<html> <head> <title>FRANCE - SPIRITUALIT&Eacute;S : &quot;L'Utopie Rose-Croix du XVIIe si&egrave;cle &agrave; nos jours&quot;, de Robert Vanloo - Editions Dervy (2001) (Extrait - Page 1/2)</title> <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name="owner" content="webmaster@france-spiritualites.com"> <meta name="author" content="France-Spiritualits"> <meta name="copyright" content="France-Spiritualits"> <meta name="revisit-after" content="7 days"> <meta name="robots" content="index, follow, all"> <meta name="language" content="fr."> <meta name="page-type" content="portail sotrique"> <meta name="keywords" content="l'utopie Rose-Croix,Robert Vanloo,Michael Maier,spiritualit,spiritualite,esoterisme,sotrisme,esoterique,sotrique,mysticisme,mystique,mystiques,occultisme,occultism,occulte,sciences occultes,hermetisme,hermtisme,hermetique,hermtique,Tradition"> <meta name="description" content="Site France-Spiritualits : Extrait du livre 'L'Utopie Rose-Croix du XVIIe sicle  nos jours', de Robert Vanloo - Editions Dervy (2001) (Page 1/2)."> <link rev="made" href="mailto:webmaster@france-spiritualites.com"> <base target="_self">   <style type="text/css"> A{color:FF0000; text-decoration:none; font-family:Arial, sans-serif} A:hover{color:FF0000; font-weight: bold; font-family:Arial, sans-serif} A:visited{color:FF0000; text-decoration:none; font-weight:bold; font-family:Arial, sans-serif} td{font-family:Arial, sans-serif; font-weight:bold; color:000000} </style> </head>  <body bgcolor=FFFFFF text=000000 link=660099 alink=660099 vlink=660099> 	<SCRIPT language=JavaScript src="menu_array.js" type=text/javascript></SCRIPT> 	<SCRIPT language=JavaScript src="mmenu.js" type=text/javascript></SCRIPT> <div style="position:absolute; width:640px; z-index:1; left:0px; top:0px; height:181px"> <table width=800 border=0 cellspacing=0 cellpadding=0>   <tr>      <td width=340><img src="Images/ILogoFS1.jpg" width=305 height=91 alt="France-Spiritualits, le portail francophone de l'sotrisme et de la spiritualit"></td>     <td valign=middle><a href="PMercureDauphinois.html"><img src="Images/IBMercureDauphinois.jpg" border=0 width=190 height=60 alt="Catalogue en ligne des Editions du Mercure Dauphinois"></a>&nbsp;          &nbsp; <a href="PFragmentsPresentation.htm"><img src="Images/IDFragmentsAnimation" width=190 height=60 alt="'Fragments' : nouvelle revue trimestrielle - Sortie du 1er numro en octobre 2002 - Abonnement en ligne" border=0></a></td>   </tr>   <tr>      <td><img src="Images/ILogoFS2.jpg" width=223 height=54 alt="France-Spiritualits, le portail francophone de l'sotrisme et de la spiritualit"></td>     <td>&nbsp;</td>   </tr> </table>   <table width=800 border=0 cellspacing=0 cellpadding=6>     <tr align=center>        <td><font face="Arial, sans-serif" style="font-size:12px;"><b><img src="ITExtraitLutopierosecroix.gif" width=617 height=28 alt="Extrait de l'ouvrage 'L'Utopie Rose-Croix du XVIIe sicle  nos jours', de Robert Vanloo - Editions Dervy (2001)"><br>         <br>         <a href="PMenuExtraits.html">Menu des extraits d'ouvrages</a> &nbsp;l          &nbsp;&quot;<a href="PIRobertVanloo.htm"><i>Rose-Croix et Utopie</i></a>&quot;          (interview de Robert Vanloo)<br>         &quot;<a href="PFPLutopierosecroix.htm"><i>L'Utopie Rose-Croix du XVIIe          si&egrave;cle &agrave; nos jours</i></a>&quot; (fiche de pr&eacute;sentation)<br>         Page 1 &nbsp;l &nbsp;<a href="PExtraitLutopierosecroix2.htm">Page 2</a><br>         <br>         <div align=justify><font face="Arial, sans-serif" style="font-size:12px;" color=000000><b><font color=663399>&nbsp;            &nbsp; &nbsp; Nous vous proposons ci-dessous un extrait de l'ouvrage            &quot;<a href="PFPLutopierosecroix.htm"><i>L'utopie Rose-Croix du XVIIe            si&egrave;cle &agrave; nos jours</i></a>&quot;, de Robert Vanloo. Cet            extrait est reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur et des            Editions Dervy. Toute reproduction sous quelque forme que ce soit strictement            interdite.