<!-- Author: Brad Ekdahl --> <!-- E-mail: ekdahlcd@sk.sympatico.ca -->  <!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> <HTML>  <HEAD> <TITLE>MVFS - Tough</TITLE> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1"> <LINK REL="STYLESHEET" TYPE="text/css" HREF="../style.css"> <SCRIPT TYPE="text/javascript" SRC="../rollover.js"></SCRIPT> </HEAD>  <BODY>  <TABLE WIDTH="100%" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0"> <TR><TD CLASS="area1" HEIGHT="5">&nbsp;</TD></TR> <TR><TD CLASS="area2" HEIGHT="5">&nbsp;</TD></TR> <TR><TD CLASS="area3" HEIGHT="5">&nbsp;</TD></TR> <TR><TD CLASS="area4" HEIGHT="65">    <TABLE WIDTH="100%" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0">    <TR>    <TD CLASS="area4"><SPAN STYLE="margin-left: 20px;"><IMG SRC="../Images/drapeau.gif" ALT="Drapeau fransaskois" WIDTH="70" HEIGHT="35" BORDER="0"></SPAN></TD>    <TD CLASS="area4"><B STYLE="margin-left: 20px;">le <SPAN>M</SPAN>us&eacute;e <SPAN>V</SPAN>irtuel <SPAN>F</SPAN>rancophone de la <SPAN>S</SPAN>askatchewan</B></TD>    </TR>    </TABLE> </TD></TR> <TR><TD CLASS="area5" HEIGHT="39">    <TABLE WIDTH="100%" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0">    <TR>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../accueil.html" onmouseover="Accueil.src='../Images/Icons/Accueil_icon2.jpg';" onmouseout="Accueil.src='../Images/Icons/Accueil_icon.jpg';"><IMG NAME="Accueil" SRC="../Images/Icons/Accueil_icon.jpg" ALT="Accueil" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../musees.html" onmouseover="Musees.src='../Images/Icons/Musees_icon2.jpg';" onmouseout="Musees.src='../Images/Icons/Musees_icon.jpg';"><IMG NAME="Musees" SRC="../Images/Icons/Musees_icon.jpg" ALT="Mus&eacute;es" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../pionniers.html" onmouseover="Pionniers.src='../Images/Icons/Pionniers_icon2.jpg';" onmouseout="Pionniers.src='../Images/Icons/Pionniers_icon.jpg';"><IMG NAME="Pionniers" SRC="../Images/Icons/Pionniers_icon.jpg" ALT="Pionniers" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../anecdotes.html" onmouseover="Anecdotes.src='../Images/Icons/Anecdotes_icon2.jpg';" onmouseout="Anecdotes.src='../Images/Icons/Anecdotes_icon.jpg';"><IMG NAME="Anecdotes" SRC="../Images/Icons/Anecdotes_icon.jpg" ALT="R&eacute;cits Anecdotals" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../archives.html" onmouseover="Archives.src='../Images/Icons/Archives_icon2.jpg';" onmouseout="Archives.src='../Images/Icons/Archives_icon.jpg';"><IMG NAME="Archives" SRC="../Images/Icons/Archives_icon.jpg" ALT="Archives et Folklore" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    <TD CLASS="area5"><A HREF="../parlure.html" onmouseover="Parlure.src='../Images/Icons/Parlure_icon2.jpg';" onmouseout="Parlure.src='../Images/Icons/Parlure_icon.jpg';"><IMG NAME="Parlure" SRC="../Images/Icons/Parlure_icon.jpg" ALT="Parlure Fransaskoise" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></TD>    </TR>    <TR>    <TD CLASS="area6">Accueil</TD>    <TD CLASS="area6">Mus&eacute;es</TD>    <TD CLASS="area6">Pionniers</TD>    <TD CLASS="area6">R&eacute;cits</TD>    <TD CLASS="area6">Archives</TD>    <TD CLASS="area6">Parlure</TD>    </TR>    </TABLE>    </TD></TR> <TR><TD CLASS="area7" HEIGHT="7">&nbsp;</TD></TR> <TR><TD CLASS="area8" HEIGHT="3">&nbsp;</TD></TR> </TABLE>  <TABLE WIDTH="100%" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="20"> <TR> <TD><IMG SRC="../Images/placeholder.gif" ALT="" WIDTH="10" HEIGHT="1"></TD> <TD>     <H2>Tough</H2>     <HR>     <P>Dans la derni&egrave;re chronique, j'avais commenc&eacute; &agrave; vous parler d'anglicismes qui nous viennent de nos voisins des &Eacute;tats-Unis. Le terme <B>tough</B> et le verbe <B>tougher</B>  s'ins&egrave;rent bien dans cette cat&eacute;gorie.</P>     <P>Le docteur Rosario Morin &eacute;crit: <I>&#171;Dans l'Ouest, on &eacute;tait des <B>toughs</B> ou des <B>toffs</B>, des durs, des r&eacute;sistants &#8211; <B>tough</B> au travail. Je vais <B>tougher</B> la run des battages. Je vais r&eacute;sister toute la p&eacute;riode des battages.&#187;</I></P>        <P>Le mot <B>tough</B> a plusieurs sens dans le vocabulaire des gens de          l'Ouest. Le docteur Morin nous en donne un: <I>&#171;celui d'une personne          avec une bonne r&eacute;sistance &agrave; la fatigue; une personne tenace.&#187;</I>          Dans l'Ouest, les pionniers devaient &ecirc;tre <B>toughs</B>, tenaces,          pour survivre &agrave; l'isolement, aux s&eacute;cheresses aux hivers          froids. C'est leur t&eacute;nacit&eacute; qui leur a permis de d&eacute;fricher          le terrain et de b&acirc;tir un nouveau monde.