<html>  <head> <title>Rose bonbon ; par Brigit Bontour</title>  <meta name="Microsoft Border" content="b, default"> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF"><!--msnavigation--><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"><tr><!--msnavigation-->     <td valign="top" height="711">        <p>&nbsp; </p> <div align="center"><center>            <table width="75%" bgcolor="#E0E0E0" align="center" bordercolor="#000080" border="3" cellspacing="5" cellpadding="5" bordercolorlight="#000080" bordercolordark="#000080" height="575">             <tr>                <td width="400" height="116" bgcolor="#FFFFFF">                  <h1 style='text-align:justify;text-indent:10.8pt;line-height:150%'><b><span style='font-size:12.0pt;font-family:Helvetica'><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099">ROSE                    BONBON , HUMOUR NOIR<o:p></o:p></font></span></b></h1>                 <font size="4" color="#0000A0" face="Garamond"><b><span lang=FR style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size: 10.0pt;mso-ansi-language:FR'><o:p>Nicolas Jones Gorlin<br>                 Rose bonbon<br>                 Gallimard<br>                 169 pages<br>                 14 euros<br>                 </o:p></span></b></font></td>               <td width="130" height="116" bgcolor="#FFFFFF" valign="middle" align="center">                  <p align="center"><img src="rose.gif" width="100" height="147"></p>                 </td>             </tr>             <tr>                <td width="400" height="64" bgcolor="#003399"><font color="#FFFFFF">par                  </font><a style="color: #FFFFFF" href="mailto:BRBONTOUR@aol.com"><font size="3" color="#FFFFFF">                  Brigit Bontour</font></a></td>               <td width="130" height="64" bgcolor="#FFFFFF" valign="top">                  <p align="right"><a href="sommaire.html" target="_self"><img border="0" src="sommaire.jpg" width="98" height="50" align="right"></a>                  </p>                 </td>             </tr>             <tr valign="top">                <td bgcolor="#F5F5F5" colspan="2" height="1841" valign="top">                  <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099"><i><b>Un                    p&eacute;dophile imagin&eacute; de toutes pi&egrave;ces par                    son auteur met en &eacute;moi les bonnes consciences r&eacute;tives                    &agrave; l'humour noir.</b></i></font></p>                 <hr>                 <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000099"><i><b>Deux                  livres sur le th&egrave;me de la p&eacute;dophilie ont fait en                  cette rentr&eacute;e litt&eacute;raire la joie des censeurs de                  tous poils et agitateurs de toutes sortes qui ont trouv&eacute;                  l&agrave; mati&egrave;re &agrave; s'empoigner. Rituel somme toute                  assez r&eacute;pandu aux alentours du Flore en septembre.<br>                 Or les deux romans, mis &agrave; part leur th&eacute;matique proche                  n'ont absolument aucun rapport : le premier, &laquo; Rose bonbon                  &raquo; de Nicolas Jones Gorlin publi&eacute; chez Galimard est                  un livre bourr&eacute; d'humour corrosif.<br>                 Simon son personnage principal est certes un p&eacute;dophile                  d&eacute;testable mais le livre est bien construit, bien &eacute;crit                  et finalement plut&ocirc;t moral (dans une acception extr&ecirc;mement                  large de cette notion !).<br>                 Le second au contraire, &laquo; Il entrerait dans la l&eacute;gende                  &raquo; de Louis Skorecki est un catalogue &eacute;prouvant des                  mille et une fa&ccedil;ons de violer puis de tuer des fillettes                  des femmes ou des petits gar&ccedil;ons. Certains critiques ont                  pour justifier le roman fait appel aux m&acirc;nes de Sade ou                  de Georges Bataille. Ecrit en 2323 s&eacute;quences r&eacute;p&eacute;titives,                  il &eacute;voque pourtant plus un manuel destin&eacute; &agrave;                  la formation des gar&ccedil;ons bouchers qu'au vaste po&egrave;me                  onirique que certains ont voulu y voir. <br>                 Toutefois dans l'un ou l'autre cas, il ne s'agit que de romans,                  d'oeuvres de fiction qui comme bien d'autres avant elles ont fait                  scandale sur des th&egrave;mes sensibles. Aujourd'hui la p&eacute;dophilie,                  il y a un si&egrave;cle et demi, l'adult&egrave;re avec Flaubert.                  La liste serait interminable et l'essentiel est que ces romans                  soient publi&eacute;s, lus et jug&eacute;s par des lecteurs adultes                  et libres.</b></i></font> <p></p>                 <hr>                 <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099">A                    propos de Rose bonbon, LE roman scandaleux de la rentr&eacute;e,                    il peut para&icirc;tre judicieux de ne plus s'arr&ecirc;ter                    sur la pol&eacute;mique qui risque de nous mener au moins jusqu'&agrave;                    No&euml;l et d'y r&eacute;pondre d&eacute;finitivement de fa&ccedil;on                    drastique. Un roman par d&eacute;finition &#156;uvre de fiction                    et non pas t&eacute;moignage des turpitudes de son auteur ne                    peut pas &ecirc;tre interdit. A moins de basculer dans le totalitarisme                    ou de vouloir se donner bonne conscience &agrave; moindre frais.                    