<HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=windows-1252"> <META NAME="Generator" CONTENT="Dreamweaver 2.0"> <TITLE>Le coin bouquins</TITLE>  </HEAD>  <body background="Seabg.jpg">    <script language="JavaScript1.1"> <!-- hsh = new Date(); hsd = document; hsi = '<a href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=96932"'; hsi += ' TARGET="_top"><img width="39" height="25" border=0 '; hsi += 'src="http://logv20.xiti.com/hit.xiti?s=96932'; hsi += '&p=&hl=' + hsh.getHours() + 'x' + hsh.getMinutes() + 'x' + hsh.getSeconds(); if(parseFloat(navigator.appVersion)>=4) {Xiti_s=screen;hsi += '&r=' + Xiti_s.width + 'x' + Xiti_s.height + 'x' + Xiti_s.pixelDepth + 'x' + Xiti_s.colorDepth;} hsd.writeln(hsi + '&ref=' + hsd.referrer.replace('&', '$') + '" title="Mesurez votre audience"></a>'); //--> </script> <noscript> <a href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=96932" TARGET="_top"><img width="39" height="25" border=0 src="http://logv20.xiti.com/hit.xiti?s=96932&p=&" title="Mesurez votre audience"></a> </noscript>    <SCRIPT LANGUAGE=JavaScript SRC=ejs_menu5.js></SCRIPT>  <tr> <td bgcolor="#0099FF">.</td> </TR> <script language="JavaScript1.2"> if (document.all) {document.write('</DIV>')} window.onload=positionmenu </script> <b><font face="Arial" size=2><img src="chez%20flo.gif" width="236" height="132"></font></b>  <p align="left"><B><FONT FACE="Arial" SIZE=2><a name="Menu"></a><br>   Tadaaaaaaaaaaaaaaaa !!! Voil&agrave;, vous z'y &ecirc;tes ! H&eacute; oui !    il fallait bien une tite page intello vous trouvez pas ? <br>   Dans cette rubrique vous trouverez des auteurs, leur biographie, leur bibliographie    (loin d'&ecirc;tre exhaustive pour l'instant mais soyez patient !) ainsi que    des &quot;morceaux choisis&quot; par moi m&ecirc;me ! <br>   Dans les jours &agrave; venir, j'ins&eacute;rerai pour chaque livre/roman/nouvelle/po&egrave;me    ou BD un passage qui, sans r&eacute;sumer le bouquin ni d&eacute;voiler les    intrigues le cas &eacute;ch&eacute;ant, vous donnera le ton et l'atmosph&egrave;re    de l'oeuvre. <br>   Bises &agrave; tous et bonne lecture ! </font></B></p> <p><B><FONT FACE="Arial" SIZE=2><br>   </font></B><b><font face="Arial" size=2><img src="Image3.gif" width=550 height=68></font></b></p> <p><B><FONT FACE="Arial" SIZE=2> <a name="Pennac"></a>Daniel Pennac <br>   <br>   <IMG SRC="Image1.jpg" WIDTH=95 HEIGHT=127><IMG SRC="Image2.jpg" WIDTH=84 HEIGHT=127>&#9;   <br>   &#9; </font></B> </p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2><B>Biographie</b></font><FONT FACE="Arial" SIZE=2>&nbsp;:   <B>Daniel PENNAC</B> est n&eacute; en 1944 &agrave; Casablanca. La profession   de son p&egrave;re, polytechnicien devenu militaire par go&ucirc;t du voyage,   lam&egrave;ne &agrave; r&eacute;sider dans diff&eacute;rents pays dAfrique   et dAsie du sud-est pendant son enfance (Djibouti, &Eacute;thiopie, Indochine...).   