<HTML> <HEAD> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <title>artiste peintre Rose painter et musee de la rose</title> <meta NAME="Author" CONTENT="Florent Artiste Peintre"> <meta NAME="description" LANG="fr" CONTENT="Artiste peintre j'ai oeuvr pendant des annes pour immortaliser sur la toile ces reines du jardin Mes oeuvres"> <meta NAME="keywords" LANG="fr" CONTENT="peinture,france,franais,french,peintre,artiste,culture,art,galerie,musee,marine,seascape,france,franais,french,huile,aquarelle,paysage,voile,mer,ocean,eau,tableau,paint,museum,gallery,artist,painting,painter,oil,watercolour,seascape,landscape,sail,sea,water,picture,art visuel,marine,visual art,painting,exposition,peinture,galerie,exhibition,dessin,Fred,drawing,art,figuratif,figurative,bateaux,gallery,boat,ship,voilier,sailer,sailship,photographe,photographs,photographer,diapositives,ektachrome,slide,photos,reportage"> <meta NAME="Author" CONTENT="Artiste Musee de la Rose - rose passion"> <meta NAME="Identifier-URL" CONTENT="http://www.choletweb.com"> <http-equiv="content-language" CONTENT="fr"> <meta NAME="robots" CONTENT="index,follow,all"> <meta NAME="Reply-to" CONTENT="danielle.florent@wanadoo.fr"> <meta NAME="REVISIT-AFTER" CONTENT="30 days"> <meta NAME="Copyright" CONTENT="Artiste-Peintre"> <!--peinture,france,franais,french,peintre,artiste,culture,art,galerie,musee,marine,seascape,france,franais,french,huile,aquarelle--> </HEAD> <FRAMESET ROWS="100%,1*" BORDER=0 FRAMEBORDER=0> <NOFRAMES><BODY> <P>Le mot &#171;art &#187;, depuis son sens premier &#150; ensemble de proc&eacute;d&eacute;s tendant &agrave; une fin d&eacute;termin&eacute;e &#150;, a pris au cours des &acirc;ges diverses acceptions &#150; virtuosit&eacute; technique ou m&eacute;tier, et, depuis le XIXe si&egrave;cle, ensemble de la cr&eacute;ation artistique ou activit&eacute; dans le domaine des arts &#150; qui refl&egrave;tent la complexit&eacute; et la diversit&eacute; de ce qu'il d&eacute;signe : l'histoire de l'art, tout au moins en Occident, est jalonn&eacute;e de bouleversements des cat&eacute;gories de l'art et de renversements de leurs valeurs.</P>  <P>Parmi les neuf Muses, sous l'&eacute;gide desquelles l'art a &eacute;t&eacute; plac&eacute;, aucune n'incarne la peinture ou la sculpture : dans l'Antiquit&eacute; et au Moyen &Acirc;ge, seuls sont dignes de constituer les arts le langage et les productions de l'esprit. Les arts lib&eacute;raux, c'est-&agrave;-dire libres des contraintes li&eacute;es &agrave; la mati&egrave;re, s'opposent aux arts m&eacute;caniques, architecture, sculpture, peinture et orf&egrave;vrerie, jusqu'&agrave; la Renaissance : c'est alors que, au sein d'une nouvelle cat&eacute;gorie, celle des beaux-arts, la peinture se voit &eacute;rig&eacute;e en art supr&ecirc;me.</P>  <P>Cette mobilit&eacute; du champ d'application de l'art dans la culture occidentale se retrouve d'ailleurs dans les autres civilisations, o&ugrave; l'art suit un d&eacute;veloppement autonome &#150; jusqu'&agrave; l'art contemporain, qui, fruit de l'Occident, est universel dans sa pratique. Comprendre l'art aujourd'hui, c'est s'interroger sur ses processus de formation : par quels itin&eacute;raires, avec quelles exclusions ? Admettre que le &#171;beau id&eacute;al &#187; n'est qu'une expression de l'art parmi d'autres, c'est se donner les moyens d'une approche juste et sans pr&eacute;jug&eacute;s de l'art musulman, des arts africains, oc&eacute;aniens, am&eacute;rindiens, de l'art d'Extr&ecirc;me-Orient. Relativiser les &#156;uvres d'art, en les consid&eacute;rant dans un d&eacute;roulement historique et dans leurs rapports aux soci&eacute;t&eacute;s qui les produisent et les re&ccedil;oivent, permet d'appr&eacute;hender dans ses significations profondes l'ensemble des productions humaines regroup&eacute;es sous le terme g&eacute;n&eacute;rique d'&#171; art &#187;.