<html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=windows-1252"> <meta http-equiv="Content-Language" content="fr-ca"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 4.0"> <meta name="ProgId" content="FrontPage.Editor.Document"> <meta name="keywords" content="Muse des beaux-arts du Canada, collections numrises, Industrie Canada, Bulletin Annuel 6, Portraits de Joseph Brant par William Berczy par Gloria Lesser"> <title>Bulletin Annuel 6, Portraits de Joseph Brant par William Berczy par Gloria Lesser</title> </head>  <body bgcolor="#FFE7C6">          <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="593">           <tr>             <font FACE="Times New Roman">             <td width="186" valign="bottom" align="left"><img border="0" src="../images/gallery.gif"             alt="Muse des beaux-arts du Canada / National Gallery of Canada" width="52" height="78"></td>             </font>             <td width="407" valign="middle" align="left">               <h1><b><font face="Arial" size="5"><a name="Bulletin">Bulletin</a>               Annuel 6, 1982-1983</font></b></h1>             </td>           </tr>           <tr>             <td width="186" valign="top" align="left">               <p style="line-height: 150%"><b><font face="Arial" size="3"><a href="../index.html">Accueil</a><br>               <a href="../Main/intro_e.html">English</a><br>               <a href="../Main/intro_f.html">Introduction</a><br>               <a href="../Main/history_f.html">Histoire</a><br>               <a href="../Main/annual_f.html">Index annuel</a><br>               <a href="../Main/author_f.html">Auteur et Sujet</a><br>               <a href="../Main/credits_f.html">Crdits</a><br>               <a href="../Main/contact_f.html">Contact</a></font></b>               <br><br>               <a href="lesserf4_image1.html" name="lesserf4_image1.html"><img height=100 width=74 src="/bulletin/num6a/images/a6william.jpg" alt="Cliquez figure 5 ici  pour une image agrandie"></a>                        </td>             <td width="407" valign="baseline" align="left">             <p style="line-height: 100%"><b><font size="3" face="Arial">Portraits de Joseph Brant par William Berczy <br> <br>par Gloria Lesser</font></b><font size="3" face="Arial"><br>             <br>             </a><b>Pages</b>&nbsp; <a href="lesserf1.html">1</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf2.html">2</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf3.html">3</a>&nbsp; |&nbsp; <font color="#FF0000">4</font>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf5.html">5</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf6.html">6</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf7.html">7</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf8.html">8</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf9.html">9</a><br>             <br>             </font>En 1786, Joseph Brant retourna en Angleterre pour n&eacute;gocier des privil&egrave;ges fonciers. Il adressa au roi George III une demande d'aide pour reprendre les hostilit&eacute;s contre les Etats-Unis, mais le monarque lui opposa un refus diplomatique. Brant rentra au pays pour consacrer le reste de sa vie aux int&eacute;r&ecirc;ts de son peuple nouvellement &eacute;tabli. La province du Haut-Canada, cr&eacute;&eacute;e en 1791 et gouvern&eacute;e par John Graves Simcoe, connut une augmentation rapide de sa population vers la fin du XVIIIe si&egrave;cle. Cette croissance d&eacute;mographique &eacute;tait bien accueillie par le gouvernement car elle permettait de dissuader le Haut-Canada de se joindre &agrave; l'Union am&eacute;ricaine. Les nouveaux immigrants se voyaient octroyer des concessions fonci&egrave;res lorsqu'ils pr&ecirc;taient le serment d'all&eacute;geance. La pratique du favoritisme dans la concession des terres encourageait la sp&eacute;culation, et Joseph Brant ne tarda pas &agrave; recourir lui-m&ecirc;me &agrave; ce proc&eacute;d&eacute;. Par la suite, Brant re&ccedil;ut des Iroquois une procuration l'autorisant &agrave; c&eacute;der et &agrave; vendre les terrains de la Grande Rivi&egrave;re et &agrave; percevoir la recette, ainsi qu'&agrave; r&eacute;unir un fonds de rente au cas o&ugrave; le gibier deviendrait rare et o&ugrave; le mode de vie traditionnel des Indiens dispara&icirc;trait. En 1797, Brant fut cependant accus&eacute; d'avoir abus&eacute; de ses pouvoirs de procureur en vendant &agrave; des Blancs, Am&eacute;ricains pour la plupart, les trois cinqui&egrave;mes de la superficie totale des terres en faisant un &eacute;norme profit. (18) Brant soutint qu'il avait agi dans les int&eacute;r&ecirc;ts de son peuple, mais le fait est que sa fortune personnelle s'en trouva