<html> <head>  <title>Prato - Art et Histoire - L'utilisation du marbre vert de Prato dans la d&eacute;coration des monuments</title>  <link href="../../common/css/gener.css" rel="Stylesheet" type="text/css"> <link href="../../common/css/htm.css" rel="Stylesheet" type="text/css"> <meta http-equiv="Content-type" content="text/html; charset=ISO-8859-1"> <meta name="description" content=": La serpentine du Monte Ferrato, une roche souvent plus connue comme vert de Prato eut une vaste utilisation dans la construction des plus importants monuments de la ville"> <meta name="keywords" content="marbre, vert, serpentine"> </head>  <body> <table width="100%" border="0"  cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr>     <td class="verde"> Le marbre vert de Prato</td>      <td class="verde">        <table border="0" align="right" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr>           <td> <a href="../../home_f.htm"><img src="../../common/img/title_f.gif" alt="Prato - Art et Histoire" width="198" height="31" border="0"></a>            </td> <td> <a href="../../home.htm"><img src="../../common/img/bottone.gif" alt="Home Page" width="39" height="39" border="0"></a> </td> </tr> </table>     </td> </tr> </table> <br> <center> <br>   <img src="../img/verdepra.jpg" width="187" height="124" alt="Le vert de Prato, d&eacute;tail de la Cath&eacute;drale, photo de D. Grimoldi"><br>   <br>   <p class="titolo"> D&eacute;tail de la Cath&eacute;drale de Santo Stefano </p> </center> <blockquote>    <p class="testo"> Prato obtenait les pierres pour ses architectures des collines      et de monts des environs : le calcaire liais, avec des tonalit&eacute;s qui      varient du blanc au gris, provenait de la zone de Figline, Retaia, Le Lastre      etc., et m&ecirc;me du lit du fleuve Bisenzio, dont les galets furent utilis&eacute;s      pour les remparts m&eacute;di&eacute;vaux de la ville.<br>     Mais en ce qui concerne les pierres, le nom de Prato est surtout li&eacute;      &agrave; la serpentine du <span class="bold"><a href="../../fuori/fra/zonamur.htm">Monte Ferrato</a></span>,      une roche plus connue sous le nom de &uml;vert de Prato&uml; et dont la diffusion      fut beaucoup plus vaste que la ville seule. La fascination de cette pierre,      qui en a d&eacute;termin&eacute; l'utilisation essentiellement ornementale,      est due principalement &agrave; sa couleur qui peut toucher les diff&eacute;rentes      tonalit&eacute;s de vert, du clair au presque noir, ou m&ecirc;me pr&eacute;senter      des bariolures entre le jaune et le vert, qui l'ont fait efficacement d&eacute;finir      &uml;pierre grenouill&egrave;re.<br>     Les carri&egrave;res les plus anciennes, les seules dont autrefois on obtenait      la pierre, sont au Pian di Gello, sur les flancs orientaux du Monte Piccioli.<br>     La fortune artistique du vert de Prato co&iuml;ncide avec l'&eacute;panouissement      de l'architecture romane toscane et florentine en particulier. Parmi les crit&egrave;res      inspirateurs de ces monuments importants, on trouve l'imitation des architectures      v&eacute;n&eacute;r&eacute;es de la Rome antique et de leur pr&eacute;cieux      rev&ecirc;tement en marbre. Et les &eacute;difices de Rome n'avaient pas &eacute;t&eacute;      seulement immacul&eacute;s, mais souvent ils &eacute;taient enrichis de marbres      polychromes provenant de toutes les terres de l'empire ; parmi ceux-ci, fr&eacute;quents      &eacute;taient les verts intenses et vibrants du marbre thessalien connu sous      le nom de &uml;vert antique&uml;, et du porphyre vert de Gr&egrave;ce, appel&eacute;      justement &uml;serpentine&uml;. Et la serpentine de Prato apparaissait &agrave;      notre civilisation m&eacute;di&eacute;vale, qui recherchait ses propres racines      dans le monde classique, comme une pierre qui par sa chromie et sa noblesse      rappelait ces marbres antiques.