  	<!--pubframecondnopopup_b--> <HTML>   <script type="text/javascript" src="http://www.ifrance.com/_icono/script/pubf_noyau.js"></script> <script type="text/javascript" src="http://www.ifrance.com/_icono/script/pubf.js"></script> <script language="javascript"> 	<!-- 	var ops_s; 	ops_s = 400; 	function myerror() { return true; } 	onerror = myerror;  	var scrollB = 16 	var fermHeight = 10 	var maxWidth = 468+scrollB 	var maxHeight = 60+fermHeight+scrollB  	var objFrame = window.doc  	var ifrUrl = 'http://www.ifrance.com/heberg/tag_pub.htm?rubmerecode=13'  	var canDo = true 	var canAccess = false 	var isLoad = false 	var isFirst = true 	var intMove  	function cestIe5()    {       return ie5    }  	function addWin(objWin) 	{ 		if(canDo || (!canDo && isLoad)) 		{ 			if((nn4 && !nn6) || (objWin.document.body.tagName.toLowerCase() == 'body' && objWin.parent.document.body.tagName.toLowerCase() != 'body' && objWin.parent != objWin) || (objWin.document.body.tagName.toLowerCase() == 'body' && objWin.parent == objWin)) 			{ 				var dimTW = getScrollWinDim(objWin) 				if(dimTW.dimX >= maxWidth && dimTW.dimY >= maxHeight) 				{ 					if(isLoad) stopMove() 					canDo = false 					if((objFrame != objWin) && !isLoad) objFrame = objWin 					canAccess = true 					intMove = window.setInterval('isMoved()',1) 					setFrame() 				} 			} 		} 	}  	function setLoad() 	{ 		isLoad = true 		isFirst = true 	}   	if(window == window.top) 	{ 		var s='<HEAD><TITLE>JOSEPHINE</TITLE>'+ 		'</HEAD><frameset rows="41,*" frameborder="0" border="0" framespacing="0" onload="setLoad()" onunload="stopMove()">'+ 		'<FRAME src="http://www.ifrance.com/heberg/pub.htm?Time=1050919857&Nom=coconeg&FRAME=1" name="pubframe" scrolling="no" noresize>'+ 		'<FRAME src="'+window.location+'?" name="doc">'+ 		'</FRAMESET>'; 		document.write(s); 	}  	 	  //--> </script> </HTML>    <html>  <head> <title>JOSEPHINE</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 3.0"> </head>  <body  background="../run/space.gif"><div id="pubLay" style="position: absolute; top: 0px; right: 0px; width: 468; height: 60; visibility: hidden; z-index: 1003;"><table cellpadding="0" cellspacing="0" border="0"> <tr> <td id="pubif"></td> </tr> <tr> <td align="left"><a href="javascript:top.resetVis(window)"><img src="http://www.ifrance.com/_icono/newpubf/fermer.gif" width="74" height="10" border="0" alt="fermer" title="Fermer" /></a></td> </tr> </table></div> <script type="text/javascript"> if ( (window.top != window) && ( ! cestIe5())) { 	window.top.ifrUrl = 'http://www.ifrance.com/heberg/tag_pub.htm?rubmerecode=13' 	window.top.addWin(window) } </script>   <p>&nbsp;</p>  <p align="center"><font color="#FFFFFF" face="Snap ITC"><big><big><big>JOSEPHINE</big></big></big></font></p>  <p>&nbsp;</p>  <p><big>&nbsp;&nbsp; <font color="#FFFFFF">&quot;Elle tait tout l'art et toute la grce.&quot;</font></big></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 6mars 1796, dans l'htel de la rue Chante-reine, Josphine Tascher de la Pagerie (Veuve Beauharnais) pousa le gnral Bonaparte.</font></big></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ceci se passait en l'an grce 1804. Avant jou ouv, la D de Josphine, Marion, est partie vers Sonson, le sorcier.</font></big></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le morne est raide, le morne glisse sous ses pieds nus. Les branches craquent : si un cheval trois pattes ou un cercueil debout allaient lui barrer la route? Elle est presse d'arriver. Le petit oiseau pipiri lance son premier chant matinal lorsque Marion aperois la case du sorcier, du &quot;quimboiseur&quot; Son son. Sonson est assis sous un manguier et regarde la mer au loin.</font></big></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Eh bien! Marion, ma commre, chre,  ka meinn ou la case moins, bon matin comm ? </font></big></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Ah! Sonson, cher compre, puisque tu regardes la mer, ne vois-tu pas la belle frgate du roy? Elle est arrive hier soir et a jet l'ancre pour nous. Nous avons t avec des flambeaux au-devant du capitaine tout dor. </big><br> <big>Il est arriv, portant des novelles de Yeyette.