<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head> <META HTTP-EQUIV="CONTENT-TYPE" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1"> <TITLE>Le systme esclavagiste romain</TITLE> <META NAME="DESCRIPTION" content="Une page ddie  l'esclavage  Rome et  la vie des esclaves romains."> <META NAME="KEYWORD" content="expos, exposs, romaine, romaines, antique, esclave, esclaves, esclavage, spartacus, mines, campagne, matre, matres, rvolte, rvoltes, march, marchs, commerce">  <META NAME="AUTHOR" CONTENT="Flavien TETART"> <META NAME="CREATED" CONTENT="20020216;18025235"> <META NAME="CHANGEDBY" CONTENT=" "> <META NAME="CHANGED" CONTENT="20020216;18030833"> </head> <body>  <center><b><u><font size=+2>LESCLAVE AU TEMPS</font></u></b> <p><b><u><font size=+2>DE LA ROME ANTIQUE</font></u></b></center>  <p><br> <br> <br> <br> <br> <p>INTRODUCTION : <br>&nbsp; <p>Il faut savoir que lesclavage au temps de la rome antique &eacute;tait tr&egrave;s diff&eacute;rent de celui que lon connaissait au XVIII&egrave;me si&egrave;cle en Am&eacute;rique. <br>&nbsp; &nbsp; <p><u>I - LESCLAVAGE</u> <br>&nbsp; <p>1) Dans le monde antique <p>Lesclavage est une institution reconnue dans toutes les civilisations antiques&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; (ex : M&eacute;sopotamie, Inde, Chine, Egyptiens, H&eacute;breux, Azt&egrave;ques, Incas, Mayas et Celtes) dans des buts &eacute;conomiques ou militaires. <p>Les esclaves &eacute;taient souvent trait&eacute;s dans des situations pr&eacute;caires. En Gr&egrave;ce, nous pouvons cit&eacute; des esclaves c&eacute;l&egrave;bres comme le po&egrave;te Alcama ( - 672 &agrave; - 612) ou le fabuliste &Eacute;sope. Le commerce d'esclaves &eacute;tait florissant dans les &icirc;les de la mer &Eacute;g&eacute;e: on y &eacute;changeait du vin et de la c&eacute;ramique contre des esclaves. En Egypte on les utilisait en foule pour construire des palais et monuments royaux (pyramides). Lesclavage h&eacute;breux se diff&eacute;renciait de ces derniers par le respect de la loi religieuse (la Bible) qui consistait &agrave; lib&eacute;rer les&nbsp; esclaves &agrave; certaines &eacute;poques pr&eacute;cises (jubil&eacute; tous les 50 ans). <p>Ces civilisations partaient du principe qu'un ma&icirc;tre ayant un esclave pouvait lui aussi devenir esclave sil &eacute;tait fait prisonnier lors d'une guerre notamment. <p>2) A Rome <p>L'esclavage &agrave; Rome diff&egrave;re beaucoup de celui pratiqu&eacute; dans les civilisations pr&eacute;c&eacute;dentes du fait que les esclaves &eacute;taient bien trait&eacute;s malgr&eacute; quelques exceptions gr&acirc;ce &agrave; l&acirc;me paysanne des romains. <p>Lesclavage dans les grandes propri&eacute;t&eacute;s agricoles porte pr&eacute;judice &agrave; la petite paysannerie. Ce probl&egrave;me est semblable aux conflits actuels entre petites et grandes surfaces. Scipion r&eacute;duisit en esclavage les 50.000 survivants de la bataille de Carthage. <p>3) Les relations ma&icirc;tre-esclave <p>Les ma&icirc;tres traitaient la plupart du temps bien leurs esclaves. Ils se contentaient d'appliquer aux d&eacute;linquants les verges que Martial inflige &agrave; son cuisinier pour un repas manqu&eacute;. Cela ne les emp&ecirc;che point de les soigner, de les aimer, jusqu'&agrave; pleurer leur mort ; et, dans les grandes maisons o&ugrave; nombre d'esclaves sont d'habiles sp&eacute;cialistes, o&ugrave; quelques-uns sont consid&eacute;r&eacute;s comme des hommes libres. De leur c&ocirc;t&eacute;, les esclaves se montrent plein de pr&eacute;voyance pour d'aussi bons ma&icirc;tres. Certains ma&icirc;tres vont m&ecirc;me jusqu&agrave; payer de co&ucirc;teuses cures en Egypte &agrave; leurs esclaves malades. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; .../... <br>&nbsp; <br>&nbsp; <p>4) Laffranchissement <p>Laffranchissement est la c&eacute;r&eacute;monie par laquelle un esclave devient un homme libre (LIBERTUS) et non pas un citoyen, car seulement ses enfants pourront l&ecirc;tre. Le bonnet phrygien (de Phrygie) fut port&eacute; par les esclaves affranchis. Lancien esclave restait la plupart du temps chez son ancien ma&icirc;tre en tant quemploy&eacute;. <br>&nbsp; <p><u>II - LESCLAVE</u> <p>1) Qui? <p>Les esclaves romains sont des prisonniers de guerre (uniquement des femmes et des enfants car les hommes sont tu&eacute;s), des criminels, des d&eacute;biteurs ou membre de leurs familles pour rembourser leurs dettes. <p>2) Ses activit&eacute;s <p>Les esclaves avaient plusieurs &laquo; emplois diff&eacute;rents &raquo; : ils pouvaient &ecirc;tre gladiateurs au service du secr&eacute;tariat priv&eacute; du princeps, soccupaient des thermes, faisaient tourner les meules &agrave; grains du boulanger, soccupaient des domus (servir les plats, veiller au confort du foyer ...) sous la responsabilit&eacute; de la ma&icirc;tresse de maison ou travaillaient dans des manufactures. <br>Dautres, plus instruits venant de Gr&egrave;ce pour la plupart, &eacute;taient p&eacute;dagogues, secr&eacute;taire,&nbsp; m&eacute;decins ou lecteurs. <p>Nous retiendrons entre autre quatre cat&eacute;gories d'esclaves : <p>a) La familia rustica <p>Il y a une grande diff&eacute;rence entre les esclaves travaillant dans une petite popri&eacute;t&eacute; ou dans une exploitation moyenne et ceux travaillant dans un grand domaine. <br>&Agrave; une &eacute;poque ancienne, le petit agriculteur poss&egrave;de peu d'esclaves, parfois m&ecirc;me un ou deux seulement qui lui suffisent &agrave; cultiver sa terre. Le ma&icirc;tre demeurait proche de l'esclave. <br>Ma&icirc;tres et esclaves travaillaient c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te et leur vie pr&eacute;sentait dans sa rudesse, bien des traits communs. <br>Cela dit, la condition de l'esclave &eacute;tait tr&egrave;s dure, voire mis&eacute;rable. Le ma&icirc;tre n'est pas tenu de r&eacute;tribuer son travail. En retour d'une nourriture chiche et d'une qualit&eacute; m&eacute;diocre, d'un v&ecirc;tement r&eacute;duit au minimum indispensable, d'un logement qui n' est gu&egrave;re plus qu'une cellule, o&ugrave; on lencha&icirc;nait parfois pour la nuit avec ses compagnons, il donne sa force de travail : "l'esclave, doit travailler ou dormir" disait Caton. Le moyen de d&eacute;fense de l'esclave &eacute;tait l'indolence, ch&acirc;ti&eacute;e avec s&eacute;v&eacute;rit&eacute;, voire avec cruaut&eacute;, et il lui &eacute;tait difficile d'&eacute;chapper &agrave; son malheur. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; .../... <br>&nbsp; <br>&nbsp; <p>La fuite &eacute;tait hasardeuse et s&eacute;v&egrave;rement punie. Cependant, le ma&icirc;tre allait rarement jusqu'&agrave; la mort,&nbsp; qui repr&eacute;sentait pour lui une perte s&egrave;che. Ag&eacute; et devenu improductif, invendable, l'esclave &eacute;tait chass&eacute;, mis au rebut comme un animal du cheptel ou un outil us&eacute;. <br>Les travaux auxquels &eacute;taient employ&eacute;s les esclaves &eacute;taient tous ceux qui sont n&eacute;cessaires &agrave; l'exploitation d'un domaine agricole (culture des c&eacute;r&eacute;ales, de la vigne, de l'olivier, &eacute;levage du gros et du petit b&eacute;tail) ainsi qu'&agrave; l'entretien des terres, des outils. Travaux variables selon les saisons, mais tous exigeants et assur&eacute;s avec continuit&eacute;. <br>Un domaine se suffit en grande partie &agrave; lui-m&ecirc;me. On y fabrique les mat&eacute;riaux et les objets usuels dans la vie quotidienne : briques, tuiles, outils en bois, ou en fer etc... Le ma&icirc;tre n'exploite pas toujours directement son domaine, surtout s'il est un personnage public, les obligations de l'Etat l'en &eacute;loignant. <br>C'est un intendant (villicus) qui en a la charge et qui doit rendre des comptes. Esclave lui-m&ecirc;me, il se montre aussi s&eacute;v&egrave;re, sinon plus. Caton l'Ancien nous fournit une mine de renseignements sur l'opinion d'un ma&icirc;tre sur ses esclaves. Plutarque nous confirme ces pratiques, attest&eacute;es &eacute;galement par Plaute et T&eacute;rence, elles font l'objet de sa part d'un jugement s&eacute;v&egrave;re. <br>De profondes transformations, engag&eacute;es depuis le IV&egrave; si&egrave;cle mais contenues par des dispositions l&eacute;gislatives (loi de Licinius Stolon en 397 avant J.C.), qui &eacute;taient tomb&eacute;es progressivement en d&eacute;su&eacute;tude avaient affect&eacute; la soci&eacute;t&eacute;. <br>Les riches et les puissants accaparent de plus en plus les terres de l'ager publicus, au d&eacute;triment des petits et moyens propri&eacute;taires.&nbsp; Certains sont ruin&eacute;s par les guerres puniques et disparaissent. <br>Le petit propri&eacute;taire en&nbsp; particulier ne peut lutter contre la grande exploitation. Il ne retrouve plus &agrave; vendre ses produits dans des conditions qui lui assureraient une vie d&eacute;cente. Sa production, limit&eacute;e du fait de la dimension de son exploitation ne supporte pas la concurrence des grands domaines. D'ailleurs, de plus en plus, Rome se procure ses moyens de subsistance, le bl&eacute; en particulier, hors de l'Italie dont la plus grande partie est consacr&eacute;e &agrave; l'&eacute;levage extensif qui r&eacute;clame des arm&eacute;es d'esclaves, fournis par les guerres de conqu&ecirc;tes ou &agrave; la seule culture de la vigne et de l'olivier, sur une grande &eacute;chelle. <br>La petite propri&eacute;t&eacute; tend &agrave; dispara&icirc;tre, confisqu&eacute;e par les puissants. Le citoyen pauvre va grossir les rangs de la pl&egrave;be urbaine qui vit dans la d&eacute;pendance des riches. Cette extension de l'esclavage joue un r&ocirc;le essentiel dans les transformations de la soci&eacute;t&eacute; romaine. Le travail libre dispara&icirc;t progressivement. <br>Sur les grands domaines, les esclaves vivent souvent dans des conditions encore plus mis&eacute;rables qu'autrefois, ayant &agrave; peine de quoi se nourrir et se v&ecirc;tir. De dure qu'elle &eacute;tait, leur vie devient insupportable. A ses esclaves qui se plaignent, un grand propri&eacute;taire de Sicile recommande m&ecirc;me de se procurer ce dont il a besoin, c'est-&agrave;-dire pratiquemment par le vol. Cette extr&ecirc;me mis&egrave;re, conjugu&eacute;e avec d'autres facteurs, jouera un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans les r&eacute;voltes d'esclaves en Sicile et dans l'Italie du Sud au II&egrave; si&egrave;cle avant J.C. et dans le premier tiers