Il vit ensuite dans le sud de la France, obtient son premier poste denseignant   en 1970 &agrave; Soissons, avant de sinstaller d&eacute;finitivement &agrave;   Belleville, quartier populaire et cosmopolite de Paris qui constitue le cadre   de sa saga des Malaussene qui a &eacute;tabli sa notori&eacute;t&eacute;. Il   &eacute;tait jusqu&agrave; r&eacute;cemment professeur de lettres, et tient   &agrave; garder un contact avec l&eacute;cole en allant y pr&eacute;senter   ses romans. Daniel PENNAC fut pensionnaire de la cinqui&egrave;me &agrave; la   terminale, et acquiert tr&egrave;s t&ocirc;t le go&ucirc;t de la litt&eacute;rature,   encourag&eacute; en cela par son p&egrave;re et son grand fr&egrave;re. Il &eacute;voque   r&eacute;guli&egrave;rement le souvenir de ses lectures de jeunesse, parmi lesquelles   figurent La saga de G&ouml;sta Berling de Selma Lagerlof, Guerre et paix de   Tolsto&iuml;, ainsi que les oeuvres de Dosto&iuml;evski, Lermontov, Thomas Hardy   et <B>Shakespeare</B>. Il publie son premier livre &agrave; l&acirc;ge de 25   ans, un essai sur le service militaire pour lequel il prend le pseudonyme de   PENNAC pour ne pas &quot; g&ecirc;ner son p&egrave;re &quot;. Il &eacute;crit   ensuite des livres pour enfants, apr&egrave;s avoir d&eacute;cid&eacute; de   privil&eacute;gier le plaisir du r&eacute;cit par rapport &agrave; la volont&eacute;   de faire sens.</font></p> <FONT FACE="Arial" SIZE=2> &quot; Quand on veut &ecirc;tre romancier, il faut raconter des histoires. (...) Quensuite ces histoires g&eacute;n&egrave;rent du sens ou pas, cest laffaire du lecteur et &eacute;ventuellement celle de lauteur de distiller le sens quil veut. Mais ce qui me pla&icirc;t, cest de faire plaisir en racontant des histoires. &quot; (Les Inrockuptibles, janvier-f&eacute;vrier 1992, n33, p.128-133). </FONT><FONT FACE="Arial" SIZE=2><B> <br> Quelques titres&nbsp;: </B> <br> <U> <br> Aux &Eacute;ditions Gallimard&nbsp;: </U> <br> <br> AU BONHEUR DES OGRES </FONT> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2><u>Morceau choisi</u>&nbsp;: &quot;&nbsp; ce qui   suit sannonce par un coup de sonnette, le lendemain vingt-cinq d&eacute;cembre   &agrave; huit heures du mat. Je mappr&ecirc;te &agrave; gueuler&nbsp;: </FONT></p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2>&quot;&nbsp;Entrez, cest ouvert&nbsp;&quot;</FONT><FONT FACE="Arial" SIZE=2>,</FONT></p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2>mais un mauvais souvenir me retient. Cest comme   &ccedil;a que Julius et moi, la semaine derni&egrave;re, on sest retrouv&eacute;s   avec un cercueil de bois blanc au milieu du couloir, flanqu&eacute; de trois   d&eacute;m&eacute;nageurs &agrave; la mine constip&eacute;e. Le plus p&acirc;lichon   des trois a simplement dit&nbsp;: </FONT><FONT FACE="Arial" SIZE=2>- Cest pour   le cadavre. Julius a fonc&eacute; se r&eacute;fugier sous le plumard, et moi,   les tifs en bataille, les carreaux ternes, jai montr&eacute; mon pyjama avec   un air d&eacute;sol&eacute;&nbsp;:</FONT></p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2>- Repassez dans cinquante ans, je suis pas tout &agrave;   fait pr&ecirc;t.&nbsp;&quot; </FONT> </p> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2>LA F&Eacute;E CARABINE </FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2>LA PETITE MARCHANDE DE PROSE </FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2>COMME UN ROMAN</FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2>MESSIEURS LES ENFANTS </FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2>MONSIEUR MALAUSSENE </FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2>MONSIEUR MALAUSSENE AU TH&Eacute;&Acirc;TRE </FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2><U> Dans la collection Lecture