</P>  <P>L'art, ph&eacute;nom&egrave;ne de soci&eacute;t&eacute;, remplit trois fonctions essentielles : instrument d'une mission, porteur d'un message, il exprime, par des choix plastiques et une iconographie appropri&eacute;e, un discours politique ou social, une foi religieuse, une pens&eacute;e personnelle ; expression de son propre id&eacute;al, il s'inscrit dans un processus de progr&egrave;s ou de d&eacute;cadence selon une certaine id&eacute;e du &#171;beau id&eacute;al &#187;; enfin, il peut &ecirc;tre associ&eacute; &agrave; une simple activit&eacute; ludique.</P>  <P>L'art assume, d&egrave;s son origine, une fonction symbolique par laquelle la soci&eacute;t&eacute; structure son imaginaire collectif, met en forme sa vision du monde, exprime ses aspirations et ses contradictions. L'&#156;uvre n'est pas une simple imitation du monde ext&eacute;rieur, mais l'organisation d'un syst&egrave;me de signes d&eacute;pendant de l'&eacute;tat des techniques et des mentalit&eacute;s. Indice de l'aptitude de l'homme &agrave; se d&eacute;passer vers un ailleurs dont il l'inventeur, l'art brise les limites de sa condition temporelle et lui permet de devenir son propre cr&eacute;ateur.</P>  <P>L'exercice de l'art est ins&eacute;parable du discours qui le produit. Ce discours, d'abord diffus et immanent &agrave; la soci&eacute;t&eacute;, deviendra autonome &agrave; la Renaissance. &Agrave; travers les &eacute;crits de peintres, les querelles th&eacute;oriques, se poursuit l'&eacute;laboration d'une r&eacute;flexion sur le rapport qu'entretiennent l'id&eacute;al et l'&#156;uvre, et se mettent en place une histoire de l'art et une critique. Cette th&eacute;orisation de l'art s'accompagne d'une transformation du statut de l'artiste qui, de simple artisan possesseur d'un savoir-faire technique, devient cr&eacute;ateur, &agrave; l'image de Dieu. Parall&egrave;lement, l'&#156;uvre est promue au rang de production intellectuelle, et le devant de la sc&egrave;ne est occup&eacute; par l'architecture, la sculpture et la peinture. La musique est oubli&eacute;e pour un temps par les d&eacute;bats th&eacute;oriques sur le Beau ; les autres arts sont dits &#171;mineurs &#187; et se trouvent rel&eacute;gu&eacute;s dans le domaine de l'ethnologie, des arts populaires et exotiques. Mais les bouleversements sociopolitiques, le divorce de l'&Eacute;tat et de l'artiste, l'accession de la bourgeoisie &agrave; la culture, l'aventure coloniale et les expositions universelles, l'&eacute;puisement de l'art acad&eacute;mique ont plac&eacute; l'art, au seuil du XXe si&egrave;cle, dans une perspective non plus seulement esth&eacute;tique, mais historique et sociologique. Il en est r&eacute;sult&eacute; la r&eacute;habilitation des arts mineurs, l'accession des arts extra-europ&eacute;ens au rang d'arts &agrave; part enti&egrave;re et la naissance de l'art moderne.</P>  <P>L'art au sein des activit&eacute;s humaines</P>  <P>Les origines de l'art semblent se confondre presque avec celles de l'homme. Lorsque, vers 100000 av. J.-C., au pal&eacute;olithique moyen, l'homme de Neandertal ma&icirc;trise le feu, sp&eacute;cialise ses techniques de taille de la pierre et se s&eacute;dentarise, s'&eacute;veille en lui un sens esth&eacute;tique qui traduit une pens&eacute;e symbolique.</P>  <P>Art ou magie ?</P>  <P>Le glacial &acirc;ge du Renne, vers 35000 av. J.