<!-- saved from url=(0022)http://internet.e-mail --> <HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=windows-1252"> <META NAME="Generator" CONTENT="Microsoft Word 97"> <TITLE>Mon p&eacute;lerinage &agrave; La Mecque du cyclo le Ventoux</TITLE> <link rel="stylesheet" href="../../css/vcmb.css"> </HEAD> <BODY bgcolor="#FFFFFF" text="#000000" link="#00CC00" vlink="#00CC00" alink="#FF3333" leftmargin="0" topmargin="0" marginwidth="0" marginheight="0"> <B> <h1 ALIGN="CENTER">Mon p&eacute;lerinage &agrave; La Mecque du cyclo</h1> </B><FONT FACE="Arial" SIZE=4> </FONT> Le Mont Ventoux est un haut lieu de p&eacute;lerinage  pour le cycliste, qu&#146;il soit cyclotouriste, cyclosportif ou sportif.<br> Depuis des d&eacute;cennies et des d&eacute;cennies cette montagne pel&eacute;e  fascine, envo&ucirc;te, trouble les uns et s&eacute;duit les autres.<br> Mais chacun ne peut rester insensible au G&eacute;ant de Provence, d&#146;autant plus  que mythes et l&eacute;gendes entretiennent un parfum de myst&egrave;re autour  de ce colosse de 1909m.<br> <br> Donc cette ann&eacute;e, c&#146;est d&eacute;cid&eacute;, je vais aller voir de pr&egrave;s  la &quot;&nbsp;chose&nbsp;&quot;. En vacances dans le Vaucluse, dans les environs  de Carpentras, le premier &eacute;l&eacute;ment qui impressionne lorsque l&#146;on  porte son regard au Nord est cette barri&egrave;re naturelle, cette montagne qui  a presque &quot;&nbsp;pouss&eacute;e&nbsp;&quot; dans la plaine du Comtat Venaissin.<br> Mes premi&egrave;res sorties se font autour de la montagne, et la sensation de  sa grandeur, de son ampleur, et de sa taille surprend, &eacute;tonne et inqui&egrave;te.  Un indescriptible sentiment de majest&eacute; de la montagne vous assaille, avec  au sommet sa calotte de pierre blanche, vaste d&eacute;sert lunaire.<br> Un diction proven&ccedil;al local dit du Ventoux&nbsp;: &quot;&nbsp;n&#146;est pas  fou qui y monte, mais est fou qui y retourne&nbsp;&quot;.Il y a trois possibilit&eacute;s  d&#146;acc&egrave;s au sommet du mont chauve&nbsp;: par Malauc&egrave;ne, approche  ouest, par B&eacute;doin par le sud , et par Sault par l&#146;Est. <h2 ALIGN="JUSTIFY"><B>Par B&eacute;doin</b>, </h2> <table width="100%" border="0" height="763">   <tr>      <td height="356"> c&#146;est la D974, route historique construite en 1882, longueur        21km jusqu&#146;au sommet, on passe de 300m &agrave; 1909m (1609m de d&eacute;nivel&eacute;).        <br>       De B&eacute;doin, les premiers km sont entre 3 &agrave; 5%, parmi les vignobles        des c&ocirc;tes de Ventoux, et les cerisiers. Hameau de Sainte Colombe au        <b>km 4</b>, puis des Bruns au <b>Km 5</b> (derni&egrave;re fontaine avant        le sommet&nbsp;!!!), c&#146;est assez facile mais il faut &eacute;viter de c&eacute;der        &agrave; cette relative facilit&eacute; et garder des forces pour plus tard.        <br>       Puis c&#146;est Saint Est&eacute;phe au <b>km 6</b> avec son fameux virage relev&eacute;,        qui a d&eacute;sormais disparu. <br>       Il faut savoir que depuis 1902 il y avait des courses de c&ocirc;tes en        automobiles sur cette route, et qu&#146;un virage relev&eacute; avait &eacute;t&eacute;        install&eacute; afin d&#146;&ecirc;tre plus adapt&eacute; &agrave; la course        auto. A titre indicatif en 1902 la moyenne du vainqueur &eacute;tait de        45km/h, en 1949 Maurice Trintignant gagne &agrave; 92 km/h. La derni&egrave;re        &eacute;dition de 1976 voit un Fran&ccedil;ais Mieusset gagner &agrave;        149 km/h de moyenne. Les courses reprendront en 1988, sur un parcours plus        court (d&eacute;part des Bruns au lieu de B&eacute;doin).<br>       A partir de ce virage, les choses s&eacute;rieuses commencent, un premier        km &agrave; 8,5% pour se mettre en jambes, et puis <b>8 km</b> &agrave;        10% (du km 7 &agrave; 645m au km 15 &agrave; 1405m ) rien moins que &ccedil;a&nbsp;!!        