlphant, moi... C'est ensuite un vol sans histoire et le vtrinaire n'a pas d utiliser lnorme seringue qu'il a  porte de la main, remplie d'un calmant violent parce que Moliti, s'il se rveille et dcide de s'exciter, ca serait pas trs drle  bord du 402...  <BR> <BR>Retour  Nairobi, o l'on a maintenant un peu le temps de prendre quelques photos pour nos amis colibris. Dbarquer Moliti, et pis aussi ma tte (vu que je n'ai pas encore joint le Trombino) et celle de Phil, c'est en poste  <BR>restante.  <BR> <BR>Kwaheri !  <BR> <BR>Benot Wangermez  <BR>(chauffeur dlphants)  <BR> <BR>Ce message, en souvenir de ce ranger qui a pay de sa vie la protection de ces animaux qu'on aime tant.<P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=286')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b> - Note actuelle:</font></font> <img src="note2.gif"><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="287"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Brouillard  Washington</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Daniel Crivello"><font color="#000000">Daniel Crivello</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>"Dulles Tower, Blueridge 292 is holding short of runway 30."  <BR>"Blueridge 292, Dulles Tower, thank you." Il est 7h du matin.  Washington est perdue dans une couche de brouillard. La couche est si paisse que le contrleur  la tour ne peut mme pas voir les  avions sur l'aroport. Alors je lui dis o on est.  <BR> <BR>"Blueridge 292, taxi into position and hold, runway 30." La tour nous a autoriss  l'alignement piste 30. Je peux voir les chiffres peints sur la piste, mais c'est tout ce que je peux voir. Les "runway edge lights" et les "centerline lights" sont allumes mais elles aussi se perdent dans le brouillard  environ 800 pieds (243 mtres) devant nous.  <BR> <BR>La visibilit est si basse que si on a un problme aprs le dcollage on ne pourra pas revenir. On est Cat I. Il nous faut une RVR de 1.800 pieds. On devra se drouter donc sur Baltimore, o il y a du brouillard galement, mais o la visibilit est de 3 nautiques.  <BR> <BR>"Blueridge 292, you're cleared for take off, runway 30. Wind is calm." Je rponds: "Roger. Cleared for take off, Blueridge 292". Je mche du chewing gum. Le chewing gum me permet de rester veill. Ca fait quelques mois que j'ai arrt le caf. Bref, je mets ma main sur la manette des gaz. Et je l'avance. Je l'avance jusqu' ce que le Torque indique 100%. Je l'avance jusqu' ce mon EGT indique 650 degrs Celsius. Les deux moteurs  turbine ont l'air de fonctionner normalement. Pas de lumire sur le "cap panel", pas d'indication. Le Captain lche les freins. Je sens un coup d'acclration.  <BR> <BR>La mto est une ennemie du pilote. La mto me prend la piste et l'efface devant mes yeux. Le brouillard cre des illusions. Je suis toujours au sol, l'aiguille de mon badin est sur 70 nuds (129 km/h).  Tout ce que je peux voir c'est ces "centerline lights" devant moi qui dansent et qui apparaissent une fois au centre, une fois  droite de l'avion, une fois  gauche. On a assez de vitesse maintenant pour contrler l'avion aux palonniers.  <BR> <BR>Ma vitesse augmente. Vr aujourd'hui est  109 nuds. Garder l'avion centr devient de plus en plus difficile. Se baser sur juste des lumires pour dcoller me donne l'impression que je le fais depuis un vaisseau spatial tir tout droit de la Guerre des Etoiles.  <BR> <BR>L'aiguille de mon badin est sur 109. C'est  dire que je suis maintenant  200 km/h dans le brouillard avec une machine qui pse 14.000 livres et des vies humaines qui paient pour tre l. Le Captain appelle: "Vee one, rotate." Et je tire sur le manche comme on m'a appris en aro-club, sur la piste en herbe du Neuhof. Mon vario est positif, mon altimtre augmente. "Positive rate, gear up", je lance  mon Captain. Il est le PNF.  <BR> <BR>Immdiatement,  les lumires de la piste disparaissent. Ma verrire est peinte blanche par le brouillard. Je regarde ces six visages sans expression que sont mes instruments.  <BR> <BR>Lorsqu'on est en IMC, il n'y a pas de haut ni de bas. Il y a seulement des instruments qui te disent : a c'est en haut, a c'est en bas. Ca c'est o tu es par rapport  la plante Terre. Ce n'est pas facile de remettre sa vie entre les mains de six instruments mais c'est en fait la seule manire de rester en vie.  <BR> <BR>5.000 pieds plus tard, on a atteint le sommet du brouillard. Je regarde dehors et je prends mes lunettes de soleil que j'avais places sous mon masque  oxygne.  Le ciel est bleu, le soleil est l comme une rcompense. C'est pour a qu'on fait ce qu'on fait. On est les premiers  voir le soleil. Et vous auriez d tre l. Ce matin, il n'a jamais t aussi beau.  <BR> <BR>Danny  <BR>FO BAe 3101<P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=287')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="288"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Portes ouvertes  l'aro-club</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Jean-Pierre Laffitte"><font color="#000000">Jean-Pierre Laffitte</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Hier l'aro-club de Douai organisait sa journe "portes ouvertes".  <BR> <BR>La mto nous a gts le matin et s'est un peu dgrade l'aprs-midi.  <BR> <BR>L'opration s'est passe merveilleusement bien et nous avons effectu un grand nombre de "vols de dcouverte" gratuits. Quelques adultes, bien sr, mais aussi une majorit de gosses.  <BR>C'est formidable l'clat qui brille dans les yeux d'un gamin qui regarde un avion.  <BR>J'avais l'impression de me voir 25 ans auparavant lors de mon premier vol (j'avais 11 ans).  <BR>Ils taient partags entre la peur et l'envie de se dpasser, au dpart "un peu "coincs" sur leur sige et  l'arrive tout moustills de cette aventure.  <BR> <BR>Les adultes, eux , essaient de prendre un air dcontract au dpart et  l'arrive, ils disent "C'est pas mal". Personne n'est dupe. Comme les gosses, ils avaient la trouille et puis la peur a laiss sa place  l'merveillement. Au retour, ils taient devenus "quelqu'un d'autre".  <BR> <BR>Ct intendance : y'avait des frites, du Perrier, des frites, du Coca, des frites, des merguez, des frites, de la bire, des frites, du caf, des frites, des brochettes et des frites...  <BR> <BR>Et puis, il y avait de l'ambiance. Quelques clubs voisins sont venus en avion, le voisin le plus proche a sorti son Stampe, un autre est venu avec son De Haviland, un autre encore s'est pos avec son ULM (superbe) avant de repartir pour un tour de la rgion, et j'ai vu plein de colibris.  <BR> <BR>Une seule ombre au tableau : notre DR 340 nous a fait un caprice (une histoire de rchauffe-carbu et un bug dans le compte-tour) mais Dominique, notre mcano aux doigts d'or (le seul tre humain que je connaisse capable de pousser une gueulante  plus de 400 dcibels ;-)) s'est charg d'oprer la bte  mains nues sans l'anesthsier et tout est rentr dans l'ordre.  <BR> <BR>Tenez, il y avait tellement de trucs extraordinaires que je ne peux pas tous les raconter.  <BR> <BR>En milieu d'aprs-midi, j'ai cru que j'allais devoir appeler la permanence du Saint-Sige pour valider un miracle : MA FEMME EST VENUE SUR L'AERODROME ! Et a, c'est incroyable mais vrai.  <BR> <BR>Bon, en bref, c'tait vachement bien.  <BR> <BR>Tout le monde tait ravi. On n'a rien cass, on n'a utilis qu'un seul sac vomitoire (l'motion, sans doute). <BR> <BR>On recommence de 27 Juin avec les mmes paramtres.  <BR> <BR>Jean-Pierre Laffitte<P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=288')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="289"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;F-OHSAVA FORT ! ou avec deux moteurs a pousse !</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Jacques Zahar"><font color="#000000">Jacques Zahar</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Allluia !  <BR> <BR>Oyez mes frres, en l'an de grce 1999, ce mardi sera pour moi  marquer d'une pierre blanche: j'ai (enfin) pu faire voler notre fameux PA 23 Aztec F-OHSA ( moins que ce ne soit lui qui m'ait fait voler !) <BR>Sept mois qu'on l'attendait et, depuis mercredi dernier, il est en tat de vol. Jean-Claude Ponlevoy et Jean-Luc ont su sang et eau, mais le rsultat est l ! Petit reportage  chaud sur mes impressions en bimoteur.  <BR>   <BR>D'abord l'engin : pas de doute, on passe dans la catgorie "poids lourd". A moins de quatre personnes, on ne le sort pas du hangar, t'as intrt  prvoir ton coup quand tu viens voler seul vers 6.30 du matin...  <BR>Ensuite la hauteur : bonjour la marche pour monter sur l'aile et tu passes presque sous la profondeur sans te baisser lors de la prvol.  <BR>Ensuite la largeur : faire le tour de la bte demande un bon sens de la planification pour ne pas faire des kilomtres (NDT : bon d'accord, vivre avec une Marseillaise, a n'arrange pas) lors de la prvol.  <BR>Ensuite les trappes : prvoir un jean sale, car il y en a partout, et principalement sous les moteurs (3 purges par moteur) avec reptations savantes imposes !  <BR> <BR>Une savante caresse sur les saumons d'aile en passant, comme pour tenter de dompter par avance cet engin qui te regarde du haut de son oeil/phare unique lorsque tu lui passes devant. "Hein mon vieux, que tu vas me laisser te piloter ?"  <BR> <BR>Etrange sensation de connivence immdiate avec cette machine (il est vrai que les heures passes  le poncer et  rver dans le cockpit qui se reconstruisait petit  petit sous les doigts de fe de Jean-Claude, a aide), mais en mme temps l'apprhension du cavalier qui redoute  tout instant le petit coup de sabot sournois. L'homme et la machine s'observent, se jaugent.  <BR> <BR>Pendant ce temps magique o tu dcouvres/dflores la machine lors de la toute premire prvol, l'instructeur est parti ailleurs, et c'est tant mieux. J'adore cet instant privilgi o tu "prends possession" d'un nouvel avion. La check en main, l'oeil jauge, remarque, s'tonne : "Tiens la profondeur s'articule comme cela...", "Et  quoi sert cette trappe ?", "Comment on ouvre cette $^^$ de soute avant ?" Les check suivantes ne seront plus jamais les mmes... L tu as pris ton temps, savour le plaisir de la dcouverte.  <BR> <BR>Ensuite c'est l'installation dans la machine, vite rejoint par Patrick l'instructeur, puis par "deux morpions de cabine" comme il les appelle (en fait d'autres lves qui s'installent en sac de sable/observateurs de l'eng... qui s'annonce !) <BR>L aussi c'est un monde  part :  <BR>Le cockpit, plus spacieux et en mme temps le pare-brise moins haut (la moiti d'un C172,  vue de nez), les montants qui te rappellent que "c'est du costaud"...  <BR>La hauteur par rapport au sol et des repres trs diffrents de l'habitude : "Mon hlice, elle est o mon hlice ?"  <BR>Cette fort de cadrans que tu as vu monter/dmonter/remonter un  un, mais qui tout d'un coup te paraissent trangers. Ces fusibles, interrupteurs  dcouvrir : c'est que tout est doubl ! Curieux et ravi  la fois par cette avalanche de tirettes, boutons et leviers je questionne : "Les contacts alternateurs sont o ?" "Le cross feed a sert  quoi exactement ?"...  <BR> <BR>Puis vient le moment de la mise en route, avec un crmonial qui ne souffre pas la prcipitation. C'est 250 cv par moteur qu'il faut dmarrer. On commence par le droit : plein riche, plein gaz, on gave avec la pompe, pompe off, plein pauvre, on laisse plein gaz... Les contacts dmarreurs (scurit  enlever), les magntos sur Right et Left, j'ai rien oubli.  <BR>Dmarreur !  <BR>On sent la compression dure  vaincre, l'hlice brasse, brasse, on se dit qu'il ne dmarrera jamais... et a part ! Vite sur plein riche et aussitt rduire la PA... Ouf !  (je sens dans mon dos le regard narquois des deux derrire qui y sont passs le jour d'avant.) Dmarrer le gauche ne sera qu'une formalit, il suffit de prendre son temps, c'est tout.  <BR> <BR>Le roulage maintenant : "L'axe, tiens l'axe !"  (ben oui il est marrant lui, je sais mme pas o est la roulette de nez !) Et puis le truc : un coup d'oeil sur le miroir qui permet de confirmer visuellement que le train est rentr et tu VOIS la ligne jaune!  