</font><br>           <br>           <br>           <center>             <img src="AColombe.gif" width=44 height=35 alt="Colombe"><br>             <br>             <br>             <font style="font-size:14px;" color=9900FF>MICHAEL MAIER ET LA PERR&Eacute;NISATION              DU MYTHE</font>            </center>           <br>           <a href="PFPLutopierosecroix.htm"><img src="ICLutopierosecroix1.jpg" width=80 height=123 align=left alt="'L'Utopie Rose-Croix du XVIIe sicle  nos jours', de Robert Vanloo - Editions Dervy (2001)" border=1></a><a name="Renvoi1">&nbsp;</a>            &nbsp; &nbsp; Michael Maier (1568-1622) fut un autre apologiste de la            Rose-Croix, dont le r&ocirc;le dans l'affaire rosicrucienne reste encore            mal d&eacute;fini. N&eacute; dans le Holstein en 1568, Maier suit d'abord            des &eacute;tudes de philosophie &agrave; Rostock, puis de po&eacute;sie            &agrave; Padoue. En 1596, il obtient un doctorat de m&eacute;decine            &agrave; l'universit&eacute; de B&acirc;le et revient pratiquer son            art au Holstein et dans la Prusse-Orientale. De 1602 &agrave; 1607,            il entreprend de se familiariser avec la litt&eacute;rature alchimique            afin de d&eacute;couvrir l'&eacute;lixir universel. Ses r&eacute;sultats            semblent fructueux puisqu'il part en 1608 pour Prague et entre au service            de Rodolphe II l'ann&eacute;e suivante, l'empereur faisant de lui son            secr&eacute;taire particulier et lui conf&eacute;rant la dignit&eacute;            de <i>Pfalzgraf</i> (comte palatin). De l&agrave; date son premier livre            sur l'alchimie intitul&eacute; <font color=663399><i>De Medicinia regia            et vere heroica, Coelidonia</i></font> (1609).<br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; En 1661, Maier se rend en Angleterre afin de rencontrer            plusieurs m&eacute;decins r&eacute;put&eacute;s, &agrave; savoir : sir            William Paddy, m&eacute;decin du roi Jacques Ier <a href="#Note1">(1)</a>            et pr&eacute;sident du <i>College of Physicians</i> de Londres, sir            Thomas Smith, ambassadeur puis gouverneur de la Compagnie des Indes            orientales, et enfin Francis Anthony, qui affirmait avoir d&eacute;couvert            l'<a href="POccultaOrpotable.html"><i>Aurum Potabile</i></a> des philosophes.            Il est &eacute;galement probable que c'est lors de ce s&eacute;jour            en Angleterre que Maier fit la connaissance de Robert Fludd, un autre            m&eacute;decin qui consacrera aussi plusieurs ouvrages &agrave; l'herm&eacute;tisme            Rose-Croix. Au d&eacute;c&egrave;s de l'empereur en 1612, Maier se voit            oblig&eacute; de chercher un autre m&eacute;c&egrave;ne et entre en            relation avec Auguste d'Anhalt et Maurice le Savant, qui deviendra son            nouveau patron &agrave; partir de 1618. <a href="#Note2">(2)</a><br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; De retour sur le continent, Maier commence &agrave;            publier &agrave; un rythme acc&eacute;l&eacute;r&eacute; nombre d'ouvrages            sur la m&eacute;decine, l'alchimie et les Rose-Croix, dont <font color=663399><i>Arcana            Arcanissima</i></font> (1614) et <font color=663399><i>Lusus Serius</i></font>            (1616) d&eacute;di&eacute;s &agrave; ses amis m&eacute;decins &agrave;            Londres. Les &eacute;diteurs sont, soit les fr&egrave;res de Bry &agrave;            Oppenheim, soit Lucas Jennis &agrave; Francfort, ville d'o&ugrave; Maier            signe &eacute;galement ses d&eacute;dicaces, ce qui semble indiquer            sa pr&eacute;sence effective dans la ville d&egrave;s 1615 au moins,            c'est-&agrave;-dire au moment m&ecirc;me de la publication de la nouvelle            &eacute;dition des manifestes, accom-pagn&eacute;es de la <i>seconde            introduction</i>. Cette co&iuml;ncidence ne peut &ecirc;tre fortuite.            