consid&eacute;rablement accrue. Il all&eacute;gua que la concession d'origine &eacute;tait trop petite pour permettre aux Indiens de subsister gr&acirc;ce &agrave; la chasse et trop &eacute;tendue pour &ecirc;tre cultiv&eacute;e, et que l'argent provenant de la vente de terres &agrave; des fermiers exp&eacute;riment&eacute;s serait plus utile aux autochtones qui pourraient apprendre des techniques plus avanc&eacute;es. Cependant, les Indiens touch&egrave;rent peu d'argent et la superficie de la r&eacute;serve fut consid&eacute;rablement r&eacute;duite. R&eacute;trospectivement, l'attitude de Brant para&icirc;t na&iuml;ve, et en profitant de la situation, il fut en partie responsable du pr&eacute;judice caus&eacute; aux Indiens. <br> <br>Joseph Brant passa les derni&egrave;res ann&eacute;es de sa vie dans la plus grande richesse. Il conserva son grade d'officier de l'arm&eacute;e britannique et &agrave; ce titre toucha une demie-solde de la part du gouvernement. Il mena une vie raffin&eacute;e dans sa maison d'un &eacute;tage construite dans le go&ucirc;t de l'&eacute;poque, qu'il avait baptis&eacute;e Wellington Square (le mus&eacute;e Joseph Brant de Brantford, en Ontario, est une r&eacute;plique de cette maison, &eacute;rig&eacute;e &agrave; l'emplacement exact de l'original). Les documents             historiques (19) d&eacute;crivent les bijoux et la garde-robe de Brant et de Catherine, sa troisi&egrave;me &eacute;pouse, une Agni&egrave;re qu'il &eacute;pousa en 1780 &agrave; Niagara et qui lui donna sept enfants. Le couple poss&eacute;dait un beau mobilier &agrave; la toute derni&egrave;re mode. <br> <br>Les Indiens des Six Nations m&eacute;prisaient le sentiment de fid&eacute;lit&eacute; qui liait Brant &agrave; la Couronne. En accordant au gouvernement britannique le droit de regard sur leurs croyances et sur leurs terres, les Indiens des Six Nations se plac&egrave;rent sous sa tutelle. Pris au beau milieu d'une lutte destructive entre une puissance imp&eacute;riale et une jeune nation expansionniste, les Indiens &eacute;taient consid&eacute;r&eacute;s comme quantit&eacute; n&eacute;gligeable par les deux camps. De plus en plus molle, la r&eacute;sistance indienne finit par c&eacute;der le pas &agrave; l'impuissance. <br> <br><font face="Arial">Le h&eacute;ros classique: l'empereur</font> <br> <br>Apr&egrave;s la guerre de l'Ind&eacute;pendance am&eacute;ricaine, les portraits de h&eacute;ros nationaux et d'hommes d'&Eacute;tat furent de plus en plus recherch&eacute;s, ce qui favorisa l'apparition d'un tr&egrave;s grand nombre de portraits officiels remplissant une fonction analogue &agrave; celle de la peinture d'histoire. Au cours des premi&egrave;res ann&eacute;es de la R&eacute;publique am&eacute;ricaine, cette forme d'art &laquo; utile &raquo;             connut donc un grand essor. La r&eacute;publique de la Rome antique et ses citoyens aux vertus patriotes et spartiates s&eacute;duisaient les Am&eacute;ricains luttant pour la survie de leur nouveau r&eacute;gime ainsi qu'aux Loyalistes du Haut-Canada de plus en plus nombreux. L'int&eacute;r&ecirc;t suscit&eacute; par le classicisme antique se manifesta dans l'architecture et les beaux-arts. La Gr&egrave;ce et Rome symbolisaient la raison et la justice ancr&eacute;es non seulement dans le pass&eacute;, mais &eacute;galement dans la nature profonde de l'homme &agrave; qui elles rappelaient ses qualit&eacute;s &eacute;ternelles de dignit&eacute;, d'honneur, de bont&eacute; et son amour pour la d&eacute;mocratie. <br> <br>On pourrait &eacute;tudier r&eacute;trospectivement la situation des Indiens dans l'optique du d&eacute;clin qu'ils ont subi depuis la guerre de l'Ind&eacute;pendance, &agrave; la lumi&egrave;re du tableau comm&eacute;moratif de William Berczy, <i>Portrait de Joseph Brant </i>(Galerie nationale du Canada) (fig. 5). Le biographe de Berczy, John Andre, (20) croit que le tableau a &eacute;t&eacute; peint peu apr&egrave;s la mort du chef indien &agrave; l'&acirc;ge de soixante-cinq ans. L'artiste pr&eacute;sente son mod&egrave;le en pied, dans une pose th&eacute;&acirc;trale au bord d'une rivi&egrave;re. L'influence n&eacute;oclassique se fait sentir dans l'allure pompeuse du personnage, la nettet&eacute; avec laquelle il se d&eacute;coupe sur le paysage et son attitude fig&eacute;e et statique. Brant manifeste dans sa pose et dans son maintien la foi, la loyaut&eacute; et l'esprit de conqu&ecirc;te, qualit&eacute;s d&eacute;finies en fonction des aspirations des premiers explorateurs et voyageurs, qualit&eacute;s qui magnifiaient les contacts entre Europ&eacute;ens et Indiens et symbolisaient les aspects positifs de ces rapprochements. Berczy a peint Joseph Brant comme