-C., voit na&icirc;tre le premier art pari&eacute;tal et ses animaux stylis&eacute;s peints &agrave; l'ocre, au mangan&egrave;se et au charbon de bois. La ronde-bosse appara&icirc;t 10 000 ans plus tard. Statuettes f&eacute;minines et &#171;V&eacute;nus &#187;, telle la Femme &agrave; la capuche trouv&eacute;e dans le gisement du pal&eacute;olithique sup&eacute;rieur de Brassempouy, sont consid&eacute;r&eacute;es aujourd'hui comme des symboles de f&eacute;condit&eacute;. Mais toute interpr&eacute;tation de l'art pr&eacute;historique &#150; c'est-&agrave;-dire ant&eacute;rieur &agrave; l'apparition de l'&eacute;criture &#150; reste incertaine et probl&eacute;matique. &Agrave; l'homme pal&eacute;olithique absorb&eacute; dans ses activit&eacute;s primordiales de subsistance, de protection et de reproduction, on a tendance &agrave; ne pas accorder de cr&eacute;ation purement d&eacute;corative ; tout est porteur de sens, religieux, magique, social. Il faut attendre le n&eacute;olithique et l'invention de la c&eacute;ramique avec ses estampages cord&eacute;s, ruban&eacute;s, cardiaux (obtenus &agrave; l'aide de coquillages ) pour voir surgir le d&eacute;cor pur, associ&eacute; &agrave; la jouissance esth&eacute;tique.</P>  <P>Faut -il en d&eacute;duire que l'homme pr&eacute;historique ne connaissait ni les loisirs ni le d&eacute;lassement ? Les collections d'objets curieux &#150; coquillages, fragments de jaspe et de cristal de roche &#150; sans utilit&eacute; apparente trouv&eacute;es &agrave; la Ferrassie, en Dordogne, seraient -elles charg&eacute;es d'une signification symbolique ? Ou t&eacute;moignent -elles d'un sens purement artistique ? Le chant, la musique, la danse, arts de l'&eacute;ph&eacute;m&egrave;re, n'ont laiss&eacute; aucune trace &#150; ni instrument, ni notation, ni repr&eacute;sentation s&ucirc;re.</P>  <P>Aussi faut -il, pour approcher ces cultures tout autant que celles de l'&acirc;ge du bronze, d'Afrique ou d'Oc&eacute;anie, renoncer, &agrave; l'instar d'Andr&eacute; Leroi-Gourhan, &agrave; distinguer ce qui &#171;appartient &agrave; l'art, &agrave; la religion ou &agrave; la magie &#187;.</P>  <P>L'art fun&eacute;raire et religieux, tel qu'il appara&icirc;t aux origines, remplit une double fonction, magique et symbolique : il relie l'homme au monde des dieux ou de la mort, il exprime son r&ocirc;le politique et son rang social. C'est ainsi que, au IIe mill&eacute;naire av. J.-C., l'homme inscrit dans la pierre, dans le bronze, les signes qui l'unissent aux dieux et &agrave; l'au-del&agrave; et les insignes de son pouvoir temporel. Babylone voit na&icirc;tre une nouvelle id&eacute;ologie de la monarchie, lisible dans la st&egrave;le d'Hammourabi : le roi rev&ecirc;tu de la majest&eacute; aust&egrave;re du l&eacute;gislateur fait face &agrave; Shamash, dieu-soleil, patron de la justice, pourvu des attributs divins, la baguette et l'anneau.</P>  <P> Le roi-pr&ecirc;tre est la figure centrale d'un art politique et religieux tant en &Eacute;gypte qu'en Chine, o&ugrave; l'ordre de l'&Eacute;tat conditionne l'ordre naturel et o&ugrave; la premi&egrave;re fonction de l'art est d'assurer magiquement la bonne marche de l'univers. Le grand temple d'Abou-Simbel, en Nubie, r&eacute;unit ces symboliques religieuse et politique en exaltant la divinit&eacute; du pharaon Rams&egrave;s II. Ce temple, creus&eacute; dans la montagne, fait p&eacute;n&eacute;trer au sein de la terre et &eacute;voque l'univers des enfers. &Agrave; cette &eacute;poque, l'art rend la vie p&eacute;renne : en Cr&egrave;te, les &#171;idoles-violons &#187;, figurines f&eacute;minines en marbre d&eacute;pos&eacute;es dans les tombes, jouent probablement le m&ecirc;me r&ocirc;le d'accompagnement protecteur que l'abondant mat&eacute;riel plac&eacute; dans les mastabas de l'Ancien Empire &eacute;gyptien ou que les bi, anneaux de jade entourant le jeune homme inhum&eacute;, vers 2270 av. J.-C., au Jiangsu, en Chine.</P>  <P>La naissance de l'artiste</P>  <P>Le premier mill&eacute;naire av. J.