En effet, d&egrave;s 1616, dans <font color=663399><i>Silentium Post            Clamores</i></font>, Maier se fait lui aussi l'apologiste de la Fraternit&eacute;,            expliquant les raisons du silence des fr&egrave;res qu'il compare &agrave;            celui des anciens Egyptiens et des disciples de Pythagore, faisant de            ceux-ci les vrais pr&eacute;curseurs des Rose-Croix et montrant combien            nous leur devons pour leurs recherches exp&eacute;rimen-tales, ainsi            que pour leur d&eacute;couverte d'un v&eacute;ritable christianisme            universel. On peut donc supposer, soit que Maier a particip&eacute;            directement &agrave; l'&eacute;dition des manifestes &agrave; Francfort            et qu'il est dans ce cas le responsable de l'&eacute;dition finale de            1617, &laquo; <i>exempte d'erreurs</i> &raquo; comme il est dit, soit            qu'il fut en contact effectif avec les responsables de ces &eacute;ditions.<br>           <br>           <a name="Renvoi3">&nbsp;</a> &nbsp; &nbsp; Mais c'est surtout dans <font color=663399><i>Themis            Aurea, hoc est, de Legibus Fraternitatis R. C. Tractatus</i></font>            (1618), que Maier s'attache &agrave; d&eacute;crire ce qu'est vraiment,            selon lui, la Fraternit&eacute; Rose-Croix, son fonctionnement, ainsi            que le pourquoi des lettres R. et C. : &laquo; <i>R. Signifie Pegasus,            C. Iulium si vous ne consid&eacute;rez pas la lettre mais l'inter-pr&eacute;tation            correcte. (...) N'est-ce pas l&agrave; une griffe du Lion Rose, une            goutte d'Hippocr&egrave;ne ? (...)</i> &raquo; <a href="#Note3">(3)</a>.            Et Maier de s'en prendre &eacute;galement, comme dans les manifestes            rosicruciens, &agrave; &laquo; <i>Rome (...) la prostitu&eacute;e de            Babylone</i> &raquo;, qui fait des rois ses esclaves et ne saurait repr&eacute;senter            la v&eacute;ritable Eglise de Dieu, contrairement aux fr&egrave;res            de la Rose-Croix qui :<br>           <br>           <a name="Renvoi4">&nbsp;</a> &nbsp; &nbsp; <i>Consid&egrave;rent la            religion avec plus d'estime que n'importe quelle autre chose dans le            Monde ; ils observent et &eacute;tudient l'Omnipotence de Dieu, sa Providence            et sa Mis&eacute;ricorde, aussi bien dans le Livre de la nature que            dans la parole &eacute;crite ; ils estiment de leur devoir d'aider et            de soulager le pauvre et l'opprim (...) Il n'est pas n&eacute;cessaire            que chacun connaisse leur lieu de rencontre, mais seulement ceux que            cela concerne vraiment. Nous sommes s&ucirc;rs que cela n'est pas en            Utopia ou parmi les Tatars, mais par chance au milieu de l'Allemagne            ; car l'Europe ressemble &agrave; une Vierge, dont l'Allemagne serait            le ventre ; or il ne serait pas d&eacute;cent qu'une Vierge se d&eacute;couvre,            sinon elle serait plut&ocirc;t une feme de petite vertu qu'une vierge.            Il suffit que nous sachions qu'elle n'est pas st&eacute;rile, qu'elle            a effectivement con&ccedil;u et accouch&eacute; de cette heureuse fraternit&eacute;.            Et bien qu'il s'agisse du ventre d'une Vierge, pourtant elle a vraiment            apport&eacute; beaucoup d'Arts et de Sciences encore rares et inconnus.            Nous voulons parlerici de l'Allemagne o&ugrave; fleurissent abondamment            en ce moment les lis et les roses, qui poussent dans le jardin des Philosophes            et o&ugrave; aucune main ind&eacute;licate ne peut les cueillir ou les            ab&icirc;mer (...) Ils ont appris dans le Livre M de nombreux myst&egrave;res,            et comme &agrave; travers un verre ils peuvent voir clairement l'anatomie            et l'Idea de l'Univers. Et sans aucun doute, ils permettront sous peu            au Livre M d'&ecirc;tre disponible dans le Monde afin que ceux qui recherchent            la connaissance puissent &ecirc;tre satisfaits; et j'ai toute raison            de penser que ce jour est proche. C'est ainsi que nous pouvons juger            le Lion &agrave; sa patte (...) Les fr&egrave;res de la R. C. ne r&ecirc;vent            pas, n'esp&egrave;rent pas, ni ne s'efforcent de mener une R&eacute;formation            dans le monde par la Religion (...) de telles r&eacute;formes appartiennent            plus &agrave; Dieu qu'&agrave; l'homme, qui peut changer le c&#156;ur            des hommes semlon sa volont&eacute; et disposer des affaires de telle            sorte &agrave; pouvoir freiner le d&eacute;veloppe-ment du papisme.            