<HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=windows-1252"> <META NAME="Generator" CONTENT="Microsoft Word 97/98"> <TITLE>Manifeste du GADEC</TITLE> </HEAD> <BODY LINK="#0000ff" VLINK="#800080">  <B><FONT COLOR="#008080"><P ALIGN="CENTER"><A NAME="Manifeste_GADEC">MANIFESTE</A></FONT><FONT COLOR="#808000"><BR> </FONT><FONT COLOR="#008080">POUR L'EXERCICE </FONT><FONT COLOR="#808000"><BR> </FONT><FONT COLOR="#008080">DE LA DEMOCRATIE EN CENTRAFRIQUE </P> </FONT><FONT COLOR="#808000"><P ALIGN="CENTER">par le <BR> Groupe d'Action pour la D&eacute;fense de la D&eacute;mocrarie en Centrafrique (GADEC)</P> </B></FONT><P><HR></P> <B><P ALIGN="CENTER">PREAMBULE</P> </B><P ALIGN="JUSTIFY">Nous, membres fondateurs du Groupe d'Action pour la D&eacute;fense de la D&eacute;mocratie en Centrafrique (GADEC),</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- D&eacute;sireux de constituer un cadre de r&eacute;flexion en vue de contribuer au d&eacute;veloppement socio-&eacute;conomique de la R&eacute;publique Centrafricaine;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Fermement r&eacute;solus &agrave; contribuer au respect des principes de la d&eacute;mocratie, des droits et devoirs des citoyens proclam&eacute;s par la charte des Nations Unies sur la D&eacute;claration Universelle des droits de l'homme du 10 D&eacute;cembre 1948;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- R&eacute;solus &agrave; veiller &agrave; l'application des principes constitutionnels conformes aux principes du "gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple", fondements de la d&eacute;mocratie;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Consid&eacute;rant que l'Etat Centrafricain, un et indivisible, est r&eacute;gi par des principes fondamentaux bien d&eacute;finis dans sa constitution qui sont: Unit&eacute;, Libert&eacute;, Egalit&eacute; des Chances et des Droits pour toute Personne vivant sur le territoire centrafricain, Impartialit&eacute;, S&eacute;curit&eacute;, Solidarit&eacute; entre les Populations, La&iuml;cit&eacute;, Dignit&eacute; dans la vie courante, Respect des Biens Publics, Moral Civique, S&ucirc;ret&eacute;, etc...; </P> <P ALIGN="JUSTIFY">- convaincus que la diversit&eacute; raciale et ethnique constitue un atout dans l'&eacute;volution et le d&eacute;veloppement d'une nation moderne;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- D&eacute;termin&eacute;s &agrave; amener le citoyen centrafricain &agrave; respecter la constitution et, par del&agrave; &agrave; respecter les droits de la personne; </P> <P ALIGN="JUSTIFY">- D&eacute;termin&eacute;s &agrave; aider la R&eacute;publique Centrafricaine &agrave; sortir de l'isolement, de l'apathie, et de la m&eacute;diocrit&eacute; afin d'en faire un partenaire &agrave; part enti&egrave;re de la communaut&eacute; internationale;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Soucieux d'informer la communaut&eacute; internationale et nationale sur l'&eacute;volution politique et le respect de la d&eacute;mocratie en R&eacute;publique Centrafricaine;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Adh&eacute;rons solennellement en tous points &agrave; l'analyse, &agrave; l'objectif et aux moyens d'action d&eacute;finis dans le pr&eacute;sent manifeste pour la sauvegarde de la nation Centrafricaine.</P> <B><FONT SIZE=4><P ALIGN="JUSTIFY">1- APERCU SUR LA DEMOCRATIE</P> </B><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;<B>A) - D&eacute;finition</P> </B></FONT><P ALIGN="JUSTIFY">Ethymologiquement, le mot d&eacute;mocratie vient du grec D&Ecirc;MOCRATIA de "DEMOS" le peuple, et "CRATOS" le pouvoir. La d&eacute;mocratie est donc "le pouvoir du peuple" qui ne pouvant l'exercer directement le d&eacute;l&egrave;gue &agrave; ses repr&eacute;sentants &eacute;lus. Ces derniers exercent le pouvoir par la volont&eacute; du peuple. Ainsi la D&eacute;mocratie est le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. La d&eacute;mocratie ainsi d&eacute;finie &eacute;tait une notion contingente et &eacute;volutive! Dans la Gr&egrave;ce antique, la d&eacute;mocratie ne s'appliquait pas &agrave; toutes les cit&eacute;s (villes) grecques et non plus &agrave; tous ses habitants. Cette d&eacute;mocratie ne s'appliquait qu'aux seuls habitants de la cit&eacute; d'Ath&egrave;nes. En &eacute;taient exclus les habitants des autres cit&eacute;s grecques, les m&eacute;t&egrave;ques (comprendre &eacute;trangers) et les esclaves. On retrouve l'exemple grecque dans la Rome antique o&ugrave; seuls les citoyens romains, c'est &agrave; dire les habitants de la cit&eacute; de Rome, pouvaient exercer la magistrature (&agrave; savoir le droit de diriger et de voter), les p&eacute;r&eacute;grins (voyageurs, &eacute;trangers) ainsi que les esclaves n'y avaient pas droit; cette forme de gouvernement &eacute;tait &eacute;galement pratiqu&eacute;e dans les bourgs anglais ainsi que dans les cantons suisses. La nouvelle notion de la d&eacute;mocratie a commenc&eacute; &agrave; faire son apparition sur la sc&egrave;ne internationale apr&egrave;s la d&eacute;claration d'ind&eacute;pendance des Etats-Unis en 1776 et surtout apr&egrave;s la premi&egrave;re r&eacute;volution fran&ccedil;aise du 14 Juillet 1789 qui a donn&eacute; naissance &agrave; la d&eacute;claration des droits de l'homme et du citoyen qui devient le corollaire de la d&eacute;mocratie. Cette derni&egrave;re est devenue universelle apr&egrave;s la d&eacute;claration universelle des droits de l'homme adopt&eacute;e par les Nations Unies le 10 D&eacute;cembre 1948. Depuis cette date, un Etat est dit d&eacute;mocratique lorsqu'il reconna&icirc;t et applique dans sa gestion sociale et publique les principes de la d&eacute;claration universelle des droits de l'homme. La plupart des Etats modernes sont d&eacute;finis par la diversit&eacute; de leurs races, de leurs ethnies et de leurs cultures, par la la&iuml;cit&eacute; de leur syst&egrave;me politique, par la fronti&egrave;re de leur territoire ainsi que par leur population. La d&eacute;mocratie est donc d&eacute;finie par la souverainet&eacute; appartenant &agrave; l'ensemble des citoyens de l'Etat. Le citoyen dans le cas pr&eacute;sent est synonyme de l'homme en tant qu'&ecirc;tre libre &agrave; savoir disposant de tous ses droits.