avec 32x18/19 ou 21 quand il le faut. </td>     <td height="356"><img src="bedoin.gif" width="624" height="406"></td>   </tr>   <tr>      <td colspan="2" height="280"> Depuis Saint-Est&egrave;phe le paysage a chang&eacute;        et se compose de for&ecirc;ts aux essences vari&eacute;es. La route est        &eacute;troite, mais offre un bond rendement avec un rev&ecirc;tement parfait        et en bon &eacute;tat.<br>       Donc, <b>Km 8</b> c&#146;est les sept virages, variante de nos sept tournants        revus &agrave; la puissance 10.<br>       <b>Km 9</b>, pavillon forestier de Rolland, on p&eacute;n&egrave;tre dans        une for&ecirc;t de c&egrave;dres aux senteurs capiteuses, et &agrave; l&#146;ombrage        particuli&egrave;rement appr&eacute;ci&eacute;.<br>       <b>Km 11</b> virage en &eacute;pingle, la corde est d&eacute;conseill&eacute;e,        la v&eacute;g&eacute;tation est faite de pins noirs d&#146;Autriche avec quelques        h&ecirc;tres, &agrave; partir de 1300m (vers le<b> km 14</b>) les pins noirs        sont remplac&eacute;s par des pins &agrave; crochets et cela jusqu'au Chalet        Reynard &agrave; 1475m, au <b>km 15</b>, petite station de sport d&#146;hiver        ouverte en 1923.<br>       De l&agrave; on peut sur la droite par la D 164 rallier Sault, et &agrave;        gauche on va sur le sommet par une affreuse rampe de 6 km par une route        qui &eacute;pouse les contours des combes et traverse un &eacute;tonnant        univers min&eacute;ral, vaste d&eacute;sert de cailloux d&ucirc; au rigoureux        climat de la montagne.<br>       <b>Km 17,5</b> 1500m, il y a la fontaine de la Grave puis presque apr&egrave;s        la st&egrave;le en marbre en hommage &agrave; Tom Simpson.<br>       <b>Km 20</b>, 1841m c&#146;est le col des temp&ecirc;tes, et 1km apr&egrave;s        c&#146;est le sommet avec l&#146;observatoire et quelques petites boutiques de souvenirs.        Les 6 derniers km sont un peu moins pentus. <br>       <br>       C&#146;est une redoutable ascension. Bien que la pente soit forte, la v&eacute;g&eacute;tation        fournie jusqu&#146;au Chalet Reynard qui offre un ombrage salutaire et la route        qui poss&egrave;de un bon rendement et serpente sur le flanc Sud du g&eacute;ant        rendent cette ascension plus supportable, &agrave; la seule condition de        la faire en d&eacute;but de matin&eacute;e. L&#146;apr&egrave;s-midi je pense        qu&#146;il ne vaut mieux pas l&#146;envisager (durant tout mon s&eacute;jour vers        12 heures il faisait 38 &agrave; l&#146;ombre).Je pense que faire ce versant        par forte chaleur doit &ecirc;tre terrible&nbsp;!!</td>   </tr> </table> <h2 ALIGN="JUSTIFY"><B>Par Sault</b> </h2> <table width="100%" border="0" height="353">   <tr>      <td width="41%" height="336"> 765m, par la D164 on rejoint le Chalet Reynard        1475m en 20km par une pente n&#146;exc&eacute;dant pas 6% et r&eacute;guli&egrave;re.        Au d&eacute;but on &eacute;volue parmi les champs de lavande et la garrigue        avec des arbres rabougris comme les ch&ecirc;nes kerm&eacute;s, mais il        n&#146;y a pas d&#146;abris et la chaleur est &eacute;touffante, et j&#146;ai grimp&eacute;        ce c&ocirc;t&eacute; le matin&nbsp;!!<br>       Aucune habitation, pas &acirc;me qui vive, et donc pas de possibilit&eacute;        de se ravitailler en eau. Quelques maisons foresti&egrave;res inhabit&eacute;es        sont les seules pr&eacute;sences de l&#146;homme. <br>       Au <b>Km 8</b> chapelle le Ventouret, puis vers 1100m au <b>km 10</b> la        for&ecirc;t s&#146;&eacute;toffe, ch&ecirc;nes pubescents et m&eacute;l&egrave;zes        et apportent une fra&icirc;cheur salvatrice, <b>km 15</b> beau belv&eacute;d&egrave;re        avec superbe vue sur le sommet, <b>km 20</b> et c&#146;est le Chalet Reynard.        