<html>  	<head> 		<meta http-equiv="content-type" content="text/html;charset=iso-8859-1"> 		<title>ATALA</title> 		<meta name="generator" content="Adobe GoLive 4"> 		<link href="../styles/general.css" rel="styleSheet" type="text/css"> 	</head>  	<body> 		<h1 class="titre">Pr&eacute;sentation de l'ATALA</h1> 		<h1 class="soustitre">Jean V&eacute;ronis (<i>Lettre d'information Francil, </i>Avril 2001)</h1> 		<p>L'<i>Association pour le Traitement Automatique des LAngues</i> (ATALA) f&eacute;d&egrave;re depuis 1959 la communaut&eacute; scientifique francophone dans le domaine du traitement automatique des langues. Cr&eacute;&eacute;e par des pionniers, Emile Delavenay, Bernard Vauquois, Bernard Pottier, Andr&eacute; Lentin, etc., autour des probl&egrave;mes de traduction automatique, elle est l'une des associations les plus anciennes au monde concernant le traitement du langage par des machines. Elle publie depuis 1960 la revue francophone de r&eacute;f&eacute;rence du domaine (<i>La Traduction Automatique, </i>devenue <i>TA informations,</i> puis T.A.L.). Pour m&eacute;moire l'ACL a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 1962, la revue <i>Computational Linguistics</i> en 1975...</p> 		<p>L'ATALA constitue donc pour notre communaut&eacute; un patrimoine qu'il faut continuer &agrave; faire vivre et se d&eacute;velopper. Certes, elle a eu ses p&eacute;riodes de doute, mais celles-ci ne faisaient gu&egrave;re que refl&eacute;ter les tourments voire les temp&ecirc;tes qui ont secou&eacute; notre domaine (on se rappelle le traumatisme du rapport ALPAC). Depuis quelques ann&eacute;es, l'ATALA a connu un profond renouveau, notamment sous la pr&eacute;sidence dynamique de Laurence Danlos (et des nombreux coll&egrave;gues qui se sont impliqu&eacute;s autour d'elle pour faire vivre l'association, la revue T.A.L., les journ&eacute;es scientifiques, la conf&eacute;rence TALN, le site Web, etc.).</p> 		<p>Tout particuli&egrave;rement en 2000, l'ATALA a connu un important d&eacute;veloppement &agrave; la fois de son audience et de ses activit&eacute;s. En 1999, l'adh&eacute;sion &agrave; l'ATALA avait &eacute;t&eacute; coupl&eacute;e avec l'inscription &agrave; la conf&eacute;rence TALN, ce qui avait fortement augment&eacute; le nombre des adh&eacute;rents. On pouvait craindre une r&eacute;cession du nombre des adh&eacute;sions en 2000, puisque ce couplage n'a pas &eacute;t&eacute; renouvel&eacute; mais remplac&eacute; par une r&eacute;duction sur le tarif d'inscription. Le nombre d'adh&eacute;rents est pourtant rest&eacute; au m&ecirc;me niveau (de l'ordre de 280), montrant ainsi l'int&eacute;r&ecirc;t r&eacute;el et durable de la communaut&eacute; francophone pour les activit&eacute;s de l'association.</p> 		<p>La conf&eacute;rence TALN'2000 s'est tenue pour la premi&egrave;re fois hors de l'hexagone. Superbement organis&eacute;e &agrave; Lausanne par Martin Rajman et Eric Wehrli, elle a r&eacute;uni un nombre impressionnant de participants (110), recouvrant 13 nationalit&eacute;s. Le nombre de soumissions a &eacute;t&eacute; plus &eacute;lev&eacute; que jamais (85 pour 34 papiers accept&eacute;s et 13 posters ou d&eacute;monstrations), ce qui a permis une qualit&eacute; scientifique exceptionnelle. Cr&eacute;&eacute;e par Philippe Blache en 1994, TALN s'est donc impos&eacute;e comme la conf&eacute;rence francophone du domaine. Son association avec la conf&eacute;rence des jeunes chercheurs en TAL, RECITAL, semble aussi &ecirc;tre d&eacute;sormais &eacute;tablie, et s'est av&eacute;r&eacute;e des plus productives (voir les comptes rendus de TALN et RECITAL 2000 dans la lettre <i>Francil </i>de janvier 2001).</p> 		<p>L'ATALA a poursuivi en 2000 son cycle de journ&eacute;es d'&eacute;tude, qui ont d&eacute;sormais pris la forme d'ateliers avec appel &agrave; communications, avec notamment les 25-27 mai 2000 l'accueil dans le cadre des journ&eacute;es de la <i>5&egrave;me conf&eacute;rence internationale sur les grammaires d'arbres adjoints</i> (TAG+5) organis&eacute;e par Marie-H&eacute;l&egrave;ne Candito et Alexandra Kinyon. Sur des th&egrave;mes tr&egrave;s vari&eacute;s, ces journ&eacute;es d'&eacute;tude ont r&eacute;uni un large public, et leur succ&egrave;s semble &ecirc;tre croissant, puisqu'un nombre tr&egrave;s important de propositions ont &eacute;t&eacute; re&ccedil;ues pour l'ann&eacute;e universitaire 2000-2001. Il est encourageant de voir que des &eacute;tudiants de plus en plus nombreux assistent aux s&eacute;ances, et notamment en provenance de diff&eacute;rents DEA et DESS.