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">La R&eacute;publique Centrafricaine en tant que pays membre de l'Organisation des Nations Unies a ratifi&eacute; la d&eacute;claration Universelle des droits de l'homme et la nouvelle constitution centrafricaine de 1994 a int&eacute;gr&eacute; dans son pr&eacute;ambule la d&eacute;claration des droits de l'homme.</P> <FONT SIZE=4><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;<B>B) - Caract&eacute;ristiques</P> </B></FONT><P ALIGN="JUSTIFY">A partir de 1917, avec l'av&egrave;nement de la r&eacute;volution bolch&eacute;vique en URSS deux types de d&eacute;mocratie ont vu le jour et ont commenc&eacute; &agrave; s'affronter: </P> <P ALIGN="JUSTIFY">- La d&eacute;mocratie lib&eacute;rale qui est qualifi&eacute;e de d&eacute;mocratie bourgeoise ou capitaliste. Ce courant peut &ecirc;tre du type monarchique ou r&eacute;publicain. Cette d&eacute;mocratie repose sur l'individu et la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute; qui constituent le fondement de la soci&eacute;t&eacute; bourgeoise. L'individu est sacr&eacute; et peut acqu&eacute;rir des biens et s'enrichir. Elle constituait et continue &agrave; &ecirc;tre le principal mode de gouvernement dans les pays occidentaux capitalistes.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- La d&eacute;mocratie populaire, prol&eacute;tarienne ou communiste s'oppose &agrave; la d&eacute;mocratie bourgeoise. Elle repose sur les critiques inspir&eacute;es par Karl Marx &agrave; l'&eacute;gard des droits civils, politiques et &eacute;conomiques. Elle est de type collectiviste et reconna&icirc;t la sup&eacute;riorit&eacute; de l'Etat sur l'individu. Ainsi pour les adeptes de la d&eacute;mocratie populaire, le droit &agrave; la propri&eacute;t&eacute; individuelle implique la libert&eacute; individuelle qui est la libert&eacute; n&eacute;cessaire au capitaliste qui, opposant l'homme &agrave; l'homme, permet l'exploitation de l'homme par l'homme, n&eacute;gation m&ecirc;me de la libert&eacute;. Par cons&eacute;quent la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e est consid&eacute;r&eacute;e comme un vice. La d&eacute;mocratie populaire a &eacute;t&eacute; pratiqu&eacute;e en URSS et dans les pays de l'Europe de l'est jusqu'en 1989, en Chine (apr&egrave;s la victoire de Mao Zedong sur les nationalistes en 1945) et dans de nombreux pays du tiers monde. Depuis la chute du mur de Berlin en 1989, l'influence de ce courant s'est nettement amoindrie.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Aujourd'hui, on rencontre essentiellement trois pratiques de la d&eacute;mocratie lib&eacute;rale dans un Etat: </P> <P ALIGN="JUSTIFY">1)- La d&eacute;mocratie indirecte, repr&eacute;sentative ou d&eacute;l&eacute;gative. Les citoyens &eacute;lisent leurs repr&eacute;sentants &agrave; qui ils confient plein pouvoir pour d&eacute;fendre en leur nom, toutes causes aupr&egrave;s des instances nationales. Elle repr&eacute;sente la forme la plus courante et le principal mod&egrave;le de repr&eacute;sentation de la d&eacute;mocratie dans une soci&eacute;t&eacute;.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">2)- La d&eacute;mocratie directe repose sur la consultation directe du peuple pour des probl&egrave;mes fondamentaux de r&eacute;orientation (nouvelle constitution &agrave; adopter, &agrave; amender, etc...) de soci&eacute;t&eacute; ou d'introduction de nouvelles donnes dans la vie publique.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">3)- la d&eacute;mocratie d&eacute;lib&eacute;rative qui repr&eacute;sente quant &agrave; elle une forme interm&eacute;diaire entre la d&eacute;mocratie d&eacute;l&eacute;gative et la d&eacute;mocratie directe. Elle se traduit par la mise en place des m&eacute;canismes permettant aux citoyens de d&eacute;lib&eacute;rer et de se prononcer collectivement sur un sujet d'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, par contre la d&eacute;cision politique revient aux repr&eacute;sentants &eacute;lus. </P> <FONT SIZE=4><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;<B>C) - Fonctionnement</P> </B></FONT><P ALIGN="JUSTIFY">Il serait totalement inexact de croire que "l'Afrique n'est pas m&ucirc;re pour la d&eacute;mocratie". Si on accepte que les principes fondamentaux de la d&eacute;mocratie sont la libert&eacute; individuelle et les droits &eacute;conomiques et sociaux de l'homme et, de plus, si on reconna&icirc;t que tous les hommes naissent &eacute;gaux et ont les m&ecirc;mes droits devant la loi, il ne devrait pas avoir de discrimination dans les pratiques d&eacute;mocratiques.