<HTML> <!--This file created 4/11/96 17:18 by Claris Home Page version 1.0 Judith Laurens-Revue NoireThis file created 4/11/96 18:04 by Claris Home Page version 1.0This file created 22/06/99 16:27 by Claris Home Page version 1.0This file created 22/06/99 19:05 by Claris Home Page version 1.0This file created 23/06/99 13:43 by Claris Home Page version 1.0This file created 27/07/99 17:46 by Claris Home Page version 1.0This file created 8/12/99 12:10 by Claris Home Page version 3.0This file created 18/01/00 15:52 by Claris Home Page version 3.0This file created 24/02/00 12:40 by Claris Home Page version 3.0This file created 24/02/00 13:05 by Claris Home Page version 3.0This file created 14/03/00 17:25 by Claris Home Page version 3.0This file created 14/03/00 17:35 by Claris Home Page version 3.0This file created 19/05/00 20:11 by Claris Home Page version 3.0--> <!--This file created 19/05/00 20:45 by Claris Home Page version 3.0--> <HEAD><meta name="description" content="Art contemporain africain Black culture Edition livres magazine Painting Sculpture Installation events Photography Design fashion Theatre Dance Cinema Film Video Musique Literature publication edition book bookstoreSales"> <meta name="Copyright" content="Revue Noire"> <meta name="keywords" content="Afrique, art culture, contemporain, noir black, peinture sculpture, photographie, video cinema, litterature theatre, design, musique danse, senegal mali niger, cote d'ivoire togo, ghana congo zaire, cameroun afrique du sud, afrique du sud kenya, Ethiopie djibouti, maroc egypte tunisie, algerie lybie, edition publication, E Commerce vente, galerie librairie, Revue, Noire, monde, MAGAZINE, livres, africain, l'art, artiste, livre, photographes, d'art, talents, d&eacute;couverte, nouveau, africaine, oeuvres, tribal, ethnic"> <meta name="Author" content="Revue Noire - PMSL"> <meta name="Meta-generator" content="Metagenerator 1.3.1  1999 Renaud Pinoit"> <meta name="generator" content="Metagenerator 1.3.1  1999 Renaud Pinoit">     <BASE TARGET=ici>    <title>REVUE NOIRE -  African Contemporary Art - Art contemporain africain</title>    <META NAME=GENERATOR CONTENT="Claris Home Page 3.0">    <X-CLARIS-WINDOW TOP=92 BOTTOM=626 LEFT=236 RIGHT=789>    <X-CLARIS-TAGVIEW MODE=minimal> </HEAD> <BODY TEXT="#C76727" BGCOLOR="#000000" LINK="#F6CA7F" ALINK="#F6CA7F" VLINK="#FFEFBC"> <P ALIGN=right><FONT COLOR="#AF0000"><TT>revue noire n&#176;</TT></FONT><FONT SIZE="+4" COLOR="#AF0000"><TT>23</TT></FONT></P>  <PRE ALIGN=right><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">African Cuisine...</FONT></PRE>  <P><A NAME=Recevoir></A><IMG SRC="../Images/aa2.gif" WIDTH=9 HEIGHT=9 ALIGN=bottom><IMG SRC="../Images/aa.gif" WIDTH=5 HEIGHT=1 ALIGN=bottom><FONT SIZE="+4" COLOR="#C71702">Recevoir</FONT></P>  <CENTER><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">Ernest P&eacute;pin</FONT>  <P><FONT SIZE="+1">Guadeloupe</FONT></P>  <P><FONT SIZE="+4" COLOR="#AF0000">Mizik</FONT></P></CENTER>  <DL>    <DT><FONT SIZE="+3">Les</FONT><FONT SIZE="+1"> semaines suivantes    se pass&egrave;rent en pr&eacute;paratifs. On ne parlait que de    &ccedil;a ! Mizik allait repr&eacute;senter le pays &agrave;    l'autre bord, en Guadeloupe ! Verna-Tambour &eacute;tait la seule    &agrave; ne pas partager l'all&eacute;gresse    g&eacute;n&eacute;rale. Ce vieux n&egrave;gre de Mizik avait    encore trouv&eacute; le moyen de faire l'int&eacute;ressant&#133;    Ainsi jusqu'au bout, il allait continuer &agrave; la    pi&eacute;ger. Elle qui avait endur&eacute; et support&eacute;    toute sa chienne de vie toutes les turpitudes occasionn&eacute;es    par ce maudit tambour&#133; Vraiment chien marr&eacute; s&eacute;    pou lapid&eacute; !