Cependant les fr&egrave;res (comme tous les hommes le devraient) consid&egrave;rent            comme &eacute;tant de leur devoir de prier et de demander une telle            R&eacute;formation : toute cette affaire repose surtout sur une illumination            de l'esprit, puis sur un changement de la volont&eacute;, ce qui est            le propre du travail de Dieu.</i> &raquo; <a href="#Note4">(4)</a><br>           <br>           &nbsp; &nbsp; &nbsp; Ce texte est &agrave; double sens comme les <font color=663399><i>Noces            chymiques</i></font>. Il y a effectivement une explication alchimique            r&eacute;serv&eacute;e aux Philosophes, mais aussi une explication politique            et religieuse comme en t&eacute;moigne la r&eacute;f&eacute;rence &agrave;            la &laquo; <i>patte</i> &raquo; du lion et &agrave; cette repr&eacute;sentation            de l'Europe sous la forme d'une vierge dont &laquo; <i> l'Allemagne            serrait le ventre</i> &raquo;. Maier estime donc que la Fraternit&eacute;            Rose-Croix a un r&ocirc;le &eacute;minent &agrave; jouer dans la R&eacute;formation            universelle &agrave; venir, qui n'a pas pour but d'&eacute;tablir une            nouvelle religion, mais simplement une &egrave;re de paix et de libert&eacute;            o&ugrave; les philosophes pourront pratiquer les sciences et les arts            nouveaux. Il semble &eacute;galement exclure tout changemlent par la            force, voulant surtout laisser &agrave; Dieu le soin de changer les            esprits. En cela, il rejoint l'attitude d'un Auguste d'Anhalt, partisan            d'une r&eacute;forme en douceur, alors que son fr&egrave;re Christian            militait plut&ocirc;t pour une r&eacute;volution arm&eacute;e. <a href="#Note5">(5)</a><br>           <br>           <a name="Renvoi6">&nbsp;</a> &nbsp; &nbsp; Il convient &agrave; ce sujet            de mentionner &eacute;galement l'ouvrage intitul&eacute; <font color=663399><i>Verum            Inventum, Hoc est, Munera Germaniae</i></font> (1619), dans lequel Maier            donne davantage de pr&eacute;cisions sur sa conception du r&ocirc;le            central de l'Allemagne dans l'histoire des civilisations europ&eacute;ennes.            Ainsi, apr&egrave;s avoir examin&eacute; l'histoire de son pays et les            pr&eacute;rogatives du pouvoir imp&eacute;rial, puis d&eacute;crit les            capacit&eacute;s litt&eacute;raires, scientifiques et techniques du            peuple allemand, le m&eacute;decin traite des vertus th&eacute;ologiques,            en faisant r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la <i>Purificatio doctrinae            Theologicae</i> pour laquelle l'Allemagne est connue dans le monde.            Puis Maier de commenter la position de l'Ecossais Buchanan sur l'Eglise            de Rome, et le bien-fond&eacute; de l'action de Wycliffe et de Jan Hus,            estimant que &laquo; <i>les Turcs, les Juifs et m&ecirc;me les pa&iuml;ens            ont mieux servi leur foi que les Chr&eacute;tiens</i> &raquo;. La tyrannie            papiste sur les princes allemands est de nouveau mise en exergue, Maier            estimant que celle-ci trouve son origine chez &laquo; <i>Lucifer</i>            &raquo; et le &laquo; <i>Diable</i> &raquo; <a href="#Note6">(6)</a>.            Suit alors un chapitre sur les inventions du peuple allemand en mati&egrave;re            m&eacute;dicale, dans lequel Maier rel&egrave;ve que seuls les fr&egrave;res            de la Rose-Croix poss&egrave;dent la v&eacute;ritable m&eacute;decine,            celle qui peut gu&eacute;rir non seulement le corps humain, mais aussi            le corps de la soci&eacute;t&eacute; malade <a href="#Note7">(7)</a>.            