</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - Ah! Sonson, ch doudou! Je ne pouvais pas attendre plus longtemps pour te raconter cela. Tout  l'heure, les conques de lambi vont roucouler de morne en morne, toutes les cloches des Trois Ilets sonneront le bourdon, le cadrillon. Elles voleront jusqu'au ciel. Elle diront au monde la grande nouvelle :</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot;Yeyette est plus que reine!&quot;</big></font></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; C'est cela que Monsieur le capitaine du Roy est venu nous dire. Il m'a remis un papier sur lequel est crit que je vais toucher de l'argent sans travailler jusqu' ma mort. Ti penses, Sonson, ji pourrais achut mon tit tabac. Yeyette a song  mon &quot;tit kiou pipe&quot;.</font></big></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; On dansera  Fort-Royal au moins trois jours, et sur les habitations au son du &quot;bel ai&quot;.</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais en France &quot;c'est  t bel!&quot;</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour &quot;tite Yeyette&quot; toutes les cloches de France ont carillonn, celle des villages, celles des villes, celles du grand Paris. Des bks ouvraient les fentres, demandaient en dehors :</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot;Qu'est-ce que c'est ?&quot;</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comment? Vous ne savez pas? C'est Josphine, la crole, que l'on couronne Impratrice des Franais. Tu entends, compre, Yeyette est plus que reine!</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot;Song ti brin, Sonson ch&quot;, au temps o les malfaiteurs, les vagabonds dvalisaient la plantation, Euphmie David tait venue faire &quot;parler&quot; les cartes afin de savoir qui taient les voleurs. Et Yeyette tait l, jeune divorce. Yeyette avait demand  Euphmie David : &quot;irai-je  la cour?&quot; Et Euphmie, prenant la main de Yeyette, lui avait rpondu :</big></font></p>  <p>&nbsp;&nbsp; <big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot;C'est toi qui distribueras les grces, le monde sera  tes pieds.&quot;</font></big></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et Yeyette avait ri de bon c&#156;ur.</font></big></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot; Tu seras plus que reine&quot;, murmura Euphmie. &quot;Plus que reine, Sonson!&quot;.</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le capitaine a dit :</big></font></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -&quot;Pour Yeyette, ce jour-l,  Paris, le canon tonnait comme pour le vaisseau de l'amiral. Des carrosses roulaient remplis de belles dames, de beaux messieurs galonns, avec autour des soldats habills e rouge, de violet, de jaune.</font></big></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Celui de Yeyette, tout dor, avait huit chevaux couleur nuit, et qui piaffaient, et qui galopaient! Et dedans, Yeyette!... Yeyette  ct de son mari, le &quot;chat bott&quot;. Le mari avait un beau chapeau  plumes, mais Yeyette tait tout bonnement apparition de la Trs Sainte vierge, toute en mousseline et satin blanc.&quot;</font></big></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot;Ou save si Yeyette t coquette?&quot;</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ' &quot;Song comme elle se parait de collier de coquillages, de couronnes de fleurs rouges et blanches de frangipaniers ; et come elle allait se mirer dans le bassin de la reine, pour admirer ses cheveux dors de soleil et ses yeux tellement bleus qu'il en paraissaient noirs.</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette fois, Yeyette s'est surpasse. &quot;I batt cy mme&quot;!</big></font></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais crois-tu, Sonson, que Yeyette tait aussi contente qu'autrefois, ici, lorsqu'on allait la chercher en canot, qu'Aboulgean la saisissait dans ses bras muscls pour la porter sur le cabrouet qui l'attendait, tout garni de fleurs?</font></big></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les toutoulous qui, par leur prsence, rendaient la plage rouge, rentraient vite dans leurs trous. Yeyette riait, il faisait chaud!</font></big></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; A Paris, pour son couronnement, seul, un petit soleil rouge clairait, un soleil rouge come celui des armes e la plagerie. &quot;Ou pas p di moins, que Yeyette pas song bel soleil nous a?