</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Mais cok a t&eacute; s&eacute; pou bat ! Elle    allait lutter et on verrait quelle qualit&eacute; de femme    &eacute;tait Verna-Tambour !</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Elle con&ccedil;ut le projet d'&ecirc;tre du    voyage et elle r&eacute;ussirait tonnerre de sort !</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Pour cela il fallait jouer prudemment, ne pas    le brusquer, ne pas le contrarier car c'&eacute;tait une    sacr&eacute;e t&ecirc;te de n&egrave;gre que Mizik.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">D'abord elle commen&ccedil;a par    r&eacute;curer la vieille case pour lui donner un semblant de    propret&eacute;. &Eacute;videmment, cela ne suffisait pas, mais la    vieille Verna se sentait toute ragaillardie, toute djok &agrave;    l'id&eacute;e de gagner son combat. Elle entreprit de raccommoder    les vieilles hardes de Mizik sous pr&eacute;texte qu'un homme qui    allait voyager se devait d'&ecirc;tre pr&eacute;sentable. Chaque    coup d'aiguille renfor&ccedil;ait sa d&eacute;termination. Elle y    croyait &agrave; ce voyage. Il le lui fallait. De temps en temps,    le soir, quand Mizik rangeait son instrument, elle t&acirc;tait le    terrain.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Quand elle &eacute;tait jeune, une voyante lui    avait pr&eacute;dit qu'un jour elle enjamberait les eaux et depuis    quelque temps, elle ne r&ecirc;vait que de bateaux ! En    r&eacute;alit&eacute; seul un marin, un ancien amant, lui avait    fait miroiter l'esp&eacute;rance d'un voyage en Angleterre. Elle    s'&eacute;tait donn&eacute;e et il n'avait fait voyager que    sa&#133; photo. Mizik ne pr&ecirc;tait aucune attention &agrave;    son babillage et son visage impassible ne trahissait aucune    complicit&eacute;. Verna &eacute;tait sa vieille souche,    c'&eacute;tait comme &ccedil;a point. C'&eacute;tait son bourrelle    et son souffre-douleur et il n'avait rien &agrave; ajouteer.    Ensemble, ils avaient vogu&eacute; dans les rapides de la vie et    l'heure approchait o&ugrave; ils allaient se s&eacute;parer comme    la branche pourrie tombe de l'arbre. Qui partirait le premier ?    Personne ne savait et c'&eacute;tait bien ainsi.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Verna ne se d&eacute;courageait pas. Elle    finirait bien par l'avoir ! ! ! </FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Progressivement, elle am&eacute;liora son    ordinaire et puis elle se lan&ccedil;a dans un v&eacute;ritable    programme gastronomique. Mizik n'en revenait pas. Tout ce qu'il    aimait, colombo, dombr&eacute;, pois-rouge et viande cochon, migan    de fouyapen, crabes, tombait dans son gosier et le laissait tout    &eacute;tourdi de volupt&eacute;. Des fumets de court-bouillon,    des odeurs de piment le harponnaient &agrave; peine midi    sonn&eacute;. Et cela se r&eacute;pandait dans tout le voisinage,    prenant au lasso des senteurs l'app&eacute;tit de chacun. Mais    qu'est-ce qui se passe, se demandaient les hommes. Verna-Tambour    sent sa derni&egrave;re heure pour se livrer &agrave; de pareilles    d&eacute;bauches de cuisine.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Les femmes s'estimaient agress&eacute;es,    provoqu&eacute;es dans leur amour-propre de cuisini&egrave;res. Ah    Verna-Tambour voulait faire l'int&eacute;ressante ! Elle cherchait    la guerre ! Eh bien elle serait servie ! Et plus vite que le vent    ne courre ! Et ce fut la m&eacute;morable guerre des    cuisini&egrave;res que beaucoup regrettent    aujourd'hui.