<html> <head> <title>Un programme d&#146;acc&egrave;s public &agrave; la pompe &agrave; insuline devrait &ecirc;tre une priorit&eacute;</title>  <link rel="stylesheet" href="../test.css" type="text/css"> </head>  <body bgcolor="#FFE6AE" text="#000000"> <table width="500" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">   <tr>      <td>        <p><span class="titjoindre">Un programme d&#146;acc&egrave;s public &agrave;          la pompe &agrave; insuline devrait &ecirc;tre une priorit&eacute;</span><br>       </p>       <p class="text">Le 15 mars dernier, l&#146;&eacute;mission d&#146;information          J.E. du r&eacute;seau de t&eacute;l&eacute;vision TVA diffusait un reportage          sur la pompe &agrave; insuline. Trois personnes poss&eacute;dant une telle          pompe avaient &eacute;t&eacute; interview&eacute;es &agrave; cette occasion.          Toutes affirmaient que cet appareil avait am&eacute;lior&eacute; leur          contr&ocirc;le du diab&egrave;te. Le seul hic est le co&ucirc;t &eacute;lev&eacute;          de cette technologie. On estime qu&#146;il en co&ucirc;te environ 3 000          $ par ann&eacute;e en amortissement de l&#146;appareil et en fournitures          diverses (cath&eacute;ters, tubulures, piles, etc.). &Agrave; moins d&#146;avoir          un plan d&#146;assurance priv&eacute; qui couvre sans limite la pompe,          beaucoup de gens ne peuvent pas se permettre une telle technologie.<br>       </p>       <p class="text">L&#146;Association Diab&egrave;te Qu&eacute;bec croit qu&#146;il          est plus que temps que le minist&egrave;re de la Sant&eacute; et des Services          sociaux introduise un programme pour aider les gens &agrave; avoir acc&egrave;s          &agrave; cette technologie lorsqu&#146;il est prouv&eacute; que les autres          approches ne suffisent pas &agrave; obtenir un contr&ocirc;le optimum          de leur diab&egrave;te. Cette id&eacute;e a &eacute;t&eacute; d&eacute;fendue          &agrave; J.E. par Monsieur Serge Langlois, pr&eacute;sident &#150; directeur          g&eacute;n&eacute;ral de l&#146;ADQ.<br>       </p>       <p class="text">Actuellement, au Canada il y a de plus en plus d&#146;int&eacute;r&ecirc;t          pour cette technologie, sauf au Qu&eacute;bec. On croit que cette diff&eacute;rence          est due &agrave; deux raisons principales : le peu de m&eacute;decins          sp&eacute;cialistes qui consid&egrave;rent cette technologie comme &eacute;tant          utile et les aspects financiers.<br>       </p>       <p class="text">Il y a un an, une jeune femme, Sophie Vall&eacute;e, avait          lanc&eacute; un cri, repris par le Journal de Montr&eacute;al, pour obtenir          du gouvernement qu&eacute;b&eacute;cois une pompe qui serait couverte          par l&#146;assurance m&eacute;dicaments. Elle n&#146;arrivait pas, malgr&eacute;          tous ses efforts &agrave; normaliser ses glyc&eacute;mies. La fluctuation          &eacute;tait si grande qu&#146;elle se retrouvait, suite &agrave; des          comas hypoglyc&eacute;miques, plusieurs fois par mois &agrave; l&#146;h&ocirc;pital.          Selon sa m&egrave;re, elle avait compl&egrave;tement perdu son go&ucirc;t          de vivre; elle avait abandonn&eacute; ses &eacute;tudes et avait des id&eacute;es          suicidaires.<br>       </p>       <p class="text">Suite au reportage, une compagnie de pompe &agrave; insuline          lui a offert un appareil. Une premi&egrave;re &eacute;tape &eacute;tait          franchie pour elle, mais pour les centaines d&#146;autres personnes prises          avec des probl&egrave;mes similaires, rien n&#146;&eacute;tait r&eacute;gl&eacute;.          Il y avait bien des fondations qui avaient offert des pompes &agrave;          des enfants &agrave; qui on avait prescrit une pompe, mais il demeure          que le nombre reste faible. On estime qu&#146;entre 50 et 100 personnes          au Qu&eacute;bec ont une pompe, soit entre 0,1 et 0,3 % de la population          diab&eacute;tique de type 1.