Sur ce versant c&#146;est l&#146;absence d&#146;air et la chaleur &eacute;touffante qui        sont les plus p&eacute;nibles.<br>       Enfin, par <b>Malauc&egrave;ne</b>, 340m, il y a 21km d&#146;ascension par la        D974.<br>       La route est large (acc&egrave;s &agrave; la station de ski du Mont Serein        oblige), le rev&ecirc;tement est rugueux, rendant mal, et offre des passages        en mauvais &eacute;tat. A la sortie du village, il y a la source du Grosson        (il y a m&ecirc;me un prieur&eacute;) dans un oasis de verdure et de fra&icirc;cheur        (remplissage bidon obligatoire). Les 2 premiers km sont ais&eacute;s. </td>     <td width="59%" height="336"><img src="sault.gif" width="624" height="406"></td>   </tr>   <tr>      <td colspan="2" height="281"> Puis d&#146;ici, la route trac&eacute;e &agrave;        flanc de montagne en 1932 suit le flanc Nord du g&eacute;ant. L&#146;ascension        se fait parmi les h&ecirc;tres et les m&eacute;l&egrave;zes, la pente augmente.        <b>Km 7</b> chapelle Saint Idoine, puis &agrave; partir du belv&eacute;d&egrave;re        au <b>km 10</b>, il y a 4 km &agrave; pr&egrave;s de 10%, par une route        large et quasiment droite, d&eacute;pourvue de virage, l&#146;impression de surplace        est d&eacute;moralisante, les lignes droites sont interminables, 32x21 de        rigueur. <br>       Enfin au <b>km 15,5</b> c&#146;est la station de ski du Mont Serein &agrave;        1430m, avec ses grands parking, son d&eacute;cor de remonte-pentes et ses        pistes trac&eacute;es parmi les pentes bois&eacute;es du g&eacute;ant. On        tourne &agrave; droite et on emprunte un petite route de montagne &agrave;        travers les m&eacute;l&egrave;zes qui disparaissent petit &agrave; petit,        et sur les 3 derniers km nous &eacute;voluons parmi la pierraille.<br>       Cette section est lunaire, avec les terribles lacets ( km 20 &agrave; 10,5%)        de la route trac&eacute;e dans la caillasse blanche. En arrivant sur cette        section si particuli&egrave;re, en levant le nez on voit la route tout l&agrave;-haut,        qui serpente dans les cailloux, et les virages en lacet.<br>       Une sensation d&#146;&eacute;crasement, une troublante impression d&#146;inaccessibilit&eacute;        p&egrave;se sur vous, pauvre cycliste de surcro&icirc;t &eacute;touff&eacute;        par la rar&eacute;faction de l&#146;oxyg&egrave;ne et par la chaleur qui r&egrave;gne.        Enfin voici le sommet.<br>       Bien que ce versant pr&eacute;sente le m&ecirc;me d&eacute;nivel&eacute;        que celui passant par B&eacute;doin, je le consid&egrave;re plus difficile&nbsp;:        mauvais rendement du rev&ecirc;tement de la route, grande ligne droite,        ombrage moins fourni, et la section lunaire si impressionnante.<br>       J&#146;ai fait ces ascensions uniquement en d&eacute;but de matin&eacute;e, et        peut maintenant &agrave; mon tour alimenter la l&eacute;gende, et vous dire        que le Ventoux est fascinant, et que son ascension ne ressemble &agrave;        rien d&#146;autre.<br>       Ayant fait comme le bon musulman son p&eacute;lerinage &agrave; La Mecque,        je ne peux que vous encourager &agrave; le faire &agrave; votre tour, car        si l&#146;ascension est dure, le paysage est grandiose et le point de vue in&eacute;galable.</td>   </tr> </table> <p ALIGN="JUSTIFY">Christian</p> <!-- #BeginLibraryItem "/Library/retour recit.lbi" --> <table width="100%" border="0">   <tr>      <td width="33%" height="65">        <div align="center"></div>     </td>     <td width="33%" height="65">        <div align="center" width="33%"><a href="../../ret_recit_rando.htm"><img src="../../images/chaine.gif" width="140" height="60" border="0"></a></div>     </td>     <td width="33%" height="65">        <div align="center" width="33%"></div>     </td>   </tr> </table> <!-- #EndLibraryItem -->  <p ALIGN="JUSTIFY">&nbsp;</p> </BODY> </HTML> 