du&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ier si&egrave;cle. <br>&nbsp; <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; .../... <br>&nbsp; <br>&nbsp; <p>b) La familia urbana <p>Dans l'ensemble, le sort des esclaves vivant &agrave; la ville, &agrave; Rome en premier lieu, est meilleur que celui des ruraux. Ils sont mieux trait&eacute;s. La preuve en est que le ma&icirc;tre, possesseur de deux familiae, s'il est m&eacute;content d'un esclave de la familia urbana, le menacera, pour l'intimider avant de le punir, de l'envoyer &agrave; la campagne. <p>Les esclaves exercent des travaux ingrats et p&eacute;nibles mais la vari&eacute;t&eacute; des occupations est infinie et beaucoup d'esclaves, hommes ou femmes, remplissent, aupr&egrave;s du ma&icirc;tre, en fonction de leurs aptitudes, physiques ou intellectuelles, des t&acirc;ches plus nobles et qui les valorisent. Le m&eacute;nage, l'entretien de la maison, la cuisine, l'&eacute;clairage, le lavage et la conservation des tissus, fabriqu&eacute;s souvent &agrave; la maison, sont assur&eacute;s par des esclaves plus ou moins sp&eacute;cialis&eacute;s, distribu&eacute;s en escouades plac&eacute;s sous la direction d'un surveillant. Certains sont attach&eacute;s plus particuli&egrave;rement &agrave; la personne du ma&icirc;tre ou de la ma&icirc;tresse. Ils sont d'autant plus nombreux que les ma&icirc;tresses sont plus ais&eacute;es. Ils accompagnent le ma&icirc;tre au bain, ils le coiffent, ils le rasent, ils assurent le service de la table. De m&ecirc;me la ma&icirc;tresse de maison est entour&eacute;e d'une nu&eacute;e de servantes qui s'occupent de sa toilette et l'aident &agrave; s'habiller, et, pour ses sorties en ville, elle dispose d'une liti&egrave;re que portent de solides gaillards. <br>L'administration de la maison et sa gestion sont assur&eacute;es par des esclaves instruits et sp&eacute;cialis&eacute;s dans la tenue des livres, la comptabilit&eacute;, les t&acirc;ches diverses du secr&eacute;tariat. Certains s'occupent des enfants : ils prennent soin de leur personne, ils les accompagnent dans leurs sorties, ils participent &agrave; leur instruction. A prix d'or un romain pouvait s'attacher un grammairien ou un m&eacute;decin. Pour leur distraction, certains recrutaient des musiciens, des danseurs ou des saltimbanques, voire des &ecirc;tres qui se distinguaient par des traits physiques ou mentaux particuliers. <br>Tout ce qui pr&eacute;c&egrave;de se rapporte aux riches. Un simple citoyen, aux revenus modestes n'est servi que par un petit nombre d'esclaves, trois, deux, voire un seul. Mais celui qui n'en a aucun n'est pas loin d'&ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme un citoyen de second plan. <p>On pouvait se procurer un esclave sur la place publique ou dans des boutiques sp&eacute;cialis&eacute;es, dont certaines, fr&eacute;quent&eacute;es par la bonne soci&eacute;t&eacute;, ne pr&eacute;sentaient que des produits d'une qualit&eacute; sup&eacute;rieure. Pour chaque esclave le marchand fournissait le p&eacute;digree (origine, qualit&eacute;s et d&eacute;fauts, aptitudes professionnelles, etc...). Comme on l'a d&eacute;j&agrave; signal&eacute;, les prix variaient &agrave; l'infini. <br>Les marchands, comme chez nous autrefois, ne jouissaient pas d'une excellente r&eacute;putation : ils &eacute;taient r&eacute;put&eacute;s pour leur habilet&eacute; &agrave; tromper l'acheteur sur la valeur de la marchandise. On pouvait aussi louer des esclaves &agrave; un entrepreneur