En effet, beaucoup de ceux qui ont pr&ocirc;n&eacute; son interdiction                    ont avou&eacute; avec une ing&eacute;nuit&eacute; certaine ne                    pas l'avoir lu !<br>                   Et c'est franchement dommage. Car une fois pass&eacute;e la                    stupeur et l'&eacute;c&#156;urement des premi&egrave;res pages                    : le viol d'une fillette et le tabassage de sa m&egrave;re par                    Simon, un p&eacute;dophile, le roman est d'un noir talent bourr&eacute;                    d'humour </font></p>                 <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099">L'histoire                    est avant tout burlesque et de plus en plus d&eacute;jant&eacute;e                    au fur et &agrave; mesure de son d&eacute;roulement. Loin d'&ecirc;tre                    un serial p&eacute;dophile organis&eacute;, Simon est avant                    tout un malade, un paum&eacute; qui part dans tous les sens.                    Ce qui ne d&eacute;douane en rien le personnage.<br>                   Apr&egrave;s le viol de la premi&egrave;re enfant, Doroth&eacute;e                    qui l'a fait exploser : &quot;Dorodynamith&eacute;&quot;, et                    le tabassage de la m&egrave;re, Simon a le choix entre la prison                    et un improbable programme de r&eacute;insertion. <br>                   Choisissant le second il devient Jack'o , le clown symbole d'une                    cha&icirc;ne de fast food&#133; et parvient &agrave; ne plus                    toucher aux fillettes&#133; Du moins avec ses moyens tr&egrave;s                    approximatifs. Mais tout va basculer lors d'un jogging o&ugrave;                    il se fait &agrave; sa grande honte d&eacute;passer par un vieux                    d'au moins soixante ans : &quot;Sean Connery dop&eacute; &agrave;                    la drogue anti-vieillesse &quot; et se prend un ch&ecirc;ne                    au moins centenaire en pleine figure.<br>                   Plein de sollicitude, le &quot; Vieux &quot; comme il ne l'appellera                    plus jamais autrement, le raccompagne chez lui en discutant                    de Blanche neige, d'Alice au pays des merveilles, et de certains                    mots justifiant &agrave; ses yeux la p&eacute;dophilie. Des                    mots comme ethnies, rites, culture, jud&eacute;o chr&eacute;tien&#133;..<br>                   Ce Vieux est dot&eacute; d'un magn&eacute;tisme insupportable.                    Assorti du compte en banque idoine. Avec lui tout est possible                    : acheter un petit gar&ccedil;on pour un quart d'heure au restaurant                    &agrave; ses parents, le p&egrave;re faisant lui-m&ecirc;me                    le guet devant la porte des toilettes.<br>                   Faire de Simon une grande vedette de music hall adul&eacute;                    des enfants, lui faire rencontrer un juge p&eacute;dophile qui                    &quot; peut &eacute;garer son dossier &quot;..&#133;</font></p>                 <p></p>                 <p></p>                 <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099">Gr&acirc;ce                    &agrave; son brio, son argent, sa prestance, il peut tout faire                    pour nouvel ami. : lui trouver un nom de sc&egrave;ne : Dany                    King, un garde du corps : Charles de Gaulle Etoile, le faire                    trimer comme un malade, et devenir star d'une improbable com&eacute;die                    musicale. <br>                   Le deal ne comporte qu'une seule condition, et pas la moindre                    :Simon ne devra jamais toucher &agrave; Rose la ni&egrave;ce                    du Vieux &acirc;g&eacute;e de sept ans.<br>                   Evidemment c'est l&agrave; que le b&acirc;t blesse, Simon prend                    un jour un bain fatal avec Rose, et lui qui &eacute;tait devenu                    Dany King le roi redevient Simon, une merde.<br>                   Il perd tout, retrouve sa photo en une d'un journal people avec                    le titre : &quot; les stars sont-elles p&eacute;dophiles ?&quot;                    <br>                   Le vieux lui conseille de se mettre au vert un moment, le raccompagne                    &agrave; sa caravane encore plus pourrie qu'avant. Du jour au                    lendemain, Il ne peut plus personne, et d&eacute;couvre aux                    informations, Travis le jeune homme que le Vieux a engag&eacute;                    pour reprendre son r&ocirc;le dans leur spectacle.</font></p>                 <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099">                    Simon ne pense plus qu'&agrave; se venger. Il y parviendra gr&acirc;ce                    &agrave; un malheureux scout qui n'avait rien demand&eacute;.