<HTML>   <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 3.0 Mac">   <TITLE>Les deux Rome de Pannini</TITLE> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#ffffff" LINK="#990000" ALINK="#009900" VLINK="#000099">  <H1>La promenade &laquo;romaine&raquo; de L&eacute;on dans Paris</H1>  <P><HR ALIGN=LEFT></P>  <H3>Les deux Rome dans les peintures de Giovanni Paolo Pannini</H3>  <P>Ce sont les deux toiles que L&eacute;on va voir au Louvre dans cette journ&eacute;e o&ugrave; il cherche dans Paris les endroits qui le m&eacute;neraient directement &agrave; Rome. Voici le passage des <B>pages 64 et 65</B>:</P>  <P><FONT SIZE="+1">Ce que vous avez amoureusement d&eacute;taill&eacute;, ce vers quoi vos pas vous avaient men&eacute;, ce sont deux grands tableaux d'un peintre de troisi&egrave;me ordre, Pannini, repr&eacute;sentant deux collections imagianires expos&eacute;es dans de tr&egrave;s hautes salles largement ouvertes o&ugrave; des personnages de qualit&eacute;, eccl&eacute;siastiques ou gentislhommes, se prom&egrave;nent parmi les sculptures entre les murs couverts de pysages, en faisant des gestes d'admiration, d'int&eacute;r&ecirc;t, de surprise, de preplexit&eacute;, comme les visiteurs dans la Sixtine, avec ceci de remarquable qu'il n'y a aucune diff&eacute;rence de mati&egrave;re sensible entre les objets repr&eacute;sent&eacute;s comme r&eacute;els et ceux repr&eacute;sent&eacute;s comme peints, comme s'il avait voulu figurer sur ses toiles la r&eacute;ussite de ce projet commun &agrave; tant d'artistes de son temps: donner un &eacute;quivalent absolu de la r&eacute;alit&eacute;, le chapiteau peint devenant indiscernable du chapiteau r&eacute;el, &agrave; part le cadre qui l'entoure, de m&ecirc;me que les grands architextes illusionnistes du baroque romain peignent dans l'espace et donnent &agrave; imaginer, gr&acirc;ce &agrave; leurs merveilleux syst&egrave;mes de signes, leurs agr&eacute;gations de pilastres, et leurs voluptueuses courbes, des monuments rivalisant enfin dans l'effet et le prestige avec les &eacute;normes masses r&eacute;elles des ruines antiques qu'ils avaient perp&eacute;tuellement sous les yeux et qui les humiliaient, int&eacute;grant m&eacute;thodiquement les d&eacute;tails de leur ornementation comme base m&ecirc;me de leur langage.</FONT></P>  <BLOCKQUOTE>   <P><FONT SIZE="+1">Et c'est bien cette mise en balance, cet effort   pour relever ce qui depuis le seizi&egrave;me si&egrave;cle &eacute;tait   ressenti comme un constant d&eacute;fi jet&eacute; par l'ancien   Empire &agrave; l'actuelle Eglise, que soulignent les deux tableaux   sym&eacute;triques: <A HREF="../Images/PanRomemoderne">galeries   de vues de la Rome moderne</A> &agrave; droite de la fen&ecirc;tre   qui donne sur la cour Carr&eacute;e, <A HREF="../Images/PanRomeancienne">galerie   de vues de la Rome antique</A> &agrave; sa gauche, </FONT><A   HREF="../Images/PanRomeancienne"><IMG SRC="../Images/Romanc"   WIDTH="320" HEIGHT="234" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3">   </A><A HREF="../Images/PanRomemoderne"><IMG SRC="../Images/Rommod"   WIDTH="290" HEIGHT="196" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0" NATURALSIZEFLAG="3"></A></P></BLOCKQUOTE>  <P><CENTER><B><I>Cliquez sur les images pour en obtenir des vues agrandies.</I></B></CENTER></P>  <P><FONT SIZE="+1">o&ugrave; vous vous amusiez &agrave; recona&icirc;tre le Colis&eacute;e, la basilique de Maxence, le Panth&eacute;on, tels qu'ils &eacute;taient encore il y a deux cents ans, &agrave; peu pr&egrave;s au moment o&ugrave; Piran&egrave;se les a grav&eacute;s, ces trois chapiteaux blancs &agrave; peine au-dessus du niveau du sol, qui sont ceux du temple de Mars Ultor sous les traits d'Auguste dans le forum de celui-ci, maintenant tr&egrave;s hauts sur leurs magnifiques colonnes, le portique du temple d'Antonin et faustine avec la fa&ccedil;ade de l'&eacute;glise que l'on avait construite &agrave; l'int&eacute;rieur et que l'on n'a pas encore d&eacute;molie, l'arc de Triomphe de Constantin et celui de Titus alors tout encastr&eacute; dans les maisons, les thermes de Caracalla en plein milieu de la campagne, et le myst&eacute;rieux temple rond, dit de Minerva Medica, que l'on croise en train lorsque l'on arrive &agrave; la gare.</FONT></P>  <P><B>Page 69</B></P>  <P><FONT SIZE="+1">De l'autre c&ocirc;t&eacute;, le tableau s'intitule&nbsp;: galeries de vues de la Rome moderne; le Mo&iuml;se de Michel-Ange y tr&ocirc;ne, et dans les cadres toutes les fontaines du Bernin; des yeux vous vous promeniez de celle des Fleuves, piazza Navona, &agrave; celle du Triton, pr&egrave;s du palais Barberini, de la place Saint-Pierre aux escaliers de la Trinit&eacute; des Monts, dans tous ces lieux peupl&eacute;s pour vous par le visage de C&eacute;dile, par l'attention de C&eacute;dile &agrave; qui vous aviez appris &agrave; mieux les aimer, pour qui vous aviez appris &agrave; mieux les aimer.</FONT></P>  <P>&nbsp;</P>  <P><CENTER><A HREF="BUTOR_modif.html"><B><FONT SIZE="-1">Retour &agrave; la page principale</FONT></B></A></CENTER>  </BODY> </HTML> 