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Dans les pays du tiers monde, en Afrique et plus particuli&egrave;rement en R&eacute;publique Centrafricaine, force est de constater que la d&eacute;mocratie ne fait pas encore partie de la culture, ni des m&#156;urs politiques. La nature du syst&egrave;me politique dans ces pays en g&eacute;n&eacute;ral, en d&eacute;pit des professions de foi, ne peut &ecirc;tre r&eacute;v&eacute;l&eacute;e par la seule analyse de la constitution quand bien m&ecirc;me que celle-ci dans sa r&eacute;daction soit d&eacute;mocratique.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Il est important de noter que dans de nombreux pays, les dirigeants font passer leur int&eacute;r&ecirc;t personnel avant l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur de la nation. Ainsi on peut s'attendre &agrave; ce que, les hommes politiques de ces Etats recherchent le pouvoir personnel. Cette situation se traduit par la concentration de tous les pouvoirs (ex&eacute;cutif, l&eacute;gislatif, judiciaire) de l'Etat entre les mains d'une personne et/ou d'un groupe de personnes remettant en cause la bonne marche de la d&eacute;mocratie. </P> <P ALIGN="JUSTIFY">Pour de bonnes pratiques d&eacute;mocratiques, il est important qu'il y ait une s&eacute;paration effective des diff&eacute;rents pouvoirs (ex&eacute;cutif, l&eacute;gislatif, judiciaire) les rendant ind&eacute;pendants les uns des autres permettant ainsi un juste &eacute;quilibre. Cet &eacute;quilibre se faisant en faveur du citoyen qui demeure le principal acteur et animateur de la soci&eacute;t&eacute;.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">La d&eacute;mocratie moderne n'admet pas que l'ex&eacute;cutif prenne le pas sur le l&eacute;gislatif ni sur le judiciaire. Chaque pouvoir &agrave; des t&acirc;ches publiques et sociales bien d&eacute;finies. Le quatri&egrave;me pouvoir de la d&eacute;mocratie est repr&eacute;sent&eacute; par la presse. Pour que la d&eacute;mocratie s'exerce pleinement, la presse doit garder son ind&eacute;pendance et ne doit pas &ecirc;tre soumise &agrave; aucune autorit&eacute; politique. La libert&eacute; de pens&eacute;e, de parole et de cr&eacute;ation permet &agrave; l'homme de s'affirmer et de pouvoir &eacute;voluer.</P> <B><FONT SIZE=4><P ALIGN="JUSTIFY">2 - DEMOCRATIE ET CENTRAFRIQUE</P> </B><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;<B>A) - Pr&eacute;sentation de la R&eacute;publique Centrafricaine</P> </B></FONT><P ALIGN="JUSTIFY">La R&eacute;publique Centrafricaine, anciennement Oubangui-Chari pendant la colonisation, est situ&eacute;e au c&#156;ur de l'Afrique et est limit&eacute;e au nord par le Tchad, &agrave; l'est par le Soudan, &agrave; l'ouest par le Cameroun et au sud par les deux Congo (R&eacute;publique du Congo (Brazzaville) et R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo (Kinshasa)). La superficie de la R&eacute;publique Centrafricaine est de 623 000 Km2 avec une population totale de pr&egrave;s de 4M d'habitant dont plus d'un cinqui&egrave;me (1/5), environ 600000 hab, vit dans la capitale Bangui. Pays situ&eacute; juste au-dessus de l'&eacute;quateur, il pr&eacute;sente une v&eacute;g&eacute;tation tr&egrave;s diversifi&eacute;e et abondante li&eacute;e &agrave; l'influence des climats tropical humide au sud (zone couverte par la for&ecirc;t &eacute;quatoriale) et tropical sec au nord (zone de savane). Cette v&eacute;g&eacute;tation diversifi&eacute;e est &agrave; l'origine d'une faune &eacute;galement diversifi&eacute;e qui malheureusement subit un braconnage s&eacute;v&egrave;re qui a entra&icirc;n&eacute; presque la disparition de certaines esp&egrave;ces tr&egrave;s recherch&eacute;es tels que les &eacute;l&eacute;phants, les rhinoc&eacute;ros, etc.......</P> <P ALIGN="JUSTIFY">A l'exception des populations du nord de la R&eacute;publique Centrafricaine (Nord-Ouest, les Mbum et le long de la fronti&egrave;re Tchadienne les Sara et les ouaddayennes le long du fleuve Aouk), les neuf dixi&egrave;mes (9/10) de la population centrafricaine parlent des langues d'origine oubanguienne. Cette parent&eacute; linguistique oubanguienne cache des diff&eacute;rences culturelles dans les populations centrafricaines. On trouve essentiellement deux grands groupes parmi les populations oubanguiennes de la R&eacute;publique Centrafricaine:</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Au niveau de la dorsale oubanguienne, c'est &agrave; dire la partie centrale du pays, il y a les oubanguiens de la savane qui sont essentiellement des agriculteurs. Ce sont des groupes ethniques compos&eacute;s essentiellement des Gbaya, des Mandja et des Banda.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Au sud, dans le bassin du Congo, on trouve les oubanguiens du fleuve qui sont des agriculteurs et des p&ecirc;cheurs constitu&eacute;s par les groupes des Ngbaka, Issongo, Gbanziri, Ngbandi (Yakoma et Sango), Nzakara et Zand&eacute;.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">L'ensemble des oubanguiens du fleuve est moins nombreux que celui des oubanguiens de la savane. </P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Enfin dans la deuxi&egrave;me moiti&eacute; du 20e si&egrave;cle, on assiste &agrave; une immigration:</P> <P ALIGN="JUSTIFY">* des Fulb&eacute;, Haoussa et Kanuri venant du Nig&eacute;ria</P> <P ALIGN="JUSTIFY">* des Arabes et des Kanembu du Tchad</P> <P ALIGN="JUSTIFY">* des Soudanais</P> <P ALIGN="JUSTIFY">* quelques Indiens.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Cette relative homog&eacute;n&eacute;it&eacute; dans la population centrafricaine est &agrave; l'origine de la naissance d'une langue nationale, le Sango &agrave; c&ocirc;t&eacute; d'une langue officielle le Fran&ccedil;ais.