chef spirituel d'une nouvelle &eacute;poque pleine d'espoir &agrave; la mani&egrave;re d'un personnnage de la Rome antique, auquel on s'identifie et dont on s'inspire. Ce portrait, document historique, social et politique aussi bien qu'oeuvre d'art, a suscit&eacute; diverses r&eacute;actions de la part des historiens de l'art. Barry Lord s'exprime en ces termes: <br> <blockquote> Le chef agnier, compl&egrave;tement assimil&eacute;...portant tous ses insignes, se tient devant l'image que se faisait Berczy de la Grande Rivi&egrave;re et montre du doigt la nouvelle patrie de son peuple. Berczy...a trait&eacute; le chef iroquois &agrave; la mani&egrave;re d'un aristocrate britannique pr&eacute;sentant son domaine ancestral ou un g&eacute;n&eacute;ral anglais devant le champ de sa plus c&eacute;l&egrave;bre bataille. (21) </blockquote>             William Berczy, saxon d'origine, passa sa jeunesse &agrave; Vienne. Il &eacute;tudia les beaux-arts en Italie, de 1785 &agrave; 1790 et en Angleterre, de 1790 &agrave; 1792. Au d&eacute;part, Berczy &eacute;tait miniaturiste et il exer&ccedil;a son art, apr&egrave;s 1785, en Suisse et en Angleterre avant de s'installer en Am&eacute;rique. Berczy &eacute;tait &eacute;galement &eacute;crivain, urbaniste, ing&eacute;nieur, architecte et exploitant foncier. C'est en cette derni&egrave;re qualit&eacute; qu'il fit la connaissance de Joseph Brant en 1794; l'entente pass&eacute;e entre les deux hommes et John Graves Simcoe, premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada leur permit de mener &agrave; bien les projets politiques et financiers qu'ils avaient form&eacute;s. <br> <br>En 1792, &agrave; titre d'agent foncier du marquis de Bath, Berczy avait amen&eacute; un groupe de colons allemands dans l' &eacute;tat de New York, mais il s'&eacute;tait querell&eacute; avec les autorit&eacute;s &agrave; propos de la nature des terres conc&eacute;d&eacute;es; il avait donc dirig&eacute; ses colons vers le canton de Markham, pr&egrave;s de York (devenue Toronto) dans le Haut-Canada. &Agrave; partir de 1795, des clients de York et de Qu&eacute;bec command&egrave;rent &agrave; William Berczy des portraits et des tableaux de genre comparables aux oeuvres n&eacute;oclassiques             produites en Angleterre &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque. Berczy avait s&eacute;journ&eacute; quelque temps &agrave; londres en 1799 et &agrave; son retour au Canada en 1801, il avait commenc&eacute; &agrave; imiter le style n&eacute;oclassique contemporain. En 1803, Berczy avait entrepris sa carri&egrave;re de peintre professionnel. <br> <br><font size="3" face="Arial"><b>Page Suivante</b> | <a href="lesserf5.html"> les             rapports de William Berczy</a><br>             <br>             <a href="lesserf1.html">1</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf2.html">2</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf3.html">3</a>&nbsp; |&nbsp; <font color="#FF0000">4</font>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf5.html">5</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf6.html">6</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf7.html">7</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf8.html">8</a>&nbsp;             |&nbsp; <a href="lesserf9.html">9</a>                            <p style="line-height: 100%"><a href="#Top"><font face="Arial">Haut de la page               </font></a></p>                <hr>               <p align="center" style="line-height: 100%"><font face="Arial" size="2"><b><a href="../index.html">Accueil</a></b>               |<b>   <a href="../Main/intro_e.html">English</a> </b>|<b>  <a href="../Main/intro_f.html">Introduction</a></b>               |<b>  <a href="../Main/history_f.html">Histoire</a><br>               <a href="../Main/annual_f.html">Index annuel</a></b> |<b> <a href="../Main/author_f.html">               Auteur               et Sujet</a></b> |<b>  <a href="../Main/credits_f.html">Crdits</a></b> |<b>               <a href="../Main/contact_f.html">Contact</a></b></font>               <p style="line-height: 100%"><font face="Times New Roman" size="2">Cette               collection numrise a t produite aux termes d'un contrat               pour le compte du programme des Collections numrises du               Canada, Industrie Canada.</font></p>               <p style="line-height: 100%"><font face="Times New Roman" size="2">&quot;<a href="http://collections.ic.gc.ca/">Programme               des Collections numrises</a>, droit d'auteur  <a href="http://musee.beaux-arts.ca">Muse               des beaux-arts du Canada</a> 2001&quot;</font></font>             </td>           </tr>         </table>  </body>  </html> 
