<html> <head> <title>Lectures</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <link rel="stylesheet" href="../araldstyle.css"> </head> <body bgcolor="#FFFFFF" topmargin="0" leftmargin="10">  <table width="564" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">   <tr>      <td width="150" align="right" valign="top" height="14"> </td>     <td width="15" valign="top" align="center" height="14"></td>     <td valign="top" height="14" align=right><span class="texte10b">06/08/01</span>      </td>     <td width="15" height="14">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td width="150" align="right" valign="top" height="91">        <p>&nbsp;</p>       <p><a href="archivescarnets3.htm" class="texte10os">Suite des archives</a></p>       <p>&nbsp;</p>     </td>     <td width="15" valign="top" align="center" height="91">&nbsp;</td>     <td valign="top" height="91" >&nbsp;</td>     <td width="15" height="91">&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td width="150" align="right" valign="top" height="177">        <p><BR>         <a href="#A1" class="texte09os">Le Dernier Macho Man</a><br>         <span class="texte10">de Sparkle Hayter</span><br>         <a href="#A2" class="texte09os">Tectonique des plaques</a><br>         <span class="texte10">de Carole Darricarrre</span><br>         <a href="#A3" class="texte09os">Couper les tiges</a><br>         <span class="texte10">de Virginie Lalucq</span><br>         <a href="#A4" class="texte09os">Contes et rcits des hros de la Rome          antique</a><br>         <span class="texte10">de Jean-Pierre Andrevon</span> </p>       <p>&nbsp; </p>     </td>     <td width="15" valign="top" align="center" height="177"><IMG src="Traitv.gif" width="10" height="160"></td>     <td valign="top" height="177" >        <p>&nbsp;</p>       <p class="texte14g">Carnets de lecture</p>     </td>     <td width="15" height="177">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td width="150" align="right" valign="top">        <p><a name="A1"></a></p>       <p align="right"><span class="texte10g">Le Dernier Macho Man<br>         <span class="texte10">de Sparkle Hayter<br>         <span class="texte10o">ditions Le Serpent  plumes,<br>         Collection Serpent noir</span><br>         ISBN 2-84261-266-3<br>         320 p., 115 F</span></span> <br>         <br>         <img src="DernierMachoMan.jpg"> </p>     </td>     <td width="15" valign="top" align="center"><IMG src="Traitv.gif" width="10" height="115"></td>     <td valign="top" >        <p class="texte18g">Une Amricaine en Amrique</p>       <p class="texte09j"> <i>Le Dernier Macho Man</i> ou le dernier pisode des          aventures de Robin la new-yorkaise, sign de la non moins new-yorkaise          Sparkle Hayter (et traduit par la stphanoise Jolle Touati).<br>         Robin Hudson, pour ceux qui ne la connatraient pas, est un personnage          qui vaut mieux que son C.V. " Cumularde "  la tlvision (reporter et          responsable d'un dpartement trs spcial dans la chane qui l'emploie),          son mtier lui vaut d'enquter dans les milieux les plus interlopes, d'tre          manipule parfois.<br>         Au dbut de ce roman, Robin meurt. Officiellement. Mdiatiquement. L'annonce          de son dcs est diffuse sur les ondes et sur le Net, sans que la nouvelle          ait t au pralable vrifie. S'ensuit un long flash-back racont  la          premire personne du singulier, qui permet  Robin de relater sa dernire          enqute (le prtexte initial, une srie d'missions  raliser sur " l'homme          du futur "). Le rcit avance  un train de snateur (qui n'aurait jamais          entendu parler du TGV Mditerrane), et reste truff de trs (trop ?)          nombreuses rfrences amricaines. Si Hillary et Monica sont des prnoms          qui font ricaner le monde entier, quel lecteur franais connat Kathie          Lee Gifford, Daddy Warbucks ou Barbara Walters ? Ellroy citant Jack La          Motta ou Hoover accroche n'importe quel lecteur, quelle que soit sa nationalit.          Les private joke de Sparkle Hayter concernant des journalistes amricains          franchissent bien plus difficilement l'Atlantique. Tout de mme, Miss          Hayter gratigne (gentiment) le politiquement correct : l'assistante de          son hrone est aveugle et procdurire, sa voisine une mamie tout aussi          agressive, etc. Vritable cousine de Bridget Jones et d'Ally Mc Beal,          Robin Hudson <i>" ne aprs le Spoutnik et avant la tl couleur "</i>          est un personnage qui finit par exister,  force d'arpenter les rues de          N-Y o <i>" grouillent les fministes et les abeilles "</i>, de s'interroger          sur les rapports homme-femme  chaque page, d'user et d'abuser de tous          les moyens de communication (sans forcment avoir grand chose  changer          avec l'autre, ex ou bonne copine selon son sexe).