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">On fit venir de la ville les derni&egrave;res    nouveaut&eacute;s culinaires. On alla chercher dans les bois les    meilleurs condiments sauvages. On conspira pour r&eacute;pandre du    gr&eacute;sil non loin du foyer de Verna-Tambour afin de    g&acirc;cher le go&ucirc;t de son manger. On se coalisa pour    organiser la riposte. Bient&ocirc;t le village ne fut qu'un    concert de senteurs, qu'une symphonie d'ar&ocirc;mes, qu'un    immense bouquet d'&eacute;pices. C'est alors que Violetta eut    l'id&eacute;e g&eacute;niale de fourrer les dombr&eacute;s avec    des &eacute;crevisses. Euphrasie con&ccedil;ut et concocta une    pur&eacute;e d'ignames flamb&eacute;e au rhum. Eug&eacute;nia    essaya un punch aux raisins-bord-de-mer. Un canard roussi &agrave;    l'ail agr&eacute;ment&eacute; de giraumon fit son apparition. Si    bien que les hommes d&eacute;laissaient la buvette. Tout au plus    se contentaient-ils de basculer un sec dans leur gangannette avant    de se sauver pour aller d&eacute;guster la nouvelle cuisine. Il va    de soi qu'ils firent de s&eacute;rieux efforts pour ravitailler    leur compagne. Une soudaine vigueur s'empara des bras, la chasse,    la p&ecirc;che, les pi&egrave;ges &agrave; crabes, connurent un    regain plus qu'estimable. Tous furent somm&eacute;s dans le secret    des nuits de relever le d&eacute;fi et de faire la propagande. Nos    femmes sont devenues folles, se disaient-ils. Comme c'&eacute;tait    une folie pleine de bienfaits, ils jou&egrave;rent le    jeu.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Verna-Belle sentit sa couronne de reine du    village vaciller sur sa jolie t&ecirc;te. Il lui fallait    absolument trouver quelque chose pour redorer son blason. Elle    allait chez les unes et les autres &agrave; la recherche d'une    id&eacute;e &agrave; exploiter mais toutes se m&eacute;fiaient. En    sa pr&eacute;sence, personne ne parlait cuisine ou recette. Les    conversations languissaient et s'&eacute;vaporaient. Quelques    phrases anodines surnageaient dans une mare de silence. Il n'y    avait rien &agrave; p&ecirc;cher dans ces eaux-l&agrave;.    Temporairement, elle se fit l'alli&eacute;e de Verna-Tambour.    Qu'est-ce qu'elles ont ces femelles, elles sont jalouses d'une    t&ecirc;te de clou ! Eh b&eacute; ! On est tomb&eacute; bien bas    depuis quelque temps ! Verna-Tambour &eacute;coutait    distraitement, hochait la t&ecirc;te et s'envoyait une rasade de    rhum tout en &eacute;caillant son poisson ou en &eacute;pluchant    ses ignames. Moi, je ne me m&ecirc;le pas, quand on    fr&eacute;quente les chiens on attrape des puces. Une femme comme    moi qui a d&eacute;j&agrave; connu les meilleurs restaurants de la    ville ! Elles font un tas de chichis pour un petit manger bien    boloco !</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Pourtant ce fut Verna-Tambour qui, &agrave;    son insu, lui souffla la solution. Ah si j'avais des dollars    j'aurais fait un grand banquet pour leur clouer le    bec&#133;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Verna-Belle ne dit mot, elle feignit de    s'attarder, donna un coup de main &agrave; sa comm&egrave;re et    s'en alla chez elle creuser l'id&eacute;e. Apr&egrave;s tout, elle    &eacute;tait la seule dans tout le village &agrave; disposer d'une    v&eacute;randa spacieuse. L'argent ? Les amants sont l&agrave;    pour &ccedil;a ! Il fallait agir vite car tout ce qui tra&icirc;ne    se salit.