<HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=windows-1252"> <META NAME="Generator" CONTENT="Microsoft Word 97"> <TITLE>info on comps rose fren</TITLE> <META NAME="Version" CONTENT="8.0.3410"> <META NAME="Date" CONTENT="10/11/96"> <META NAME="Template" CONTENT="C:\PROGRAM FILES\MICROSOFT OFFICE\OFFICE\html.dot"> </HEAD> <BODY TEXT="#ffffff" LINK="#ffffff" VLINK="#808080" BGCOLOR="#ffffff">  <TABLE CELLSPACING=0 BORDER=0 CELLPADDING=7 WIDTH=100%> <TR><TD WIDTH="15%" VALIGN="TOP" BGCOLOR="#0000ff" HEIGHT=305> <P ALIGN="CENTER"><A HREF="iocselect.htm"><IMG SRC="back.gif" BORDER=0 WIDTH=49 HEIGHT=20></A></TD> <TD WIDTH="85%" VALIGN="TOP" BGCOLOR="#ffffff" HEIGHT=305> <FONT COLOR="#000000" SIZE=2><P ALIGN="CENTER"> <H3><I><CENTER>Le Lac Rose  (The Rose Lake)</CENTER></H3></I> <FONT COLOR="#000000"><P> L'association entre Sir Michael Tippett, le London Symphony Orchestra et Sir Colin Davis,  a assur&eacute;ment apport&eacute; un profond changement dans la renomm&eacute;e du compositeur. Cette association remonte &agrave; 1963, &eacute;poque &agrave; laquelle Davis, &agrave; la t&ecirc;te du LSO, a interpr&eacute;t&eacute; en premi&egrave;re mondiale le <B>Concerto pour Orchestre </B>de Tippett au Festival d'Edimbourg, l'enregistrant ult&eacute;rieurement. Trois ans plus tard, Davis et le LSO ont pr&eacute;sent&eacute; la Symphonie No. 2 de Tippett, comme l'une des plus belles oeuvres du compositeur, dont les difficult&eacute;s d'ex&eacute;cution, r&eacute;put&eacute;es jusque-l&agrave; insurmontables, ont alors perdu toute signification. Une s&eacute;rie d'enregistrements et de commandes ont suivi, au nombre desquelles la Symphoizie No. 3 (1970-72) et le Triple Concerto (1978-79). Tippett lui-m&ecirc;me a dirig&eacute; le LSO &agrave; diverses reprises, r&eacute;alisant &agrave; sa t&ecirc;te en 1971 un 33 tours de r&eacute;f&eacute;rence, comportant <B><I>The Vision of St. Augustine</B></I>. L'association a &eacute;t&eacute; scell&eacute;e par la derni&egrave;re oeuvre pour orchestre de Tippett, <B><I>The Rose Lake, </B></I>une commande conjointe du LSO, et des Orchestres Symphoniques de Boston et de Toronto. D'abord ex&eacute;cut&eacute;e par le LSO sous la direction de Davis le 19 f&eacute;vrier 1995, elle a constitu&eacute; le point culminant id&eacute;al de leur c&eacute;l&eacute;bration sur un mois du 90&egrave;me anniversaire de Tippett au Barbican Arts Centre de Londres.</P> <I><P>The Rose Lake</I> marque la fin de l'un des plus f&eacute;conds &eacute;t&eacute;s indiens dont ait jamais b&eacute;n&eacute;fici&eacute; un compositeur dans l'histoire de la musique. En effet, au cours de la d&eacute;cennie qui suivit ses quatre-vingt ans, Tippett a d&eacute;fi&eacute; tout pr&eacute;c&eacute;dent historique, continuant &agrave; produire des oeuvres majeures qui l'ont fait p&eacute;n&eacute;trer dans un nouveau domaine de la cr&eacute;ation. Son cinqui&egrave;me op&eacute;ra complet, <B><I>New Year </B></I>(1985-88), a &eacute;t&eacute; suivi d'une mise en musique du<I> <B>Byzantium</B> </I>de Yeats (1990-91) et d'un <B>Cinqui&egrave;me Quatuor &agrave; Cordes </B>(1991-92), d'une dur&eacute;e approximative