A cet &eacute;gard, il y a lieu de remarquer qu'en cette m&ecirc;me            ann&eacute;e de 1619, Maier entrera au service du landgrave Maurice            de Hesse. Or, le m&eacute;decin &eacute;tait en relation avec Maurice            le Savant depuis 1611, date &agrave; laquelle il lui avait fait parvenir            lors d'une r&eacute;union des princes allemands &agrave; Torgau un m&eacute;moire            relatif &agrave; ses propres travaux sur la pierre des Philosophes <a href="#Note8">(8)</a>.            N'y aurait-il pas ici un autre &eacute;l&eacute;ment significatif concernant            le r&ocirc;le jou&eacute; par Maier eu &eacute;gard &agrave; la publication            des manifestes &agrave; Francfort &agrave; partir de 1615 ?<br>           <br>           <a name="Renvoi9">&nbsp;</a> &nbsp; &nbsp; Les historiens contemporains            de la Rose-Croix h&eacute;sitent sur l'importance &agrave; accorder            &agrave; Maier dans le gen&egrave;se et la propagation du mythe rosicrucien.            Arnold voit ainsi en lui un &laquo; <i>franc-tireur non sans rapports            avec les gens bien inform&eacute;s des dessous de l'affaire</i> &raquo;            <a href="#Note9">(9)</a>, tandis qu'Edighoffer, prudent, ne fait qu'effleurer            le sujet. Yates estime que la parution des ouvrages de Maier &agrave;            partir de 1614 suit &laquo; <i>une courbe particuli&egrave;re dans le            temps</i> &raquo; <a href="#Note10">(10)</a> et que celle-ci correspond            &agrave; un dessein sp&eacute;cifique. A cet &eacute;gard, il y a lieu            de remarquer que Maier ne publia son premier ouvrage qu'&agrave; l'&acirc;ge            de 46 ans, les titres se succ&eacute;dant ensuite &agrave; un rythme            acc&eacute;l&eacute;r&eacute; entre 1616 et 1617, d'o&ugrave; Yates            de conclure que Maier a d&ucirc; les composer bien avant. Or, pourquoi            avoir attendu le d&eacute;c&egrave;s de Rodolphe et un s&eacute;jour            prolong&eacute; en Angleterre avant toute publication ? Yates fait ensuite            la constatation selon laquelle la plupart des ouvrages de Maier ont            &eacute;t&eacute; &eacute;dit&eacute;s soit dans la ville imp&eacute;riale            de Francfort, soit &agrave; Oppenheim dans le fief de l'&eacute;lecteur            palatin, l'&eacute;diteur n'&eacute;tant autre que Johann Theodore de            Bry ou Lucas Jennis qui lui est apparent&eacute;. Or, il s'agissait            de familles r&eacute;form&eacute;es engag&eacute;es dans le soutien            &agrave; la cause &eacute;vang&eacute;lique, comme en t&eacute;moigne            par exemple la publication en 1619 d'un livre de Zincgreff portant comme            titre <font color=663399><i>Les Embl&egrave;mes &eacute;thico-politiques</i></font>            qui constituent &laquo; <i>une d&eacute;claration de soutien politique            et moral &agrave; l'&eacute;lecteur palatin</i> &raquo;, l'ouvrage &eacute;tant            d'ailleurs d&eacute;di&eacute; au jeune Fr&eacute;d&eacute;ric <a href="#Note11">(11)</a>.            &nbsp;<font color=663399>(<a href="PExtraitLutopierosecroix2.htm">suite</a>)<br>           <br>           <br>           _________________________________________________________________________________________</font><br>           <a name="Note1">&nbsp;</a><a href="#Renvoi1">(1)</a> &nbsp;McIntosh            reproduit dans <font color=663399><i>La Rose-Croix d&eacute;voil&eacute;e</i></font>,            p. 75, une curieuse carte de v&#156;ux adress&eacute;e par Maier au            roi Jacques Ier &agrave; l'occasion de la No&euml;l en 1612. Il s'agit            d'une rose &agrave; huit p&eacute;tales, chacune des huit divisions            comportant un texte en latin. &nbsp;<a href="#Renvoi1">Retour au texte.