disposant d'un stock r&eacute;serv&eacute; &agrave; cet usage dans son cheptel. Tel fut l'ami de Cic&eacute;ron, le c&eacute;l&egrave;bre Atticus. <br>Parmi les loueurs m&eacute;ritent une mention sp&eacute;ciale ceux qui entretiennent une troupe de gladiateurs, destin&eacute;e &agrave; alimenter les jeux dans la capitale et dans les villes de province. <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; .../... <br>&nbsp; <br>&nbsp; <p>c) Les esclaves publics (servi publici) <p>Ils sont la propri&eacute;t&eacute; de l'Etat et assurent les t&acirc;ches d'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral que celui-ci prend &agrave; sa charge. Elles sont confi&eacute;es aux services municipaux, dans la capitale et dans les villes de province. Ce sont des ouvriers qui assurent les travaux de voirie (entretien, r&eacute;fection, nettoyage), la surveillance des &eacute;gouts, des b&acirc;timents publics, des employ&eacute;s de bureau pour des t&acirc;ches administratives indispensables au bon fonctionnement de ces services (secr&eacute;taires, comptables). On accordera une mention particuli&egrave;re aux pompiers (ils font partie du service des vigiles charg&eacute;s de la s&eacute;curit&eacute; de la ville) appel&eacute;s &agrave; intervenir tr&egrave;s souvent pour combattre les incendies, accidentels ou d'origine criminelle tr&egrave;s fr&eacute;quents et d&eacute;vasteurs. L'incendie le plus destructeur fut celui qui, sous N&eacute;ron, d&eacute;truisit dix des quartorze quartiers de la ville. Ces services ont pris une importance croissante, sous l'Empire, o&ugrave; l'Urbs, devenue la capitale du monde connu des anciens, a pris un d&eacute;veloppement prodigieux. On peut rattacher aux servi publici les condamn&eacute;s aux travaux forc&eacute;s qui travaillent dans les mines dont l'exploitation est afferm&eacute;e. <br>&nbsp; <p>d) Les esclaves imp&eacute;riaux <p>On d&eacute;signe ainsi ceux qui appartiennent &agrave; l'empereur lui-m&ecirc;me. Ils sont en quelque sorte les h&eacute;ritiers ou successeurs de ceux au service desquels, au cours des guerres civiles du premier si&egrave;cle avant J.C., avaient eu recours les diff&eacute;rents acteurs, hommes politiques ou grands g&eacute;n&eacute;raux, comme Sylla, Pomp&eacute;e ou C&eacute;sar, dans les proscriptions et sur les champs de bataille, services r&eacute;compens&eacute;s par l'affranchissement. <br>L'empereur (princeps en latin) est le plus grand propri&eacute;taire d'esclaves. Il les emploie pour son service personnel naturellement, comme tout un chacun, mais il les introduit dans les rouages de l'Etat. Ils peuplent les bureaux. Affranchis, ils jouent un r&ocirc;le tr&egrave;s important, quelquefois primordial, &agrave; tous les niveaux, dans le gouvernement de l'Urbs. Les empereurs Claude et Commode ont eu particuli&egrave;rement recours &agrave; leurs services, favorisant ainsi leur int&eacute;gration. Citons pour le premier, les noms de Pallas et de Narcisse. <p>3) Les conditions de vie <p>Ils &eacute;taient souvent bien trait&eacute;s par leurs ma&icirc;tres mais certains, surtout ceux travaillant dans des villae menaient une vie p&eacute;nible ; sils s&eacute;chappaient on les encha&icirc;naient deux par deux ; et dautres, travaillant dans des maisons, devaient supporter lhumeur de la maison. La plupart des esclaves recevaient des r&eacute;compenses. <p>Mais les plus malheureux &eacute;taient sans aucun doute les mineurs de plomb respirant des &eacute;manations de gazs mortels en Espagne et les ouvriers des carri&egrave;res de marbre de Tunisie (Tataouine) travaillant sous une chaleurs torride. Ils n'avaient aucun espoir d'&ecirc;tre affranchis.