</P>        <P>M&ecirc;me la vie pouvait &ecirc;tre <B>tough</B>. Ce terme n'est certainement          pas nouveau dans le langage des Franco-Canadiens de l'Ouest. Le terme          &eacute;tait utilis&eacute; couramment au Qu&eacute;bec aussi. David Rogers          en rel&egrave;ve un exemple dans la litt&eacute;rature qu&eacute;b&eacute;coise.          &Agrave; la page 74 du roman, <I>La For&ecirc;t</I>, on peut lire: <I>&#171;Pour          &ccedil;a, c'est une vie <B>toffe</B>, certain. Mais au moins on s'ennuie          pas.&#187;</I></P>        <P>L&eacute;andre Bergeron, dans son <I>Dictionnaire de la langue qu&eacute;b&eacute;coise</I>          utilise cette m&ecirc;me orthographe <B>toffe</B>. Dans sa d&eacute;finition,          il parle du sens du travail p&eacute;nible &#8211; <I>&#171;C'est une          job <B>toffe</B>.&#187;</I></P>     <P>Mais Bergeron apporte d'autres sens au mot. <I>&#171;C'est un gars ben <B>tough</B>.&#187;</I> On pourrait croire que cette utilisation d'un dur &agrave; cuire est relativement r&eacute;cente, depuis l'apparition des gangs dans les grandes villes. Toutefois, on retrouve cette m&ecirc;me d&eacute;finition dans le <I>Dictionnaire du bon langage</I> de l'abb&eacute; &Eacute;tienne Blanchard, dictionnaire qui date de 1915.</P>     <P>L'abb&eacute; Blanchard nous renvoie au mot <B>rough</B> pour nous d&eacute;crire le <B>tough</B>. <I>&#171;<B>Rough</B>: Un homme <B>rough</B> &#8211; 1. Grossier, rustard, bourru, dur-&agrave;-cuire, brusque, brutal, maroufle, malotru, rogue, rosse, grotesque, mal appris, mal &eacute;quarri, mal d&eacute;grossi, fruste, impoli, incivil, incorrect, sans usage, discourtois, maraud, rustre, cuistre, goujat, manant, mal embouch&eacute; et mal &eacute;lev&eacute;.&#187;</I> En r&eacute;alit&eacute;, l'abb&eacute; Blanchard continue pour une autre page &agrave; les d&eacute;crire ces jeunes <B>toughs</B>. Serait-ce qu'ils lui rendaient la vie mis&eacute;rable?</P>     <P>Bien s&ucirc;r, pour se donner une allure <B>tough</B>, le jeune vaurien (une autre d&eacute;finition que nous offre le bon cur&eacute;) se doit de s'accaparer d'un langage <B>rough</B>, c'est-&agrave;-dire grivois, gaulois, cru ou sal&eacute;. Comme le vent des Prairies peut &ecirc;tre <B>tough en mossus</B>  en hiver, L&eacute;andre Bergeron nous rappelle que la mer aussi est <B>toffe</B>, houleuse.</P>        <P>Notre ami, Rh&eacute;al Laroche de l'&eacute;mission <i>Bonjour Chez-Vous</i>          &agrave; Radio-Canada me rappelait un probl&egrave;me que tous les employ&eacute;s          de la Soci&eacute;t&eacute; rencontrent &agrave; un moment ou &agrave;          un autre. Les Fransaskois ont souvent peur d'accorder une entrevue &agrave;          Radio-Canada, de crainte de ne pas bien parler le fran&ccedil;ais ou de          peur d'utiliser des mots techniques anglais puisqu'ils ne connaissent          pas le mot juste en fran&ccedil;ais. Ayant &eacute;t&eacute; dans la m&ecirc;me          situation que Rh&eacute;al, il m'est arriv&eacute; de dire &agrave; un          intervenant de ne pas s'en pr&eacute;occuper puisque s'il utilisait un          mot en anglais, ce serait probablement le terme que tous les Fransaskois          comprendraient.</P>     <P>Le docteur Morin raconte une histoire humoristique &agrave; ce sujet. Selon lui, lorsqu'il &eacute;tait encore m&eacute;decin &agrave; l'h&ocirc;pital Saint-Joseph de Gravelbourg, il avait re&ccedil;u la visite de l'ambassadeur de France. Celui-ci lui demande si le personnel de l'h&ocirc;pital parle le fran&ccedil;ais. Le docteur lui r&eacute;pond <I>&#171;que plusieurs le parlent mais comme ils ont &eacute;tudi&eacute; dans des institutions anglaises, il arrive souvent qu'elles ne comprennent pas les expressions techniques en fran&ccedil;ais. Je lui racontais qu'en faisant un pansement, je dis &agrave; la garde-malade d'aller me chercher du diachylon. Elle me dit, "Je regrette docteur mais je ne comprends pas ce que vous voulez." L'ambassadeur se penche vers moi et me demande, "Quelle est la d&eacute;finition de diachylon?"&#187;</I></P>     <P>Donc, si l'ambassadeur du pays de la langue de Moli&egrave;re ne savait pas le terme technique pour du <B>tape</B>, il faut comprendre que les Fransaskois ne sauront pas toujours le mot juste en fran&ccedil;ais. Ils ne devraient donc pas avoir honte d'accorder des entrevues &agrave; Radio-Canada. Nous parlons pour communiquer des informations et souvent le terme anglais sera mieux compris que le terme juste en fran&ccedil;ais.</P>     <P STYLE="text-align: center;"><A HREF="../parlure.html"><IMG SRC="../Images/Icons/Retour_icon.jpg" ALT="Retour" WIDTH="37" HEIGHT="37" BORDER="0"></A></P>  </TD> </TR> </TABLE>  </BODY>  </HTML> 