de 30 minutes chacun, comme ce fut le cas de <I>The Rose Lake</I>, oeuvre que Tippett acheva en mai 1993. Parvenant &agrave; tenir en &eacute;chec les faiblesses inh&eacute;rentes &agrave; un &acirc;ge avanc&eacute;, le compositeur octog&eacute;naire avait &eacute;galement continu&eacute; &agrave; courir le monde, tant pour raisons professionnelles que pour trouver l&agrave; d&eacute;tente et incitation et ce fut &agrave; l'occasion de l'une de ces p&eacute;riodes de vacances &agrave; l'&eacute;tranger que lui vint l'inspiration &agrave; l'origine de <I>The Rose Lake.</P> </I><P>&nbsp;</P> <P>Voici la description qu'en </FONT><FONT FACE="Xerox Serif Wide" COLOR="#000000">fit </FONT><FONT COLOR="#000000">Tippett:</P> </FONT><FONT FACE="Arial" COLOR="#000000"><P>t</FONT><FONT COLOR="#000000">"Au cours de vacances au S&eacute;n&eacute;gal, vers la fin de 1990, en compagnie de Graham Modlen, un</P> <P>jeune ami architecte, il nous fut conseill&eacute; d'aller voir un petit lac, connu sous le nom de Lac Rose, o&ugrave;, &agrave; midi, l'impact du soleil &eacute;tait tel qu'il transformait sa couleur verte blanch&acirc;tre ~ en rose blanch&acirc;tre. </FONT><FONT FACE="Arial" COLOR="#000000">. . </FONT><FONT COLOR="#000000">Or il se trouva </FONT><FONT FACE="Arial" COLOR="#000000">. . . </FONT><FONT COLOR="#000000">que Graham et moi parv&icirc;nmes au Lac Rose &agrave; midi, juste &agrave; temps pour pour le voir prendre une merveilleuse teinte rose translucide. Cette vision d&eacute;clencha en moi un trouble profond, le type de trouble qui me fit conna&icirc;tre que la gestation de ma nouvelle oeuvre orchestrale avait commenc&eacute;."</P> <P>Comme la <I>Symphonie Pastorale </I>de Beethoven ou<I> La Mer </I>de Debussy, <I>The Rose Lake </I>est plut&ocirc;t l'expression de sensations qu'une description. N&eacute;anmoins, Tippett a voulu, dans une certaine mesure, traduire musicalement la transformation visuelle &agrave; laquelle il avait assist&eacute;:</P> <P>"Il n'y eu pas de r&eacute;ponse imm&eacute;diate. Mais l'id&eacute;e qui pris forme graduellement fut qu'un certain type d'expression lyrique na&icirc;trait &agrave; l'int&eacute;rieur du dessin, initialement polaris&eacute;e sur un &eacute;l&eacute;ment plus net, plus mordant, mais qui, pour finir, atteindrait un point culminant o&ugrave; le chant r&eacute;gnerait en ma&icirc;tre."</P> <P>"Je fus, pour finir, en mesure de formuler une structure musicale dont je pris le risque d'intituler les divers stades principaux: 'Le lac commence &agrave; chanter', 'Le ciel fait &eacute;cho au chant du lac', 'Le &ccedil;hant du lac s'&eacute;panouit', 'Le chant du lac quitte le ciel' et 'Le lac chante pour s'endormir'. Tout ceci peut sembler na&iuml;f, mais, en fait, les titres signifient une importante dimension de ce qui, autrement, pourrait &ecirc;tre r&eacute;sum&eacute; comme une composition continue en cinq parties... par essence un jeu de variations. Les titres descriptifs sugg&egrave;rent finalement un sous-titre g&eacute;n&eacute;ral pour la pi&egrave;ce: 'Chanson sans paroles pour orchestre...' Globalement, il est aussi possible d'imaginer la pi&egrave;ce comme exprimant une progression de l'aube au cr&eacute;puscule".