</a><br>           <br>           <a name="Note2">&nbsp;</a><a href="#Renvoi1">(2)</a> &nbsp;D'apr&egrave;s            Joscelyn Godwin, Maier aurait &eacute;t&eacute; en relation &eacute;pistolaire            avec Auguste d'Anhalt d&egrave;s 1610 (cf. <i>The Deepest of the Rosicrucians</i>            in <font color=663399><i>The Rosicrucian Enlightenment Revisited</i></font>,            p. 105). Godwin estime &eacute;galement que la pr&eacute;sence de Maier            en Angleterre, au moment o&ugrave; le jeune &eacute;lecteur palatin            Fr&eacute;f&eacute;ric V s'y trouvait lui-m&ecirc;me en vue des pr&eacute;paratifs            de son mariage avec la fille de Jacques Ier, aurait pu avoir des raisons            politiques concernant, soit une mission de renseignements pour Rodolphe,            soit &agrave; l'inverse pour Maurice de Hesse-Cassel et l'Union &eacute;vang&eacute;lique            (<i>ibid.</i> p. 206). A cet &eacute;gard, on peut se demander si Maier            n'aurait pas &eacute;galement re&ccedil;u pour mission de diffuser discr&egrave;tement            lors de son voyage aupr&egrave;s des &laquo; <i>r&eacute;gents et hommes            de sciences</i> &raquo; d'Angleterre le texte de la <font color=663399><i>Fama</i></font>,            qui aurait alors commenc&eacute; d'&ecirc;tre traduit en anglais (cf.            <i>supra</i> concernant le manuscrit en possession de sir John Eliot).            &nbsp;<a href="#Renvoi1">Retour au texte.</a><br>           <br>           <a name="Note3">&nbsp;</a><a href="#Renvoi3">(3)</a> &nbsp;Cette allusion            peut tr&egrave;s bien s'expliquer si l'on se r&eacute;f&egrave;re &agrave;            une image de la <font color=663399><i>Naometria</i></font> de Studion            o&ugrave; l'on voit un &laquo; <i>cheval fr&eacute;missant</i> &raquo;            (l'Eglise nouvelle) pi&eacute;tiner un dragon (l'Eglise d&eacute;chue            de la mar&acirc;tre babylonienne). P&eacute;gase est en effet ce cheval            ail&eacute; que la mythologie grecque disait &ecirc;tre au service de            <a href="POccultaJupiter-Mythologie.htm">Zeus</a> et qui fit jaillir            du Mont H&eacute;licon, d'un seul coup de sabot, une source d'eau vive            (la fontaine <i>Hippocr&egrave;ne</i>). On voit que Maier chris-tianise            ici le mythe (cf. aussi <i>supra</i>, Jason et la Toison d'Or) et compare            le coup de sabot &agrave; un coup de &laquo; <i>griffe du Lion Rose</i>            &raquo;, symbole &eacute;vang&eacute;lique par excellence, en relation            avec ce passage de l'<i>Apocalypse</i> o&ugrave; il est dit, concernant            la victoire prochaine du Messie : &laquo; <i>Alors je vis le ciel ouvert            : c'&eacute;tait un cheval blanc, celui qui monte se nomme Fid&egrave;le            et V&eacute;ritable. Il juge et combat avec justice... (...) Il est            rev&ecirc;tu d'un manteau tremp&eacute; de sang, et il se nomme parole            de Dieu. Les arm&eacute;es du ciel le suivaient sur des chevaux blancs,            v&ecirc;tues d'un lin blanc et pur. De sa bouche sort un glaive ac&eacute;r&eacute;            pour frapper les nations</i> &raquo; (ch. XIX, v. 11-15). Comme chez            Studion, qui s'est inspir&eacute; &eacute;galement de ce passage de            l'<i>Apocalypse</i> johannique, le dragon est captur&eacute; et, avec            lui, le faux proph&egrave;te, l'Ant&eacute;christ. <i>P&eacute;gase</i>            n'est donc autre que la <i>rose</i> de l'Union &eacute;vang&eacute;lique            victorieuse, celle d&eacute;j&agrave; annonc&eacute;e par la proph&eacute;tie            pseudo-joachimite du &laquo; <i>pape &agrave; la rose</i> &raquo; et            par Paracelse, l'<i>Hippocr&egrave;ne</i> figurant l'Eglise nouvelle            et r&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;e, source pure de la foi, tandis            que <font color=663399><i>Julium</i></font> fait r&eacute;f&eacute;rence            aux empereurs hbsbourgeois, nouveaux C&eacute;sars qui ont d&eacute;tourn&eacute;            la croix du