</p> 		<p>La revue <i>Traitement Automatique des Langues</i> (T.A.L.) a connu de profondes mutations. Elle est d&eacute;sormais diffus&eacute;e par l'&eacute;diteur Herm&egrave;s, chez qui elle s'int&egrave;gre &agrave; un bouquet de revues informatiques (<i>Intelligence Artificielle, Document Num&eacute;rique,</i> etc.), ce qui accro&icirc;tra sa diffusion et sa visibilit&eacute;. Elle est de plus pass&eacute;e &agrave; trois num&eacute;ros par an, au lieu de deux, et ses r&eacute;dacteurs-en-chef ont &eacute;t&eacute; renouvel&eacute;s, puisque Christophe D'Alessandro et Claire Gardent ont rejoint Philippe Blache &agrave; cette fonction. La revue fonctionne d&eacute;sormais essentiellement par num&eacute;ros th&eacute;matiques, avec appel &agrave; communication et r&eacute;dacteurs-en-chef invit&eacute;s, mais elle continue &agrave; publier dans chaque num&eacute;ro des articles hors-th&egrave;me. Le nombre de soumissions est en progression, ce qui est garant de la qualit&eacute; scientifique de la revue.</p> 		<p>L'ATALA a &eacute;galement consolid&eacute; ses outils d'information et de communication. Le site Web s'est restructur&eacute; et &eacute;tendu, gr&acirc;ce aux efforts de Pierre Zweigenbaum. Maintenant bilingue, il offre des services importants pour la communaut&eacute;, et devient peu &agrave; peu le portail incontournable du TAL francophone : on y trouve, outre le programme des journ&eacute;es d'&eacute;tude et le sommaire des num&eacute;ros de la revue, un annuaire des &eacute;quipes et des formations universitaires, un catalogue d'outils pour le TAL, et un inventaire des th&egrave;ses r&eacute;centes. Les listes LN et LN-FR continuent leur travail quasi quotidien de diffusion de l'information en TAL (annonce de conf&eacute;rences, de th&egrave;ses, de parutions, questions et r&eacute;ponses sur des sujets techniques, etc.). L'ann&eacute;e 2000 a vu un renouvellement de leurs deux mod&eacute;rateurs, la liste LN &eacute;tant maintenant pilot&eacute;e par Alexis Nasr et la liste LN-FR par Thierry Hamon.</p> 		<p>L'ATALA semble donc devenir de fa&ccedil;on durable l'association francophone de r&eacute;f&eacute;rence pour le traitement des langues, et la tendance observ&eacute;e en 2000 ne peut que laisser optimiste pour l'avenir proche. L'ann&eacute;e 2001 s'annonce d'ores et d&eacute;j&agrave; comme un excellent mill&eacute;sime, avec de nombreux adh&eacute;rents (notamment &eacute;tudiants), des num&eacute;ros de revue de tr&egrave;s grande qualit&eacute; et une conf&eacute;rence organis&eacute;e &agrave; Tours par Denis Maurel et son &eacute;quipe, dont l'enthousiasme et le dynamisme nous laissent pr&eacute;sager une grande r&eacute;ussite.</p> 		<p>Il me para&icirc;t extr&ecirc;mement important que l'ATALA continue &agrave; se d&eacute;velopper, aux c&ocirc;t&eacute;s d'autres associations nationales et internationales. Nous devons faire entendre notre voix, parfois nos diff&eacute;rences, tout en continuant &agrave; d&eacute;velopper les collaborations et les liens internationaux de l'association. L'ATALA a &eacute;t&eacute; d'ailleurs d&egrave;s le d&eacute;but fortement impliqu&eacute;e au niveau international (rappelons-nous par exemple qu'en mai 1965, &agrave; New York, elle co-organise la premi&egrave;re conf&eacute;rence internationale de linguistique computationnelle, qui a eu des &eacute;ditions biannuelles depuis, sous le nom de COLING...). Faisons conna&icirc;tre l'association et la revue autour de nous, incitons nos &eacute;tudiants, futurs chercheurs, &agrave; adh&eacute;rer : ce sont, <i>in fine</i>, ses adh&eacute;rents qui font vivre une association et qui lui permettent de se d&eacute;velopper. L'ATALA a besoin de l'aide de tous pour continuer &agrave; accro&icirc;tre et am&eacute;liorer ses services, et contribuer, comme elle le fait depuis 1959, au rayonnement francophone dans le domaine des technologies du langage.</p> 		<p>Jean V&eacute;ronis, Pr&eacute;sident</p> 		<p><a href="mailto:Jean.Veronis@up.univ-mrs.fr">Jean.Veronis@up.univ-mrs.fr</a></p> 		<p><a href="http://www.up.univ-mrs.fr/~veronis">http://www.up.univ-mrs.fr/~veronis</a></p> 		<p>Site de l'Atala : <a href="http://www.atala.org/">http://www.atala.org/</a></p> 		<p>(Adh&eacute;sions, sommaire de la revue T.A.L., programme des journ&eacute;es, etc.)</p> 		<p>Les adh&eacute;rents re&ccedil;oivent gratuitement la revue T.A.L. (3 num&eacute;ros par an). 	</body>  </html> 