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">La diversit&eacute; culturelle est actuellement utilis&eacute;e par certains politiciens centrafricains pour diviser le pays en centrafricains de la savane et centrafricains du fleuve.</P> <B><FONT SIZE=4><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;B) - Situation Economique</P> </B></FONT><P ALIGN="JUSTIFY">Pays enclav&eacute; au c&#156;ur de l'Afrique, la R&eacute;publique Centrafricaine est handicap&eacute;e par sa situation g&eacute;ographique. Son &eacute;conomie rendue inexistante et totalement d&eacute;pendante de l'aide ext&eacute;rieure est incapable de d&eacute;marrer: absence d'industrie, une agriculture primaire, un &eacute;change commercial d&eacute;ficitaire. La R&eacute;publique Centrafricaine est tributaire des voies de communication de ses voisins: plus de 2000 km de route de Bangui (capitale de la R&eacute;publique Centrafricaine) &agrave; Douala (ville portuaire du Cameroun); plus de 1000 km par voie fluviale de Bangui &agrave; Brazzaville (capitale de la R&eacute;publique du Congo) pour atteindre le chemin de fer Congo-Oc&eacute;an. 80% de la population centrafricaine pratique l'agriculture de subsistance. On trouve quelques cultures d'exportations (coton, caf&eacute;, cacao, s&eacute;same, caoutchouc......). Sur le plan des richesses mini&egrave;res, le sous-sol centrafricain est sous exploit&eacute;. A l'heure actuelle, seuls le diamant et l'or, extraits de mani&egrave;re artisanale, constituent la principale source d'exportation du pays. La R&eacute;publique Centrafricaine pr&eacute;sente un d&eacute;ficit dans son commerce ext&eacute;rieur en 1995 de pr&egrave;s de 4 millions de dollar et sa dette ext&eacute;rieure totale est d'environ 890 millions de dollar. Son PIB en 1994 la classe en 4&egrave;me position au niveau des pays de l'Union Douani&egrave;re et Economique de l'Afrique Centrale (UDEAC).</P> <B><FONT SIZE=4><P ALIGN="JUSTIFY">C- Histoire de l'Evolution Politique et Sociale</P> </B></FONT><I><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;&#9;a) - P&eacute;riode Pr&eacute;coloniale</P> </I><P ALIGN="JUSTIFY">L'&eacute;poque pr&eacute;coloniale centrafricaine est mal connue, n&eacute;anmoins on pense que l'espace centrafricain actuel a &eacute;t&eacute; peupl&eacute; au moins 2000 ans avant JC par des pygm&eacute;es et des populations n&eacute;gro&iuml;des. L'actuelle R&eacute;publique Centrafricaine et le sud du Tchad ont &eacute;t&eacute; colonis&eacute;s par les oubanguiens probablement 2000 ans avant JC.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Du fait de sa position continentale, l'espace centrafricain a &eacute;t&eacute; plus ou moins &eacute;pargn&eacute; par le commerce de traite atlantique, nilotique et saharien repr&eacute;sent&eacute; par les razzias esclavagistes. La population de cette r&eacute;gion aurait &eacute;t&eacute; probablement d&eacute;truite par des &eacute;pid&eacute;mies transmises par des populations ext&eacute;rieures (surtout c&ocirc;ti&egrave;res, donc plus expos&eacute;es aux maladies &eacute;trang&egrave;res au continent d&ucirc; au contact avec les peuples des autres continents vers la fin du 19e si&egrave;cle) qui fuyaient les razzia esclavagistes le long des c&ocirc;tes africaines.</P> <I><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;&#9;b) - P&eacute;riode Coloniale</P> </I><P ALIGN="JUSTIFY">La premi&egrave;re p&eacute;n&eacute;tration fran&ccedil;aise en Centrafrique se situe vers 1890 avec la cr&eacute;ation du poste de Bangui. Cette p&eacute;riode coloniale qui va durer jusqu'en 1958 fut caract&eacute;ris&eacute;e par de grands troubles:</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Des trait&eacute;s truqu&eacute;s qui n'avaient que pour but de d&eacute;poss&eacute;der les chefs, rois et sultans locaux de tout pouvoir au profit de l'administration coloniale.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- Les concurrences entre les puissances coloniales europ&eacute;ennes (surtout Fran&ccedil;aise et Anglaise) qui dans leur qu&ecirc;te de r&eacute;aliser les grands axes (par exemple: axe Ouest-Est (Fran&ccedil;ais): Dakar, S&eacute;n&eacute;gal, &agrave; Djibouti; et l'axe Nord-Sud (Anglais): Le Caire (Egypte) au Cap (Afrique du Sud)) a abouti au partage de l'Afrique &agrave; la conf&eacute;rence de Berlin en 1884-1885.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- L'exploitation sauvage de l'actuelle R&eacute;publique Centrafricaine par des compagnies concessionnaires fran&ccedil;aises par l'institutionnalisation des travaux forc&eacute;s, l'imp&ocirc;t de capitation, les cultures obligatoires, les corv&eacute;es masculines, f&eacute;minines voire infantile qui ont entra&icirc;n&eacute; des r&eacute;sistances et des r&eacute;voltes dont le point culminant fut la guerre des "Kongo-wara" (guerre des houes) en 1928.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Cette p&eacute;riode coloniale entra&icirc;na des cons&eacute;quences sociales consid&eacute;rables avec des bouleversements des structures sociales. Le d&eacute;veloppement du commerce allait &eacute;branler la vie communautaire centrafricaine: les rites traditionnels tombant en d&eacute;su&eacute;tude, les travaux champ&ecirc;tres furent d&eacute;laiss&eacute;s au profit: du transport du caoutchouc, du portage, de la cr&eacute;ation des postes administratifs en dehors des villages, des constructions de villages pilotes, de l'abandon de l'artisanat entra&icirc;nant une crise dans l'agriculture traditionnelle. Ainsi fut n&eacute; l'exode rural (fl&eacute;au contemporain) d&eacute;peuplant la campagne au profit de Bangui.