-C. voit surgir en Gr&egrave;ce des individus reconnus et d&eacute;sign&eacute;s comme artistes. Le style comme marque d'une personnalit&eacute; appara&icirc;t avec Craton de Sicyone et Philocl&egrave;s l'&Eacute;gyptien. L'art comme expression autonome des activit&eacute;s humaines transpara&icirc;t &agrave; travers une premi&egrave;re th&eacute;orisation qui nous est connue par les textes de Platon et d'Aristote : l'id&eacute;al artistique est la mim&ecirc;sis, l'imitation de la r&eacute;alit&eacute; o&ugrave; l'homme est la mesure de toute chose. Au VIe si&egrave;cle av. J.-C., &agrave; Ath&egrave;nes, les c&eacute;ramiques &#171;&agrave; figures noires &#187;, souvent sign&eacute;es tant par le potier que par le peintre, sont ex&eacute;cut&eacute;es dans des styles personnels auxquels la tradition rattache les grands axes de sa r&eacute;flexion artistique : le potier et peintre de vases Nearchos excelle ainsi dans l'expression des sentiments, tandis que Lydos privil&eacute;gie la valeur dramatique des sujets et qu'Ex&eacute;kias transforme un style narratif, prolixe et &eacute;pique en une expression d&eacute;pouill&eacute;e, concentr&eacute;e et proche de la trag&eacute;die.</P>  <P>En Inde, en &Eacute;gypte, au Proche-Orient, les productions artistiques restent anonymes, et si les laques chinois sont sign&eacute;s d&egrave;s l'&eacute;poque des Han occidentaux (221 av. J.-C. - 9 apr. J.-C. ), ils ne renvoient pas pour autant &agrave; une id&eacute;e de cr&eacute;ation individuelle mais, au contraire, donnent l'image d'une production collective organis&eacute;e.</P>  <P>L'art comme activit&eacute; autonome</P>  <P>La recherche de la beaut&eacute; id&eacute;ale platonicienne est le propre de la Gr&egrave;ce classique. Elle est quelque peu d&eacute;laiss&eacute;e &agrave; la p&eacute;riode hell&eacute;nistique et &agrave; Rome, o&ugrave;, jusqu'au IIIe si&egrave;cle av. J.-C., les manifestations artistiques, consid&eacute;r&eacute;es comme nuisibles, sont r&eacute;serv&eacute;es aux dieux. En Occident, il faut attendre la Renaissance et le moment o&ugrave; l'art se d&eacute;gage de l'id&eacute;e exclusive d'un savoir-faire pour que les arts plastiques deviennent l'objet d'un discours th&eacute;orique qui les consacre comme activit&eacute; autonome. En Chine, le discours th&eacute;orique, &eacute;labor&eacute; comme en Gr&egrave;ce vers le Ve si&egrave;cle av. J.-C., ne conna&icirc;tra pas d'&eacute;clipse et, d&egrave;s le VIIIe si&egrave;cle apr. J.-C., l'art existera pour lui-m&ecirc;me.</P>  <P>L'h&eacute;g&eacute;monie des arts plastiques</P>  <P>En Europe, au contraire, les arts plastiques &#150; peinture, sculpture &#150; charg&eacute;s d'un message tant&ocirc;t religieux ou moral, tant&ocirc;t politique ou social, suppl&eacute;ent les arts lib&eacute;raux du Moyen &Acirc;ge, et tiennent peu &agrave; peu le premier r&ocirc;le, rel&eacute;guant les arts dits mineurs &#150; c&eacute;ramique, verrerie, tapisserie, &eacute;b&eacute;nisterie, etc. &#150; dans l'artisanat.</P>  <P>La musique, de son c&ocirc;t&eacute;, progressivement d&eacute;gag&eacute;e de la parole (le chant s'effa&ccedil;ant devant la musique instrumentale ) &agrave; partir du XVe si&egrave;cle, se trouve du m&ecirc;me coup en partie priv&eacute;e du message politique ou religieux dont elle &eacute;tait charg&eacute;e. Li&eacute;e aux math&eacute;matiques et &agrave; l'harmonie de l'univers &agrave; travers des repr&eacute;sentations du monde comme celle de l'humaniste florentin Marsile Ficin, au XVe si&egrave;cle, elle perd ses pr&eacute;rogatives, tandis que la peinture acquiert son autonomie. L&eacute;onard peut ainsi &eacute;tablir la sup&eacute;riorit&eacute; de cette derni&egrave;re sur la musique : le durable l'emporte sur l'&eacute;ph&eacute;m&egrave;re.