<!DOCTYPE html PUBLIC "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head> <meta name="Author" content="Chronicle ONU, UN Chronicle, Department de linformation, DPI."> <meta name="Keywords" content="Chronicle ONU, UN Chronicle, Nations Unies, ONU, Chronicle, DPI"> <meta name="Description" content= "La Chronique (USPS 647-380) est une publication non officielle. Les opinioin exprimees dans les articles, les frontieres et les noms figurant sur le cartes ou dans les articles ne signifient pas quils soient approuves ou acceptes par les Nations Unies."> <meta name="Copyright" content= "Tous droits reserves pour tous pays. Les articles de la Chronique peuvent etre reproduits dans un but educatif. Cependant aucune partie ne peut en etre reproduite dans un but commercial sans lautorisation expresse par ecrit du Secretaire du Conseil des publications. "> <title>Chronique ONU | Point de vue:  qui appartient la Terre ?    </title> <!--Begin Chronicle Mast Head--> <script LANGUAGE="JAVASCRIPT">   <!--//BEGIN Script function new_window(url) {  link = window.open(url,"Link","width=350,height=380,left=300,top=200,scrollbars=yes,resizable=yes");  } //END Script-->  </script> </head> <body> <center><a href="/french/pubs/chronique/index.html" border="0"><img src="/french/pubs/chronique/images/onlinelogof.jpg" border="0" alt="UN Chronicle Online"></a></center>  <!--End Chronicle Mast Head--><!--Begin headline--><!--End headline--><!--Begin MAIN Table--><!--the text of the articles should be placed on the LEFT pane--> <!--the navigation table should be placed on the RIGHT pane--><!--the author&#146;s bio should be placed on the RIGHT pane--> <!--pull quotes and quick-facts links should be places on the RIGHT pane --> <center> <table border="0" cellspacing="15" cellpadding="2" width="80%">   <tr> <td valign="TOP" width="75%" bgcolor="#FFFFFF"><!--Begin ARTICLE Pane--><!--insert all article text here--><!--insert By Line at the top .. when available--> <!--insert CONTINUED Tag at the top .. when necessary--> <br> <table border="0" align="right"cellpadding="0" cellspacing="0" width="200" valign="top">         <tbody>          <tr>  <td><a href="/french/pubs/chronique/2002/numero3/0302cont.htm"><font face="verdana" color="#330099" size="2"><div align="right"><b>Dans ce numro</b></div></font></a></td>  </tr>    <tr>  <td><a href="/french/pubs/chronique/archives/index.htm"><font face="verdana" color="#330099" size="2"><div align="right"><b>Archives</b></div></font></a></td>  </tr>  <tr>  <td><a href="/Pubs/chronicle/index.html"><font face="verdana" color="#330099" size="2"><div align="right"><b><b>Anglais</b></b></div></font></a></td>  </tr>  <tr><td>  <br></td></tr>    <tr>  <td><a href="mailto:unchronicle@un.org?subject=Ractions: Point de vue:  qui appartient la Terre ?"><font face="verdana" color="#330099" size="2"><div align="right"><b>Contactez-nous</b></div></font></a></td>  </tr>  <tr>  <td><a href="/french/pubs/chronique/abonnez.htm"><font face="verdana" color="#330099" size="2"><div align="right"><b>Abonnez-vous</b></div></font></a></td>  </tr>  <td><a href="/french/pubs/chronique/liens.htm"><font face="verdana" color="#330099" size="2"><div align="right"><b>Liens</b></div></font></a></td>  </tr>        </table> <blockquote><font color="#333399"><font size="+2"><b>Point de vue <br>  qui appartient la Terre ?    </b></font><br> <font face="" color="#000000" size="+1"><b>Par Huey D. Johnson</b></font> <br> <br> <table align="left" cellpadding="5"> <tr> <td><img src="/french/pubs/chronique/images/0302p11.jpg" border="0" width="246" height="319"></td> </tr><tr><td width="228"><font face="arial" size="1"><div align="left">Photo/PNUE</div></font></td></tr> </table> <font face="" color="#000000" size=""> <p><blockquote><font size="-1"><b> La loi sanctionne l&#146;homme ou la femme <br> Qui vole une oie dans un terrain public, <br> Mais laisse en libert le coupable <br> Qui vole le terrain  l&#146;oie.  <br>  - Anonyme</b></font></blockquote>   La  durabilit  est un terme conu pour tablir un processus de croissance qui amliorerait la qualit de la vie du monde entier. Les efforts mens au niveau mondial visent  quilibrer les considrations environnementales et sociales ainsi que l&#146;efficacit conomique car, sans cet quilibre, elles donnent souvent naissance  des conflits. Or, la dimension conomique a pris le pas sur les aspects environnementaux et sociaux, limitant le succs de la durabilit en tant que concept.   <br> <br> Alors que l&#146;conomie en soi est un instrument utile, la priorit donne  la performance conomique mondiale a plac au second plan la qualit de l&#146;environnement, les valeurs culturelles, le patrimoine humain et les droits de l&#146;homme. C&#146;est ainsi que le patrimoine humain a t ignor pendant que les industries prives, intresses par le profit, ont eu carte blanche pour puiser dans les ressources naturelles et durables telles que l&#146;air et l&#146;eau. La logique du profit et de la privatisation ont caus des dgts environnementaux et une baisse de la qualit de la vie qui aura des effets sur l&#146;existence de tous. Le temps est venu de mesurer les rsultats de la domination conomique dans l&#146;espoir d&#146;instaurer un meilleur quilibre.   <br> <br> Ma critique de l&#146;conomie s&#146;appuie sur mon exprience personnelle et professionnelle. J&#146;ai travaill, tudi et voyag dans de nombreuses rgions du monde afin de comprendre la relation entre patrimoine et politique environnementale. Tout aussi important, j&#146;ai travaill avec succs dans un environnement conomique libral trs comptitif. Soucieux de l&#146;avenir des gnrations futures, j&#146;avais choisi de m&#146;engager dans d&#146;autres directions; maintenant que j&#146;ai des petits-enfants, mes inquitudes sont d&#146;autant plus vives. D&#146;ailleurs, j&#146;en suis venu  conclure qu&#146;il tait impossible de soutenir la croissance conomique comme politique mondiale sans plan ou sans limites et avec une augmentation de la consommation aussi importante. En fait, une telle politique constitue une menace pour notre avenir.  <br> <br> Il y a quelques annes, j&#146;ai entrepris, seul, un voyage de deux ans autour du monde pour mieux comprendre les nations, les cultures et leur histoire. Mes conclusions ont t  la fois ngatives et positives. J&#146;ai constat que la plupart des conflits dans l&#146;histoire de l&#146;humanit ont t, et sont toujours, fonds sur la concurrence en matire d&#146;exploitation des ressources naturelles. Mais il y a de nombreux exemples o, par le pass, les hommes ont trouv des solutions  des problmes qui devaient alors tre difficiles. Ces expriences ont volu au fil du temps pour devenir notre culture.   <br> <br> J&#146;ai dirig une organisation environnementale gouvernementale qui disposait d&#146;un budget annuel d&#146;un milliard de dollars et je me suis occup de la gestion de la scheresse, des inondations et des incendies. J&#146;avais une importante responsabilit en matire de rglementation et j&#146;ai tabli un programme de coopration russi avec les industries dans les domaines de l&#146;nergie, de l&#146;eau, des forts, de la pche et de questions connexes. J&#146;ai t militant cologique pendant quarante ans. En 2001, le Programme des Nations Unies pour l&#146;environnement (PNUE) m&#146;a dcern le Prix Sasakawa pour l&#146;environnement. Ce prix, dcern par un comit international de l&#146;ONU et du PNUE, fut le couronnement de ma carrire.   <br> <br> Le monde fait face  de grands dfis. L&#146;un des problmes les plus importants est la gestion et la distribution des ressources naturelles - en de nombreuses faons, ce sont ces mmes problmes que la Rome antique n&#146;tait pas parvenue  rsoudre mais qui existent actuellement  l&#146;chelle mondiale. Cet article, qui se penche sur la question cruciale de la croissance conomique au dtriment de la sant de l&#146;environnement et de la qualit sur la Terre, me parat opportun. Pour moi, cette poque du  tout conomique  reprsente un autre chapitre de l&#146;histoire de l&#146;humanit.   <br> <br> La domination conomique de ces dernires annes pose trois problmes. Le premier est la tentative de privatisation - la prise de contrle des biens publics, tels que l&#146;eau et l&#146;air, qui est en conflit avec la loi et la tradition. En effet, dans ce contexte de performance conomique, les questions sociales et les revendications historiques pour la prservation des biens publics appele la  doctrine du mandat public  sont largement ignores. Cette doctrine embrasse les traditions culturelles qui sont profondment enracines dans l&#146;humanit.   <br> <br><table align="right" cellpadding="5"> <tr> <td><img src="/french/pubs/chronique/images/0302p10_2.jpg" border="0" width="320"></td> </tr><tr><td width="320"><font face="arial" size="1"><div align="right">La prsence d'un grand nombre de rfugis aggrave les pressions exerces sur les ressources en eau limites. Ceux-ci peuvent tre amens  utiliser de l'eau contamine, ce qui prsente un risque srieux pour leur sant. (Photo HCR/C. Sattlberg)</div></font></td></tr> </table> Poursuivre une logique de profit tout en ignorant les traditions est une forme de navet. Les tentatives de privatisation des biens publics sont une menace pour les gnrations futures. L&#146;air et l&#146;eau ont une valeur montaire considrable et, une fois privatiss, ils gnreront d&#146;importants profits. En consquence, la question de savoir  qui revient le droit de disposer de l&#146;air, de l&#146;eau et de la terre mrite d&#146;tre pose et est essentielle au dbat sur le commerce mondial.  <br> <br> Le problme de la relation entre l&#146;conomie cherchant  craser  la culture et la tradition n&#146;est pas nouveau. Dj, dans la Grce et la Rome antiques, des lois existaient : les premires lois de la Rome antique ont t labores pour protger l&#146;accs public aux ressources naturelles. Elles prvoyaient que l&#146;accs public  l&#146;air, aux eaux navigables et  l&#146;eau tait fondamental pour la socit civique et que les droits privs de proprit ne pouvaient pas interfrer. Ces concepts ont merg au fil des ans pour devenir des lois de la socit moderne. Les tribunaux ont t saisis,  maintes reprises, d&#146;affaires relatives  cette question et, aujourd&#146;hui, les nouvelles technologies et le commerce mondial, en particulier les tentatives de privatisation, ravivent les menaces passes.    <br> <br> La politique conomique fonde sur le profit ignore les valeurs importantes du patrimoine humain qui sont inestimables car elles sont le fruit de l&#146;exprience humaine. Elles sont importantes pour la qualit de la vie. Bon nombre de ces traditions ont volu au cours du temps lorsque le rythme des changements n&#146;tait pas aussi rapide et qu&#146;il tait possible de trouver une solution aux problmes. Mais, de nos jours, les changements sont rapides et le rythme ne fait que s&#146;acclrer. La technologie de pointe et la dimension mondiale de l&#146;conomie de march nous incitent  dpasser la ralit.   <br> <br> Le deuxime problme a trait  l&#146;chec des politiques conomiques troites actuelles motives par le profit  faire face aux problmes environnementaux, tels que les pnuries, la pollution et les changements climatiques. Par exemple, l&#146;effet nfaste sur la sant humaine de la baisse de la qualit de l&#146;eau ou du rchauffement de la plante ainsi que de l&#146;augmentation du dioxyde de carbone (CO2) dans l&#146;atmosphre cause par la combustion de combustibles fossiles.   <br> <br> Enfin, la logique du profit est si forte partout que les conomistes ont pntr tous les secteurs du gouvernement et de l&#146;industrie ainsi que le secteur  but non lucratif, alors qu&#146;une grande partie de l&#146;activit conomique non rglemente cause des dgts  l&#146;environnement.   <br> <br>  Un exemple vident de l&#146;influence des intrts conomiques sur les efforts mens  l&#146;chelle internationale afin de raliser un dveloppement durable a t rcemment mis en avant dans le journal scientifique britannique, <i>New Scientist</i>. En 1972, la premire Confrence sur l&#146;environnement humain, runie  Stockholm, avait pour objectif de promouvoir les efforts mondiaux afin de raliser le dveloppement durable et crer une nouvelle organisation des Nations Unies pour l&#146;environnement. Dans le cadre de la Confrence, j&#146;ai travaill avec Barbara Ward et Margaret Meade. Celles-ci avaient t informes que des intrts conomiques puissants sapaient nos efforts. Mais nous avons d attendre janvier 2002 pour pouvoir le prouver.   <br> <br> Selon l&#146;article du <i>New Scientist</i>,  un groupe secret de nations dveloppes conspirait  limiter l&#146;efficacit de la premire Confrence de l&#146;ONU sur l&#146;environnement humain de 1972 . Les dossiers du gouvernement britannique couvrant les trente dernires annes et rendant compte des activits de ce groupe ont t communiqus, tel que l&#146;exige la loi, au dbut de 2002. Connu sous le nom de Groupe de Bruxelles, qui comprenait la Grande-Bretagne, les tats-Unis, l&#146;Allemagne, l&#146;Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France, il s&#146;est runi dans le secret en 1971 pour influencer les rsultats de la Confrence. Un document rdig en 1971 par un responsable du Dpartement de l&#146;environnement britannique faisait tat de la position du groupe :  Nous devons viter la cration d&#146;une nouvelle organisation internationale coteuse, mais la mise en place d&#146;un mcanisme de coordination central, rduit et efficace [...] n&#146;est pas  souhaitable, bien que ce soit probablement invitable.  Il est certain que les rsultats de la Confrence ont t limits et que nos adversaires disposaient de fonds importants. Tout est clairement expliqu dans le document.  <br> <br> Les conomistes rpondent aux questions ayant trait  la proprit publique des ressources naturelles en faisant remarquer que le monde moderne, face  l&#146;explosion dmographique, sera mieux  mme d&#146;amliorer la qualit de la vie en utilisant les avances technologiques et en appliquant la politique conomique. Leur argument n&#146;est pas  ngliger. Des ressources financires sont ncessaires pour raliser le dveloppement durable et il est donc important de s&#146;allier  des partenaires conomiques. Le manque d&#146;argent allou au dveloppement est problmatique mais il est possible d&#146;obtenir des capitaux de faons innovantes. Par exemple, une taxe cologique mondiale sur les combustibles fossiles pourrait gnrer les fonds requis et permettre de contrler les missions de dioxyde de carbone dans l&#146;atmosphre.    </p></font> <table cellpadding="4" align="right" border="0"> <tbody> <tr> <td width="100"><font face="verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1"> L&#146;chec de la thorie conomique comme dispositif de politique publique indique un problme trs srieux. </font></td> <td height="43"> <div align="right"> <p align="left"><font face="verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1"><a href="/french/pubs/chronique/2002/numero3/0302p8_point_de_vue_2.html">Suite de l&rsquo;article</a></font></p> </div> </td> <td height="43"><a href="/french/pubs/chronique/2002/numero3/0302p8_point_de_vue_2.html"><img height="12" src="/french/pubs/chronique/images/arrow_r.jpg" width="15" align="middle" border="0"></a></td> </tr> </tbody> </table>  <br> <br> <!-- <div align="right"> <table border="0" width="60%"> <tr> <td valign="BOTTOM"> <div align="right"><b><font face="verdana" size="-2">Helen R. Hamlin reprsente depuis dcembre 1991 la Fdration internationale sur le vieillissement  l&#146;ONU et est prsidente de l&#146;ONG Comit sur le vieillissement depuis 1997. Elle est membre du Brookdale Center on Aging  Hunter College, City University de New York (tats-Unis).</font></b></div> </td> <td><img src="/french/pubs/chronique/images/hamlin.jpg" border="0" width="139" height="209"></td> </tr> </table> </div> -->  </blockquote> </td> </tr> </table> </center>  <center> <table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" width="600"> <tbody> <tr> <td width="100%"><img src="/french/pubs/chronique/images/red_dot.gif" width="600" height="2"></td> </tr> </tbody> </table> <table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" width="600"> <tbody> <tr> <td width="100%" height="32"> <center><font face="verdana, arial, helvetica"><font size="-1"> <br> <a href="/french/pubs/chronique/2002/numero3/0302cont.htm">Dans ce numro</a> ||   <a href="/french/pubs/chronique/archives/index.htm">Archives</a> ||   <a href="/Pubs/chronicle/index.html">Anglais</a> ||    <a href="mailto:unchronicle@un.org?subject=Ractions: Point de vue:  qui appartient la Terre ?" accesskey="Y">Contactez-nous</a> ||  <a href="/french/pubs/chronique/abonnez.htm">Abonnez-vous</a> || <a href="/french/pubs/chronique/liens.htm">Liens</a>   <br> <br>  <a href="/french/pubs/chronique/index.html">Chronique Page d&#146;accueil</a>  </font></font></center>     </td> </tr>  <tr> <td>&nbsp;</td> </tr>  <tr> <td><blockquote> <center><font face="verdana, arial, helvetica" size="-2"><b><a href="javascript:new_window('/french/pubs/chronique/copyright.htm')">Copyright</a> &copy; Nations Unies</b></font></center> </blockquote>  </td> </tr> </tbody> </table> </body> </html>  