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Cette p&eacute;riode fut &eacute;galement caract&eacute;ris&eacute;e par le ralliement de la colonie de l'Oubangui-chari (R&eacute;publique Centrafricaine) &agrave; l'appel du g&eacute;n&eacute;ral De Gaule, le 13 Ao&ucirc;t 1940 sous l'impulsion de F&eacute;lix Ebou&eacute;, gouverneur g&eacute;n&eacute;ral de l'Afrique Equatoriale Fran&ccedil;aise (AEF).</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Avec la conf&eacute;rence de Brazzaville en 1944 et l'&eacute;lection du premier d&eacute;put&eacute; oubanguien, Barth&eacute;l&eacute;my Boganda &agrave; l'Assembl&eacute;e Nationale Fran&ccedil;aise, le peuple centrafricain venait de faire son entr&eacute;e sur la sc&egrave;ne politique fran&ccedil;aise et un peu plus tard mondiale apr&egrave;s la proclamation de son ind&eacute;pendance le 13 Ao&ucirc;t 1960.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Boganda dont la principale id&eacute;e politique &eacute;tait autonomie et participation dans la communaut&eacute; fran&ccedil;aise, cr&eacute;a un parti politique, le MESAN (Mouvement Social de l'Evolution en Afrique Noire) qui avait pour but de construire une nation unitaire, d&eacute;nomm&eacute;e Union des R&eacute;publiques d'Afrique Centrale (URAC) regroupant les anciennes colonies de l'Afrique Equatoriale Fran&ccedil;aise (l'ex-Congo-Fran&ccedil;ais, le Gabon, l'Oubangui-Chari et le Tchad) et de permettre son &eacute;volution vers l'ind&eacute;pendance vis-&agrave;-vis de la puissance coloniale. L'URAC devait &ecirc;tre l'&eacute;tape pr&eacute;liminaire pour la constitution des Etats-Unis d'Afrique Centrale qui seraient compos&eacute;s du Cameroun, du Congo Belge, du Royaume de l'Urundi et de l'URAC. Boganda devint le premier Pr&eacute;sident de la nation lors de la proclamation de la R&eacute;publique Centrafricaine le 1er D&eacute;cembre 1958 &agrave; la suite de l'&eacute;chec de ses id&eacute;es f&eacute;d&eacute;ralistes. A sa mort, suite &agrave; un accident d'avion, David Dacko lui succ&egrave;da en 1959.</P> <I><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;&#9;c) - P&eacute;riode Post-coloniale, l'av&egrave;nement de Bokassa et la confiscation de la r&eacute;volution Centrafricaine</P> </I><P ALIGN="JUSTIFY">La prise de pouvoir de l'Etat par Dacko va compl&egrave;tement changer l'&eacute;volution d&eacute;mocratique de la politique du jeune Etat centraficain naissant. La concentration de tous les pouvoirs (ex&eacute;cutif, l&eacute;gislatif et judiciaire) aux mains de Dacko fit d&eacute;river le r&eacute;gime constitutionnel d'inspiration parlementaire bas&eacute; sur la constitution fran&ccedil;aise de 1958 en un r&eacute;gime autocratique, despotique et totalitaire. Il mit, pour la premi&egrave;re fois, fin aux multipartismes dans le pays. Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et son gouvernement ne sont plus responsable de leurs actes vis-&agrave; vis de l'Assembl&eacute;e Nationale Centrafricaine (loi du 15 d&eacute;cembre 1960) et l'&eacute;lection du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique par le suffrage universel direct fut supprim&eacute;.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Le MESAN fut institutionnalis&eacute; et devint parti unique en 1964. Tout responsable politique ou public centrafricain devrait &ecirc;tre membre du parti unique (par exemple: les chefs de village et les maires de communes rurales &eacute;taient les repr&eacute;sentants du MESAN dans leur circonscription respective). Dacko nommait &agrave; toutes les fonctions, d&eacute;signait les d&eacute;put&eacute;s et dignitaires du MESAN, contr&ocirc;lait sans partage tous les rouages de l'Etat centrafricain. Un m&eacute;contentement g&eacute;n&eacute;ral s'&eacute;tait d&eacute;velopp&eacute; au sein de la population. Dans la nuit du 1er janvier 1966, le colonel Bokassa et un groupe de soldats mirent fin au pouvoir de Dacko.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Le coup d'&eacute;tat de la Saint Sylvestre 1966 permit &agrave; Bokassa d'&eacute;tablir son pouvoir avec l'aide de l'arm&eacute;e centrafricaine. Le but du r&eacute;gime provisoire (qui a finalement gouvern&eacute; pendant 14 ans &agrave; l'aide de 2 actes constitutionnels de 1966 qui abolissaient la constitution de 1964) &eacute;tait:</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- de moraliser l'administration publique centrafricaine;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- d'attenuer les d&eacute;sordres financiers, la corruption, la gab&eacute;gie du r&eacute;gime Dacko;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">- de s'opposer &agrave; la p&eacute;n&eacute;tration Chinoise en Centrafrique.