</P>  <P>Le d&eacute;veloppement des Acad&eacute;mies, au XVIIe si&egrave;cle, puis celui du discours critique, au XVIIIe si&egrave;cle, renforcent une &eacute;volution qui conduit &agrave; l'apparition du terme &#171;beaux-arts &#187;. Il faut attendre leur &eacute;puisement, dans les ann&eacute;es 1880, pour que les pr&eacute;rogatives des beaux-arts se trouvent contest&eacute;es. Les artistes se r&eacute;clameront alors des artisans. Les Arts and Crafts de William Morris en Angleterre, l'Art nouveau en France et en Belgique, l'esth&eacute;tique &#171;organique &#187; aux &Eacute;tats-Unis se donneront pour t&acirc;che de subvertir la notion de &#171;beaux-arts &#187;, de &#171;genres &#187;, d'&#171;arts mineurs &#187; et &#171;majeurs &#187;.</P>  <P>Cette &eacute;volution s'&eacute;tend, en Occident, sur douze si&egrave;cles. Elle s'accompagne d'une intense activit&eacute; r&eacute;flexive et de profondes modifications du statut de l'artiste.</P>  <P> Artisan et artiste</P>  <P>Au VIIe si&egrave;cle, saint &Eacute;loi, ma&icirc;tre en orf&egrave;vrerie cloisonn&eacute;e, peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme le premier artiste connu de l'Occident m&eacute;di&eacute;val. Au si&egrave;cle suivant, l'art qui r&egrave;gne &agrave; la cour de Charlemagne constitue une &eacute;cole d'o&ugrave; &eacute;mergeront quelques noms, comme, au IXe si&egrave;cle, celui du scribe Godescalc (les enlumineurs qui travaillaient avec lui restant encore inconnus ). La sculpture romane produite par des ateliers sous la conduite de ma&icirc;tres sort peu &agrave; peu de l'anonymat et nous livre des noms tels ceux de Bernard Gilduin &agrave; Saint-Sernin de Toulouse (XIe si&egrave;cle ), de Gislebert &agrave; Saint-Lazare d'Autun (XIIe si&egrave;cle ). &Agrave; l'&eacute;poque gothique, l'architecture et l'orf&egrave;vrerie dominent. Marquant sa production d'une empreinte personnelle, l'orf&egrave;vre Nicolas de Verdun cr&eacute;e le &#171;style 1200 &#187;, et, au XIIIe si&egrave;cle, Pierre de Montreuil &agrave; la Sainte-Chapelle, Jean de Chelles &agrave; Notre-Dame signent leurs &#156;uvres. Enfin, au d&eacute;but du XIVe si&egrave;cle, le peintre et orf&egrave;vre Jean Pucelle &eacute;laborera le &#171;style courtois &#187;, avec les Heures de Jeanne d'&Eacute;vreux.</P>  <P>D&egrave;s lors, tandis qu'en litt&eacute;rature et en musique l'anonymat n'est d&eacute;j&agrave; plus de mise, le nom de l'artiste-artisan est li&eacute; &agrave; une cr&eacute;ation : aux &eacute;maux &#171;de plique &#187; (appliqu&eacute;s sur un support d'or ) pour Guillaume Julien, &agrave; l'espace pictural &agrave; trois dimensions pour Cimabue ou simplement &agrave; un style pour Claus Sluter et Melchior Broederlam &agrave; la chartreuse de Champmol, en Bourgogne.</P>  <P>C'est l'&eacute;poque o&ugrave; l'art &eacute;tend la gamme de ses sujets, r&eacute;invente le portrait et esquisse le paysage : Jean Fouquet signe le premier autoportrait sur un m&eacute;daillon d'&eacute;mail, tandis que les Van Eyck, qui utilisent la peinture &agrave; l'huile, r&eacute;solvent les probl&egrave;mes de perspective par la lumi&egrave;re et la superposition d'horizons d&eacute;grad&eacute;s.</P>  <P>D&egrave;s lors que le cr&eacute;ateur &#150; reconnu &#150; signe son &#156;uvre, la premi&egrave;re &eacute;tape vers un art autonome est franchie, m&ecirc;me si l'&#156;uvre n'existe que par le discours religieux ou politique qui la sous-tend.