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Elle se pr&eacute;tendit malade et fit savoir    qu'elle devait aller consulter son m&eacute;decin en ville puis,    tir&eacute;e &agrave; quatre &eacute;pingles, elle prit le bus    moribond qui se tra&icirc;nait de mornes en mornes jusqu'&agrave;    la ville.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">L&agrave; elle soutira sans probl&egrave;me    une monnaie consistante &agrave; son m&eacute;decin favori    apr&egrave;s maintes cajoleries, le quitta apr&egrave;s deux    baisers langoureux et pleins de promesses et elle alla faire le    march&eacute; et le supermarch&eacute;. &Agrave; son retour, elle    d&eacute;clara qu'elle offrait un banquet le samedi suivant en    l'honneur de Mizik.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">La nouvelle prit tout le monde de plein fouet.    Mizik approuva. Les voisines acquiesc&egrave;rent plus par    curiosit&eacute; que par envie. Les hommes applaudirent et    Verna-Tambour pr&eacute;texta une grande fatigue pour refuser    l'invitation. Il n'y a pas &agrave; dire le banquet fut une    r&eacute;ussite.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Marinades, boudins, p&acirc;t&eacute;s aux    crabes, blaff d'oursins et palourdes se succ&eacute;d&egrave;rent    envo&ucirc;tant les plus r&eacute;calcitrantes. Cochon de lait,    ailes de dinde garnies de tomates et de croquettes de pomme de    terre suscit&egrave;rent des applaudissements. Lorsque vint le    moment du pudding et du sorbet au maracudja l'on se p&acirc;ma.    Mais le clou ce fut la pi&egrave;ce mont&eacute;e au chocolat    repr&eacute;sentant un tambour sur lequel s'&eacute;talait en    toutes lettres le nom de Mizik.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">On sut d&eacute;sormais que Verna-Belle    n'avait pas de rivale ici-bas.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Le rhum, les blagues, le vin fran&ccedil;ais    coulaient &agrave; flots. Les rires explosaient comme des feux    d'artifice venant troubler le sommeil forc&eacute; de    Verna-Tambour.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&Agrave; la fin du repas, apr&egrave;s    quelques parties de dominos, Mizik r&eacute;clama de </FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">remercier la reine avec son    tambour.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Du feu ! Les doigts de Mizik volaient tout en    enflammant la peau de cabri. Un ch&#156;ur se forma auquel prirent    part quelques jeunes et Kaf&eacute; laissa d&eacute;lirer sa    trompette. Du feu ! Verna-Belle ouvrit la ronde et se lan&ccedil;a    dans un kaladja des plus lascifs. Du feu ! Du feu ! Du feu !    </FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Pendant ce temps, Verna-Tambour se morfondait.    Son affaire ne progressait pas. Mizik maintes fois    sollicit&eacute; apr&egrave;s toute une s&eacute;rie d'approches    des plus habiles ne disait absolument rien quant &agrave; ses    intentions. Or le vieux n&egrave;gre &eacute;tait but&eacute;. Il    ne fallait surtout pas lui donner l'occasion de dire non car il ne    revenait jamais sur un refus. Un grand'homme n'avait qu'une parole    et qu'une seule.