Junior&nbsp;:</U></FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2> </FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2>KAMO LAGENCE BABEL</FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2> L&Eacute;VASION DE KAMO </FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2>KAMO ET MOI</FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2> KAMO LID&Eacute;E DU SI&Egrave;CLE </FONT> <br> <FONT FACE="Arial" SIZE=2> <br> <br> Cette liste nest pas exhaustive&nbsp;! Faites une recherche sur google&nbsp;!! <br> <br> <IMG SRC="Image3.gif" WIDTH=550 HEIGHT=68> <a name="Barjavel"></a> <br> <B> <br> Ren&eacute; Barjavel </B><B> <br> <br> <IMG SRC="Image4.jpg" WIDTH=100 HEIGHT=127><IMG SRC="Image5.jpg" WIDTH=160 HEIGHT=130> </B> </FONT> <p></p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2><B>Biographie</b>&nbsp;: <B>Ren&eacute; BARJAVEL</B>   est n&eacute; le 24 janvier 1911 &agrave; Nyons (Drome). Fils de boulanger,   petit fils de paysans, il fait ses &eacute;tudes au coll&egrave;ge de Nyons   puis &agrave; celui de Cusset dans l'Allier. Apr&egrave;s le bachot, il fait   de nombreux m&eacute;tiers pour gagner sa vie: pion, employ&eacute; de banque,   conf&eacute;rencier... Il d&eacute;bute &agrave; dix-huit ans dans le journalisme   au Progr&egrave;s de l'Allier, &agrave; Moulins. <BR>   Il devient en 1935 secr&eacute;taire de r&eacute;daction de la revue Le Document,   puis chef de la fabrication des &eacute;ditions Deno&euml;l. Il collabore &agrave;   divers journaux, en particulier au Merle Blanc, comme critique cin&eacute;matographique.   Il fait la guerre comme caporal-cuistot dans un r&eacute;giment de zouaves.   D&eacute;mobilis&eacute; en 1940, il fonde &agrave; Montpellier L'&Eacute;cho   des &Eacute;tudiants, y fait d&eacute;buter Jacques Laurent, Fran&ccedil;ois   Chalais, Yvan Christ, etc., parmi d'autres qui ont fait leur chemin. Rentr&eacute;   &agrave; Paris, il y publie une s&eacute;rie de romans d'anticipation qui font   de lui le pr&eacute;curseur de la vogue de la "science-fiction". Il &eacute;crit   un "Essai sur les formes futures du cin&eacute;ma", &quot;&nbsp;Cin&eacute;ma   Total&nbsp;&quot;, dont un grand nombre de pr&eacute;dictions se sont depuis   r&eacute;alis&eacute;es. Les autres sont pour l'avenir... Puis un grand roman   d'amour, Tarendol dont Duvivier ach&egrave;te les droits pour le cin&eacute;ma.   En 1947, il fait pour Georges R&eacute;gnier, sa premi&egrave;re adaptation   et son premier dialogue de cin&eacute;ma: Paysans noirs. Puis Le Petit Monde   de Don Camillo, pour Duvivier. Parmi les films auxquels il a collabor&eacute;,   citons les autres Don Camillo, l'&Eacute;trange D&eacute;sir de M.Bard, Femmes   sans nom, le Mouton &agrave; cinq pattes, les chiffonniers d'Ema&ugrave;s, La   terreur des Dames, Till l'Espi&egrave;gle, l'homme &agrave; l'imperm&eacute;able,   le Cas du Docteur Laurent, les Mis&eacute;rables, le Gu&eacute;pard, etc. Il   r&eacute;alise lui-m&ecirc;me plusieurs courts m&eacute;trages.