Christ au profit des papistes (cf. <i>supra</i> &agrave;            propos du dessin relatif &agrave; la proph&eacute;tie de l'abb&eacute;            Joachim o&ugrave; l'aigle imp&eacute;rial tient la croix dans son bec,            ainsi que l'ouvrage perdu d'Andre&aelig;, <font color=663399><i>Julius</i></font>,            consacr&eacute; &agrave; la r&eacute;forme de l'Etat -- il est &agrave;            noter que dans le <font color=663399><i>Naometria</i></font>, p. 186,            Studion parle des &laquo; <i>C&eacute;sars qui forniquent avec le pape</i>            &raquo;). Maier dit d'ailleurs un peu plus loin &agrave; propos du symbole            Rose-Croix : &laquo; <i>Dans le m&ecirc;me est contenu la joie et la            douleur, douceur et &acirc;pret&eacute;, car vivre parmi les roses,            et sous une croix, sont deux choses contraires</i> &raquo;. Voir &eacute;galement            &agrave; cet &eacute;gard les observations de S&eacute;dir, p. 61. &nbsp;<a href="#Renvoi3">Retour            au texte.</a><br>           <br>           <a name="Note4">&nbsp;</a><a href="#Renvoi4">(4)</a> &nbsp;<i>Op. cit.</i>            chap III et XX (cf. l'&eacute;dition anglaise de 1656 r&eacute;&eacute;dit&eacute;e            par Manly P. Hall, <font color=663399><i>The Philosophical Research            Society</i></font>, Los Angeles, 1976). Voir aussi les commentaires            de Joscelyn Godwin (<i>ibid</i>, pp. 110-112). &nbsp;<a href="#Renvoi4">Retour            au texte.</a><br>           <br>           <a name="Note5">&nbsp;</a><a href="#Renvoi5">(5)</a> &nbsp;Maier d&eacute;dia            pourtant &agrave; Christian d'Anhalt son <font color=663399><i>Viatorum</i></font>            (1618), en remerciement des faveurs que lui avait accord&eacute;es le            prince. &nbsp;<a href="#Renvoi5">Retour au texte.</a><br>           <br>           <a name="Note6">&nbsp;</a><a href="#Renvoi6">(6)</a> &nbsp;<i>Ibid.</i>,            Craven, pp. 111 et suiv. Il y a une &eacute;trange similitude entre            les propos de Maier et le contenu du libelle que nous reproduisons &agrave;            l'appendice I. &nbsp;<a href="#Renvoi6">Retour au texte.</a><br>           <br>           <a name="Note7">&nbsp;</a><a href="#Renvoi6">(7)</a> &nbsp;Maier utilisera            &agrave; nouveau ce parall&eacute;lisme entre le corps humain et le            corps social, c'est-&agrave;-dire entre l'homme-microcosme et la soci&eacute;t&eacute;-macrocosme            au sein de laquelle l'homme &eacute;volue, dans <font color=663399><i>Civitas            Corporis Humani, a tyrannide Arthritica vindicata</i></font> (1621),            Maier y compare en effet la cit&eacute; terrestre &agrave; un corps            humain dont le &laquo; <i>c&#156;ur</i> &raquo;, plac&eacute; au centre,            serait le dirigeant. Maier voit &eacute;galement, comme Sperber, trois            &eacute;tats possibles en politique : royaut&eacute;, aristocratie et            d&eacute;mocratie, et compare le corps au fonctionnement de la R&eacute;publique            de Venise, dirig&eacute;e par un principe unique dont le pouvoir est            contr&ocirc;l&eacute; par un conseil de quelques hommes puissants. Le            c&#156;ur est ce prince. Les organes du haut du corps correspondent            &agrave; l'aristocratie. Maier convient d'administrer un vomitif, une            &laquo; <i>poudre d'or</i> &raquo; afin de r&eacute;tablir l'&eacute;quilibre            au sein de la cit&eacute;. Sans doute Maier songe-t-il &agrave; nouveau            &agrave; la mission des Rose-Croix, ces &laquo; <i>chevaliers de la            Pierre d'Or</i> &raquo; des <font color=663399><i>Noces</i></font> qui            poss&egrave;dent la m&eacute;decine universelle. Sur cette correspondance            entre <i>corps humain</i> et <i>corps social</i>, et son rapport avec            la m&eacute;decine spagyrique, voir aussi les commentaires d'un herm&eacute;tiste            contemporain, Emmanuel d'Hooghvorst (1914-1999), qui remarque : &laquo;            <i>L'homme