<br>                   Le final sera d'un humour d'apocalypse : Pour laver l'affront,                    Simon pr&eacute;sentera au Vieux, le jeune scout, &quot;un elfe                    &agrave; tunique verte truff&eacute; de TNT et d'une GDEF, grenade                    directionnelle &agrave; Explosion Faciale&quot;. &quot;Apr&egrave;s                    la femme fatale, le scout l&eacute;tal, Le petit Lu qui fait                    boum&quot; !&quot; <br>                   Evidemment ni le Vieux ni le scout ne s'en sortiront. Pas plus                    que Simon au destin plus funeste encore puisqu'il finit &eacute;cras&eacute;                    par une statue de femme de deux cent kilos. Les m&eacute;decins                    ont beau le d&eacute;coudre de la statue, il reste paralys&eacute;                    &agrave; vie sur son lit d'h&ocirc;pital. Y-a-t-il plus horrible                    destin pour un p&eacute;dophile d'&ecirc;tre attaqu&eacute;                    et an&eacute;anti par une femme, fut-elle en bronze ? <br>                   Il devient, dit-il &quot;une &#156;uvre d'art immobile&quot;.                    Formule saisissante s'il en est qui fait le charme sulfureux                    de ce livre bourr&eacute; de trouvailles stylistiques : quand                    il rencontre un p&acirc;tissier qui fabrique des scouts en p&acirc;te                    d'amande (taille r&eacute;elle, d&eacute;tail important) , il                    parle d'un &quot;alter pedo&quot;, ou encore un peu plus loin                    note : &quot;pedo un jour, p&eacute;do toujours&quot;.<br>                   Quand un enfant s'acharne (et r&eacute;ussit) &agrave; sodomiser                    un caniche avec une branche d'arbre au square, le tout sous                    les yeux de la m&egrave;re, il d&eacute;crit le sourire de celle-ci                    comme &quot;achet&eacute; &agrave; l'&eacute;glise&quot;.</font></p>                 <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099">Evidemment                    le sujet du roman est &eacute;pouvantable, mais le r&ocirc;le                    du romancier est aussi et surtout de d&eacute;noncer les travers                    de la soci&eacute;t&eacute; et la p&eacute;dophilie en est un                    des plus abominables. Alors comment mieux d&eacute;crire l'horreur                    qu'au second degr&eacute; et avec humour ? La naus&eacute;e                    ne quitte jamais le lecteur mais l'histoire est si bien construite,                    si logique, jusqu'au d&eacute;nouement final que le livre ne                    d&eacute;pare absolument pas dans la prestigieuse collection                    Blanche de Gallimard qui l'&eacute;dite.<br>                   Preuve en est qu'il y a parfois, m&ecirc;me dans les romans                    les plus pervers et d&eacute;cri&eacute;s une morale d'une justesse                    &agrave; mourir de rire puisque rappelons-le ce livre n'est                    qu'un roman, mais un excellent roman d&eacute;rangeant et r&eacute;voltant.                    Le contraire d'une &#156;uvre mi&egrave;vre.</font><br>                 </p>                 <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099"><span style='font-size:10.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:Helvetica'><o:p></o:p></span></font></p>                 <p class=MsoNormal align=right style='text-align:right;text-indent:10.8pt; line-height:150%'><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099"><span style='font-size:10.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt; '><font size="3"><b>Brigit Bontour</b></font><o:p></o:p></span></font><font color="#000099"><span style='font-size:10.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt; font-family:Helvetica'><o:p></o:p></span></font><span style='font-size:10.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt; font-family:Helvetica'><o:p></o:p></span></p>               </td>             </tr>           </table> </center></div>  <p>&nbsp;  <!--msnavigation--></td></tr><!--msnavigation--></table><!--msnavigation--><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"><tr><td>  <table cellSpacing="0" cellPadding="0" width="100%" border="0" height="1"> <tbody>   <tr>     <td bgcolor="#FFFFFF" height="1"><a target="_top" href="http://ecrits-vains.com/index.html"><img src="../global/images/logo3.gif" border="0" width="116" height="64"></a>     &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;     <p><font FACE="Verdana,Arial,Helvetica" SIZE="1"> </font></p>     <p><script language="JavaScript1.1"> <!-- hsh = new Date(); hsd = document; hsi = '<a href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=11842"' hsi += ' TARGET="_top"><img width="39" height="25" border=0 ' hsi += 'src="http://loga.xiti.com/hit.xiti?s=11842' hsi += '&p=&hl=' + hsh.getHours() + 'x' + hsh.getMinutes() + 'x' + hsh.getSeconds(); if(parseFloat(navigator.appVersion)>=4) {Xiti_s=screen;hsi += '&r=' + Xiti_s.width + 'x' + Xiti_s.height + 'x' + Xiti_s.pixelDepth + 'x' + Xiti_s.colorDepth;} hsd.writeln(hsi + '&ref=' + hsd.referrer.replace('&', '$') + '" alt="Mesurez votre audience"></a>'); //--> </script> <noscript> </td>   </tr> </tbody> </table> </td></tr><!--msnavigation--></table></body> </html> 