<br>         Restent de jolis passages (deux exemples : quand Robin raconte  Blue,          l'cologiste qui la seconde dans son enqute, la mort de son pre... ou          quand on lui inocule de force un srum de vrit et qu'elle se retrouve           cracher  la face des mchants tout ce qu'elle a sur le coeur). Autant          de scnes que ne parviennent pas  gcher les effets les plus tlphons          ou les dialogues du style <i>" passe-moi ton mail "</i> (version moderne          du <i>" passe-moi le sel "</i>).</p>       <p class="texte09o" align="right">Frdrick Houdaer<br>       </p>     </td>     <td width="15">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td width="150" align="right" valign="top">        <p><a name="A2"></a></p>       <p align="right"><span class="texte10g">Tectonique des plaques<br>         <span class="texte10">de Carole Darricarrre<br>         <span class="texte10o">ditions Comp'Act</span><br>         ISBN 2-87661-216-X<br>         144 p., 130 F</span></span><br>         <br>         <br>         <img src="TectoniquePlaques.jpg"> </p>     </td>     <td width="15" valign="top" align="center"><IMG src="Traitv.gif" width="10" height="95"></td>     <td valign="top" >        <p class="texte18g">Satori en filigrane</p>       <p class="texte09j">Le pome est un rcit. La voix est celle d'un homme          qui commence  vieillir,  driver. Il se souvient (les femmes, corps          et noms) parce que c'est ce qui lui cote le moins (mauvais calcul). Il          parle de dsir et de volont en usant du conditionnel. Quand c'est de          la mort dont il parle, l'endroit o il la localise (<i>"  gauche,  10          cm au dessus de l'paule "</i>) trahit ses lectures (Castaneda). Dieu,          il le voit dans les yeux d'une vache,<i> " au fond d'un camion remorque,          sur le chemin des abattoirs "</i>, et pourquoi pas ? Plus grave : il prtend          vouloir arracher l'herbe de l'espoir pour devenir lucide. Mais le pome          qui suit cette affirmation courageuse rcidive dans le conditionnel.<br>         Les bouddhistes parlent des cinq agrgats qui composent l'me d'une personne          et qui finissent invitablement par se dsolidariser. Carole Darricarrre,          elle, prfre prendre " appui " sur la <i>Tectonique des plaques</i> pour          dire la mme chose. Son narrateur pourrait tre le personnage principal          des<i> Particules lmentaires</i> s'il n'tait  ce point menac par          quelque chose de plus grand (une forme d'veil  l'occidentale ?). Le          sous-titre de ce recueil est <i>Rupture</i>. Il ne ment pas. L'tat de          crise est prsent ds ses premires lignes... Rappelons simplement que          l'idogramme chinois que l'on peut traduire par " crise " signifie galement          " gurison ".<br>         L'homme au cur de ce recueil finira par redcouvrir ses mains devant          les " jardins mous comme des madeleines aprs la pluie " et par essayer          de " photographier le vent, sans les branches, pas d'appui ". </p>       <p class="texte09o" align="right">Frdrick Houdaer<br>       </p>     </td>     <td width="15">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td width="150" align="right" valign="top">        <p><a name="A3"></a></p>       <p align="right"><span class="texte10g">Couper les tiges<br>         <span class="texte10">de Virginie Lalucq<br>         <span class="texte10o">ditions Comp'Act,<br>         Collection La Polygraphe</span><br>         ISBN 2-87661-223-2<br>         88 p., 110 F</span></span><br>         <br>         <br>         <img src="CouperTiges.jpg"> </p>     </td>     <td width="15" valign="top" align="center"><IMG src="Traitv.gif" width="10" height="95"></td>     <td valign="top" >        <p class="texte18g">Cut, etc.</p>       <p class="texte09j"> Virginie Lalucq ne sait pas ce qu'elle crit. Ou trop          bien. Alors, elle ose. Le titre  l'infinitif de son recueil de pomes          - <i>Couper les tiges</i> -, elle l'assume tout en approuvant ceux de          son entourage qui l'ont trouv mauvais. Elle leur donne raison... et leur          coupe l'herbe sous les pieds. Mademoiselle Lalucq coupe beaucoup, mais          pas n'importe comment. Elle dgraisse la langue sans l'asscher. Elle          <i>" renude "</i> (troisime verbe de son recueil). Elle<i> " cloue leur          bec aux mots "</i>. Elle est sre d'elle, mais pas de son propre sexe.