<br>     Entre le XIe et le XIIe si&egrave;cle, &agrave; Florence, les monuments suivants      sont caract&eacute;ris&eacute;s par le rev&ecirc;tement en marbre blanc et      vert de Prato : le Baptist&egrave;re, San Miniato, la fa&ccedil;ade inachev&eacute;e      de l'Abbaye de Fiesole</p>  <center>     <img src="../img/battist.jpg" alt="Baptist&egrave;re - Florence" width="122" height="128" border="0" vspace="5" hspace="80">      <img src="../img/miniato.jpg" alt="Eglise de San Miniato - Florence" width="102" height="131" border="0" vspace="5" hspace="80">    </center>   <p class="testo"> A Prato, il marque de son vivant effet de bandes bichromes,      l'acc&egrave;s au <span class="bold"><a href="../../citta/fra/castel.htm">Ch&acirc;teau de l'Empereur</a></span>,      la fa&ccedil;ade et les portails de la <span class="bold"><a href="../../citta/fra/duomo.htm">Cath&eacute;drale</a></span>,      de <span class="bold"><a href="../../citta/fra/francesc.htm">San Francesco</a></span> et de <span class="bold"><a href="../../citta/fra/niccol.htm">San      Niccol&ograve;</a></span>. Mais c'est &agrave; Florence que la serpentine continua      sa fortune pendant la p&eacute;riode gothique, sur les flancs et les absides      de Santa Maria del Fiore et sur le campanile de Giotto. <br>     Encore dans l'architecture florentine du XVe si&egrave;cle, on reconna&icirc;t      dans les monuments romans en marbre et serpentine cette inspiration classique      qui guidait la culture de l'Humanisme : et voil&agrave; que le partisan du      classicisme Leon Battista Alberti propose, sur la fa&ccedil;ade de Santa Maria      Novella, un param&egrave;tre de marbre en marqueterie d'antique tradition.<br>     A Prato il r&eacute;appara&icirc;t dans le rev&ecirc;tement externe de <span class="bold"><a href="../../citta/fra/carceri.htm">Santa      Maria delle Carceri</a></span>, commenc&eacute;e en 1485 dans des formes de classicisme      rigoureux.<br>     Le XVIe si&egrave;cle voit la r&eacute;alisation de compositions complexes      de marbres polychromes, coup&eacute;s en sections irr&eacute;guli&egrave;res      pour former le dessin d'ensemble de planchers, de panneaux muraux, etc. C'est      le moment de la vogue des marbres arch&eacute;ologiques du monde antique et      des pierres dures : la concurrence de tant de mat&eacute;riaux verra la serpentine      &uml;domestique&uml; rel&eacute;gu&eacute;e en des r&ocirc;les marginaux.<br>     Ce sera le XIXe si&egrave;cle romantique qui le proposera de nouveau dans      les plus importants monuments florentins, inspir&eacute;s aux mod&egrave;les      admir&eacute;s par l'architecture m&eacute;di&eacute;vale : la fa&ccedil;ade      n&eacute;o-gothique de Santa Croce et surtout la fa&ccedil;ade de Santa Maria      del Fiore, inaugur&eacute;e en 1887.</p>   <center>     <br>     Extrait de &uml;Pierres de Figline&#168;,<br>     Anna Maria Giusti &uml;Il verde di Prato nella tradizione artistica della      Toscana&#168;    </center> </blockquote>  <br clear="all"> <table width="100%" border="0"  cellpadding="3" cellspacing="0"> <tr>     <td class="verdegiu"> [ <a href="../../citta/home.htm">Itinraires en ville</a>        ] &nbsp;&nbsp; [ <a href="../../fuori/home.htm">Itinraires dans les environs</a>        ] &nbsp;&nbsp; [ <a href="../../contemp/home.htm">Art contemporain</a> ]      </td>  </tr> </table>  </body> </html> 