</FONT><FONT FACE="Arial" SIZE=2><BR>   Il &eacute;crit deux pi&egrave;ces de th&eacute;&acirc;tre de science-fiction&nbsp;:   &quot;&nbsp;Le Voyageur Imprudent&nbsp;&quot; et &quot;&nbsp;Mme Jonas dans   la baleine&nbsp;&quot;. Apr&egrave;s un long interm&egrave;de au cin&eacute;ma   pendant lequel il n'a presque rien publi&eacute;, Ren&eacute; Barjavel a commenc&eacute;   avec &quot;&nbsp;La Nuit des Temps&nbsp;&quot; et &quot;&nbsp;Le Grand Secret&nbsp;&quot;,   une seconde carri&egrave;re de romancier et une nouvelle activit&eacute; de   journaliste avec une chronique hebdomadaire dans Le Journal du Dimanche. Il   a &eacute;galement &eacute;crit des chansons. Il se livrait, quand il en avait   le temps, &agrave; une passion, la photographie en couleurs, illustr&eacute;e   par un album (Les Fleurs, la vie). Il est d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 1985."   <br>   <B> <br>   Quelques titres&nbsp;: </B><U> <br>   <br>   Aux &eacute;ditions Deno&euml;l&nbsp;: </U> <br>   <br>   LENCHANTEUR </FONT> </p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2><u>Morceau choisi</u>&nbsp;: &quot;&nbsp;A la nuit   &agrave; peine tomb&eacute;e, Lancelot s'&eacute;veilla, trouva &agrave; son   chevet une robe de soie dor&eacute;e, la glissa sur lui, vint &agrave; la fen&ecirc;tre   par o&ugrave; entraient les chants des rossignols et des grives du soir, regarda   le ciel combl&eacute; d'&eacute;toiles, sortit pour mieux les voir. Il se sentait   soulag&eacute;, il ne savait de quoi. L'herbe&nbsp;&nbsp; &eacute;tait fra&icirc;che   et la terre ti&egrave;de sous ses pieds nus. Quelques flambeaux de cire piqu&eacute;s   parmi les fleurs&nbsp;&nbsp; &eacute;clairaient de loin en loin un sentier,   l'invitant &agrave; s'y engager. <BR>   &nbsp;&nbsp;&nbsp; Marchant de lumi&egrave;re en lumi&egrave;re, il arriva devant   une porte ouverte sur une lueur douce, dans un mur de vigne folle. Encore &agrave;   demi dans le sommeil, ses fins cheveux&nbsp;&nbsp; &eacute;bouriff&eacute;s,   ses yeux clairs emplis de r&ecirc;ve, il entra...</FONT><FONT FACE="Arial" SIZE=2>   Ici, nous ne pouvons que nous taire. Pour d&eacute;crire l'amour qui s'accomplit,   tant de joie&nbsp;&nbsp; &eacute;perdue, la timidit&eacute; d'abord, peut-&ecirc;tre   l'effroi, le cur qui veut sauter hors de la poitrine, les mains qui veulent   se conna&icirc;tre, qui se tendent, qui se posent, qui se br&ucirc;lent, la   d&eacute;couverte, l'&eacute;merveillement, les corps qui se joignent peau &agrave;   peau et s'unissent, la stupeur, l'envol, le bonheur de l'autre, la douce lassitude,   la tendresse, la gratitude infinie, et la red&eacute;couverte et le nouvel&nbsp;&nbsp;   &eacute;lan, et les fronti&egrave;res de la joie sans cesse recul&eacute;es,   et celles du monde volant en&nbsp;&nbsp; &eacute;clat, pour dire la d&eacute;livrance   du cur que plus rien ne g&ecirc;ne, l'&eacute;panouissement de l'esprit qui   comprend tout, pour donner m&ecirc;me une faible id&eacute;e de ces moments   hors du temps et de toute contrainte, il faudrait employer d'autres mots que   ceux dont dispose le langage ordinaire. </FONT></p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2>Pour parler des joies de l'amour et des lieux du   corps qui leur donnent naissance, il n'existe que des mots orduriers ou anatomiques.   Ou d'une pauvret&eacute; si mis&eacute;rable, qu'ils sont comme une peinture   grise sur le soleil. Le plus affreux d'entre eux est le mot "plaisir".</FONT><FONT FACE="Arial" SIZE=2>Les   amants inventent leur propre vocabulaire, mais il n'a de signification que pour   eux. Alors laissons Gueni&egrave;vre et Lancelot murmurer, balbutier, chanter   leur amour, leur folie, leur&nbsp;&eacute;blouissement. La porte s'est referm&eacute;e.   &Eacute;loignons-nous, en silence...&nbsp;&quot; </FONT></p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2> <br>   RAVAGE <br>   <u>Morceau choisi</u> : &quot;Les outils, les machines, les r&eacute;servoirs   de quintessence avaient &eacute;t&eacute; projet&eacute;s un peu partout p&ecirc;le-m&ecirc;le   et les avions catapult&eacute;s les uns dans les autres. La plupart d'entre   eux &eacute;taient visiblement hors d'usage. Le petit appareil bleu qui avait   emmen&eacute; les jeunes gens en &Eacute;cosse paraissait intact. J&eacute;r&ocirc;me,   suivi de Blanche, se dirigea vers la machine volante. Comme il en ouvrait la   porte, un grognement en sortit. Gaston fourrageait dans le moteur. <br>   A la vue de son patron, il se redressa et dit d'un ton furieux : </FONT></p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2><br>   _ J'essaie depuis une heure de comprendre ce qui se passe, sans y parvenir.   Pas une goutte de jus nulle part, pas plus dans ce moulin que dans les autres   ... <br>   _ Qu'est-ce qu'il y a donc, Gaston ? demanda Seita inquiet. Le moteur ne fonctionne   pas ? <br>   Le pilote regarda son patron avec &eacute;tonnement : <br>   _ Vous ne savez pas ce qui est arriv&eacute; ? Tous les moteurs d'avions se   sont arr&ecirc;t&eacute;s hier &agrave; la m&ecirc;me heure, juste au moment   o&ugrave; le courant flanchait partout. Tous ceux qui s'&eacute;taient mis en   descente pour atterir sur la terrasse sont tomb&eacute;s comme une gr&ecirc;le.   Vous n'avez rien entendu, l&agrave;-dessous ? Moi, dans mon petit appartement   pr&egrave;s du garage, c'est bien un miracle si je n'ai pas &eacute;t&eacute;   aplati. Quand le bus de la ligne 2 est tomb&eacute;, j'ai saut&eacute; au plafond   comme une cr&ecirc;pe... aller donc jeter un coup d'oeil dehors, vous verrez   le beau travail ! Heureusement que les architectes avaient pr&eacute;vu ce genre   d'accident, et que la terrasse et l'immeuble sont b&acirc;tis &agrave; l'&eacute;preuve   des chocs de cet ordre, sans quoi, les bus seraient bien descendus, &agrave;   travers les plafonds, jusqu'au rez-de-chauss&eacute;e ! <br>   &quot;Mais pourquoi tous ces moteurs se sont arr&ecirc;t&eacute;s, pourquoi   celui-ci ne veut pas d&eacute;marrer, c'est ce que j'essaie de deviner...&quot;   <br>   Seita comprit l'origine des chocs qui avaient secou&eacute; la Ville Radieuse   et perdit en m&ecirc;me temps tout espoir de partir par la voie des airs. Il   essaya pourtant de lutter contre l'&eacute;vidence. Il n'&eacute;tait plus seul.   Il se trouvait de nouveau en rapport avec un de ses subordonn&eacute;s. Il pouvait   de nouveau commander. La pr&eacute;sence de Gaston le lib&eacute;rait en partie   de cet affreux sentiment de solitude impuissante qui l'&eacute;treignait depuis   son r&eacute;veil. <br>   Il se redressa, caressa de deux doigts le bout r&acirc;peux de son menton, et   retrouva sa voix assur&eacute;e pour ordonner : <br>   _ Pendant que nous allons voir ce qui s'est pass&eacute; dehors, r&eacute;visez   donc votre moteur une fois de plus. Il est neuf. Il ne lui est arriv&eacute;   aucun accident. Il est inadmissible, si vous connaissez votre m&eacute;tier,   que vous ne parveniez pas &agrave; le faire marcher. <br>   _ Il faudra bien que je voie ce qu'il a dans le ventre, promit Gaston. <br>   J&eacute;r&ocirc;me et Blanche gagn&egrave;rent la porte du garage. Un soleil   &eacute;norme montait &agrave; l'horizon, juste en face d'eux, et versait une   lumi&egrave;re rouge sur la terrasse ravag&eacute;e.