Je me mets  loucher ainsi horriblement, un oeil sur le miroir  gauche, l'autre sur la ligne bleue des Vosges, mais a marche, j'arrive  garder l'axe. Finalement c'est assez "camion" au roulage, normal vu ses deux tonnes ! (erreur, ce n'tait qu'une feinte de la bte...)  <BR> <BR>Les essais moteurs, l aussi il faut prendre son temps et la check au dbut: c'est qu'il y en a des choses  vrifier !  <BR> <BR>Passons maintenant aux choses srieuses, align sur la douze. Sierra Alpha ronronne doucement, l'air matois. Je me suis laiss prendre  son jeu : j'ai eu l'impression de matriser ses envies de partir lors du roulage, les pieds sur les freins, tel un gaucho mal assur arquebout sur ses perons. Mise en puissance sur freins, 2.200 tours.  Ca vibre, a dandine, a veut y aller... OK, OK, on lche les freins et plein gaz ! Et alors l les 500 cv qui semblaient jusqu'ici s'tre assagis se rvlent. Ce n'est pas une F1, ni un Mirage, mais a pousse quand mme ! Les deux tonnes semblent d'un coup tre oublis, Sierra Alpha s'est lanc et les 80 kt dboulent sans crier gare, V1, VR et on est en l'air...  <BR> <BR>Vite, rentrer les tranes, c'est l que la do-list  "Fais Ton Mtier Pour Vivre Entier et Heureux" que j'ai rvise mentalement toute la matine va servir.  <BR>Le train sur rentr, la PA  25 pouces en monte, l'hlice  2.500 tr/mns, volets sur rentrs... on est dj  1.000 ft et 120 kt !  <BR>"Holaa, Jolly Jumper, tout doux !" J'ai vraiment eu l'impression que Sierra Alpha tait sorti des startings blocks comme lanc par un lastique.  <BR>"Bon, on respire, on se calme, regarde, il monte tout seul... "  <BR>On va essayer le trim lectrique... "H a tangue !" C'est sr qu' cette vitesse en monte, la moindre variation d'assiette te fait prendre des varios de folie... dans les deux sens (qu'est ce que a doit tre en jet !)  <BR> <BR>Le point Echo est dj en vue, on sort de la TMA de Gillot. Je laisse Patrick faire la radio, trop occup  essayer de calmer la bte et  la trimer correctement. On arrive  3.500 ft et maintenant on peut travailler la synchronisation des deux moteurs : le "zonzonzonzon" du dbut s'est mu en un "zoooooooon" plus sympathique et plus grave, les doubles aiguilles PA et RPM sont comme scotches ensemble, les manettes dcales du demi_centimtre qui va bien (c'est tout un art de synchroniser  l'oreille, il va me falloir un petit temps...), Sierra Alpha est calm, il est prt  dvelopper son talent de marathonien.  <BR> <BR>Un oeil sur le badin: 155 kt ! Ce seront ensuite les 360  diffrents degrs d'inclinaison (je m'attendais  un gros effort aux commandes, venant d'un avion deux fois plus lourd que ceux que je pilote d'habitude, mais non) et le retour vers le point d'attente pour le circuit main gauche en 14 et les tours de piste.  <BR>Je m'attendais  un fer  repasser avec la PA rduite  15 pouces, mais a vole encore fort bien, tant qu'on a pas sorti tous les volets ( ce sujet, Patrick me dit que les pleins volets sur bimoteur, il vaut mieux viter, et ne les sortir que lorsqu'on est sr de "faire la piste" au tout dernier moment pour les atterissages courts.) <BR>L'arrondi est tonnament "normal", avec peu d'effort aux commandes (avec les deux mains quand mme !) et Sierra Alpha reprend contact avec le sol comme  regret...  <BR> <BR>Voil, je vous passe les autres tours de piste et basse hauteur 300 pieds (ne pas oublier le train, a "dboule" vite !) et aprs 55 mn de vol, c'est le retour au parking, Sierra Alpha chevrotant un ralenti de satisfaction du travail accompli et moi, encore esbaudi d'avoir enfin pilot la "bte".  <BR> <BR>Mon seul regret : qu'il n'ait pas t prt plus tt.  <BR>Le Qubec pour moi se rapproche, je n'ai plus le temps matriel de passer la Qualif E en France, et les voyages  Mada et Maurice n'auront t qu'un rve... J'oublie la qualif, mais je referai du Sierra Alpha, en attendant le Seneca 2 Turbo de Sainte-Foy !  <BR>Le bimoteur c'est gnial.....  <BR> <BR>Jacques Zahar  <BR>St Denis FMEE -Ile de la Runion <P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=289')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="290"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Premier voyage</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Pierre Labastie"><font color="#000000">Pierre Labastie</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Je vais passer pour un fils  papa, mais m...e tant pis c'est comme a et mon paternel est bien sympa : il a achet un navion, qu'il a mis en exploitation  mon club (la FAC  Toulouse Lasbordes, pour ceux qui suivent pas...), et comme je suis le seul brevet du club hormis les instructeurs, je vole avec. C'est un Wassmer 41 "Baladou", cinq places, celui qui emmne manger  Rodez et aussi  Cazres, l'aut'week-end. Comme vous voyez, je n'ai pas l'accent de Toulouse et c'est normal, mes parents habitent  Blois. Donc, que croyez-vous que j'ai fait le week-end prolong dernier aprs mon lcher machine ? Ben j'y suis all,  Blois, tout seul avec le beau navion paternel, pour l'en faire profiter, quand mme, c'est  lui, non ? Et comme c'tait mon premier voyage et que j'en suis encore tout baubi, ben je vous'l'raconte.  <BR>Mercredi dernier, la mto n'tait pas franchement optimiste pour le lendemain, et j'ai donc prpar deux nav, une tout droit qui passe par BGA prs de Limoges, et o le relief monte  2100 ft, et une plus  l'ouest, en vitant tout ce qui dpasse 800 ft. J'ai d rsoudre un problme cornlien pour la premire : la route gographique est 357. A Toulouse, la dclinaison est 2W,  Blois, elle est 3 W. Quand est-ce que je change de niveau de vol ???? A vrai dire, les personnes comptentes consultes n'ont eu qu'une seule solution  proposer : dcaler le dpart de 2 d'un ct ou de l'autre, et changer et de cap et de niveau  mi-chemin... Les dites personnes comptentes m'ont de toutes faons fait part de leur doute sur ma capacit  maintenir une route  1 prs, ce qui est vexant mais justifi !  <BR> <BR>Bref, le lendemain, METAR, TAF et grosso modo,  l'ouest, l o il n'y a pas de collines, c'est prvu trs crad (plafond 600 ft sol). A l'est, c'est prvu meilleur, mais qu'en est-il exactement au-dessus des reliefs ?  <BR>Sans compter qu' Toulouse, c'est un mto de rve et qu'on a du mal  croire que c'est plus mauvais au nord.  <BR> <BR>Bon, dpart vers 12h15 finalement. Ds la sortie de la CTR de Blagnac, je monte  4.500 ft. Le temps de savourer le paysage habill des verts printaniers, il me faut dj descendre sous une barre de cumulus dont la base est  3.000 ft (vous voyez que le dilemme FL n'aura pas dur trop longtemps). Le voyage se continuera entre 2.500 et 3.000 ft, sous une couche SCT  BKN. Survol de Cahors, qui pouse la forme d'un mandre du Lot, et la vraie aventure commence : 1.500 ft sol, une rgion avec peu de points de repres (mais une super visi qui permet de voir les bourgs  20NM).Thoriquement, je devrais recevoir des indications du VOR BGA, mais il s'obstine  rester off, alors que LMG est aisment capt et donne des indications cohrentes avec l'endroit o je pense tre. Vrification de la frquence sur les 2 cartes (la masse d'air en profite pour turbuler un peu plus !), c'est bien 111,4. VOR HS ? C'est bien ma veine. Avec le risque de voir la visi diminuer plus au Nord... Bon, pour l'instant, je contacte le terrain de Brive car je ne passe pas loin. Je suis content d'entendre une voix, je me sentais un peu seul... On continue. Mon point de report suivant est Arnac-Pompadour. C'est une arnaque effectivement, ce bled n'existe pas ou il est bien cach (mais pour la nav retour, il tait ressorti...) En fait, le vent d'ouest est devenu un peu plus fort et je me suis laiss driver, ce dont je m'aperois 10 nautiques plus loin en identifiant deux lacs caractristiques. Bon, il est temps de contacter Limoges pour traverser la TMA. C'est une classe E, mais je suis trop prs du plafond pour un espace arien contrl et en plus, j'aime bien savoir que quelqu'un peut me rpondre. "Transit  3.000 ft approuv" (le plafond est remont 500 ft plus haut, mais j'aurais peut-tre d dire que j'tais  moins de 300 m sous la couche...) Et c'est l que BGA se manifeste, je suis un peu trop  l'E, mais bon pas tant que a finalement. Du coup, je trouve le paysage magnifique, et puis tout d'un coup, y'a plein de repres, voie ferre, autoroute... Et en plus, a passe au-dessus de BGA (800 ft sol, je trouve a prs, surtout que si j'ai une panne, je n'aurai pas beaucoup de temps pour choisir l'arbre o je me pose, c'est une fort partout  c't'endroit), soulagement, aprs le sol descend  500 ft, et le plafond reste  la mme altitude, JE SUIS PASSE ! (Bon d'accord, c'est pas la Cordillre, mais a fait des impressions quand mme).  <BR> <BR>Dialogue :  <BR> <BR>- F-BV , trafic dans vos deux heures route convergente.  <BR>- F-BV, bien reu, je n'ai pas visuel (et pourtant, y'a pas tant de place entre les nuages et le sol.  <BR>- F-BV, c'est un PA28 au niveau 60 (je comprends pourquoi je ne le vois pas)  <BR>- F-BV, il y a les nuages entre lui et moi.  <BR>- F-BV,  quelle distance tes-vous des nuages.  <BR>- (silence) F-BV heuh, environ 200 m (c'est des grands pieds).  <BR>- F-BV, critch cratch en sortie de zone  <BR>- (j'ai rien compris et pourtant :) F-BV bien reu (mais pourquoi j'ose pas lui demander de rpter. Je me sens en faute  cause de la proximit du plafond peut-tre)  <BR>Bon, la suite, c'est facile. Je repre la sortie de zone  peu prs bien, et j'annonce :  <BR>- F-BV, en sortie de zone pour quitter. <BR>- ...autoris  dcoller. <BR>- F-BV, en sortie de zone pour quitter. <BR>- ...(toujours pas de rponse)  <BR>Meeerde, la radio marche plus, il ne m'entend pas, h ho ne me laissez pas tout seul, etc.  <BR>Bon,  tout hasard :  <BR>- FBV, je quitte la frquence, au revoir. <BR>(transpondeur sur stand by, 7000, comme on m'a appris...)  <BR>(je pense qu'en fait, on m'avait juste demand de quitter en sortie de zone, et moi je n'ai dit ni au-revoir ni merci...)  <BR>La suite, pas de problme, il fait de plus en plus beau. En traversant la Loire (a c'est un beau fleuve), j'appelle :  <BR>- Blois de F-BV, bonjour  <BR>- ... (a y est, c'est vraiment la radio)  <BR>- Blois de F-BV, bonjour ( tout hasard)  <BR>- Avion appelant, nous sommes en auto-info, un avion en tour de piste, on utilise la piste 13 (5 sur 5, finalement, elle marche cette radio.)  <BR>- (D'un trait) : F-BOBV, merci pour les infos, un WA 41 en provenance de Toulouse Lasbordes  destination, etc.  <BR>Verticale, intgration, poser bien russi (le lendemain, avec mes parents j'ai fait le mme, mais un mtre plus haut, alors boum...) Parking.  <BR>Appel de Thierry pour lui dire que tout va bien, puis de mes parents pour qu'ils viennent me chercher.  <BR>Voil, c'tait facile !  <BR>Pourquoi est-ce que j'tais aussi tendu moi ?  <BR> <BR>Pierre Nimbus Labastie<P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=290')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="291"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Fontenay-sur-Hutres</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Collectif"><font color="#000000">Collectif</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Bon. Rsumons. TOUT est prt. On attend plus que vous. Hey, dconnez pas...  <BR> <BR>Les premiers sont arrivs ce soir, cinq avions de Sucy, un de Toulouse, Jrme en Jojo de La Flche, Anne-Cline avec F-SNCF...  <BR> <BR>Et devinez quoi... ON VOIT DES ETOILES PARTOUT ! 15 jours au moins qu'on n'en voyait plus...  <BR>La piste est rase de frais, on doit pouvoir loger une centaine de tagazous.  <BR> <BR>Pour l'aro-club, formidablement mobilis autour de cette journe, c'est dj une belle aventure. Alors venez,  n'importe quelle heure, mais VENEZ !  <BR> <BR>Allez, dodo.  <BR> <BR>Philippe Doguin  <BR> <BR>*** <BR> <BR>- Recevoir une centaine d'avions venant des 6 coins de la France, et aussi de Belgique, de Suisse, et de d'autres endroits, sans doute  <BR>- Nous proposer des centaines de plateaux de fruits de mer  <BR>- Ouvrir quelques milliers d'hutres  <BR>- Pour arroser tout cela, un muscadet sur lie dlicieux (en Pays nantais, on sait apprcier)  <BR>- Promenades en barque sur les canaux ombrags de la Venise verte.  <BR>- Un CAP 10 nous offrant plusieurs sances de voltige  <BR>- etc.  <BR>Vraiment, il fallait le faire.  <BR> <BR>Merci pour cette superbe journe aro, trs conviviale.  <BR> <BR>Jean-Louis LUSTEAU  <BR>LFRS (Nantes-Atlantique) <BR> <BR>*** <BR> <BR>Jeff n'a pas dormi avant, moi c'est aprs...  <BR> <BR>Je peux vous la jouer lyrique : les oiseaux sont au nid. Dans la nuit et le silence revenus, les images muettes de ces deux jours renassent une  une dans ce qui n'est plus qu'un thtre d'ombres mystrieusement clair par la lune implacable. Etc.  <BR> <BR>Je peux vous la jouer journaliste : Vous aimez les fruits de mer, la Vende ? De dix heures juqu' tard dans la nuit, les membres du club se mettront en quatre... Voil ce que l'on pouvait lire en mars dernier...  <BR> <BR>Je peux vous la jouer en 2 citations latines :  <BR>Jeudi soir  : alea jacta est.  <BR>Lundi midi : acta est fabula.  <BR> <BR>Je peux vous la jouer coeur : MERCI !  <BR>Merci d'tre venus. Merci d'tre venus si nombreux, merci pour les centaines de tmoignages vibrants de satisfaction, MERCI !  <BR>Les membres de l'aro-club sont crouls mais ensemble nous avons gagn ce pari un peu fou de rassembler en toute convivialit et simplicit prs de 90 machines, trois cent et quelques passionns de leurs drles de machines - et sans doute aussi des qui en pinaient pour les hutres et les fruits de mer. MERCI D'ETRE VENUS !  <BR> <BR>Je vais vous la jouer courte : voil.  <BR> <BR>Philippe Doguin  <BR>Prsident AC Fontenay le Comte.  <BR> <BR>*** <BR> <BR>>J'tais moi aussi ce week-end  Fontenay il est vrai c'tait super vu le nombre de mails  ce sujet, je me rends compte que Fontenay est plus populaire  <BR>que la Fert Alais... <BR> <BR>C'est gentil, a...  <BR> <BR>Quelques mots pour complter ceux d'hier.  <BR> <BR>D'abord vous redire que tous vos tmoignages enthousiastes et chaleureux, sur place ou via tous ces beaux messages encore pleins d'motion, nous vont droit au coeur. Jeff en a dj affich une partie au club afin que tous puissent recevoir leur paquetage...  <BR>Lorsque nous ferons le dbriefing de cette aventure, je crois que vous serez trs prsents au milieu de nous. Je vous promets de transmettre et partager  tous ces paquets-cadeaux. Le terrain gardera longtemps la mmoire de ces heures festives de passion (et de muscadet...) partage.  <BR> <BR>Je voudrais aussi vous dire combien les membres du club sont heureux et fiers de cette russite. A la veille de cette journe, alors que pourtant quelques angoisses mto planaient encore sur nous avec insistance, je disais que pour le club c'tait dj une belle aventure russie, tant la mobilisation a t importante. J'ai pass encore pas mal de temps au club aujourd'hui et ceux que j'ai crois avaient dans le regard une petite flamme particulirement vive. Leurs yeux brillent tellement qu'on va pouvoir revendre notre balisage de piste...  <BR> <BR>Outre l'envie de vous faire apprhender notre petit coin de paradis, nous nous voulions des mdiateurs en proposant ce prtexte de rencontre, pour contrer ce pessimisme trop frquent, pour prouver qu'un pilote est toujours en veille et qu'il suffit d'un signe pour faire vrombir les moteurs. Au fur et  mesure que se remplissait le tableau de rservations, nous tions  la fois heureux d'avoir raison et un peu estomaqus par l'ampleur que a prenait. S'il est vrai qu'on a un peu "flipp" dans les jours prcdents, il est aussi vrai qu'on est un peu sonns par le succs et toutes ces flicitations. Sonns mais contents. Vraiment.  <BR> <BR>Suffisait-il d'y croire ? (Copyright JD)  <BR> <BR>Et aprs ?  <BR>Comme d'hab' : "Plus haut, plus loin..."  <BR> <BR>Philippe Doguin  <BR>Prsident AC Fontenay-le-Comte  <BR> <BR>Qui fut aussi trs mu par les flicitations de Raymond, le prsident fondateur de la plate-forme et du club, 82 ans dont 60 de brevet non stop, 3 avions construits et bien davantage dans la tte. Nous lui avons rendu un sacr hommage en septembre dernier et je disais alors qu'il pouvait dormir tranquille, nous prenions soin du flambeau.  <BR>Ben dimanche pendant le vol de nuit, il ne dormait pas...  <BR>"Je vous coutais sur ma VHF pendant le vol de nuit. Je vous suivais..."  <BR>Squence motion ! <BR><P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=291')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="292"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Les p'tits suisses sont bien rentrs...</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Mat"><font color="#000000">Mat</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Si vous croyez pouvoir chapper au nime rcit de Fontenay, vous vous trompez... Que le remords et la honte s'abattent sur celles et ceux qui n'taient point l !  <BR> <BR>Dimanche 12h30, aroport de Genve-Cointrin : Genve-Sol bonjour, HB-KAF vol VFR pour Fontenay-le-Comte, information Charlie, parking H2, demande mise en marche. H-AF, mise en marche approuve, rappeler pour rouler. Quelques minutes plus tard la KAFetire est sur la baie d'attente Zoulou, prte au dcollage. Qui partira en premier : le SR 113 MD 11 heavy Genve-New York qui est prt, au tout dbut de la piste ou la KAFetire qui est galement prte  mi-piste ? Le suspense ne dure pas longtemps, nous avons un contrleur intelligent qui autorise d'abord l'AF. Et pour cause : nous ne gnons pas du tout le MD 11 car nous dgageons  gauche aprs le dcollage. Tandis que derrire ce gros navion, personne ne dcolle ou n'atterrit pendant 3 minutes, puis il y a tous ceux qui attendent derrire lui pour partir plus ceux qui veulent poser. Et la piste gazon tait ferme dimanche.  <BR> <BR>AF dcolle, dgage et le MD 11 s'lance. Il nous dpasse bien vite, monte comme un ascenseur et fait un magnifique virage au-dessus de nos ttes pour franchir le Jura... ce que nous ne pouvons pas faire, celui-ci tant dans les nuages. Qu' cela ne tienne. Genve-Fontenay 287 NM en ligne droite, soit 2 heures et demie au grand maximum. En fait, nous avons gaiement prolong pour contourner le Jura et le temps total a t de 2h48. On l'a bien mrite notre bouteille de champagne ! Merci Fontenay.  <BR> <BR>Joli vol entre 3.000 et 4.000 ft. De Genve  Moulins, pratiquement overcast tout le temps, sauf vers Lyon, avec partout pas mal de nuages qui tranaient en bas. Du coup, Jean-Michel est maintenant diplm en slalom aronautique. A Moulins, le ciel s'claircit, on peut monter un peu. Superbe arrive  Fontenay sous un ciel presque sans un nuage, o des dizaines de tagazous brillaient sous le soleil venden. On parque sagement - trs sagement - l'avion et on retrouve plein de listard-e-s.  <BR>Mazette, merci pour l'accueil. On a vu tout le monde, sauf les pilotes de l'hlico qui taient toujours en vol. On tait bien content de retrouver ceux que l'on connaissait dj et de faire connaissance des autres.  <BR> <BR>Bravo  Fontenay - tout l'aro-club emmen par nos chers colibris Jeff et Philippe - c'tait sympa, bien organis, il y avait   boire,  manger et aussi  rire. Je crois que je n'ai jamais vu autant de Robin.  <BR>Et puis nous avons dcouvert un artiste parmi les listards. C'est Jean de Chavenay : il trouvait la peinture de la KAFetire pas trop  son got et a donc dcid de l'amliorer. Sa technique ? Gouache, huile, aquarelle ? Que nenni... Beaucoup plus simple : il a mis l'aile de son avion tout contre l'aile de la KAFetire et le rsultat est trs joli (trve de plaisanteries: nous esprons que Jean a bien pu regagner ses pnates).  <BR> <BR>En fin de journe, aprs avoir r-embrass des dizaines de joues, nous repartons - dment alourdis d'une bouteille de champagne, merci Fontenay - vers la mer. Sur les conseils de Jeff, nous survolons le marais poitevin, La Rochelle, Ile de R et le pont, Fort Boyard, Ile d'Olron, Royan.  <BR>C'tait magnifique, surtout les vagues de l'ocan qui viennent mourir sur les longues plages de sable, au soleil qui dcline. Puis Saintes, Cognac, Limoges, les derniers rayons de soleil  travers les nuages sur les forts (qui parlait de la lumire ?) et atterrissage  Vichy  21h00.  <BR>Accueil absolument charmant par la prsidente de l'aro-club et un instructeur. Ils taient en train de fermer les locaux, se proposent de nous conduire en ville et nous ont mme rserv un htel. Merci aux Vichyssois.  <BR> <BR>En dbut d'aprs-midi, dcollage pour le Massif Central (Clermont-Ferrand, puis survol des volcans prs d'Aurillac). Pas mal de petits nuages accrochs sur le relief. Le Massif Central est aussi une rgion superbe et les mini-cumulus donnent du relief au paysage (et nous ont beaucoup secous...). Retour  Genve par les Dombes et Bellegarde.  <BR> <BR>Voil ce que j'appelle un week-end aronautique (7 heures et 33 minutes de vol). Mme si la mto n'tait pas aussi parfaite que ce qui avait t annonc, on s'est mis du paysage plein les mirettes, de quoi tenir jusqu'au week-end prochain.  <BR> <BR>Mat  <BR>Genve <P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=292')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="293"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Balade en DR221</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Philippe Depondt"><font color="#000000">Philippe Depondt</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Les fruits de mer  Fontenay-le-Comte, cela fait une distance d'un peu moins de 400km de Coulommiers, soit un peu plus de deux heures de vol en DR221 : il vaudrait mieux qu'il fasse beau... hlas, la semaine prcdente tait plutt mitige, c'est le moins qu'on puisse dire.  <BR> <BR>Samedi, mto dissuasive : le projet initial, tabli avec Louis Rollin, mon compre pour cette aventure, avait t de partir samedi soir et de faire tape quelque part en route. Finalement, le dpart est remis au lendemain : rendez-vous  8 heures du matin sur le terrain. Moral un peu moyen mais bon espoir quand mme.  <BR> <BR>Dimanche matin, rveil  6 heures, coup d'oeil par la fentre : C'EST TOUT BLEU ! Coup d'Arotel pendant que la cafetire gargouille : CAVOK partout sur l'itinraire, sauf brouillard  Niort, mais a devrait se lever dans la matine. Je rajoute une brosse  dent  mon stock de cartes, et en route.  <BR> <BR>A 8 heures, comme prvu, les deux pilotes sont l, l'avion a t prpar la veille, il y a de l'essence, de l'huile etc. Ouverture du hangar, sortie du DR221, fermeture du hangar, on prend les casques et c'est parti ! Dcollage  8h35, c'est moi qui pilote.  <BR> <BR>L'avion dcolle facilement dans l'air frais du matin, mais nous devons nous traner  1.500ft  cause des zones... tentative de contact avec Melun : a roupille ; appel  Bretigny : sommeil profond. Cela me convient parfaitement. Nous passons au large de la Fert-Alais o l'on doit faire chauffer les moteurs, vu que c'est le grand meeting annuel : il y a mme une petite zone temporaire signale par NOTAM.  <BR> <BR>Ca y est, on sort du fatras des zones de la rgion parisienne, on peut monter : aujourd'hui, a sera un niveau 45, et l a devient superbe ! Le ciel au-dessus est d'un bleu limpide, l'horizon est gris sombre, il y a un peu de brume,  l'ouest quelques nuages assez lointains, plus bas que nous, font des petites taches blanches sur fond gris-bleu. Le sol trs loin en dessous est sombre, vert-brun selon les endroits ; on a l'impression qu'il est au fond d'un trou :  cause de la petite brume, on le voit dans une espce de cne sous l'avion, mais, plus loin il disparat progressivement, a fait un peu une espce de puits vertical qui va en s'vasant vers le sol. L'air est d'une stabilit parfaite, pas le moindre mouvement, nous volons dans de la soie. Le petit Dauphin est dans son lment, il taille la route, tout droit sans hsitation. On se sent minuscule dans cette petite carcasse en bois et toile - une grosse maquette - au milieu de cette immensit : pense pour ceux qui en faisaient autant dans des avions ouverts... Mr Lycoming, devant, ronfle avec gnrosit, 81,67 explosions par seconde, beau son grave. Le rchauffage cabine est  fond et ce n'est pas de trop.  <BR> <BR>L'agglomration orlanaise apparat  gauche, la radio de Bricy est muette, on voit les pistes. Nous allons longer la Loire jusqu' Tours. Les repres au sol se succdent dans le bon ordre, il n'y a qu' les regarder dfiler. On  accroche les VOR, les uns aprs les autres, le GPS confirme : pour ce qui est de la redondance, a va ! Le vol est d'une monotonie somptueuse, nous parlons peu dans l'avion, une remarque occasionnelle sur un point de repre qui passe, sinon, nous nous taisons, fascins. Malgr le bruit, nous sommes dans un monde d'un calme parfait, stratosphrique, toute l'agitation d'ici-bas semble bien lointaine : c'est un lieu commun, mais on pourrait en sortir des pires...  <BR> <BR>Contact avec Tours : ah, tiens, a cause ! Un sympathique monsieur nous dit que la zone est inactive et qu'on peut le rappeler en sortie de zone. OK, on fera a. La ville glisse avec une certaine solennit sous notre aile, plusieurs ponts immenses sur la Loire, confluent avec le Cher. On traverse la Loire : a y est c'est le Sud !  <BR> <BR>La bande de nuages  notre droite se rapproche un peu ; devant, a n'a pas l'air terrible et je me rappelle le METAR de Niort annonant du brouillard. Pour le moment, on continue comme avant. Le paysage continue son mouvement majestueux vers l'arrire de l'avion.  <BR> <BR>Coup d'oeil sur le compte-tour : tiens, a a baiss ! Rflexe : un coup de rchauffe carburateur. Le moteur fait un rot puissant, puis redmarre. Tiens, tiens, givrage du carburateur ? Je repousse la rchauffe carbu, les tours reviennent. Je la remets, pas de rot. Comme quoi, mme en mai, mme dans le sud...  <BR> <BR>Bon, il va falloir penser  descendre. Le paysage a chang :  a devient bocager, plein de haies partout, c'est bon pour les passereaux, moins bon pour les avions. Une couche blanche s'tend devant nous, il faut aller tudier a de plus prs... a a l'air bien continu, il n'y a pas beaucoup de trous... Voyons en dessous... Beuh, pas engageant : on est  700ft QNH et a a l'air de descendre encore. Mon voisin qui a tudi la carte me dit qu'il y a des collines dans le coin. Compris : plein moteur, on remonte  travers le dernier petit trou et l'on retrouve le bleu du ciel. On est  1.500ft, on garde le mme cap, le GPS nous dira quand on sera arriv. L, on avisera. A priori, a devrait aller, a cause pas mal sur la frquence de Fontenay, donc il y a du monde en l'air, donc, en principe, c'est volable.  <BR> <BR>Quelques minutes... Top, on est arriv. Un petit trou dans les nuages en dessous, c'est vert, mais sur le vert, il y a des avions : le terrain !  Ca a des qualits le GPS ! Mais ce trou est un peu petit  mon got.  J'explique  la radio que je suis verticale terrain au dessus de la couche et que je cherche un trou. En allant vers la mer, a a l'air propice, la couche est moins rgulire. En effet, en voil un beau, on descend dedans.  Fontenay annonce un plafond de 700ft : a me parat un peu optimiste, on est  500ft au ras de la couche. On repart vers l'est pour retrouver le terrain. Le voil, on est face  la piste. On s'carte pour se mettre en vent arrire directement, pas question de faire une verticale  contre-QFU  cette altitude. Il y a plein de gens qui parlent  la radio, pas de discours inutiles, donc. Je m'annonce vent arrire 27.  <BR> <BR>Je tourne en base. Mais o est donc la piste ? Je ne la vois plus. On est tellement bas que le temps de prparer mon avion, je me suis trop loign, et je me retrouve dans une situation o je vois la piste selon un angle trs aigu. J'aurais d rviser les circuits basse hauteur avant de partir. Ah ! la voila. Finale. Je me pose. Pas terrible l'arrondi, et puis j'tais un peu long. A ma dcharge, je dirais que j'avais beaucoup de choses  faire dans ces dernires minutes. En revanche, c'tait utile d'avoir un passager galement pilote : a permet de confronter ses raisonnements avec quelqu'un de comptent et dont la charge de travail est moins lourde.  <BR> <BR>Le parking est dj plein, on nous envoie le long du taxiway amenage en parking : il y a des avions partout ! On s'extirpe du Dauphin, on va boire un coup pour se remettre des deux heures vingt de vol et de cette arrive. Puis on lve le nez : a se dgage ! En fait, on est arriv un quart d'heure trop tt ! Maintenant, il n'y a plus de problme. Les avions arrivent les uns derrire les autres : a n'arrte pas ! Impressionnant ! Nous sommes surpris de l'ampleur de la chose : les tables pour djeuner s'alignent en longues ranges serres : c'est qu'on attend du monde ! Un Cap10 s'envole pour faire des pirouettes : a, c'est le genre d'animation qui me plat !  <BR> <BR>Les hutres et fruits de mer furent consomms sous un soleil radieux, organisation parfaite de nos htes vendens, ambiance bon enfant et j'ai pu mettre quelques visages sur des noms connus uniquement par courrier lectronique. Surprise : mon texte `Eloge de la lumire' affiche dans le local de l'aro-club, en voila un boost pour l'ego !  <BR> <BR>Quelques petits cumulus commencent  gonfler entranant l'apparition de planeurs. Ici, l'on pratique le treuillage. J'ai dj vu faire  Chalons-sur-Marne, mais je trouve toujours cela trs impressionnant : le planeur dmarre avec une acclration foudroyante, dcolle tout de suite puis monte avec une pente  faire plir de jalousie un Mirage 2000, accroch  son fil comme un cerf-volant, tout cela en quelques secondes. C'est pire qu'un catapultage, les pilotes doivent tre compltement sonns aprs a, alors que  leur vol commence tout juste.  <BR> <BR>Vers 15 heures, le repas passe, on prend un peu d'essence et on repart. Cette fois, je suis passager. Objectif : survol du Marais Poitevin, de la pointe de l'Aiguillon puis l'Ile d'Yeu.  <BR> <BR>Les cumulus forment une couche presque soude vers 2.000ft, mais en allant vers la mer a se dgage, on pourra monter pour la traverse vers l'Ile d'Yeu. En attendant, le Marais Poitevin dfile, canaux rectilignes et ruisseaux tortueux, haies, marais, cultures. La Svre niortaise gagne haut la main le concours de tortuosit... La mer devient visible, l'anse de l'Aiguillon et la pointe du mme nom : c'est un lieu de passage clbre d'oiseaux migrateurs, les ornithologues ainsi que de simples amateurs s'y rassemblent rgulirement jumelles  la main, mais ce n'est pas la saison en ce moment. L'Ile de R merge de la lgre brume, on bifurque vers le nord pour longer la cte vendenne, La Tranche sur Mer, mer  gauche, plages et villgiatures  droite. Ciel limpide sur la mer, petite couche  basse altitude, mais elle disparat vite alors que poursuivons vers le nord, nuages sur le continent, blanc dessus, gris sombre dessous. Petits bateaux un peu partout. Les Sables d'Olonne.  <BR> <BR>Saint Gilles Croix de Vie. C'est l qu'on tourne vers le large ! Moment d'motion, c'est tout bleu devant, on a l'impression de s'lancer sur l'immensit atlantique... Aaaah ! Nungesser et Coli, Costes et Bellonte, l'infini devant nous ! Quelques minutes plus tard cependant, une forme blanchtre finit par se dgager de tout ce bleu : c'est la plage qui part de la Pointe des Corbeaux. On n'ira pas jusqu'en Amrique, aprs tout ! Apaisement.  <BR> <BR>On distingue toute l'le maintenant.  <BR> <BR>- Mais c'est tout petit !  <BR> <BR>Exclamation du pilote...  <BR> <BR>Ben oui, c'est tout petit. C'est nettement plus petit que l'le de R qu'on a vue tout  l'heure, d'ailleurs, on s'y dplace essentiellement  bicyclette.  <BR> <BR>On longe la cte sauvage  l'ouest de l'le et on descend vers le terrain situ  l'extrmit nord-ouest face  l'Amrique... Vent arrire sur la mer, vue sur la cte sauvage, bleu, vagues, rochers, cume, petites criques, plages. Emerveillement d'enfant, on ouvre grand les yeux pour absorber tout a, comme des gamins devant un arbre de Nol.  <BR>En finale, on passe  ct du grand phare et on se pose sur la belle piste en dur. Le parking est assez plein, mais on trouve  se caser. On sort de l'avion et on est immdiatement accueilli par l'odeur... La lande, les ajoncs  dgagent une odeur forte, un peu rpeuse, lgrement fume peut-tre,  laquelle on n'chappe pas.  <BR> <BR>On va faire un tour sur le petit chemin de la cte sauvage, les criques et les rochers survols tout  l'heure. Dpaysement. On est ailleurs. Ce matin, j'tais  Asnires, Hauts-de-Seine (son cimetire pour chiens, sa mairie, sa patinoire, son 22) et maintenant je suis... ailleurs, radicalement. Que dire de plus ?  <BR> <BR>Le monde rel se rappelle  nous sous la forme d'une aiguille qui se dplace sur un cadran de montre. On doit rendre l'avion imprativement demain  14 heures ; a laisse le temps de faire pas mal de choses encore, mais il faut viter de se laisser coincer par la mto par exemple. On dcide de remonter vers le nord afin de se rapprocher de Coulommiers, en Normandie afin de pouvoir se balader le long des ctes normandes demain matin. On opte pour Flers, pas trop loin de la cte, mais pas trop prs non plus, pour viter les brumes marines et le terrain suffisamment proche de la ville pour pouvoir s'y rendre  pied.  <BR> <BR>On redcolle, je suis toujours passager. En prenant de la hauteur, on survole les Chiens Perrins, rcif qui marque l'extrmit de l'le, puis virage  droite, vers le 045, on longe en montant la cte nord-est de l'le, celle qui fait face au continent, l o se trouvent l'essentiel des habitations. Ce n'est pas comme  l'aller, on voit l'le de Noirmoutier et le continent, mais on distingue mal la sparation d'entre les deux. L'Ile d'Yeu s'loigne.  <BR> <BR>Salut l'Ile d'Yeu, la trop belle ! `Saudade'.  <BR> <BR>Le pont de Noirmoutier devient clairement visible et derrire lui l'embarcadre des bateaux qui font la liaison avec l'Ile d'Yeu. Derrire encore, le Goix, le passage entre le continent et Noirmoutier qui n'est dcouvert qu' mare basse ; on y voit des voitures. L'eau entre l'le et le continent n'est pas profonde et la mer prend des couleurs incroyables, selon la nature du fond, la profondeur, les chenaux, les courants, on voit les bouchots  moules par transparence bien qu'ils soient recouverts d'eau.  <BR> <BR>On croise la cte du continent  la hauteur de Bourgneuf qui marque la limite du Marais Breton (qui se trouve en Vende) et les collines. On voit bien l'estuaire de la Loire, Saint-Nazaire, La Baule. On traverse la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire, obligs de redescendre un peu pour passer sous les nuages, vers 2.500ft. Fini, le ciel bleu.  <BR> <BR>Bocage... bocage... bocage... bocage ! Petits prs entours de haies, tous pareils,  l'infini ! Les repres, ils faut les chercher dans ce fouillis. Et puis, Mr Lycoming, il ne faudra pas nous lcher, parce qu'en dessous ce n'est pas les platitudes briardes ! Petit  petit, on s'habitue  ce paysage, les points de repre finissent par tre aussi identifiables qu'ailleurs, mais il faut une certaine ducation de l'oeil. Il y a beaucoup de lacs aux formes varies que l'on ne peut pas confondre. Mais que c'est grand la Bretagne !  Ca n'en finit pas... Encore des haies, petites collines, tangs, prairies, lacs, et puis des haies, et des prs, et des collines, et des lacs. On passe l'autoroute entre Rennes et Vitr, et puis a continue, encore... bocage, bocage.  <BR> <BR>Flers ! At last ! Toits noirs, maisons grises. Piste en dur, longue, troite.  <BR> <BR>On cherche  garer l'avion, le seul parking parat tre celui des ULM.  Bon, on s'y gare en essayant de gner le moins possible. Direction le club house. Il est occup par trois petits pres qui boivent de la bire et qui s'aperoivent  peine de notre prsence, voire mme nous ignorent ostensiblement. Drangerait-on ?  <BR> <BR>Il semblerait que oui. Je me fais l'effet d'un gringo avec casque colonial, chaussettes blanches et short kaki au fin fond d'un trou dans quelque tropique lointain. Soudain, la perspective de passer la nuit dans ce bled parat moins attrayante.  <BR>Il est environ 19 heures. Si l'on veut trouver un hbergement, c'est maintenant qu'il faut s'en occuper. En revanche, on peut voler jusqu' presque 22 heures. Coulommiers est  - voyons cette carte - environ 1 heure et demie de vol. Il y a de la marge, et on a encore largement ce qu'il faut comme essence (merci Dauphin pour ton autonomie).  <BR> <BR>Les parigots se consultent.  <BR> <BR>Les pps indignes,  ct, boivent leurs bires en se racontant des histoires d'anciens combattants. Si c'est a l'aviation lgre et sportive...  <BR> <BR>Ce pays est trop dprimant, on s'en va.  <BR> <BR>Flers est peut-tre une ville radieuse, mais aujourd'hui, elle n'etait pas en beaut. C'est peut-tre nous qui tions fatigues. Peut-tre une autre fois...  <BR> <BR>C'est mon tour aux commandes, le petit Dauphin s'lance toujours fringant. Le dcollage  Flers est intressant,  ne pas tenter en surcharge : aprs le bout de piste, a monte, il y a des arbres partout.  <BR> <BR>Cap 080, presque plein est. Aprs un dpart dans une grisaille pas trs engageante, a se dgage. Argentan, L'Aigle, les bocages disparaissent. On passe au sud d'Evreux, radio... un enregistrement nous rpond de laisser dormir. Trs bien. Valle de l'Eure. Valle de la Seine, a commence  sentir l'curie. Mantes. J'appelle Pontoise parce que je suis un garon bien lev (c'est une zone E, contact radio non obligatoire) et crac ! la dame nous fait le grand jeu, code transpondeur et tout, alors qu'il y a dans toute sa zone moins d'avions que dans le tour de piste (en auto-info) de Coulommiers un samedi aprs-midi.  <BR> <BR>On tait si tranquille... Enfin, bon.  <BR> <BR>- Oui, Madame, je vous affiche quarante deux machin-chouette.  <BR> <BR>- Ah oui Madame, excusez-moi, j'avais oubli de mettre sur ALT, mais a y est j'ai tourn le bouton... non Madame, je le ferai plus.  <BR> <BR>De toutes faons on est dj sorti de la zone, voil Persan. Je me dis que si j'tais contrleur, je deviendrais vite plutt irritable,  rpter cent cinquante fois par jour les mmes consignes.  <BR> <BR>Cap 100. Le Parc Astrix est en vue. Le ciel se dgage encore, cela devient trs beau, lumire dore du soir, lambeaux de nuages, blancs sur le tour, noirs au milieu. Le Plessis-Belleville. Meaux. Coulommiers. La pizzeria  ct du bled qu'il faut contourner pour entrer en vent arrire 27. Home, sweet home !  <BR> <BR>Il est 20h30. Le Dauphin se pose sur la piste en dur, arrondi doux comme une caresse, trois points lgant, le nez lgrement relev, ddain aristocratique de l'avion rac.  <BR> <BR>Toujours est-il qu'il a vol prs de six heures et demie, parcouru 1.100 km impeccablement, il nous a transports, nous autres roturiers du ciel, dans des endroits splendides. Fatigue sensible mais pas excessive. Nous sommes physiquement sur le sol bien gras de la Brie, mais on a bien du mal  atterrir.  <BR> <BR>Mon brevet de pilote avait trente ans ce 23 mai 1999. On pouvait plus mal fter cet vnement, non ?  <BR> <BR>Philippe Depondt <P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=293')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="294"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Petite balade familiale</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Laetitia Hunot"><font color="#000000">Laetitia Hunot</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>"F-BIDQ, un D117 au parking des ailes avec l'information Delta, ce serait pour un vol local."  <BR>"F-DQ roulez pour la 34, vent du 330 pour 10kt."  <BR>"F-DQ je roule."  <BR> <BR>Et c'est parti pour un petit vol local avec un pax trs important : mon papa, qui a arrt l'aviation il y a environ 20 ans, aprs parachutisme, premiers vols en J3-sans-roulette, avant dtre TT et qualif B au Congo, Niger, Guyane...  <BR>Voil, et trangement le virus aronautique ne s'est transmis d'une gnration  l'autre il n'y a que trois ans pourtant !  <BR> <BR>Mon papa dcouvre non pas les trains classiques, mais le Jodel. Dcollage, monte 110km/h, on quitte dj le circuit vers Graulhet, ce n'est pas une nav pique mais c'est pour essayer les terrains des "voisins".  <BR> <BR>A 7 minutes de Graulhet, je passe les commandes  mon voisin de droite. Ca revient vite, virage droite - ne pas monter -, gauche - ne pas descendre -. Ya que la bille qui se balade un peu, mais 3 virages plus tard la coordination est retrouve (l'est dou mon papa). Graulhet, un touch sur l'herbe, puis deux sur la dur. Fastoche, pas de vent ou presque  ras du sol... Par contre il y a un joli gradient de vent ne serait-ce qu' 1.500ft/ 2.000ft, on voit trs bien l'avion driver.  <BR>Dpart pour Gaillac, ville "visite" de haut  vitesse lente ; mon "pax" a les commandes, sauf pour profiter pleinement de la vue sur la ville... Intgration sur la 25, nouveau changement du rservoir arrire pour l'avant, finale et une remise des gaz  ahhhh l'arrondi ! Tout compte fait, je reprends les commandes pour  un nouveau circuit, le temps du toucher (c'est sympa et en plus c'est de l'herbe l-bas), du redcollage et je rends les commandes ; on rentre  la maison, enfin Lasbordes pour l'instant.  <BR> <BR>La brume a  tonn : "Mais on ne voit plus Toulouse !" Oui papa, mais l c'est facile, tu suis presque l'eau,  gauche la route...  <BR>L'avion file avec ses 100kt vers Montastruc, dj on voit au loin le point dintgration pour la vent arrire 34. Il n'y a rien que nous en l'air dirait-on; le ciel est  nous. En plus Lasbordes est dj passe en auto-info, on est LIBRE !  <BR> <BR>Schpoum ! 180km/h vent arrire dans cette mini-nav qu'est le tour de piste .... base, l on rduit pour repasser  110km/h, 120km/h avant le dernier virage.  <BR>Parking Carrefour, anneau d'antennes, "Lasbordes F-DQ en finale sur la 34", 90km/h au badin, pas besoin de plus, pas de vent, essai pour une approche avec atterrissage court choisi.  <BR> <BR>Courte finale : badin, 85km/h, tenue avec le choua de moteur sur le plan, hop... flte un choua d'arrondi en trop, a va tre parachut un peu. Un poil de moteur et t judicieux pour le kiss sans un bruit, mais bon, ce fut un 3 points quand mme.  <BR>Cette fois-ci, pas d'angoisse, pas besoin d'utiliser ces "bon dieu de freins qui sont trop efficaces avec les pneus un peu lisses de l'avion" (le jeu tant de choisir entre les palonniers ou les freins, mais l'usage des deux n'est pas possible, au mieux on freine un peu du pied gauche, avec du palonnier droite pour viter de tourner, mais cela ne se fait qu' basses vitesses sinon danger, 180 et 360 guettent... ah vivent les pistes en herbe !)  <BR> <BR>"Papa, tu ramnes l'avion s'il te plat ?" Oui les palonniers, le manche impec...  <BR> <BR>Et voil, une nouvelle petite nav familiale, transmission du plaisir aro d'une gnration  l'autre... Mine de rien en 3 ans ce fut notre tout premier vol ensemble.  <BR> <BR>L'aspect cocasse : Grenoble et le SEFA ont effectivement chang leurs techniques d'apprentissage semble-t-il depuis ces 25 dernires annes. <BR>"Non papa, la finale je ne la fais pas obligatoirement tout moteur rduit et avec glissade pour ajuster !"  <BR> <BR>Laetitia  <BR><P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=294')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="295"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Priple en Aztec</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Jean-Claude Ponlevoy"><font color="#000000">Jean-Claude Ponlevoy</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Nous l'avons enfin fait, notre premier grand voyage avec le F-OHSA, un priple de 20 h de vol  Madagascar effectu le week-end dernier, sur quatre jours, soit prs de 5.000 km.  <BR> <BR>Nous sommes donc partis  six pilotes, dont Patrick, notre dvou instructeur, pour effectuer des entranements en navigation, faire des leves de restriction (cause Runion trop petite), des lchers sur la "ligne" Runion-Madagascar-Runion et des entranements en vue de la qualif Bi (l'Avgas entre 4,50 FF et 5,50 FF le litre, au lieu de 7,90 FF  la Runion, sur 100 litres/heure, le cot de la qualif E s'en ressent).  <BR> <BR>Nous avons dcoll de Gillot pour Mahajunga, sur la cte ouest de Mada,  610 NM (dont 385 NM de survol maritime) que nous avons atteint en 3h50 bloc bloc. Nous sommes arrivs  12h00 locale (-1h par rapport  RUN), juste  temps pour un bon repas  lhtel de France.  <BR>Aprs djeuner, changement de pilote pour une nav en double, Mahajunga / Port-Berg / Antsohihy / Mahajunga, soit 224 NM, avec pos  Antsohihy, jolie piste en dur, devant une quantit d'enfants aux yeux rieurs et malicieux.  <BR> <BR>Aprs cette journe bien remplie, un magnifique coucher de soleil sur le canal du Mozambique, le dner et un repos rparateur, car le lendemain, dcollage  8h00 pour le mme triangle, toujours en double. Nous dcidons avant de partir de passer  la boulangerie locale, o nous achetons 40 pains pour distribuer  tous ces enfants qui savent que nous revenons, un bon pain  l'ancienne, qui sort du four et qui enchanterait le palais de bien des amateurs de chez nous. Si vous saviez l'odeur dans notre Aztec, nous nous imaginons le livreur dans sa camionnette lors de sa tourne matinale. Nous arrivons  Antsohihy en mme temps que le Twin Otter d'Air Mad, aussi nous dcidons d'attendre son dpart pour sortir notre livraison, ce qui ne sera pas long, gure plus de 20 minutes d'arrt.  <BR>Nous montons  la tour en vitant les planches casses de l'escalier pour dire bonjour au contrleur qui possde un matriel d'un autre ge, rafistol de toute part, et qui ne doit gure porter plus loin que le bout de piste ; d'ailleurs, nous ne faisons pas de radio, seulement l'auto-info qui couvre tout le territoire et permet de situer chacun.  <BR>Le Twin s'en va et nous en profitons pour commencer la distribution ; en mois de dix minutes chaque pain a trouv preneur. J'ai fait une srie de photos, et nous repartons pour Mahajunga que nous rejoignons par la cte,  500ft sur la plage et ses paillotes de pcheurs.  <BR>Deux vols solos s'en suivent dans la foule, et nous mettons le cap sur Sambava,  237 NM  dans le nord-est de la grande le. Nous passons du Cavok et visi illimite au temps couvert et pluvieux de la cte est et devons monter  plus de 10.000ft pour passer la chane montagneuse du massif de Tsaratanana. Nous sommes en longue finale de la trs belle piste de Sambava, au-dessus de l'immense cocoteraie et de la ville. L'aroport est dsert, mais un taxi a vu l'avion se poser et arrive dans les minutes qui suivent, avec une superbe Renault 4 L. En ville, des centaines de taxis, tous quips de ce type de vhicule ; de quoi faire rver bien des nostalgiques et collectionneurs.  <BR>Direction la ville pour trouver un htel  sur le bord de mer et nous dcidons d'un dcollage le lendemain vers 10h00 pour une autre nav et un arrt  lle Sainte-Marie,  169 NM plus au sud, une le paradisiaque trs apprcie des pirates  une certaine poque (la lgende veut que des trsors y soient encore enfouis).  <BR>L'arrive  Sainte-Marie se fait  500 ft/ mer, cause deux normes grains, dont un juste sur la piste ; pos au seuil, car la piste n'est pas trop longue et nous n'avons pas de reverses (il y en a qui ont fini dans le lagon).  <BR>Le punch cocos de chez " Vavate" tant de renomme internationale, nous dcidons d'aller y manger : ce sont des paillotes sur la colline qui domine la piste et lle aux Nattes, dans un dcor de rve. Il faut 20 minutes  pied pour y aller,  travers une vgtation luxuriante, des girofliers, des ylang-ylang, dont la pluie et le soleil qui est revenu font dgager les parfums dlicieux.  <BR>Aprs quelques punchs (pour ceux qui ne pilotent pas) et un bon repas, re-changement de pilote, dcollage suivi de quelques tours de piste et direction Tamatave,  66 NM dans le 213 ; petite nav sympa et nous venons nous garer  ct du Navajo des copains de Gillot qui est l depuis quelques jours.  <BR>Une partie du groupe part  la recherche d'un htel (pas simple car avec ce grand week-end, il y a du monde ici), et les autres enchanent des tours de piste.  <BR>En ville, nous retrouvons l'autre quipage et nous mettons d'accord pour un dcollage sur la Runion vers 10h00. Le temps de faire la police, la douane, les pleins, et c'est le dpart pour 385 NM de survol maritime ; le Navajo dcolle 5 minutes avant nous et se pose 15 minutes plus tt  Gillot ; avec l'Aztec, nous avons mis 2h50  cause de 10 kt de face (les alizs).  <BR>Bilan de ce vol : un avion qui a fonctionn  merveille, mme les hlices, Jacques, quel dommage que tu n'aies pu te joindre  nous, des souvenirs plein les yeux , des moments inoubliables, comme cette traverse de la Betsiboka  dos de crocodile : simplement MAGIQUE...  <BR>Les moteurs qui ont maintenant 50h depuis la Top Overhaul que je leur ai faite n'ont consomm que seulement 4.5 l d'huile chacun en 20h, largement dans les tolrances. Ce jour, l'avion est en VPE 50. Je suis satisfait du travail que nous avons accompli sur cette machine et du succs qu'il a eu sur ses anciennes terres.  <BR>D'autres voyages sont dj programms, cet avion est reparti pour une belle carrire et pour combler de joie de nombreux pilotes.  <BR> <BR>Jean-Claude Ponlevoy, UEA 005, FMEE La Runion<P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=295')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="296"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Une surprise de taille</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Daniel Dezulier"><font color="#000000">Daniel Dezulier</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Un peu  l'ouest d'Autun s'lve le Mont Beuvray. Dans le hameau du Croux,  proximit de l, toute une bande de copains se sont runis pour fter les 200 ans d'un groupe d'amis (5 garons et filles quarantenaires).  <BR> <BR>Avec la marmaille (de - quelques semaines,   + 17 ans...), toute une tribu bruyante mais sympatique, d'enfants et d'adultes joyeux, la chaleur, l'amiti et l'apro aidant, le hameau affiche complet.  <BR>Pour franchir dignement ce cap, une surprise est prvue.  <BR> <BR>Ce sont tous des montagnards, parmi lesquels on retrouve quelques pilotes et pas mal de parapentistes et non des moindres. Comme  l'accoutume entre amis disperss aux quatre coins de l'hexagone (cherchez les coins absents) ils conversent bruyamment et les quarantenaires ne sont pas les derniers  s'exprimer !  <BR> <BR>Seuls quelques yeux observateurs ont distingu parmi toute cette foule, tous ces copains,  deux inconnus juste descendus d'une land rover d'poque tractant une norme remorque.  <BR> <BR>Une petit viste d'inspection pour trouver un pr, fauch, et bien plac...  <BR>Tiens, tiens, et pour quel usage...? Ils ont l'air de chercher quelque chose, visiblement dans les prs alentours.  <BR> <BR>Finalement le propritaire du hameau (un ensemble de btiments de ferme formant gte questre), interrog par nos inconnus, dsigne le seul pr viable pour le projet insolite et qui pour l'instant est laiss en pture  trois poulains pas encore dbourrs.  <BR> <BR>La camionnette s'avance dans le pr et tout un attirail commence  sortir de la remorque et de la plate-forme du pick-up : une nacelle rectangulaire en osier, qu'il faut descendre de la remorque (300 kg) et un sac en toile d'au moins 2m de diamtre et d'un mtre cinquante de haut, le tout pesant 150 kg.  <BR> <BR>Les poulains curieux se sont approchs, ainsi que l'un des quarantenaires intrigu mais goguenard, qui s'est  joint au groupe pour aider  dballer.  <BR> <BR>"Et qu'est ce que c'est ?"  <BR>"Ben un ballon !"  <BR>"??? ..."  <BR>"Ouais on cherchait un terrain pour dcoller dans le coin."  <BR> <BR>Le sac est tir  une vingtaine de mtres de la nacelle, tout en se vidant de son contenu qui fait un ruban soyeux et frip sur la pture.  <BR> <BR>Le public se fait nombreux dans les alentours pour assister aux prparatifs.  <BR> <BR>Un petit ballon d'enfant gonfl  l'hlium s'envole cependant que le dballage continue. Il file  20 km/h au nord-nord-est, confirmant les donnes mto et augurant d'un bon dpart.  <BR> <BR>Le brleur orientable est install avec son cadre sur les quatre entretoises de plastique qui s'arcboutent sur la nacelle. Les bouteilles de gaz dj installes dans le fond donnent avec 240 kg de combustible environ deux heures d'autonomie  la machine.  <BR>Le propritaire du ballon, pdagogue et ravi d'avoir tout ce public, explique par le menu toute la prparation qui est assez technique.  <BR> <BR>La nacelle est maintenant couche sur le flanc et lingue  l'enveloppe.  <BR>Un ventilateur bientt install commence  propulser de l'air dans l'enveloppe qui se gonfle rapidement.  <BR> <BR>Deux personnes la maintiennent couche, tandis que les spectateurs la voient s'enfler dmesurment, et que l'on s'active en son sommet pour parer le parachute.  <BR> <BR>Bientt, emplie de quatre mille mtres cubes d'air, elle commence  vouloir se dresser sous l'action de l'air chaud inject avec force par les deux brleurs. Les poulains ont pris le large, effarouchs par le bruit...  <BR> <BR>En 30 secondes elle est debout, prte  developper toute la portance disponible dlivre par les 4500 m3 d'air chaud confins en son sein.  <BR> <BR>Pendant tout ce temps, humains et quids mduss ont assist presque en silence  l'incroyable spectacle de cette naissance titanesque.  <BR> <BR>La nacelle est prte, la check-list est droule pendant qu'une des instigatrices de la surprise demande le silence  l'assemble, avant d'appeler par leur prnom nos cinq ami(e)s...  <BR> <BR>Ceux (celles) ci interloqu(e)s s'avancent sans comprendre...  <BR> <BR>Imaginez leurs ttes bahies quand ils apprennent que les arostiers qui vont prendre place avec le pilote ne sont autres qu'eux-mme !  <BR>Dans un tat second, ils s'avancent et s'installent dans la nacelle, avec les habits chauds que leur ont prpar les amis runis dans le secret de cette quipe.  <BR>Un panier, du pain, du sauvignon, du jambon compltent la charge utile : 1 tonne au dcollage !  <BR> <BR>Et dans une clameur joyeuse, dans l'air apais du soir, caresse par le vent chaud, illumine par la lumire du couchant, sans autre bruit que le feulement intermittant du brleur, l'enveloppe gonfle enlve son fardeau vers les cieux !  <BR> <BR>Une chanson connue, entonne en mlodie par tous les ges, les porte haut dans l'entre de leur nouvelle dcade...  <BR> <BR>Bon et joyeux anniversaire  tous les quarantenaires !  <BR> <BR>Daniel  <BR>LFPX <P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=296')">Ce rcit vous a plu? Votez!</a></b><BR><BR><BR><center><table BORDER=0 CELLSPACING=0 CELLPADDING=0 WIDTH="100%" BGCOLOR="#318AC6" ><tr><td><b><a NAME="297"></a><font face=Arial,Helvetica><font color=#FFFFFF><font size=+1> &nbsp;Le retour du D117  Saintes</font></font></font></b></td><td><div align=right><a href=#HAUT><img SRC=arrow1.gif HSPACE=5 NOSAVE BORDER=0 height=13 width=17></a></div></td></tr><tr BGCOLOR=#C6E7FF><td BGCOLOR=#C6E7FF><b><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>&nbsp;<a href="resultats.php3?auteur=Laetitia Hunot"><font color="#000000">Laetitia Hunot</font></a></font></font></b></td><td></td></tr></table></center><p><font face=Arial,Helvetica><font size=-1>Lundi dernier j'avais "emprunt" le D117 de Saintes (F-BIDQ) pour lui faire goter les joies du sud.  <BR>Contrat pass avec le club de Saintes ( ct de Cognac) : ramener l'avion pour samedi 10h, because un lve en a besoin (les jojos  Saintes faisant quelques 600  800 heures de vol par an, il faut qu'ils soient l pour les lves).  <BR> <BR>Soit...  il va falloir ce lever tt samedi !  <BR> <BR>Vendredi soir, prparation du voyage :  <BR>1/ dernier nettoyage de l'avion  (les dessous de la voilure et du fuselage, les amateurs comprendront l'ampleur de la besogne !)  <BR>2/ prparation de la nav : un trait presque direct sur LFXB, avec quelques zigzags histoire de faire au moins 2 heures de vol. Chouette je vais enfin pouvoir utiliser l'un des 5 log de nav prpars la semaine prcdente pour 4 avions diffrents et 2 terrains de dpart diffrents !  <BR>L'objectif suivant, une fois  Saintes, serait de faire du planeur, puis de prendre un train pour Paris puisque j'y reste 5 jours pour le boulot.  <BR> <BR>En visiteur rsident habituel des Ailes Toulousaines, Jrme Lodej passe la tte, "Dis Leti, tu pars  quelle heure demain, et tu croises rellement  combien ?"  <BR> <BR>"8h Jrme, et a priori je croiserai plutt entre 190 et 200 km/h, disons 190. POURQUOI ?"  <BR>"H bien... j'me referais bien une ch'tite nav vers des terres un peu inconnues, en vue d'Amboise. J'ai un avion jusqu' 15h pour demain."  <BR>"Bon, bien OK, a roule."  <BR>Pendant ce temps l le vent d'Autan continuait  se faire entendre. Avion propre, 1 litre d'huile en plus, les pleins faits (TRES IMPORTANT ce dtail, si si vous verrez), coussins embarqus, on quitte les Ailes. Nous filons chez Claude Chautemps (deuxime club  gauche aprs les Ailes) pour nous sustenter, sortir la mto, les notam, tendre les cartes et tracer la nav.  <BR> <BR>Alors la nav : on va se la jouer touristique finalement. Au lieu du trait direct reliant Lasbordes  Saintes, nous optons pour une harmonieuse navigation qui fait un "S" centr sur le trait direct. Moralit, au lieu de 1h30 de nav, on tombe plutt sur  2h40. Quelques points comme a : Lasbordes, traverse directe par Blagnac, Fumel, Puits lEvque, Castillon, Libourne, nord de la CTR de Bordeaux, Lesparre, la cte ouest  fond pour avoir la mer  gauche et l'estuaire de la Garonne  droite, Vendays, Soulac, traverse, direction le phare de Cordouan. Royan, cap sud,  Meschers on pointe sur Saintes.  <BR>Tiens, les notam... Ah ! point de VOR  Cognac, la bbte doit dormir. Tant pis pour les radiales, hein Jrme. 1h du mat, bon, ben l on ferme la boutique,  tout  lheure !  <BR>   <BR>Mme jour, quelques heures plus tard. 7h45 environ.  <BR>Nav, log rangs dans les avions, quelques triangles aux amandes apports aux Ailes pour les gentilles personnes qui vont m'aider  sortir  <BR>1/ le Rgent qui bloque DQ  <BR>2/ le D117  <BR>3/ qui vont m'aider  dmarrer l'oiseau. <BR> <BR>8h : le DR300-160 cv (F-GFMG) de Jrme est galement hors de ses hangars. Tiens dailleurs voici Jrme avec la mto... bouh ! Ca m'a l'air sympa tout a... y a du CAVOK partout ; idem ct prvisions, le seul problme : le VENT !  <BR>"Hein ? oui tu as raison Jrme, on va battre des records de vitesse... par contre on va pas s'amuser pour conserver le bon cap !" <BR>"Hou la la... la manche  air qui se redresse furieusement ce matin, bon d'accord, 30kt de prvus pour ce soir, m'enfin l on n'est que 8h du mat !"  <BR>"Salut Michel (Richard), sympa d'avoir accept de m'aider avec les bestioles, l !"  <BR> <BR>La trapanelle est dehors. 8h10 : nous sommes toujours en auto-info en ce samedi matin  Lasbordes.  <BR>Dernier briefing : DQ dcolle en premier, en vent arrire jacclre, puis MG prend les communications en charge pour nous faire transiter au-dessus de Blagnac... car lui possde le sacro-saint transpondeur !  <BR> <BR>Aprs 20 brassages dhlice, 6 injections, et 1 cm de gaz, cette merveille bien huile dmarre au 1/4 de tour, sans hsiter une seule fois !  <BR>Radio : OK. Bon, alors ce vent. C'est dj sportif. On va dcoller en 16. Moralit, remonter le taxiway jusqu'au seuil dentre de piste se traduit par : manche constamment dans le vent (qui tourne, gauche, droite ?) mais surtout moteur rduit il avance vite ! Que de vent ! Tiens, au fait, comme a il n'est autoris qu' 15kt plein travers... le DR300 c'est 22kt. ca aide !  <BR> <BR>Le moteur chauffe au point darrt, idem pour MG. OK, c'est bon DQ s'aligne et dcolle sur la 16. Coup dil sur la biroute. Alors l... a va vite ! Manche  gauche, pied  droite pour le couple moteur, mise 2 points : dj dcoll !Mais qu'est-ce que a tabasse dans l'avion, une vritable danseuse qui grimpe au ciel... et DERIVE !  <BR>BON SANG, mais quelle drive vers la droite ! <BR>Oups, vite, virage pour rattraper tout a, le centre commercial, l je peux franchement prendre mon vent traversier. Euh c'est bizarre a... je vois pas comme d'habitude mes repres au sol, les chteaux : ctait comme si je me dplaais avec un drapage maximal dans l'avion, sauf que la bille tait au milieu...  On finit par s'y habituer.  <BR>MG passe devant, on attaque le point E, ah non EA autoris finalement OK, on a le droit de transiter...  "Han, ouff ouff, MG attends-moi ! Je rame un peu, pas si viiiiite."  <BR>"Oui, alors le second avion de la formation, vous confirmez qu'il vient de traverser les axes, madame, DQ."  <BR>Et c'est parti, plus que le point WC pour le dernier contact avec Blagnac. L c'est fait et cap au nord : Fumel.  <BR>Au loin, un point blanc : MG ouvre la route. Nous sommes sur 123.45... on blablate un peu, juste le temps de nous rendre compte que nous ne sommes pas seuls. Vite nous repassons 123.17 : l ya personne, c'est GARANTI ! (enfin aujourdhui daprs les notam et les traditions saintongeaises).  <BR>"Laetitia, tu confirmes ce point, l ?!  <BR>"Oui, Jrme, on dirait bien...  tu as bien 4 mn d'avance sur ton log ?"  <BR>"Ben, euh oui, justement !"  <BR>"Ca colle, route, eau, voie ferre, tout y est !"  <BR>"Bon, ben je pense que la nav va tre rapide alors !"  <BR> <BR>A Fumel nous nous rapprochons, le DR300-160 est  la limite de sortir les volets et le D117 arrive  190 km/h... a tabasse dur dur dans l'avion, 2.500 ft QNH pourtant et je suis proche de l'arc jaune.  <BR>"Coucou Jrme, o tu es ?"  <BR>"Ah oui, visuel sur tes 360."  <BR>Comme convenu, depuis Blagnac, Jrme a le rle du guide touristique. On va  Puy lEvque, c'est chouette, l'eau avec sa boucle, le village. Mise du cap vers l'ouest, direction Castillon.  <BR> <BR>"On a un doute tout d'un coup sur le point.. 6 mn d'avance, tu confirmes Jrme ?"  <BR>"OUiiiii Leti"  <BR>Point suivant : les temps ont t revus, a marche, mais, tiens on est un peu au nord de la route. On corrige de 20 notre cap.  <BR>Mal nous en a pris : nous n'avions pas assez compens la drive... L, on reprend la bonne route, qui nous fait passer par les bons points... avec seulement 30 de drive cette fois ! <BR>Ah au fait : nous n'avions pas bu d'alcool en prparant les cap hier soir,  ils taient bons, et nos conservateurs de cap galement. Moralit : on (re)passe pas loin  l'ouest de Sainte-Foy...  et qu'est-ce que a souffle dans le ciel !  <BR> <BR>A partir de Castillon (dment identifi par ses routes et voies ferres parallles), je prends en charge la visite touristique : alors ci-dessous, les cteaux du Bordelais, tu vois les vignes, donc, l c'est les cteaux plus calcaires, ceux-l.... Hou l ! Regarde ! C'est un domaine priv, ils y font un super bon vin, j'ai oubli... flte, avec le chteau dessus, aprs rflexion de 2 jours, je crois que c'est la proprit de la famille Dassault, juste  ct du trs clbre village de St-Emilion (reconnaissable  son clocher, qui est sur toutes les bonnes bouteilles du cru), puis c'est le nord de Libourne, vite, l les antennes au nord de Bordeaux, entre la fin de la TMA et le dbut de la CTR... visi un peu moyenne, mais quoi, 20 km au moins !  On verrait presque jusqu Blaye. Je vous passe les changes radio, les vols cte  cte...  ici ca turbulait moins quand mme.  <BR>On passe le dbut de l'estuaire de la Gironde. "Alors sur votre droite, Blaye, dont le silo a explos. Oui, de nouveaux silos ont t reconstruits, oui les les dans l'estuaire sont effectivement cultives..."  <BR> <BR>Les petits Lasbordillons filent voir le Grand n'ocan Atlantique, celui qui a forg tant de caractres bretons. Pas vrai ?  <BR> <BR>A la TMA de bordeaux,  la CTR : mto impec.  <BR>On arrive entre Castelnau et St-Laurent (partie double voie pour ceux qui ont finalement tal une carte....)  <BR>"Leti, ca te parat pas sombre a, ce qu'on voit devant nous ?"  <BR>"Si, tu as raison, mais ce doit tre une entre maritime,  cette heure-l, elle doit tre haute et effiloche..."  <BR>Travers Lesparre, premire tentative de rejoindre Lesparre : essai au travers de l'entre maritime. Elle n'est effiloche que pendant quelques 20 secondes  190km/h environ, aprs faut descendre, donc rapide demi-tour !  <BR> <BR>On essaie au-dessus, on dirait qu'elle tait effectivement effiloche.  <BR>"Oui, d'ac Jrme, cap plein nord..., enfin, en longeant c'te "truc" la..."  <BR>Bizarre quand mme, que la brise de mer soit si forte, que ce soit si compact  cette heure, 11h environ. Jamais vu ce truc-l,  d'habitude ce sont des stratus, au pire ils sont bas.  <BR> <BR>En direction du phare, nous nous sparons de nouveau, MG reste sagement en 360 devant cette entre, qui au niveau de Vendays est franchement soude !  <BR>Par curiosit je veux voir comment a se passe en dessous : 1.500ft en entrant dessous, quelques secondes : tout va bien, puis pas loin on voit que ca descend d'un bloc, c'est rattach au sol, vite demi-tour, dj 1.300ft le temps de prendre cette dcision, le temps d'en sortir aprs ce 200 je suis  800ft... et file dare dare  l'est. La vache ! Ca arrive vite derrire !  <BR>"Leti, je suis en 360,  1.100ft QNH 1015 au-dessus des petits lacs."  <BR>"Jrme, je remonte 1.500ft, au nord des petits lacs, travers Meschers qui est de l'autre ct de l'estuaire, je n'ai pas visuel sur toi."  <BR>Et pourtant, la on voyait trs bien, nous tions sur la cte, mais  droite tout de suite ctait l'estuaire de la Gironde, assez large si ce n'est la partie la plus large, pas  moyen du tout de se voir, alors que nous tions chacun en 360, dcal en lieu et altitude.  <BR> <BR>Il est temps que je change de rservoir selon mon log de nav.  <BR>Le D117 est quip de 2 rservoirs de 55 l chacun. On navigue d'abord sur larrire, et il y a une loupiote qui indique lorsqu'il ne reste plus que 5 l environ.  <BR>Justement, la main sur la manette des rservoirs la loupiote s'allume, quel calcul juste.  <BR>Changement du rservoir effectu.  <BR>En face, c'est Meschers.  <BR>"Jrme, je suis travers Meschers, Royan est lgrement au nord, l de l'autre ct... tu vois ?"  <BR>"Hum... ouais,  mais a se dgrade drlement vite ici, on monte au nord, et on traverse, d'ac Leti ?"  <BR> <BR>Pendant  ce temps-l dans le D117 : la loupiote indiquant un rservoir arrire presque vide continue de clignoter... tout d'abord un "bin" toutes les 5 secondes... oups !!  <BR>Ben si, je suis sur l'avant l ! il devrait me rester 50 l, on va dire,  20 l/h a me fait de l'essence !! <BR>Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?!  <BR>"Jrme, j'ai un problme avec mon rservoir, j'ai chang, mais le tmoin de niveau m'indique qu'il ne me reste que 5 l, soit 15 mn de vol."  <BR>"Jrme, je traverse vers Meschers, l'entre maritime est sur nos talons."  <BR>Un instant j'ai mauvaise conscience : je ne sais pas o est exactement le MG, mais Jrme pilote bien, les repres sont trs visibles, je retourne  mes petits soucis personnels...  <BR> <BR>"De DQ, je passe sur la frquence de Royan, 118.8, on va voir si a va jusque l-bas."  <BR>"DQ de MG,..."  <BR>.... l j'avoue j'ai eu conscience que Jrme a dit quelque chose, qu'il passait aussi sur Royan je crois, moi de mon ct je rssayais de nouveau un changement de rservoir. On ne sait jamais, le contact des loupiotes n'avait peut-tre pas t enclench...? Non, dcidment a ne steint pas, tout ce qui doit tre ouvert est ouvert...  <BR> <BR>Bon, a y est, derrire c'est la plage  mare haute, avec une entre maritime du feu de Dieu... pas une bonne ide de se vacher en IFR. Et puis l c'est de la traverse maritime, vitesse rduite histoire dconomiser, on ne sait jamais !  <BR>Evidemment en face je ne suis pas  distance de planer, avec en plus ce vent de travers... Bon sang a n'avance pas ! <BR> <BR>Et puis qu'est-ce qu'il fait chaud dans cet avion ! <BR> <BR>Alors, en cas d'amerrissage : gnratrice, contact gnral c'est l, ne pas oublier la frquence de secours pour le message avant... programme ! Ne pas oublier de dcoincer la verrire... oui c'est accessible rapidement. <BR>La loupiote fait "bin" toutes les 2 secondes  prsent. Put.. mince, mais ce n'est pas du tout un problme de switch ! Y'a un truc qui dit que mon niveau descend rellement ! Je ne serai donc pas sur l'avant, mais bien que sur les 15 mn de secours de larrire !  <BR>J'ai dj vol combien ? hein ? 3 mn, OK.  <BR>Mais c'est c... je suis bien sur l'avant, l...  ma manette est bien sur l'avant ! Je le vois, LA... grrr...Pfff  <BR> <BR>Quoi, pourquoi le moteur fait "schpoult schloupt". Non DQ ne dconne pas ! Ah, autant pour moi, c'est moi qui ai juste un peu rduit les gaz... ouuufff ! <BR>Ok, je suis en planer de la cte  prsent, limite mais a plane au sec. <BR>Super nouvelle !  <BR> <BR>Le vent nous pousse vers Royan.  <BR> <BR>"Royan F-DQ, bonjour."  <BR>"F-DQ bonjour."  <BR>"F-DQ, un D117 en provenance de Toulouse  destination de Saintes, ce serait pour me drouter chez vous ; je  viens de passer Meschers, j'ai un problme de rservoir, a priori je viens de changer de rservoirs mais mes tmoins m'indiquent que c'est faux, donc je serai presque  sec."  <BR>"Biienn reu  F-DQ, la piste en service est la 10, le vent est actuellement du 160 pour 18kt, pas de trafic actuellement."  <BR>"160 pour 18kt, piste 10, F-DQ et je connais, oui un peu le terrain, F-DQ"  <BR>"Rappelez en vue F-DQ."  <BR>"Je rappellerai en vue, F-DQ."  <BR> <BR>"Royan F-MG bonjour."  <BR>"Royan, un DR300..." <BR>"... un trafic en difficult, bientt verticale du terrain MG, je vous rappelle."  <BR>"F-DQ en vue des installations, verticale 1.000ft dans 10s..."  <BR> <BR>La loupiote est devenue  l'instant continuellement allume... Dieu que je dteste aujourd'hui cette lumire jaune, l au centre, entre la lampe verte de la gn et  la rouge du contact gnral !  <BR>Ca veut dire quoi, a, alors ? Jaune continu = a plus de glouglou pour le moteur ?  <BR> <BR>"F-DQ sintgre en vent arrire pour la 10. " Lger calcul, la 10, vent du 160 pour 20kt  prsent, sans les rafales GLOUPS !  <BR>Il fait de plus en plus chaud dans cet avion... et je suis autorise selon le manuel  15kt. Chouette et si a se trouve je suis  sec. Je le savais que vent de travers et les poss sur une seule roue du train principal se devaient dtre rgulirement rviss...  <BR> <BR>Maman !  <BR> <BR>"F-DQ sintgre en vent arrire pour la 10". Soit...  <BR> <BR>Check : vitesse  de planer affiche (on ne sait jamais...), l je suis vent dans le dos (c'est vrai a va vite au sol) ; rservoir... a priori sur l'avant, mais on dira sans objet, rchauffe carbu : OK ; visu : OK.  <BR> <BR>En fin de vent arrire, une remarque intelligente :  <BR>"F-DQ, ce serait pour la 10 herbe si possible."  <BR>"Reu F-DQ, 10 herbe, rappelez en finale."  <BR>"F-DQ je rappelle en finale."  <BR> <BR>Poum poum... bon, a tourne toujours....  <BR>A mon avis a tourne  de la vraie fausse panne carburant. Ce serait plutt une drle d'histoire de contact lectrique, mais je n'ai toujours pas confirmation visuelle avec la jauge du rservoir avant (vous savez, cette tige de mtal qui descend au fur et  mesure que l'on consomme de l'essence). Re-coup dil a lextrieur, ici oui, c'est vachable.  <BR> <BR>Mise en base... ouf bientt arrive !  <BR>Tiens, comme  Lasbordes, bonjour la drive, descente, 110 au minimum, coup dil  tout ce qui est vachable, mais le moteur ronronne toujours bien...  une connerie lectrique tout a... <BR> <BR>"F-DQ en finale"  <BR>"Ou i i, F-DQ, alors le vent est du 160 pour 18kt..."  <BR>"DQ."  <BR> <BR>Bon, l y a comme un problme, le vent de travers... nez dans le vent, vitesse 100km/h (faut bien majorer). L a ne s'est pas pass idalement, faute dentranement ; l'avion refuse le sol, la manche  air indique vent  droite, nez avion  droite mais a turbule par la gauche (je me souviens sentir l'aile gauche se lever de la gauche), la roulette touche, mais un rebadaboum  venteux de droite vers la gauche cette fois-ci redcolle l'avion, je m'estime dj la piste bien entame. Aile dans le vent, dcrabage... C'est comme si je n'avais aucune efficacit, la piste glisse en dessous... Tiens je vois le bout de la piste en dur... bon a ne va pas, devant c'est vachable, pas de ligne lectrique, de clture. <BR>Alors, je poursuis, ou je repars pour un essai ?  <BR> <BR>Le moteur tourne rond, au pire, je peux poser l'avion presque dans l'axe de la piste.  <BR>"DQ remise des gaz pour un 300ft."  <BR>"Bien DQ... allez, du calme"  <BR>"F-MG verticale terrain."  <BR>Ah tiens... j'aurais jur voir ma jauge avant descendre un petit peu (repres gravs qui ont brill un instant dans les quelques rayons du soleil qui se voilait).  <BR>"F-DQ en vent arrire 300ft."  <BR>Coup dil  gauche... mazette la piste en herbe est beaucoup plus longue que la dure (ben oui, dans tout ca, j'avais oubli de chercher ma carte VAC et lors de la verticale, seule la piste en dur a retenu mon attention). Je rviserai mes cours du FH, y causent de a quelque part du ct du stress et des rductions du partage de l'attention, de la focalisation  <BR>"F-DQ rappelez en finale."  <BR>"F-DQ je rappelle en finale."  <BR> <BR>L c'est trs marrant, re check liste... mais sans rire, j'ai mme pens  "train sorti fixe et verrouill", le chiffre 300 associ  mtres donc planeur sans doute.  <BR>Ca dtend bien de se rendre compte de a, tiens. Ca plus le coup de la jauge avant... a dtend et rassure.  <BR>300ft, a vient, vite, tiens comme les atterrissages dentranement  Saintes. Et tout senchane trs bien, vitesse, plan. <BR>"F-DQ en finale pour la 10."  <BR>Diantre, 300ft, on passe assez prs quand mme des buttes.  <BR>"F-MG en vent arrire pour la 10"  <BR>"Royan,  F-MG, je vous conseillerai la 28, le vent est en train de tourner."  <BR>"F-MG, je (re?)pars en vent arrire pour la 28 alors..." L je jurerais qu'il y avait aussi un soupir...  <BR>"F-DQ, vent du 180, 190 pour 15kt."  <BR>"DQ."  <BR>Ce coup-l, a s'est pass comme une lettre  la poste, un kiss... joli dcrabage (l, l'amplitude des palonniers et du manche m'a enfin sembl efficace), la piste restait en dessous, le vent m'a sembl constant, bref un vrai bonheur dtre enfin au sol.  <BR> <BR>Message du contrleur, un sourire dans la voix : "Ben voil ! Ce ntait pas si difficile."  <BR>"F-DQ, atterrissage contrl." <BR>"F-DQ, faites un 180, pour la sortie de piste, rappelez avant de traverser la 28 dure."  <BR>"F-DQ je rappelle avant de traverser."  <BR>"F-MG en vent arrire pour la 28."  <BR>"..."  <BR> <BR>"Machin bidule,  10 mn de vos installations, en provenance de Toulouse, et  destination de La Roche-sur-Yon..."  <BR>Damned ! C'est un rassemblement d'avions et de pilotes toulousains dans le coin. <BR> <BR>DQ a enfin travers et m'sieur le contrleur avait une voix sacrment gaie, chaleureuse pour dire :  <BR>"F-DQ vous venez vous parquer  la tour ?"  <BR>"Je vais marrter devant Aro Services pour la mcanique, DQ"  <BR>"Bien DQ, rpondit une voix un tantinet due, mais vous monterez  la tour quand mme ?"  <BR>"Oui, bien sr, DQ."  <BR> <BR>"Machin2, bidule2, de Lasbordes  destination de l'Ile d'Yeu"...  <BR>"VU, PA28 en provenance de ....?  destination de vos installations..."  <BR>Y a du monde dans le coin !  <BR> <BR>Contact radio clos,  hop, alors on arrte tout, le moteur par exemple... y tourne bien la vache !  <BR>Heure bloc note : 11h30. 2h et quelques de nav, au lieu de presque 3h. Je connais des avions, au moins le 117, qui ont battu un record de vitesse sol l !  <BR>Je range le bordel et descends prcautionneusement de la machine.  <BR>"B'jour monsieur, M. Ortola est-il l ?"  <BR>Non, pas le samedi ? Chic, des cales... merci ! <BR> <BR>Le monsieur en question finissait de briquer son hlico... O u iii, ja vais dplacer mon avion - j'tais arrte devant la Jet A1, pas bon pour un jojo a, pas bon du tout.  <BR>Oooohhh un F-BROC de Fontenay... en rvision !  <BR>Dame, qu'est ce qu'il lui ont fait ? Achev par les hutres qu'il tait. Et l-bas, tout au fond, un p'tit jojo rouge, le D113 XA de Saintes... <soupir>  <BR> <BR>Bon, alors bip beep, ping, ping, sur le tlphone portable : hop a sonne  Saintes. <BR>Pendant ce temps-l le MG s'est pos.  <BR>"All ?" <BR>"Oui, c'est Leti, dis la avec le D117 j'ai pas eu de problme, mais j'ai comme un doute l ... (faut rassurer le club..) Dis, quand tu changes de rservoir, de larrire vers l'avant, et que ca reste allum jaune...  est-ce normal ?"  <BR>"OUI, bien sr, une fois que le rservoir arrire a enclench le voyant d'alerte, a ne steint plus, mme une fois repass sur l'avant."  <BR>"Ahhh.. je croyais que comme sur d'autres avions, le contact tait dsenclench une fois que l'on avait chang."  <BR>...immense soupir de soulagement...  con<beeep> de lumires... <BR>"Eh t'es o l Leti ?" <BR>"Travers Vendays, en face de Meschers plutt, j'ai chang de rservoir juste au moment o a s'allumait, alors dans le doute je me suis droute  Royan, je ne savais plus... c'est tout. Et comme c'est pas trs beau par ici, une entre maritime du tonnerre, beaucoup de vent, dailleurs l'atterrissage fut trs sportif..."  <BR>"Bon, OK, alors tu nous le ramnes tout de suite alors, y a des lves pour voler dessus...  Leti, on n'a jamais install ce contact lectrique, personne ne te l'avait jamais dit au fait ?"  <BR>"Non, et ca ne figure nulle part... Bien, je ramne l'avion des que possible, je passe la tour pour saluer quand mme,  bientt."  <BR> <BR>Ctait donc une vraie fausse panne, due  une mconnaissance (par dfaut d'information - putaing, cong ! Pourquoi n'ai-je jamais pens  le demander ? -) de cette machine. Je le note, faut que je complte la check de cet avion au club, pour que personne d'autre ne sinquite. <BR> <BR>Tiens, Jrme, dj l ? Flicitations, tu ne t'es pas perdu en route. Il a l'air d'avoir eu chaud lui aussi, le vent de travers galement je prsume.  <BR>Nous filons  la tour d'un pas alerte. Pffouh faisait trs chaud dans ces avions, j'ai l'impression de sortir d'une douche personnellement. <BR>A ct, un DR400 rouge finit de mettre dehors ses 4 pax : ils nous rejoindront  lintrieur de la tour. Eux, ils viennent de faire demi-tour : pas dle d'Olron visitable avec une altitude de scurit suffisante. <BR> <BR>"Bjour, monsieur l'AFIS, comment allez-vous ?"  <BR>"Alors ? Il tait trs bien ce deuxime atterrissage, c'est quoi le problme finalement ?"  <BR>Re-explications... <BR>Et pendant ce temps l,  la radio : <BR>"Machin PA28 a destination de lle d'Yeu a ? mn de vos installations pour transiter par le nord est."  <BR>"J'ai actuellement un dbut d'entre maritime, je vous dconseille de poursuivre jusque l-bas."  <BR>Intervention simultane de Leti et Jrme : "NON une big maouusse costo d'entre maritime. Soulac, pas vu, Vendays non plus, oui trs serres au sol et assez haute, avec changement du vent..."  <BR> <BR>Au sol les paras mettent en route, hop ils dcollent.  <BR>Tiens une livraison d'ULM Mistral je crois, ils sont estampills Leclerc.  <BR>Aujourd'hui, il y a fte  Royan (ah, oui c'tait dans les notam aussi...)  <BR> <BR>Les Muretains nous ont rejoints. Ils s'informent eux aussi des volutions de la mto.  L'agent AFIS a fort  faire, tous les avions qui taient au sud-ouest, ouest, nord-ouest arrivent dare dare  Royan : La Rochelle n'est plus accessible. <BR> <BR>Jrme a raison : on ne s'attarde pas ! En plus il est bientt midi (11h50 environ), on remettra l'apro  une prochaine fois. Cest bien dommage parce que ctait l'heure, mais  cause du vent et du D117 (c'est astreignant ces petites btes l !)  <BR>"Scrtccht, PA 28 en provenance de ..., estime  10mn au nord de vos installations..."  <BR>[..]  <BR>Y avait aussi un avion qui venait de l'est, dAngoulme, et qui voulait aller se balader vers Olron, Fort Boyard...  <BR> <BR>La situation a volu trs vite sur Royan, les paras confirment un plancher de 2.000ft. Un autre zinc part faire un sondage : 1.200ft sur la cte, le vent est tabli en 250 cette fois, donc la crasse arrive bien.  <BR>H b, avec ce qu'on a dj vu, vaut mieux vacuer la cte en vitesse. Dj les conditions de visibilit deviennent trop rduites et dangereuses, on va finir par ne pas pouvoir partir. Et  Saintes ils vont tre furax !  <BR> <BR>Un rapide au revoir aux Toulousain(e)s, on schange des "cong"  tour de bras. Un avion de Lasbordes est dans le circuit et Jrme part abreuver prudemment sa bte.  <BR>Ensuite, j'apprends, que comme ctait un cas de droutement, pas de taxe ; pour MG, l'avion suiveur, non plus galement....  Sympa ! <BR>"A bientt Mademoiselle, ahhh si tous les pilotes qui viennent  la tour tait aussi en jupe ce serait bien plus distrayant", ajoute-t-il en souriant.  <BR>"Euh.. merci", lui rpondis-je, en config "Papi-fin de piste" (traduction : rouge comme une pivoine, une crevisse, c'est selon).  <BR> <BR>Le temps de trouver quelquun pour me redmarrer, se pose un pineux problme : le vent encore une fois. 15kt venant du 200, bon dj c'est moins fort qu'avant. <BR>"F-DQ, la piste 28 dure en service"...  <BR> <BR>Mince, cest vrai, ils tondent le seuil de piste de la 10... <BR>"Hum, bien, ce sera tant pis la dure quand mme, DQ."  <BR> <BR>Quelquun  la radio de faire remarquer : "Dites, ce n'est pas un peu limite pour un Jodel a, la dure ?"  <BR>Je pense que c'est le pilote du Pilatus qui causait, il avait ramen entre temps l'avion, finis les parachutages pour les heures  venir. <BR> <BR>"En vent ?", rpond l'AFIS, "le vent a ira, elle l'a pos tout  lheure alors que ctait moins bon; au dcollage, l avec de l'herbe oui il y aurait plus de scurit", poursuit-il.  <BR> <BR>S'en suit un change radio avec la voiture de piste des paras. La piste herbe est dgage, la tonte se poursuivra aprs mon dpart !! C'est gant, a.... trs V.I.P. qu'il appelle ca le Jrme.  <BR> <BR>Alors, aprs moultes remerciements aux uns et aux autres, la piste dure est retraverse, la manche  air c'est lil gauche qui ne la perd pas d'une minute, manche et palonnier sont actifs, mains et pieds guettent les prmisses d'une rafale tratresse. <BR> <BR>Aligne (tout au bout de la piste en herbe, a a pris du temps !), check faite :  <BR>"F-DQ align, pour dcoller ?"  <BR>"F-DQ, piste dgage, pouvez dcoller, vent du 210 pour 15kt."  <BR>"Bon vol DQ", ajoute le pilote mystrieux....  <BR>"Merci, DQ je dcolle."  <BR>Avant tout, dernier coup dil  la manche  air, vent  gauche, couple moteur, pied  droite. Bon, OK je suis prte.  <BR> <BR>Mise des gaz, 2.100 tours mini, 2.200 affichs, c'est OK. AHHhhhh mais c'est quoi ce bordel, vite tout  fond... Le dcollage se passe.. avec la piste qui dfile quelques 2 ou 3 seconde de travers sous moi. Tout tait en bute, pas defficacit pour les vlivoleux, ctait un peu comme lorsque l'on dcolle avec l'aile du planeur par terre, y a comme une inertie difficile  combattre tant qu'on n'a pas dcoll. Mais cela a dur, quoi ? 5 secondes, pas plus, le temps de la mise en ligne, le manche en bute dans le vent, palonnier dos, l'avion a dcoll sur la seule roue du train principal qui touchait encore le sol. <BR>"DQ en monte ascensionnelle verticale la piste." Ca j'aurais pu l'annoncer !  <BR> <BR>Zou, aprs il y avait comme de la drive pour rallier Saintes.  <BR>"F-DQ, pour info l'entre maritime est  1.000ft, non 1.500ft plutt."  <BR>"Merci DQ.". <BR>Le temps de virer en vent traversier (je ne parle mme pas de l'altitude), dviter la zone habitue, verticale Saujon :  <BR>"F-DQ, entre maritime... 1.200ft plutt, je viens de redescendre  1.000ft."  <BR> <BR>L'AFIS a ensuite fait passer l'information pour rcuprer des avions sur son terrain. Je quitte la frquence sans avoir entendu MG dcoller (ae ? n'est-ce donc dj plus possible ?)  <BR>"F-DQ, verticale Saujon [ h oui, encore], quitte le circuit  destination de Saintes, encore merci pour tout... tes ces activits sportives !"  <BR>"De rien F-DQ, et  bientt jespre !"  <BR>"Merci, DQ quitte la frquence et passe sur 122.40."  <BR> <BR>Une fois  Saintes, aprs une petite remise des gaz (yavait un planeur militaire au milieu de l'entre de piste, bon on peut passer au-dessus, mais il y avait surtout plein darptes qui restaient l, sur la piste  regarder btement l'avion en finale... Tant pis, la remise des gaz a eu lieu  une altitude suffisamment basse pour les faire... dtaler. NA !!)  <BR> <BR>Pendant ce temps-l, le MG avait dj ralli Saintes, il volait enfin  230km/h, au lieu des 190km/h obligatoire pour accompagner le 117.  <BR> <BR>Comme tous les autres avions, le MG n'a pas chapp  la rgle : perdu sur le taxiway aprs atterrissage, arf arf arf arf ! <BR>DQ finit son tour de piste 500ft vitesse rapide, hop, glissade pour reprendre les bons paramtres, voil, 90km/h, piste 24,  peine du vent de travers, 15 kt environ... ohhhh facile l !  <BR> <BR>Hop, au-dessus du planeur, je confirme, y a bizarrement plus personne qui trane sur la piste. Zou, arrondi, on ne freine pas, la piste monte, juste ce qu'il faut, je rcupre au passage le MG. <BR>"DQ piste dgage, MG tu me suis ? Dsole, je n'ai pas le gyrophare." <BR> <BR>Et voil, 35mn aprs le dpart de Royan, l'avion tait rendu tout beau, tout propre, le plein fait  son club.  <BR> <BR>L on s'est accord 1h30 de repos avant de rentrer sur Toulouse. Entre temps, les coups de tlphone  Saintes se multiplient "All ? c'est notre PA28 qui s'est crash  Olron ?"  <BR>"Non non..."  <BR> <BR>Donc, il y a eu un accident...  <BR>Ctait vraiment une sale entre maritime qui cette fois a tu 4 personnes. Mme l'AFIS de Royan, qui est du coin depuis... avait t surpris par sa rapidit et son ampleur.  <BR>Brrr. Si ca se trouve, nous les avons entendus sur la frquence. Etaient-ce ceux qui montaient vers lle d'Yeu, ceux qui se rendaient  Fontenay, ceux qui descendaient du nord vers Olron ?  <BR> <BR>On a frissonn un peu...  mais l c'est repos !  <BR> <BR>A 16h, nous tions de retour  Toulouse, aprs autant de temps pour la nav, mais avec une ligne droite cette fois-ci !  <BR> <BR>Laetitia  <BR> <BR><P><b><a href="javascript:open_window('vote.php3?id=297')">Ce rcit vous a plu? 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