</P>  <P>L'art autonome</P>  <P>Au d&eacute;but du XVe si&egrave;cle, l'Italie renoue avec l'Antiquit&eacute;. Elle n'y puise pas seulement des mod&egrave;les de vocabulaire (les ordres architectoniques, la r&eacute;gularit&eacute;, les motifs exprimant l'id&eacute;e imp&eacute;riale ou les images chr&eacute;tiennes byzantines ), mais &eacute;galement les &eacute;l&eacute;ments d'une r&eacute;flexion.</P>  <P>L'art majeur est alors l'architecture : le ma&icirc;tre d'&#156;uvre est l'architecte. Le devenir est l'ambition de tout artiste, l'aboutissement de toute carri&egrave;re. Vitruve, architecte et th&eacute;oricien romain du Ier si&egrave;cle av. J.-C., est traduit, illustr&eacute;, &eacute;dit&eacute; en 1486, puis en 1496 et en 1497. Il est comment&eacute; et contest&eacute; par le Bolonais Sebastiano Serlio en 1537. Et chacun th&eacute;orise : Palladio et Vignole en Italie, Androuet du Cerceau et Philibert de l'Orme en France. Si la sculpture reste fig&eacute;e dans une production dont seule l'&Eacute;glise est destinataire, la peinture, quant &agrave; elle, acquiert ses premi&egrave;res lettres de noblesse avec Alberti, qui publie son trait&eacute; en 1436. Les Van Eyck avaient &eacute;bauch&eacute; la perspective a&eacute;rienne avec le d&eacute;grad&eacute; des couleurs, Brunelleschi invente la perspective lin&eacute;aire et Venise la peinture tonale, o&ugrave; la couleur change de ton en fonction de son exposition &agrave; la lumi&egrave;re, gr&acirc;ce &agrave; l'usage de la peinture &agrave; l'huile.</P>  <P>Parall&egrave;lement &agrave; cette &eacute;mergence du discours th&eacute;orique sur l'art na&icirc;t la figure du dilettante, l'amateur, qui, pour satisfaire une jouissance esth&eacute;tique priv&eacute;e, constitue des collections et privil&eacute;gie la peinture de chevalet, premi&egrave;re manifestation d'un art ind&eacute;pendant. Du m&ecirc;me coup, de nouveaux sujets s'introduisent, all&eacute;goriques, galants. Le portrait se d&eacute;veloppe, le nu fait son apparition. Les Flamands privil&eacute;gient la sc&egrave;ne de genre et le paysage. Le naturalisme r&egrave;gne avant de c&eacute;der la place, dans les ann&eacute;es 1480, &agrave; la mani&egrave;re d&eacute;corative.</P>  <P>Alors que le m&eacute;c&eacute;nat se d&eacute;veloppe &#150; Isabelle d'Este, les M&eacute;dicis, Fran&ccedil;ois Ier, Charles Quint, Philippe II, Rodolphe II de Habsbourg ont leur cabinet de peinture &#150;, le mot &#171;Acad&eacute;mie &#187; r&eacute;appara&icirc;t parmi les humanistes, qui se r&eacute;unissent autour de Laurent le Magnifique. Rome voit na&icirc;tre l'Academia di Bandinelli en 1530 puis celle de Saint-Luc en 1593, Florence celle de Vasari en 1563. Alberti pose les fondements de l'art comme activit&eacute; noble : l'artiste, savant et lettr&eacute;, est un homme libre, d&eacute;gag&eacute; des corporations, et la peinture est l'&eacute;gale de la po&eacute;sie. Un si&egrave;cle plus tard, les peintres fran&ccedil;ais s'engageront sur la m&ecirc;me voie.</P>  <P>La naissance des beaux-arts</P>  <P>Cr&eacute;&eacute;s en 1380, les statuts des corporations fran&ccedil;aises avaient &eacute;t&eacute; renforc&eacute;s en 1582, puis de nouveau reconnus par le Parlement de Paris en 1647. Moins d'un an plus tard, une vingtaine d'artistes, dont Charles Le Brun, Philippe de Champaigne, Le Nain, La Hyre, S&eacute;bastien Bourdon, adressent une p&eacute;tition au Conseil du roi pour obtenir la cr&eacute;ation d'une Acad&eacute;mie : ils font notamment &eacute;tat des pers&eacute;cutions de la corporation, ind&eacute;pendamment de laquelle ils comptent poursuivre leur activit&eacute;. En effet, les peintres, tout comme les sculpteurs, sont alors soumis &agrave; un long apprentissage chez les ma&icirc;tres qui d&eacute;tiennent le monopole de la formation, de l'enseignement et, bien s&ucirc;r, de l'exercice public de la profession. L'art, alors inf&eacute;od&eacute; &agrave; l'artisanat, est ligot&eacute; par le commerce des ma&icirc;tres tenant boutique. Les artistes qui refusent le passage par les ateliers doivent, pour &eacute;chapper aux tracasseries judiciaires, obtenir un brevet de peintre du roi, qui accorde une protection personnelle au b&eacute;n&eacute;ficiaire, ou &eacute;lire domicile dans des lieux d'immunit&eacute;, couvents, coll&egrave;ges religieux, tel Philippe de Champaigne, h&eacute;berg&eacute; par le coll&egrave;ge de Laon.