</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">&nbsp;</FONT></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">Il ne restait qu'un seul moyen : Ren&eacute;    le quimboiseur&#133;</FONT>        <BLOCKQUOTE ALIGN=right><BLOCKQUOTE><BLOCKQUOTE><DL>                <DT><FONT SIZE="+1">&copy; Ernest P&eacute;pin,                extrait de Mizik, nouvelle in&eacute;dite</FONT></DT>                                <DT><FONT SIZE="+1">Ernest P&eacute;pin est n&eacute;                en Guadeloupe. Il a publi&eacute; Au verso du silence,                Ed. L'Harmattan, 1984 ; </FONT></DT>                                <DT><FONT SIZE="+1">Salve et Salive, Ed. Silex, 1986 ;                Boucans de mots libres, Ed. Casa de las Americas, 1992                ; </FONT></DT>             </DL>          </BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE></DT>        <DT><FONT SIZE="+1">L'Homme au B&acirc;ton, Ed. Gallimard, 1992 ;    Il vit et travaille &agrave; Capesterre, Guadeloupe.</FONT></DT>        <DD><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">&nbsp;</FONT></DD>        <DT><CENTER><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">William    Kentridge</FONT>        <P><FONT SIZE="+1">Peinture - South Africa</FONT></P>        <P><FONT SIZE="+2">"Dreams of Europe, Lunchtime Chez    Marcelle"</FONT></P>        <P>triptyque, SANG Collection,, Cape Town</P>        <P><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">&nbsp;</FONT></P>        <P><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">Tommy Motswai</FONT></P>        <P><FONT SIZE="+1">Peinture - South Africa</FONT></P>        <P><FONT SIZE="+3">Tea Party</FONT></P>        <P>pastels on paper, SANG Collection, Cape Town</P>        <P><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">&nbsp;</FONT></P>        <P><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">Penny Siopis</FONT></P>        <P><FONT SIZE="+1">Peinture - South Africa</FONT></P>        <P><FONT SIZE="+3">Table Setting</FONT></P>        <P>oil on canvas, 1984, SANG Collection, Cape Town, S.A.</P>        <P><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">&nbsp;</FONT></P>        <P><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">Marcos Lora Read</FONT></P>        <P>Installation- Rep&uacute;blicana Dominicana</P>        <P><FONT SIZE="+2">Les "garde-manger" de Lora    Read</FONT></P></CENTER></DT>        <DT><CENTER>&nbsp;</CENTER></DT>        <DT><CENTER>&#171; Mon travail &endash; des objets qui    recr&eacute;ent leur propre identit&eacute; &agrave; travers la    m&eacute;moire collective &endash; sans &ecirc;tre ethniques,    s'approche de l'histoire d'un point de vue plus anthropologique    que chronologique. &#187;</CENTER></DT>        <DT><CENTER>&nbsp;</CENTER></DT>        <DT><CENTER>Marcos Lora Read est n&eacute; en 1965 &agrave; Santo    Domingo. (Voir aussi Revue Noire n&#176;9 et 16)</CENTER></DT>        <DD><CENTER><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">&nbsp;</FONT>        <P><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">Pascale Marthine    Tayou</FONT></P>        <P>Installation - Cameroun</P>        <P><FONT SIZE="+2">La p&ecirc;che des gros poissons ou Le    g&acirc;teau indig&egrave;ne</FONT></P>        <P>Installation r&eacute;alis&eacute;e au Centre Culturel    Fran&ccedil;ais de Yaound&eacute;, Cameroun 1996</P>        <P><FONT SIZE="+1">&#171; Je ne fais pas de l'art, je ne suis pas    artiste.