<br>       </p>       <p class="text">En France, c&#146;est 2 % de la population diab&eacute;tique          de type 1 qui est sur pompe. Depuis novembre 2000, la pompe et les fournitures          sont couvertes par la S&eacute;curit&eacute; sociale, le r&eacute;gime          correspondant &agrave; notre assurance m&eacute;dicaments. Tout le monde          n&#146;a pas acc&egrave;s &agrave; la pompe, plusieurs crit&egrave;res          doivent &ecirc;tre respect&eacute;s pour y avoir droit. Le traitement          s&#146;adresse aux type 1 et type 2 ne pouvant &ecirc;tre &eacute;quilibr&eacute;s          par une insulinoth&eacute;rapie par multi-injections sous-cutan&eacute;es          d&#146;insuline.<br>       </p>       <p class="text">Pendant quelques mois, la pompe est fournie en location.          Lorsque le m&eacute;decin diab&eacute;tologue est assur&eacute; que ce          traitement convient, il peut alors prescrire son achat. Le patient est          suivi aux trois mois. Il doit faire quatre glyc&eacute;mies et faire une          ac&eacute;tonurie par jour et montrer ses r&eacute;sultats &agrave; son          m&eacute;decin. Un bilan complet est fait en milieu hospitalier, une fois          par ann&eacute;e.<br>       </p>       <p class="text">Si on constate que le traitement n&#146;am&eacute;liore          pas le contr&ocirc;le du diab&egrave;te, la pompe peut &ecirc;tre retir&eacute;e.          &Agrave; moins de payer lui-m&ecirc;me la pompe et les fournitures, il          doit retourner sur son ancien traitement.<br>       </p>       <p class="text">Malgr&eacute; un syst&egrave;me tout de m&ecirc;me contraignant,          l&#146;Association fran&ccedil;aise du diab&egrave;te estime que d&#146;ici          quelques ann&eacute;es 15 000 personnes pourraient utiliser la pompe soit          entre 5 et 10 % des diab&eacute;tiques de type 1 en France.<br>       </p>       <p class="text">De fa&ccedil;on tr&egrave;s conservatrice, nous estimons          &agrave; 5 % le pourcentage des personnes de type 1 au Qu&eacute;bec qui          pourraient avoir acc&egrave;s &agrave; un r&eacute;gime semblable. Il          est certain que cela prendrait plusieurs ann&eacute;es avant d&#146;atteindre          ce nombre, car des centres sp&eacute;cialis&eacute;s en pompe devraient          faire de l&#146;enseignement aupr&egrave;s des futurs candidats et assurer          le suivi durant le traitement. Le co&ucirc;t estim&eacute; atteindrait          quelque 8 millions de dollars, une fois le r&eacute;gime bien en place.<br>       </p>       <p class="text">Le montant semble important, cependant il faut comparer          le co&ucirc;t &agrave; la difficult&eacute; de contr&ocirc;ler certains          diab&egrave;tes. Dans le cas de Sophie Vall&eacute;e, deux seules hospitalisations          pour hypoglyc&eacute;mies graves &eacute;quivalent au co&ucirc;t annuel          de la pompe et des fournitures. Quand on se rappelle qu&#146;elle se retrouvait          plusieurs fois par mois &agrave; l&#146;h&ocirc;pital, on voit tout de          suite l&#146;&eacute;conomie.<br>       </p>       <p class="text">Mais il n&#146;y a pas que cela. Serge Langlois l&#146;exprimait          bien dans le reportage de J.E. : &laquo; Une personne qui a un meilleur          contr&ocirc;le sur son diab&egrave;te, gr&acirc;ce &agrave; cette technologie,          sera une personne qui pourra &eacute;tudier, travailler, avoir une vie          active dans notre soci&eacute;t&eacute; et &eacute;ventuellement payer          des taxes. Ce n&#146;est donc pas un don, mais bien un investissement          pour l&#146;avenir. &raquo;<br>       </p>       <p class="text">Suite &agrave; l&#146;&eacute;mission, la porte-parole du          Minist&egrave;re de la Sant&eacute;, Madame Louise Montreuil, directrice          adjointe &agrave; la sant&eacute; &agrave; la population, invitait des          repr&eacute;sentants de l&#146;association &agrave; lui exposer leurs          revendications.