</P>  <P>En 1648, le roi, en fondant l'Acad&eacute;mie de peinture et de sculpture, reconna&icirc;t le talent de ces quelques peintres ind&eacute;pendants, mais trouve aussi une occasion de renforcer le pouvoir central : pour soutenir leur requ&ecirc;te, les peintres ont su flatter l'int&eacute;r&ecirc;t politique du roi en affirmant que la mission essentielle des arts lib&eacute;raux est d'embellir et de r&eacute;pandre son image, t&acirc;che que l'on ne saurait laisser &agrave; des &#171;barbouilleurs, broyeurs de couleurs &#187;. Et de revendiquer la dignit&eacute; intellectuelle et culturelle de la peinture : l'artiste est un cr&eacute;ateur, la peinture est une &eacute;criture qui contribue &agrave; &eacute;clairer l'homme, tout comme celle du po&egrave;te, de l'orateur ou de l'historien.</P>  <P>Il faut toutefois attendre le 7 juin 1652 pour que l'Acad&eacute;mie soit pourvue de statuts, par lesquels elle devient une &eacute;cole &#150; qui re&ccedil;oit le monopole de l'enseignement &#150;, pourvue d'une hi&eacute;rarchie tr&egrave;s stricte, renforc&eacute;e par Colbert en 1655, puis en 1663. Parall&egrave;lement &agrave; cet objectif pratique, l'Acad&eacute;mie se voit assigner une finalit&eacute; th&eacute;orique : la peinture et la sculpture se d&eacute;gagent des arts &#171;m&eacute;caniques &#187; pour devenir des exercices de l'esprit.</P>  <P>C'est dans ce contexte que se noue la querelle sur la couleur et le dessin, ultime &eacute;tape de l'accession de l'art &agrave; une totale autonomie, mais aussi moment d'&eacute;laboration de l'id&eacute;e du Beau et de l'id&eacute;al de l'art. Les partisans du dessin affirment la primaut&eacute; du trait, expression de l'Id&eacute;e, d&eacute;finie depuis Platon comme une repr&eacute;sentation abstraite : le dessin est aussi &#171;dessein &#187;, projet intellectuel du peintre ; c'est ce qui rattache la personne &agrave; l'univers du discours et fonde la dignit&eacute; lib&eacute;rale de la peinture. Poussin, en d&eacute;veloppant, particuli&egrave;rement dans sa correspondance, une approche m&eacute;thodique et scientifique, en insistant sur l'&eacute;laboration intellectuelle du tableau, incarne la position des partisans du dessin, les poussinistes, pour qui contester la primaut&eacute; du dessin, c'est commettre un v&eacute;ritable &#171;attentat politique &#187;. Derri&egrave;re Rubens, les partisans de la couleur, les rub&eacute;nistes, consid&egrave;rent le coloris comme &#171;l'&acirc;me et le dernier ach&egrave;vement de la peinture &#187;. La querelle dure trente ans et s'&eacute;teint, en 1700, avec la victoire des coloristes. La &#171;fid&eacute;lit&eacute; &agrave; l'histoire &#187; qui a fond&eacute; la hi&eacute;rarchie des genres n'est plus &#171;l'essence de la peinture &#187;. L'esth&eacute;tique coloriste qui repose sur deux principes, &#171;plaire et tromper &#187;, inspirera toute la peinture du XVIIIe si&egrave;cle et Diderot s'exclamera : &#171;Pourquoi une belle esquisse nous pla&icirc;t -elle plus qu'un beau tableau ? C'est qu'il y a plus de vie et moins de formes.