&quot;</big></font></p>  <p>&nbsp;&nbsp; <font color="#FFFFFF"><big>Alors on lui avait mis un manteau doubl de fourrure blanche comme du coton et chaude comme un couverture. Sa trane tait si longue et si lourde que c'taient les Mesdames Princesses qui la portaient au lieu des petits anges comme chez nous. Et sur ce manteau qui tait de velours rouge comme flamboyant, on voyait brodes en or des mouches  miel.</big></font></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Yeyette prfrait pourtant les btes  feu. Rappelle-toi! Tous les soirs elle courait en attraper, elle en mettait dans ses cheveux. Je lui rptais :</font></big></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot;Yeyette! pas toucher btes  feu! ti sais, elles cherchent l'me errante du Pre Labatt qui n'a pas encore gagn le ciel, car elles doivent le conduire au paradis.</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et j'allais la coucher dans son lit troit  colonnes. Et ce n'est pas fini, Sonson! la pli belle en bas la baille. La pli belle, ce fut le pape!</big></font></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Sa saintet, le Saint-Pre, le pape tout-puissant, trois fois saint, trois fois bni, est venu lui-mme en personne pour couronner Yeyette, avec une belle couronne garnie de diamants, de feuilles de cocotier en or, et au-dessus, une grosse boule surmonte de la croix du Bon Dieu.</font></big></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais le mari de Josphine, Matre aprs le Bon Dieu, posa lui-mme la couronne sur la tte de Yeyette. Le Saint-Pre, que le Bon Dieu avait dlgu, ne dit rien : i p l. Seulement, ensuite, il rcita deux discours que Missi l'empreur couta comme un petit garon  l'cole.</big></font></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Attends, Sonson, je vais t'en rciter un, le capitaine la rpt pour Madame de la Pagerie. coute :</font></big></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot;su ce trne de l'Empi que vous affemisse et que dans ce royaume ternel vous fasse rgner avec lui. Jsis Chrit, roy des roys, seigneu des seigneu qui vit et rgne avec Di li p, et li Saint Esprit, dans li sic des sic.&quot;</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Puis on alluma tous les cierges.</big></font></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et une musique, une musique de France emplit la cathdrale, la plus belle de toutes : Notre-Dame de Paris.</font></big></p>  <p><big><font color="#FFFFFF">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le c&#156;ur de Tit Yeyette battait bien fort.</font></big></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le soir, on dansa  la cour, on raconta des contes.</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot;la cou d?&quot;</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot;non la cou ne d pas.&quot;</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; On dansa aussi dans les rues.</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Alors Yeyette a song  nous. Elle veut qu'ici, devant les cases, on danse la caleinda au son des chachas et des tam-tams. Et peut-tre qu'un jour, Yeyette, aprs les ftes, viendra ici sur un vaisseau d'or et d'argent, avec des voiles de diamants.</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Elle viendra &quot;briscante, roulante, rebondissante&quot;, sans sa couronne, pour ne pas nous impressionner, mis avec son madras comme autrefois, et nous sourira et nous racontera elle-meme tout cela de sa jolie voix d'oiseau des les.</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot;Je n'ai pas dormi de la nuit, ch doudou, Sonson, mon compre, tellement j'avais hte de te raconter tout cela.&quot;</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - &quot;Commre, ch doudou, tu as vu que j'ai fum ma pipe sans t'interrompre ; c'est dire si ton histoire est belle. Mais tu ne me feras pas croire  moi, Sonson, comp des comp et matre quimboiseur, que tout cela est arriv!&quot;</big></font></p>  <p><font color="#FFFFFF"><big>&nbsp;&nbsp;&nbsp; &quot;Mais pou an bel conte! c'est an bel conte, ch doudou, ma comm.&quot;</big></font></p> </body> </html> 
