<HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1"> <TITLE>Le roman allgorique : le Roman de la Rose (1230-1275)</TITLE> <STYLE>A {text-decoration:none;}</STYLE> </HEAD> <BODY bgcolor="#FBF6F2" TEXT="#000000" LINK="#637800" VLINK="#637800"> <br>  <H4> <IMG SRC="Illustrations/RoseRoman1529Det.jpg" ALIGN=left hspace=8 vspace=0 alt="Le Roman de la rose de Guillaume de Lorris, dition de 1529 ">    <font face="Arial">Le roman all&eacute;gorique&nbsp;: <a href="/catalog?CT=N005151|N005152|N005153|N005154|N005155|N027745|N027746|N027747|N027748|N027749|N071274|N070115|N053820|N071275">le <I>Roman de la Rose</I> </A>(1230-1275)</font>    <hr color="#992020"> </H4> <P ALIGN="RIGHT"><I>Ce est le roman de la Rose / o&ugrave; l'art d'aimer est toute enclose</I></P> <P ALIGN="JUSTIFY"><font size=+4>L</font>e <I>Roman de la Rose</I> s'intitule &quot;roman&quot; mais constitue plut&ocirc;t un double <I>miroir</I> aux amoureux, une somme all&eacute;gorique et encyclop&eacute;dique de 22000 octosyllabes &agrave; rimes plates qui r&eacute;sume tous les th&egrave;mes de la courtoisie et de la philosophie des XII<SUP><font size=-1>e</font></SUP> et XIII<SUP><font size=-1>e</font></SUP> si&egrave;cles.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Le premier <I>Roman de la Rose</I>, &eacute;crit vers 1230 par un po&egrave;te courtois, <B>Guillaume de Lorris</B>, raconte les &eacute;tapes initiales d'un parcours amoureux au milieu d'un &quot;jardin d'Amour&quot;. Inachev&eacute;, il s'interrompt apr&egrave;s 4058 vers alors que l'amant, d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;, est s&eacute;par&eacute; de la Rose (la Dame) par les murailles pleines de personnages du ch&acirc;teau de Jalousie. Ce premier texte est la mise en r&eacute;cit, &agrave; travers la fiction d'un songe autobiographique, des th&egrave;mes de la lyrique courtoise, une sorte de synth&egrave;se po&eacute;tique de la <I>fin'amor</I> (qui est alors &agrave; la fois &agrave; son apog&eacute;e et au d&eacute;but de son d&eacute;clin), un art d'aimer complexe et subtil, dans lequel l'all&eacute;gorie est utilis&eacute;e avec beaucoup de l&eacute;g&egrave;ret&eacute;.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Le <I>Roman de la Rose</I> est achev&eacute; vers 1270-1275 par <B>Jean de Meun</B>, clerc parisien par ailleurs traducteur d'oeuvres latines. Vers le milieu de l'ouvrage il donne son nom&nbsp;: Jean Chopinel, n&eacute; &agrave; Meun-sur-Loire, ainsi que celui de son pr&eacute;decesseur. Cette deuxi&egrave;me partie est une longue glose critique et ironique de la premi&egrave;re, dont le ton est beaucoup plus lourd et d&eacute;monstratif. L'amant perd ses illusions courtoises, et va jusqu'&agrave; cueillir la rose, dans une sc&egrave;ne d'une obsc&eacute;nit&eacute; &agrave; peine voil&eacute;e. Les personnages sont des figures all&eacute;goriques&nbsp;: le dernier mot revient &agrave; Nature, qui exalte procr&eacute;ation et f&eacute;condit&eacute;. Les th&egrave;mes courtois sont remplac&eacute;s par des conseils cyniques, des digressions philosophiques inspir&eacute;es d'Alain de Lille, des expos&eacute;s scientifiques, des prises de position sur l'actualit&eacute;.</P> <P ALIGN="JUSTIFY">Le <I>Roman de la Rose</I> conna&icirc;t un succ&egrave;s durable surtout gr&acirc;ce &agrave; cette deuxi&egrave;me partie. Au d&eacute;but du XV<SUP><font size=-1>e</font></SUP> si&egrave;cle, il est l'objet de la premi&egrave;re querelle &eacute;crite de la litt&eacute;rature fran&ccedil;aise, lorsque Christine de Pizan attaque les positions antif&eacute;ministes de Jean de Meun. Livre de r&eacute;f&eacute;rence pour la Renaissance, il &eacute;chappe au m&eacute;pris pour le Moyen &Acirc;ge et est &eacute;dit&eacute; par <a href="/catalog?CT=N070871|N070795|N070794">Marot</A>.</P> &nbsp; </BODY> </HTML> 