&#187;</P>  <P>Pendant que la peinture prend peu &agrave; peu la premi&egrave;re place dans le monde de l'art, l'architecture suit son propre chemin. Activit&eacute; noble d&egrave;s ses origines, elle devient au XVIIe si&egrave;cle le lieu par excellence de la g&eacute;om&eacute;trie. S'opposant &#150; dans une r&eacute;action similaire &agrave; celle des peintres &#150; aux traditions du chantier, les architectes introduisent une rationalit&eacute; qui marquera tout l'&acirc;ge baroque en Europe. Le p&egrave;re Derand, architecte de la Compagnie de J&eacute;sus et auteur d'un trait&eacute; sur l'Architecture des vo&ucirc;tes ou l'Art des traits et coupes de pierres  (1643 ), se dresse tant contre un artisanat r&eacute;trograde que contre l'Acad&eacute;mie, et ses &#156;uvres seront plusieurs fois r&eacute;&eacute;dit&eacute;es jusqu'&agrave; la fin du XVIIIe si&egrave;cle ; les trait&eacute;s du graveur Abraham Bosse auront, eux aussi, une longue post&eacute;rit&eacute; p&eacute;dagogique. Si une connaissance approfondie de la st&eacute;r&eacute;otomie permet &agrave; l'architecte italien Guarino Guarini de combiner le caprice esth&eacute;tique et un certain mysticisme math&eacute;matique, les probl&egrave;mes d&eacute;licats du passage de la th&eacute;orie &agrave; la r&eacute;alisation seront toutefois le plus souvent &eacute;lud&eacute;s et Johann Balthasar Neumann, &agrave; la R&eacute;sidence de W&uuml;rzburg, fera figure d'exception.</P>  <P>Lorsque, en 1752, le terme &#171;beaux-arts &#187; appara&icirc;t pour la premi&egrave;re fois dans l'Encyclop&eacute;die, l'architecture, la sculpture, la peinture et la gravure occupent tout l'espace de l'art d&eacute;fini comme tel. Cette autonomie deviendra, &agrave; la fin du si&egrave;cle suivant, le caract&egrave;re fondamental de l'&#156;uvre d'art. Avec C&eacute;zanne, la peinture s'affranchit du r&eacute;el et l'harmonie picturale existe en soi. Brisant l'acquis de deux si&egrave;cles de lutte, l'art moderne, selon le mot de Michel Tapi&eacute;, na&icirc;t &#171;le jour o&ugrave; l'id&eacute;e d'art et celle de beaut&eacute; se sont trouv&eacute;es disjointes &#187;.</P>  <P>Perdant sa fonction symbolique et coupant ses racines sociales pour ne devenir que l'expression d'une individualit&eacute;, l'art perdra du m&ecirc;me coup le contact avec ses commanditaires et ses destinataires. Ce divorce ne prendra fin qu'apr&egrave;s la Seconde Guerre mondiale, lorsque la dispersion des artistes, l'internationalisation de l'art et sa diffusion intense, notamment par la multiplication des mus&eacute;es et des galeries, permettront de renouer la relation entre l'art vivant et le public.</P>  </BODY> </NOFRAMES>    <FRAME SRC="http://213.130.58.201/ROSE/" MARGINWIDTH=0 MARGINHEIGHT=0 FRAMEBORDER=1>    <FRAME SRC="" NORESIZE SCROLLING=no MARGINWIDTH=0 MARGINHEIGHT=0 FRAMEBORDER=1> </FRAMESET> </HTML>  <FRAMESET rows="100%,*" frameborder=no border=0> <FRAME SRC="http://213.130.58.201/ROSE/"> <FRAME SRC="" scrolling="No" noresize> </FRAMESET> <NOFRAMES> <BODY> Artiste peintre j'ai oeuvr pendant des annes pour immortaliser sur la toile ces reines du jardin Mes oeuvres  Fred,peinture,france,franais,french,peintre,artiste,culture,art,galerie,musee,marine,seascape,france,franais,french,huile,aquarelle,paysage,voile,mer,ocean,eau,tableau,paint,museum,gallery,artist,painting,painter,oil,watercolour,seascape,landscape,sail,sea,water,picture,art visuel,marine,visual art,painting,exposition,peinture,galerie,exhibition,dessin,Fred,drawing,art,figuratif,figurative,bateaux,gallery,boat,ship,voilier,sailer,sailship,photographe,photographs,photographer,diapositives,ektachrome,slide,photos,reportage,  <a href="http://213.130.58.201/ROSE/">Artiste peintre j'ai oeuvr pendant des annes pour immortaliser sur la toile ces reines du jardin Mes oeuvres, Tourisme, culture, chteaux, muses, tapisseries, </a> </BODY> </NOFRAMES> </HTML> 