</FONT></p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2> <br>   Une trentaine d'avions de toutes dimensions, et trois bus, s'&eacute;taient   &eacute;cras&eacute;s sur la terrasse, avaient &eacute;clat&eacute;s comme des   grenades. Le choc avait projet&eacute; en tous sens leurs d&eacute;bris et les   restes broy&eacute;s de leurs occupants. Leur plastec, moins &eacute;pais que   celui des wagons suspendus, n'avait pas r&eacute;sist&eacute;. Les quelques   b&acirc;timents en superstructure qui se dressaient sur l'immense surface plane   n'avaient presque pas souffert. Seule la gare d'a&eacute;robus &eacute;tait   enti&egrave;rement broy&eacute;e. A la place de la vaste b&acirc;tisse, les   jeunes gens ne virent plus qu'un amas de d&eacute;combres, ciment, fer et fragments   de plastec m&ecirc;l&eacute;s et teints en couleur d'incendie par l'&eacute;trange   lumi&egrave;re du soleil. <br>   Quelques centaines de personne cherchaient en vain des survivants dans les d&eacute;bris.   <br>   Les jeunes gens, boulevers&eacute;s, revinrent vers Gaston. Celui-ci avait renonc&eacute;   faire partir le moteur. <br>   Ce que Seita venait de voir sur la terrasse l'avait enfin convaincu de la gravit&eacute;   de la situation. Il venait de comprendre qu'il ne fallait plus compter sur les   machines.&quot; </FONT></p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2><br>   LE VOYAGEUR IMPRUDENT <br>   TARENDOL <br>   COLOMB DE LA LUNE <br>   LE DIABLE LEMPORTE <br>   LA TEMP&Ecirc;TE <br>   DEMAIN LE PARADIS <br>   CIN&Eacute;MA TOTAL <br>   LA FAIM DU TIGRE <br>   LA CHARREYYE BLEUE <br>   JOURNAL DUN HOMME SIMPLE <br>   <U> <br>   Aux &Eacute;ditions du Mercure de France&nbsp;: </U> <br>   <br>   LA PEAU DE C&Eacute;SAR <br>   <U> <br>   Aux Presse de la Cit&eacute;&nbsp;: <br>   </U> <br>   LA NUIT DES TEMPS <br>   LES CHEMINS DE KATMANDOU <br>   LE GRAND SECRET <br>   UNE ROSE AU PARADIS <br>   LES ANN&Eacute;ES DE LA LUNE <br>   LES ANN&Eacute;ES DE LA LIBERT&Eacute; <br>   LES ANN&Eacute;ES DE LHOMME <br>   LES FLEURS, LAMOUR, LA VIE <br>   <U> <br>   Autres&nbsp;: </U> <br>   <br>   LES DAMES A LA LICORNE <br>   LES JOURS DU MONDE <br>   LE PRINCE BLESSE <br>   SI J&Eacute;TAIS DIEU <br>   LETTRE OUVERTE AUX VIVANTS QUI VEULENT LE RESTER <br>   <br>   <IMG SRC="Image3.gif" WIDTH=550 HEIGHT=68> <B> <br>   <a name="Werber"></a> <br>   Bernard Werber <br>   <br>   <IMG SRC="Image6.jpg" WIDTH=103 HEIGHT=161><IMG SRC="Image7.jpg" WIDTH=103 HEIGHT=161>   <br>   </B> <br>   <B>Biographie</b>&nbsp;: <B>Bernard WERBER&nbsp;</B>est n&eacute; en 1961 &agrave;   Toulouse. Il a publi&eacute; sa premi&egrave;re nouvelle dans un fanzine &agrave;   14 ans. Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; pendant dix ans journaliste scientifique   dans les plus grands magazines fran&ccedil;ais, il se consacre d&eacute;sormais   &agrave; l'&eacute;criture romanesque. D&egrave;s son premier livre, Les Fourmis,   ce jeune &eacute;crivain s'est impos&eacute; comme un ma&icirc;tre original   d'un nouveau style de litt&eacute;rature &agrave; cheval entre la saga d'aventure,   le roman fantastique et le conte philosophique. Le Jour des Fourmis, publi&eacute;   deux ans plus