<br>       </p>       <p class="text">Lors de la rencontre &agrave; la fin mars, les grandes lignes          d&#146;une couverture de la pompe &agrave; insuline par l&#146;assurance          m&eacute;dicaments sont expos&eacute;es. Il est demand&eacute; que la          pompe soit fournie seulement si la personne diab&eacute;tique r&eacute;pond          &agrave; des crit&egrave;res bien sp&eacute;cifiques. Un peu comme dans          l&#146;approche fran&ccedil;aise, il faut d&eacute;montrer que tous les          autres moyens n&#146;ont pu r&eacute;sulter en un bon contr&ocirc;le des          glyc&eacute;mies. Il est donc n&eacute;cessaire qu&#146;un sp&eacute;cialiste,          un endocrinologue si possible, ait suivi cette personne pendant une certaine          p&eacute;riode de temps et est en mesure d&#146;&eacute;valuer la r&eacute;ussite          ou non d&#146;une nouvelle th&eacute;rapie. Un formulaire, &eacute;labor&eacute;          apr&egrave;s consultation aupr&egrave;s d&#146;une &eacute;quipe d&#146;experts          en pompes &agrave; insuline, est envoy&eacute; au Minist&egrave;re pour          approbation de la th&eacute;rapie par pompe. Il s&#146;agit, en fait,          de la m&ecirc;me proc&eacute;dure adopt&eacute;e pour les m&eacute;dicaments          dits d&#146;exception qui ne sont donn&eacute;s qu&#146;aux personnes          r&eacute;pondant aux crit&egrave;res de la R&eacute;gie d&#146;assurance          maladie du Qu&eacute;bec (RAMQ).<br>       </p>       <p class="text">L&#146;&eacute;quipe de Madame Montreuil a &eacute;t&eacute;          tr&egrave;s &eacute;vasive dans sa r&eacute;ponse lors de la rencontre.          Elle a, entre autres, mentionn&eacute; que le Minist&egrave;re voulait          mettre en place une politique globale en mati&egrave;re d&#146;appareils          et de fournitures pour l&#146;ensemble des probl&egrave;mes de sant&eacute;.          En d&#146;autres termes, les pompes ne pourront &ecirc;tre accept&eacute;es          qu&#146;une fois les besoins des autres probl&egrave;mes de sant&eacute;          r&eacute;gl&eacute;s. On devra ainsi autant estimer les besoins en terme          de chaises roulantes, d&#146;appareils de dialyse &agrave; domicile, d&#146;oxyg&eacute;noth&eacute;rapie,          etc.<br>       </p>       <p class="text">Pour les repr&eacute;sentants de l&#146;association, il          s&#146;agit de la meilleure fa&ccedil;on de mettre un tel projet sur les          tablettes. Quand l&#146;&eacute;quipe de J.E. nous a demand&eacute; comment          &eacute;voluait le dossier, nous avons d&ucirc; leur dire qu&#146;il n&#146;y          avait aucun espoir &agrave; court terme de voir se r&eacute;soudre la          question. Pour J.E., il s&#146;agit donc toujours d&#146;un dossier &agrave;          suivre.<br>       </p>       <p class="text">De son c&ocirc;t&eacute;, Sophie Vall&eacute;e et ses parents          ont d&eacute;cid&eacute; de poursuivre la bataille. Il existe un programme          &agrave; la RAMQ qui permet de fournir des soins, des m&eacute;dicaments          et des appareils non couverts &agrave; des personnes qui en ont besoin          absolument pour survivre. On les appelle des patients d&#146;exception.          Un formulaire doit &ecirc;tre envoy&eacute; &agrave; la R&eacute;gie.          Celle-ci doit statuer sur la validit&eacute; de la demande. Deux demandes          ont &eacute;t&eacute; faites pour Sophie Vall&eacute;e; dans les deux          cas, elle a subi un refus. Elle ne veut pas l&acirc;cher et consid&egrave;re          d&#146;aller en appel de la d&eacute;cision. L&#146;Association appuie          sa d&eacute;marche.</p>     </td>   </tr> </table> </body> </html> 