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Les deux actes constitutionnels donnaient tous les pouvoirs (ex&eacute;cutif et l&eacute;gislatif, dissolution de fait de l'Assembl&eacute;e Nationale Centrafricaine) de l'Etat au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui gouvernait par voie d'ordonnances. En plus du pouvoir personnel et autoritaire, la m&eacute;galomanie, le despotisme, l'enrichissement illicite entra&icirc;neront Bokassa &agrave; gravir tr&egrave;s rapidement les &eacute;chelons de l'arm&eacute;e (g&eacute;n&eacute;ral puis mar&eacute;chal), puis &agrave; devenir Pr&eacute;sident &agrave; vie. Le 10 Novembre 1976, le congr&egrave;s extraordinaire du MESAN (parti unique &eacute;tatique) d&eacute;cida de transformer la R&eacute;publique Centrafricaine en Empire. Bokassa devint le premier Empereur de Centrafrique sous le nom de Bokassa 1er le 4 D&eacute;cembre 1977. Pendant les 14 ans de r&egrave;gne de Bokassa, les centrafricains oppos&egrave;rent une r&eacute;sistance passive aux exc&egrave;s du r&eacute;gime Bokassa bien qu'il y ait eu par ci et l&agrave; des attentats ou parfois des tentatives truqu&eacute;s de coups d'&eacute;tats qui &eacute;chou&egrave;rent et dont les auteurs furent sommairement ex&eacute;cut&eacute;s. </P> <P ALIGN="JUSTIFY">La fin du r&eacute;gime Bokassa vint &agrave; la suite de la r&eacute;volte des scolaires et lyc&eacute;ens dont la r&eacute;pression sanglante par sa garde pr&eacute;torienne indigna le monde entier. Le 20 septembre 1979, profitant du s&eacute;jour de Bokassa en Libye, la France &agrave; la suite de l'op&eacute;ration Barracuda s'empara de Bangui et r&eacute;installa Dacko au pouvoir. Au cours de cette op&eacute;ration, l'arm&eacute;e Fran&ccedil;aise en profita pour saisir et emmener toutes les archives de l'Etat Centrafricain qui &eacute;taient bas&eacute;es &agrave; Berengo vers une destination inconnue.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Le retour de Dacko au pouvoir n'arrangea pas la situation: la corruption, la gab&eacute;gie, l'irresponsabilit&eacute; continuaient &agrave; dominer la vie politique et sociale centrafricaine.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Le 1er Septembre 1981, une junte militaire repris le pouvoir avec &agrave; sa t&ecirc;te le g&eacute;n&eacute;ral Andr&eacute; Kolingba. Du fait de la d&eacute;sorganisation de l'opposition, le gouvernement militaire, apr&egrave;s avoir fond&eacute; un nouveau parti unique, le Rassemblement D&eacute;mocratique Centrafricain (RDC), fit pl&eacute;bisciter une constitution le 21 Novembre 1986. En 1991, la pression populaire et les conditions fran&ccedil;aises de la conf&eacute;rence de Baule permirent la renaissance des partis politiques. Les &eacute;lections pluralistes et d&eacute;mocratiques (pr&eacute;sidentielles et l&eacute;gislatives) furent organis&eacute;es en 1993. Ange-F&eacute;lix Patass&eacute; fut &eacute;lu Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Centrafricaine. </P> <I><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;&#9;d) - Situation Actuelle</P> </I><P ALIGN="JUSTIFY">Tout le monde se rappelle la joie et l'espoir que tous les centrafricains avaient plac&eacute; dans le gouvernement n&eacute; apr&egrave;s les premi&egrave;res &eacute;lections d&eacute;mocratiques en Centrafrique! Les syndicats ainsi que les partis politiques d'oppositions avaient d&eacute;cid&eacute; de donner sa chance au gouvernement pour une p&eacute;riode d'un an pendant laquelle ce dernier devrait mettre en place une v&eacute;ritable politique de d&eacute;veloppement et d'ind&eacute;pendance nationale. Apr&egrave;s 3 ans de gouvernement issu d'&eacute;lections d&eacute;mocratiques, la situation politique, sociale et &eacute;conomique centrafricaine a regress&eacute; et a abouti &agrave; une grave crise sociale &agrave; laquelle le pays n'a jamais &eacute;t&eacute; confront&eacute; depuis son existence: des mutineries r&eacute;p&eacute;titives (3 mutineries en moins d'une ann&eacute;e) d'une partie des forces arm&eacute;es centrafricaines. La survenue de cette situation est due &agrave; un manque de pratiques d&eacute;mocratiques ainsi que de confiance entre le peuple centrafricain et ses responsables politiques. En passant un contrat de dupe avec le peuple par des promesses utopiques, la nature v&eacute;ritable du r&eacute;gime en place a montr&eacute; l'opportunisme, l'incurie, le sectarisme, le tribalisme et la pr&eacute;varication du Pr&eacute;sident Patass&eacute; et de ses acolytes. Tout se passe comme si le fait d'&ecirc;tre d&eacute;mocratiquement &eacute;lu au suffrage universel &agrave; la t&ecirc;te d'un pays donne tous les droits au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique de priver le peuple de ses droits &eacute;l&eacute;mentaires &agrave; savoir la LIBERT&Eacute; qui se traduit par: des arrestations arbitraires, des enl&egrave;vements et des assassinats de citoyens, l'enrichissement illicite, la mauvaise g&eacute;rance de la chose publique. Pour le peuple Centrafricain, la p&eacute;riode actuelle dite d&eacute;mocratique n'a rien &agrave; envier avec les dictatures militaires de Bokassa puis de Kolingba par le caract&egrave;re despotique, d&eacute;magogique et autocratique du pouvoir. En face de ce pouvoir totalitaire et anti d&eacute;mocratique, l'opposition centrafricaine n'arrive pas &agrave; coordonner ses actes, para&icirc;t d&eacute;missionnaire et divis&eacute;e face &agrave; ses responsabilit&eacute;s et joue l'immobilisme.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">L'implication de l'arm&eacute;e fran&ccedil;aise bas&eacute;e en Centrafrique dans les derniers &eacute;v&eacute;nements qui se d&eacute;roulent en Centrafrique a surpris la communaut&eacute; nationale et internationale. Elle a montr&eacute; comment la d&eacute;mocratie est une notion contingente et d&eacute;pend essentiellement des facteurs socio-&eacute;conomiques et culturels. A l'heure ou nous avions d&eacute;cid&eacute; de la cr&eacute;ation de cette organisation, une force d'interposition compos&eacute;e des soldats de 6 pays africains (Burkina Faso, Gabon, Mali, S&eacute;n&eacute;gal, Tchad et Togo) constituent la Mission d'interposition des accords de Bangui (MISAB) qui a pour r&ocirc;le de d&eacute;sarmer les protagonistes (mutins et milices) et r&eacute;tablir la paix en Centrafrique.