</FONT></P>        <P><FONT SIZE="+1">Je fabrique des trucs, je fais des choses. Les    surr&eacute;alistes, connais pas. L'art de    r&eacute;cup&eacute;ration, je m'en fous. L'histoire de l'art,    connais pas. &#187; Cascades de r&eacute;sonances pour tuer les    r&eacute;f&eacute;rences. Cela fait trois mille ans que Tayou    circule avec d&eacute;lice dans les &eacute;gouts des villes,    guid&eacute; amoureusement par les odeurs et les mati&egrave;res    en d&eacute;composition comme il aime le dire. Au ciel pur et    limpide des dieux, il affirme l'air putride du paradis qui se    retrouvera dans chaque mati&egrave;re en d&eacute;composition. Le    rejet devient l'objet. Le rejet objet, comme le rejet id&eacute;e.    Les poubelles de la soci&eacute;t&eacute; comme les poubelles de    la pens&eacute;e. Le probl&egrave;me n'est pas de vider les    poubelles pour faire du neuf ou du vrai. Il n'y a pas de    probl&egrave;me. Les poubelles des vestiges de la pens&eacute;e    sont l&agrave; comme sont l&agrave; les &eacute;tals neufs des    id&eacute;es ressass&eacute;es. Tout est vieux, tout est neuf.    Tout a une forme, sa forme, qui parle, qui hurle, qui    &eacute;clate aux yeux de celui qui ne sait plus voir. Musique des    formes qui s'entrelacent au gr&eacute; de l'usage.    &#187;</FONT></P>        <P>P.M.T. entretien avec Jean Loup Pivin, octobre    1996</P></CENTER>        <BLOCKQUOTE><BLOCKQUOTE><DL>             <DT><CENTER>Pascale Marthine Tayou est n&eacute; en 1967             au Cameroun. Il vit et travaille &agrave; Yaound&eacute;,             et &agrave; Douala lors de projets avec l'association             Doual'Art. Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute;             s&eacute;lectionn&eacute; pour la Biennale de Kwangju 94             en Cor&eacute;e et au Setegaya Art Museum 94-95 au Japon,             il a particip&eacute; &agrave; plusieurs expositions en             Allemagne &agrave; la Haus der Kulturen der Welt 95 et la             Goethe Institute 95 de Berlin, au Museum van Hedendaagse             Kunst (Jan Hoet) 96 de Gent, &agrave; la Galleria Civica             d'Arte Moderna e Contemporanea 96 de Turin, au             Bonnefanten Museum de Maastricht, janvier 1997. Il             &eacute;tait pr&eacute;sent &agrave; la Biennale des Arts             de Dakar 1996 &agrave; travers une exposition             personnelle. Il a expos&eacute; des dessins en octobre 96             &agrave; la Galerie agn&egrave;s b. de Paris.</CENTER>                          <P>(voir aussi Revue Noire n&#176;13, 19, 22 et dans ce             num&eacute;ro pages 86- 89)</P></DT>          </DL>       </BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE>        <CENTER><FONT SIZE="+3" COLOR="#AF0000">Afi Nayo</FONT>        <P>Peinture- Togo</P></CENTER></DD>        <DT><CENTER>&nbsp;</CENTER></DT>        <DT><CENTER>&#171; un peu d'esprit,</CENTER></DT>        <DT><CENTER>&nbsp;</CENTER></DT>        <DT><CENTER>quelques grammes de saveurs douces,</CENTER></DT>        <DT><CENTER>&nbsp;</CENTER></DT>        <DT><CENTER>trois touches de couleur et de chaleur,</CENTER></DT>        <DT><CENTER>&nbsp;</CENTER></DT>        <DT><CENTER>une cruche de vin de messe pour les plaisirs de    l'&acirc;me,</CENTER></DT>        <DT><CENTER>&nbsp;</CENTER></DT>        <DT><CENTER>le tout napp&eacute; d'un coulis d'amour tendre.    &#187;</CENTER></DT>        <DD><CENTER>&nbsp;</CENTER></DD>        <DT><CENTER>&nbsp;</CENTER></DT>        <DT><CENTER>Afi Nayo est n&eacute;e en 1969 &agrave; Lom&eacute;,    Togo. Elle vit et travaille &agrave; Paris. (Voir aussi Revue    Noire n&#176;20)</CENTER></DT> </DL>  <P>  <HR>  <p></P>  <CENTER>   <p><A HREF="S23.html" TARGET=ici><FONT SIZE="+1"><B>Retour</B> au Sommaire du      n&#176;23</FONT></A> </p>   <p>&nbsp;</p> </CENTER> </BODY> </HTML>           