<br>         Mademoiselle Lalucq se permet  peu prs tout (d'jaculer <i>" toujours          prcocement, mais pas souvent "</i>, de dire<i> " des choses effrayantes          parce que les choses sont effrayantes "</i>) et ne laisse rien passer.          Ses astrisques renvoient  plusieurs reprises le lecteur vers la mme          note en bas de page <i>" Il faut aller vers plus d'lagation "</i>.<br>         Mademoiselle Lalucq jardine son champ lexical impitoyablement. Elle crit          <i>" elle crit "</i> ou <i>" elle n'crit pas "</i> indiffremment, et          dans toutes les langues.<br>         Mademoiselle Lalucq est une personne dangereuse. Avec ses instruments          de jardinage, elle finira par blesser quelqu'un. Elle devrait au moins          porter des gants. Au lieu de cela, elle crit des pomes avec des mots          comme <i>" angiosperme "</i>,<i> " pincemaker "</i>, <i>" gogodanceuse          "</i> ou <i>" autostop "</i>.<br>         Mademoiselle Lalucq crit plus d'un sicle aprs Tristan Corbire qui,          dj, s'y entendait pour manier le scateur et couper les jarrets de ses          pomes au moment o ils s'lanaient. Mais Mademoiselle Lalucq raccourcit          ses tiges  l'poque de <i>Technikart </i>et de Christine Angot. Prcisons          qu'elle n'est pas une ingrate. Elle sait remercier. La liste des sources          qu'elle cite  la fin de son recueil est intressante : de l'dition 1976          du Guide Clause (Trait pratique du jardinage)  un article trouv dans          <i>Tl 7 Jours</i> qui lui a inspir cette dernire phrase : <i>" Pour          viter le pourrissement -quelle drle d'ide !- ter les feuilles basses          de la tige. "</i> Mademoiselle Lalucq a de la suite dans les ides. Mais          elle sait s'arrter  temps. </p>       <p class="texte09o" align="right">Frdrick Houdaer<br>       </p>     </td>     <td width="15">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td width="150" align="right" valign="top">        <p><a name="A4"></a></p>       <p align="right"><span class="texte10g">Contes et rcits des hros de la          Rome antique<br>         <span class="texte10">de Jean-Pierre Andrevon<br>         <span class="texte10o">ditions Nathan</span><br>         ISBN 209282025-7<br>         320 p., 59 F</span></span> <br>         <br>         <img src="HerosRome.jpg"> </p>     </td>     <td width="15" valign="top" align="center"><IMG src="Traitv.gif" width="10" height="115"></td>     <td valign="top" >        <p class="texte18g">Sang % Peplum</p>       <p class="texte09j"> O l'on apprend comment une falaise ordinaire devint          " la roche Tarpienne " avant d'tre dsigne comme "toujours prs du          Capitole", pourquoi l'Empire romain sur le dclin recruta des barbares          pour combattre d'autres barbares...<br>         Auteur d'innombrables romans relevant de tous les genres littraires,          Jean-Pierre Andrevon n'est pas homme  se lasser de raconter des histoires.          Ni  dulcorer son propos (mme quand il s'adresse  un jeune public comme          c'est le cas dans le prsent ouvrage). Aussi, quand il puise dans la vieille          marmite des contes de la Rome antique (aprs l'avoir dj explor tout          petit... en tombant dedans !), il n'hsite pas  raconter, par la bouche          d'un vieux paysan mourant, les Guerres puniques sans en omettre les pisodes          les plus atroces. De la mme faon, quand il s'agit de dcrire " les gladiateurs          de Capoue " (mens par Spartacus) en train d'tablir leur campement sur          les flancs du Vsuve, de faire parler une Cloptre roule dans son tapis          et insensible  la dcapitation de son propre frre, l'auteur grenoblois          sait toujours trouver l'angle sous lequel attaquer son rcit. Accompagnent          et renforcent la violence de chaque conte les illustrations en noir et          blanc d'Emre Orhun (aussi magnifiques sur la couverture sang et or de          l'ouvrage qu' l'intrieur). Ses gaulois par exemple, paraissent de terrifiants          barbares plus proches de trolls poilus que des personnages d'Uderzo.<br>         Le recueil s'achve sur un faux happy-end, la bataille des champs Catalauniques          qui voit la victoire d'Aetus le " Dernier Romain " sur Attila. </p>       <p class="texte09o" align="right">Frdrick Houdaer<br>       </p>     </td>     <td width="15">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</td>   </tr> </table> </body> </html> 