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Conscient du d&eacute;ficit de d&eacute;mocratie et des pratiques totalitaire, autocratique et despotique, le GADEC s'engage totalement &agrave; &#156;uvrer pour l'av&egrave;nement d'une v&eacute;ritable d&eacute;mocratie et du respect des droits de l'homme en Centrafrique</P> <B><FONT SIZE=4><P ALIGN="JUSTIFY">3 - LE GADEC</P> </B><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;<B>A) - D&eacute;finition</P> </B></FONT><P ALIGN="JUSTIFY">Le GADEC se d&eacute;finit comme une organisation &agrave; but non lucratif, totalement impliqu&eacute;e dans la d&eacute;fense de la d&eacute;mocratie en Centrafrique. La d&eacute;mocratie dans le cas pr&eacute;sent, &eacute;tant l'institution politique gouvernementale qui d&eacute;coule directement des principes de droits de l'homme. De plus, le GADEC comporte un volet humanitaire d'aide au d&eacute;veloppement socio-&eacute;conomique de la population centrafricaine. </P> <FONT SIZE=4><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;<B>B) - Objectifs</P> </B></FONT><P ALIGN="JUSTIFY">Les membres fondateurs du GADEC, &agrave; partir d'analyses des principaux probl&egrave;mes nationaux et internationaux, de l'histoire socio-politique de la R&eacute;publique Centrafricaine (qui a travers&eacute; trois d&eacute;cennies d'autoritarisme), ont retenu ce qui suit comme principaux objectifs en vue de la d&eacute;mocratisation effective de la vie publique et sociale en R&eacute;publique Centrafricaine:</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">1) - </B>Opposition par tous les moyens d&eacute;mocratiques &agrave; l'oppression du peuple Centrafricain par tout pouvoir autoritaire, totalitaire, despotique, arbitraire et dictatorial.</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">2) - </B>L'instauration d'une v&eacute;ritable d&eacute;mocratie et des valeurs r&eacute;publicaines bas&eacute;es sur les droits de l'homme &agrave; savoir &eacute;galit&eacute; de tous les citoyens devant la justice, libert&eacute; de pens&eacute; et de parole, droit &agrave; la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e, la libert&eacute; d'association, etc... </P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">3) - </B>La s&eacute;paration claire entre les trois pouvoirs: ex&eacute;cutif, l&eacute;gislatif et judiciaire permettant &agrave; chacune des institutions de faire correctement son travail &eacute;vitant par la m&ecirc;me occasion la corruption, l'autoritarisme et le despotisme. La libert&eacute; de la presse devant &ecirc;tre garantie par une totale ind&eacute;pendance vis-&agrave;-vis de ces trois pouvoirs.</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">4) - </B>La r&eacute;conciliation nationale et l'unit&eacute; du peuple centrafricain se traduisant par la lutte contre les discriminations bas&eacute;es sur l'ethnie, le r&eacute;gionalisme, le sexe, la religion, la race, etc...</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">5) - </B>La promotion d'une meilleure gestion de la chose publique et la moralisation de la soci&eacute;t&eacute; centrafricaine par la r&eacute;introduction de l'instruction civique dans les programmes scolaires et universitaires permettant ainsi une lutte soutenue contre la corruption, la gab&eacute;gie, le n&eacute;potisme, les d&eacute;tournements de fonds publics, l'expropriation des citoyens, l'enrichissement illicite, les fraudes fiscales et douani&egrave;res, etc...</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">6) -</B> La mise en place d'une v&eacute;ritable politique &eacute;conomique susceptible de mener la R&eacute;publique Centrafricaine vers une &eacute;conomie transparente et pouvant, dans ce cas, garantir la libert&eacute; d'entreprendre un des principaux atouts dans la consolidation de la d&eacute;mocratie.</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">7)</B> - La promotion d'une politique efficace et effective de d&eacute;veloppement dans tous les domaines bas&eacute;e sur la valorisation des ressources humaines. </P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">8) -</B> L'int&eacute;gration dans la vie collective des moyens culturels permettant un plein &eacute;panouissement du citoyen centrafricain.</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">9) - </B>La restructuration de l'arm&eacute;e nationale centrafricaine en se basant sur les conclusions des &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux de l'arm&eacute;e afin de constituer une v&eacute;ritable arm&eacute;e nationale, int&eacute;grant toutes les tribus et ethnies en Centrafrique, ayant pour but la d&eacute;fense des limites territoriales centrafricaines ainsi que leur implication dans le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social de la R&eacute;publique Centrafricaine.</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">10) -</B> Une v&eacute;ritable politique de s&eacute;curit&eacute; sociale et de protection sanitaire permettant de prot&eacute;ger la population centrafricaine totalement d&eacute;munie face aux &eacute;pid&eacute;mies et autres fl&eacute;aux.