tard, traduit en 22 langues, a obtenu le Grand Prix des Lectrices   de Elle et a &eacute;t&eacute; mis au programme de certaines classes de fran&ccedil;ais,   de philosophie et m&ecirc;me de ... math&eacute;matiques. <br>   Bien au-del&agrave; du th&egrave;me des fourmis, il s'agit d'un vrai roman initiatique   aux multiples niveaux de lecture. Il a aussi publi&eacute; le troisi&egrave;me   volet de La Saga des Fourmis : La R&eacute;volution des Fourmis ainsi qu'une   grande &eacute;pop&eacute;e moderne qui perce jusqu'au myst&egrave;re de la   mort : Les Thanatonautes. Il a &eacute;galement publi&eacute; l'Encyclop&eacute;die   du Savoir Relatif et Absolue attribu&eacute;e au savant imaginaire Edmond Wells   dans ses ouvrages. <br>   Pour plus de d&eacute;tails&nbsp;: </FONT> <br>   <FONT FACE="Arial" SIZE=2>Pour plus dinfos allez sur </font><A HREF="http://www.werber.imaginet.fr/"><FONT FACE="Arial" SIZE=2>www.werber.imaginet.fr</FONT></A><FONT FACE="Arial" SIZE=2>,   site officiel de Bernard Werber dont il est le webmaster&nbsp;!</font> </p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2><B><br>   Quelques titres&nbsp;: </B> <br>   <U> <br>   Aux &eacute;ditions Albin Michel&nbsp;: </U> <br>   <br>   LES FOURMIS <br>   LE JOUR DES FOURMIS</FONT></p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2> <br>   <u>Morceau choisi</u> : &quot;les flocons de strato-cumulus giclent en ralenti.   <br>   Au d&eacute;but, les abeilles de la Cit&eacute; d'or ne distinguent que ce qui   leur semble &ecirc;tre de grosses mouches bruyantes qui jaillissent d'un orifice   de nuage gris. <br>   Puis bient&ocirc;t, les askole&iuml;nes comprennent de quoi il s'agit. Ce ne   sont pas de grosses mouches ! Pour &ccedil;a, non ... <br>   Ce sont des col&eacute;opt&egrave;res. Pas n'importe quels hannetons ou bousiers,   non, ce sont des col&eacute;opt&egrave;res rhinoc&eacute;ros. <br>   Vision dantesque que ces gros animaux bruyants et cornus recouverts de petits   canons vivants pr&ecirc;ts &agrave; l&acirc;cher leur sabord. <br>   <i>Comment sont-elles arriv&eacute;es &agrave; dompter ces gros bestiaux et   &agrave; les convaincre de se battre avec elles ?</i> se demandent instantan&eacute;ment   les abeilles. <br>   Elles n'ont pas le temps de se poser d'avantage de questions qu'en un instant   une vingtaine de ces rhinoc&eacute;ros leur font de l'ombre. D&eacute;j&agrave;   les col&eacute;opt&egrave;res fondent sur elles et les artilleuses roussent   tirent. <br>   La formation abeille en V est d&eacute;sormais en train de passer &agrave; une   formation W et m&ecirc;me en XYZ. C'est la d&eacute;bandade. <br>   L'effet de surprise est total. Chaque col&eacute;opt&egrave;re est recouvert   de quatre ou cinq artilleuses qui arrosent les abeilles sous leurs rafales drues   d'acide formique. <br>   L'essaim d'abeilles freine puis se reprend. Les Askole&iuml;nes d&eacute;gainent   leur dard. <br>   <i>Formation en ligne pointill&eacute;e !</i> lance une Askole&iuml;ne.<i> Frappez   les montures !</i> <br>   La deuxi&egrave;me ligne de rhinoc&eacute;ros volants est moins efficace. Les   abeilles les &eacute;vitent en descendant sous leur ventre, puis elles remontent   pour trouver la gorge et, l&agrave;, enfoncer leur dard jusqu'&agrave; la garde.   