ne poss&egrave;de pas en lui-m&ecirc;me le principe de la            m&eacute;decine. Il doit donc le rechercher dans la nature, l'extraire            et le traiter. Il en est de m&ecirc;me de cette panac&eacute;e universelle,            le Grand &#140;uvre consistant &agrave; faire de cet or le m&eacute;dicament            des trois r&egrave;gnes ; appliqu&eacute; au corps humain, c'est la            liqueur d'immortalit&eacute; ou &eacute;lixir de longue vie</i> &raquo;            (extrait de <i>R&eacute;flexions sur l'or des alchymistes</i> in <font color=663399><i>Le            Fil de P&eacute;n&eacute;lope I</i></font>, p.310). &nbsp;<a href="#Renvoi6">Retour            au texte.</a><br>           <br>           <a name="Note8">&nbsp;</a><a href="#Renvoi6">(8)</a> &nbsp;Moran, p.            103. &nbsp;<a href="#Renvoi6">Retour au texte.</a><br>           <br>           <a name="Note9">&nbsp;</a><a href="#Renvoi9">(9)</a> &nbsp;Arnold, p.            162. &nbsp;<a href="#Renvoi9">Retour au texte.</a><br>           <br>           <a name="Note10">&nbsp;</a><a href="#Renvoi9">(10)</a> &nbsp;<font color=663399><i>La            Lumi&egrave;re des Rose-Croix</i></font>, p. 114. &nbsp;<a href="#Renvoi9">Retour            au texte.</a><br>           <br>           <a name="Note11">&nbsp;</a><a href="#Renvoi9">(11)</a> &nbsp;<i>Op.            cit.</i>, p. 97. Il y a lieu aussi de se demander si Maier ne re&ccedil;ut            pas du landgrave Maurice ou de Christian d'Anhalt le conseil d'attendre            les ann&eacute;es du bicentenaire hussite 1614/1616 (voir <i>supra</i>            et appendice I) avant de se lancer dans la publication de ses &eacute;crits            en relation avec la Rose-Croix, de m&ecirc;me qu'eu &eacute;gard aux            ouvrages rosicruciens de Fludd, dont la publication ne commen&ccedil;a            qu'&agrave; partir de la m&ecirc;me date, &agrave; un rythme acc&eacute;l&eacute;r&eacute;            (voir <i>infra</i>). Ce cas n'est pas isol&eacute;, et on peut &eacute;galement            s'interroger &agrave; cet &eacute;gard sur la publication en 1615/1616            du <font color=663399><i>De Magia</i></font> de Julius Sperber, conseiller            du prince d'Anhalt, dont le manuscrit &eacute;tait pourtant achev&eacute;            depuis 1596. N'en va-t-il pas de m&ecirc;me pour les <font color=663399><i>Noces            chymiques</i></font> d'Andreae, achev&eacute;es vraisembla-blement d&egrave;s            1605/1606 et &eacute;dit&eacute;es en cette m&ecirc;me ann&eacute;e            de 1616, tout comme ce fut le cas pour les &#156;uvres de Bureus et            Englin en relation avec la Rose-Croix, alors que les deux auteurs connaissaient            manifestement eux aussi les versions manuscrites de la <font color=663399><i>Fama</i></font>            depuis 1610/1611 (voir <i>supra</i>) ? Un tel faisceau de co&iuml;ncidences            ne saurait &ecirc;tre l'effet du simple hasard. On se rappellera que            le po&egrave;me d'Agrippa d'Aubign&eacute;, <i>Les Tragiques</i>, pourtant            termin&eacute; en 1593, de m&ecirc;me que son <font color=663399><i>Histoire            Universelle</i></font>, achev&eacute;e en 1612, ne furent &eacute;galement            publi&eacute;es qu'en 1616 (il y a lieu de relever que l'ancien &eacute;cuyer            du roi Henri IV connaissait bien Christian d'Anhalt et &eacute;tait            pr&eacute;sent &agrave; la cour de France lors de la mission de ce dernier            &agrave; Paris en 1609 au service de l'Union &eacute;vang&eacute;lique).            &nbsp;<a href="#Renvoi9">Retour au texte.</a></b></font></div>         <br>         <br>         &copy; Robert Vanloo &amp; Editions Dervy<br>         <br>         <br>         <br>                  &copy; 2000-2003 &nbsp;<a href="mailto:webmaster@france-spiritualites.com">France-Spiritualit&eacute;s</a><br>         Tous droits r&eacute;serv&eacute;s - Reproduction int&eacute;grale ou          partielle interdite</b></font></td>     </tr>   </table>  </div> </body> </html> 