</P> <B><FONT SIZE=4><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;C) - Action</P> </B></FONT><P ALIGN="JUSTIFY">Les principaux objectifs que nous nous sommes assign&eacute;s d&eacute;coulent des principes de base suivant qui guideront nos actions quotidiennes:</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">1) -</B> LE GADEC lutte pour l'instauration d'un v&eacute;ritable Etat de droit et d'une authentique d&eacute;mocratie en Centrafrique en respectant les libert&eacute;s et les droits de l'homme tels que d&eacute;finis par la "d&eacute;claration universelle des droits de l'homme". Le GADEC a foie en la R&eacute;publique et la D&eacute;mocratie qui constituent des concepts intransigeants pour le respect des droits du citoyen.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Ainsi le GADEC consid&egrave;re que la pratique r&eacute;guli&egrave;re de la d&eacute;mocratie impliquant tous ses corollaires (le pluralisme politique, la libert&eacute; d'association, l'alternance dans les charges de la nation par l'entremise des &eacute;lections libres, transparentes et r&eacute;guli&egrave;res) doit &ecirc;tre l'atout fondamental pour le d&eacute;veloppement social du citoyen centrafricain. </P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">2) -</B> Le GADEC consid&egrave;re que toute charge publique conf&egrave;re aux autorit&eacute;s des responsabilit&eacute;s et des devoirs vis-&agrave;-vis du peuple centrafricain. Elles doivent s'acquitter de leur t&acirc;che en respectant formellement les "droits de l'homme" qui constituent le fondement de la soci&eacute;t&eacute; centrafricaine. L'exclusion de la gestion de la chose publique bas&eacute;e sur le sexe ou pour appartenance politique, tribale, ethnique, r&eacute;gionale et raciale doit &ecirc;tre bannie sur tout le territoire centrafricain et devrait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme atteinte &agrave; la libert&eacute; et aux droits de l'homme. L'Assembl&eacute;e Nationale devrait voter une loi prot&eacute;geant le citoyen contre ces discriminations.</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">3) -</B> Le GADEC est convaincu que l'Etat doit &ecirc;tre organis&eacute; et g&eacute;r&eacute; de mani&egrave;re que soit assur&eacute;e l'&eacute;galit&eacute; des droits, des chances et des devoirs du citoyen. Aucun citoyen ne doit &ecirc;tre l&eacute;s&eacute; dans son droit. La soci&eacute;t&eacute; centrafricaine ainsi que les institutions de la R&eacute;publique doivent &ecirc;tre r&eacute;vis&eacute;es sur la base de ces valeurs fondamentales en consid&eacute;rant l'apport des diff&eacute;rentes forces vives de la nation (partis politiques, syndicats, soci&eacute;t&eacute;s civiles, libres penseurs, diff&eacute;rentes associations &#156;uvrant pour le bien &ecirc;tre en Centrafrique, etc.....).</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">4) -</B> Consid&eacute;rant que c'est par le manque de pratiques d&eacute;mocratiques que la R&eacute;publique Centrafricaine a v&eacute;cu trois mutineries d'une partie de son arm&eacute;e nationale, le GADEC est convaincu que la r&eacute;conciliation nationale et la paix int&eacute;rieure permanente et v&eacute;ritable ne pourraient se faire que dans le cadre du respect par tous de la constitution. Un dialogue franc et sinc&egrave;re doit s'ouvrir entre les diff&eacute;rentes forces vives de la nation afin de trouver des bases nouvelles pour l'&eacute;dification de la R&eacute;publique r&eacute;ellement d&eacute;mocratique et respectant les droits fondamentaux de l'homme.</P> <B><P ALIGN="JUSTIFY">5) -</B> Pour atteindre ces objectifs, le GADEC appelle le peuple centrafricain &agrave; s'ouvrir sur le monde ext&eacute;rieur afin d'explorer les diff&eacute;rentes id&eacute;es, exp&eacute;riences et le&ccedil;ons des autres peuples. Il est de notre devoir de mettre en place une soci&eacute;t&eacute; digne de respect pour la survie du peuple centrafricain et de la g&eacute;n&eacute;ration future. </P> <B><FONT SIZE=4><P ALIGN="JUSTIFY">&#9;D) - Moyens d'Action</P> </B></FONT><P ALIGN="JUSTIFY">L'instauration d'une v&eacute;ritable et authentique D&eacute;mocratie est en g&eacute;n&eacute;ral le meilleur moyen de sa propre d&eacute;fense. </P> <P>Le GADEC est convaincu que l'&eacute;dification d'un &eacute;tat de droit en centrafrique passe par:<B> <BR> </B>- des moyens de communication (presse, radio, t&eacute;l&eacute;vision, internet) et de propagande au niveau national et international;<B> <BR> </B>- des conf&eacute;rences et autres moyens de formation (s&eacute;minaires, at&eacute;liers, etc...) sur les pratiques de la d&eacute;mocratie;<B> <BR> </B>- des questionnaires, des sondages, etc.... permettant de cr&eacute;er une dynamique d&eacute;mocratique au sein de la population;<B> <BR> </B>- la garantie et la protection de la libre entreprise g&eacute;n&eacute;ratrice de d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Tous ceux qui se reconnaissent &agrave; travers ce manifeste et qui sont pr&egrave;s &agrave; s'engager r&eacute;solument pour l'instauration d'une v&eacute;ritable d&eacute;mocratie traduisant le principe de "GOUVERNEMENT DU PEUPLE PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE" de prendre contact avec le GADEC &agrave; l'adresse suivante:</P> <P ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</P> <B><P>GADEC<BR> Secr&eacute;tariat G&eacute;n&eacute;ral<BR> 4671, Linton # 10<BR> Montr&eacute;al (Qu&eacute;bec) H3W 1K2<BR> Canada</P> </B><P><HR></P> <P><A HREF="#Manifeste-GADEC">D&eacute;but de page</A><BR> <A HREF="../FichAssoONG/AssoONG.html">Associations et ONG</A><BR> <A HREF="../PartispolRCA.html">Partis politiques et mouvements centrafricains</A></P></BODY> </HTML> 