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; .../... <br>&nbsp; <br>&nbsp; <p>Cependant les plus chanceux connaissent une ascension sociale. De simples exc&eacute;cutants ils deviennent gestionnaires &agrave; la ville connue &agrave; la campagne. Ils peuvent ainsi accro&icirc;tre leurs patrimoine et de ce fait poss&eacute;der leurs propres esclaves (vicarii). Il existe m&ecirc;me des esclaves marchands desclaves (venaliciarii) <br>&nbsp; <p><u>III - DE LESCLAVAGE A LA LIBERTE</u> <br>&nbsp; <p>1) Evolution chronologique de la condition de vie des esclaves <p>Claudius Caecus Appius permit aux anciens esclaves de voter et de pouvoir devenir s&eacute;nateur &agrave; partir de 300 avant JC. <br>D&egrave;s le d&eacute;but du dernier si&egrave;cle de la r&eacute;publique, l'esclave s'&eacute;tait vu reconna&icirc;tre une &acirc;me, et les libres citoyens l'avaient admis &agrave; la pratique de leurs cultes pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s. <br>Jules C&eacute;sar (-100 &agrave; -44)&nbsp; r&eacute;duisit le nombre d'esclaves. <br>Un &eacute;dit de l'empereur Claude d&eacute;cida de l'affranchissement d'office des esclaves malades ou infirmes que leur ma&icirc;tre avait abandonn&eacute;s. <br>En 83 apr&egrave;s J.C., on prohiba la castration des esclaves et frappa le ma&icirc;tre coupable d'avoir enfreint cet interdit, de la confiscation de la moiti&eacute; de ses biens. L'empereur Hadrien doubla cette peine. <br>Antonin le pieux condamna comme homicide toute mise &agrave; mort d'un esclave sur le seul ordre de son ma&icirc;tre. <br>&nbsp; <p>2) La r&eacute;volte de Spartacus <p>Les esclaves se sont r&eacute;volt&eacute;s plusieurs fois, surtout dans le sud de l'Italie. Le plus c&eacute;l&egrave;bre est Spartacus, ancien gladiateur n&eacute; en Thrace. On pense qu'il &eacute;tait un d&eacute;serteur de l'arm&eacute;e romaine vendu comme esclave. Avec dautres esclaves, il se r&eacute;fugia dans le crat&egrave;re du V&eacute;suve en 73 avant J.C. puis b&acirc;ti deux arm&eacute;es romaines et d&eacute;vasta le sud de lItalie. En 72 avant J.C. il tint en &eacute;chec trois autres arm&eacute;es et atteignit la Gaule cisalpine. Sous la pression de ses compagnons, il revint en arri&egrave;re et fut tu&eacute; par le chef romain Marcus Licinius Crassus et tu&eacute; en 71 avant J.C. <br>Dautres r&eacute;voltes desclaves eurent lieu de 139 &agrave; 134 avant J.C. et de 104 &agrave; 101&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; avant J.C. <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br> CONCLUSION : <p>Nous pouvons conclure que lesclavage fait partie int&eacute;grante de la soci&eacute;t&eacute; romaine aussi bien au point de vue &eacute;conomique, politique ou autre. Cest pour cela que lesclave est tellement pr&eacute;sent dans la vie de tous les jours. <br>&nbsp; <p>&nbsp;<a href="index.htm">Retour &agrave; la page d'accueil</a> <br>&nbsp; </body> </html> </pre></xmp></noscript><script language="javascript" src="http://ads.multimania.lycos.fr/ad/test_frame_size.js"></script> <script language="javascript"> if (!AD_clientWindowSize()) {         document.write("<NOSC"+"RIPT>"); } </script>  <script type="text/javascript" src="http://ads.multimania.lycos.fr/ad/ad.php?cat=technology&mkw=&CC=fr&ord=3e9f9d6a&adpref="></script> 