</P> <P>La masse orchestrale sp&eacute;cifi&eacute;e pour <I>The Rose Lake</I> est assez importante </FONT><FONT FACE="Arial" COLOR="#000000"> </FONT><FONT COLOR="#000000">elle comprend trois fl&ucirc;tes (toutes doublant des piccolos), six cors, trois trompettes, trois trombones et tuba et deux harpes. Comme dans <I>Byzantium</I>, les timbales sont omises et des roto-toms les remplacent </FONT><FONT FACE="Arial" COLOR="#000000"></FONT><FONT COLOR="#000000">trois octaves de tambours accord&eacute;s chromatiquement, qui jouent un r&ocirc;le marqu&eacute; tout au long de la pi&egrave;ce. L'orchestre joue rarement en masse, toutefois, pour la plupart, les id&eacute;es musicales sont articul&eacute;es par une mosa&iuml;que de blocs en contraste de couleur instrumentale.</P> <P>Tippett a &eacute;galement d&eacute;velopp&eacute; ici un style d' 'h&eacute;t&eacute;rophonie lyrique' dans lequel les lignes m&eacute;lodiques sont combin&eacute;es avec des versions orn&eacute;es de ces m&ecirc;mes lignes. C'est l&agrave; la principale caract&eacute;ristique de quatre des cinq chants: le 'chant &eacute;panoui' central, pour sa part, concentre son lyrisme en une longue ligne des cordes dans des unissons ou octaves, avec une strate ind&eacute;pendante rythmiquement de commentaires confi&eacute;s aux trompettes.</P> <P>En fait, l'oeuvre est en deux parties, conduisant &agrave; l'&eacute;pisode de 'chant &eacute;panoui' central et s'en &eacute;loignant. Apr&egrave;s une d&eacute;licate et chatoyante introduction, le chant du lac commence aux cors, un motif plus rapide lui r&eacute;pondant, partag&eacute; entre les vents et un m&eacute;lange de harpes et de percussion &agrave; clavier, et un autre qui polarise des accords corrosifs aux cuivres sur un motif dansant aux violoncelles, harpes et tom-toms. Les &eacute;pisodes suivants offrent des variantes de ces id&eacute;es.</P> <P>Apr&egrave;s l'&eacute;pisode de 'chant &eacute;panoui', quelques &eacute;changes &eacute;vocateurs entre des tambours (tomtoms) lointains et des cors introduisent une s&eacute;quence en contraste de trios imitatifs en canon pour hautbois et cor anglais, puis bassons et contre-bassons. Ces &eacute;pisodes imitatifs s'accordent parfaitement avec ceux introduits plus t&ocirc;t: lorsque 'le ciel fait &eacute;cho au chant du lac', une m&eacute;lodie &agrave; la clarinette basse est r&eacute;p&eacute;t&eacute;e par la fl&ucirc;te une mesure et demie plus tard ces registres sont invers&eacute;s lorsque 'le chant du lac quitte le ciel' </FONT><FONT FACE="Arial" COLOR="#000000"> </FONT><FONT COLOR="#000000">des violoncelles font &eacute;cho aux violons dans l'aigu. Le dessin en mosa&iuml;que de l'oeuvre se fragmente peu &agrave; peu: apr&egrave;s quelques roulements de tambours dans le lointain, une succession d'accords aux vents en staccatos vient remplir l'un des objets typiques de Tippett en nous transportant 'de la salle de concert &agrave; la rue, lorsque le chant s'est &eacute;teint'.</P> <P>&nbsp;</P> <P>&copy; 1997 Meirion Bowen</FONT></TD> </TR> </TABLE>  <P>&nbsp;</P></BODY> </HTML> 