Ce sont maintenant les col&eacute;opt&egrave;res et leurs maladroits cornacs   qui s'abattent en chute vertigineuses. <br>   Un ordre dans&eacute; est l&acirc;ch&eacute; : <i>A l'attaque ! Chargez !</i>   <br>   Les dards Askole&iuml;ns pleuvent. <br>   Les abeilles sont dot&eacute;es d'un aiguillon en forme de harpon. S'il reste   fich&eacute; dans la chair de sa victime, l'abeille arrache sa glande &agrave;   venin en cherchant &agrave; se d&eacute;gager et meurt. La cuirasse des fourmis   ne retient pas l'aiguillon, contrairement &agrave; celle des scarab&eacute;es.   <br>   Plusieurs rhinoc&eacute;ros tombent dans les minutes qui suivent mais ils se   resserrent en losange volant et tiennent t&ecirc;te au dernier triangles d'abeilles   tueuses. <br>   Les formes g&eacute;om&eacute;triques des masses de soldates se d&eacute;composent.   Le losange mym&eacute;c&eacute;en se transforme en plusieurs losanges plus petits   et plus drus. Le triangle apid&eacute;en s'ouvre en anneau. <br>   &Ccedil;a combat &agrave; la verticale sur une centaine d'&eacute;tages-champs   de batailles empil&eacute;s. C'est comme un jeu d'&eacute;checs sur cent plateaux   parall&egrave;les. <br>   Plus on s'approche, plus c'est spectaculaire. L'armada des navires belokaniens   scintille. Les abeilles profitent des courants chauds pour monter et se lancer   &agrave; l'abordage des scarab&eacute;ides placides. Elles sont comme une horde   de petits navires &agrave; l'aff&ucirc;t de gros vaisseaux. <br>   Les salves d'acide formique &agrave; 60% sifflent comme des orgues de feu liquide.   Les ailes calcin&eacute;es fument, les abeilles touch&eacute;es essaient de   profiter de leur &eacute;lan pour se ficher dans les carapaces des scarab&eacute;es   comme des fl&eacute;chettes. <br>   Lorsque les dards sont trop proches, le artilleuses qui n'arrivent pas &agrave;   les mettre en joue les cassent avec la pince de leurs mandibules. <br>   Le jeu est risqu&eacute;. Le plus souvent, le dard glisse et se plante dans   la bouche. La mort est presque instantan&eacute;e. <br>   Il flotte une odeur de miel br&ucirc;l&eacute;. <br>   Les abeilles n'ont plus de venin. Leurs seringues ne peuvent plus inoculer la   substance fatale. Les artilleuses n'ont plus d'acide. Leur lance-flammes liquides   ne sont plus op&eacute;rationnels. Les derni&egrave;res escarmouches opposent   mandibules nues contre dards secs. Et que le plus rapide et le plus prompt gagne   !&quot; </FONT></p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2><br>   LE LIVRE SECRET DES FOURMIS ENCYCLOP&Eacute;DIE DU SAVOIR RELATIF ET ABSOLU   <br>   LES THANATONAUTES <br>   LA R&Eacute;VOLUTION DES FOURMIS <br>   LE LIVRE DU VOYAGE <br>   LE P&Egrave;RE DE NOS P&Egrave;RES </FONT></p> <FONT FACE="Arial" SIZE=2>LEMPIRE DES ANGES <div align="left">    <p><u>Morceau choisi</u>&nbsp;: &quot;&nbsp;- Deux gar&ccedil;ons, une fille,      bel assortiment. Mauvaise sant&eacute; pour le Fran&ccedil;ais, correcte pour      lAm&eacute;ricaine, tr&egrave;s bonne pour le Russe. Nous pourrons ainsi      v&eacute;rifier limpact de la condition physique sur la personnalit&eacute;.      <br>     Il se frotte les mains. <br>     - Parfait, parfait en v&eacute;rit&eacute;&nbsp;! sexclame-t-il tout en r&eacute;digeant      mentalement trois fiches quil inscrit aussit&ocirc;t dans mon esprit. <br>     Il se concentre encore et ajoute&nbsp;: <br>     -A ce que je peux d&eacute;j&agrave; percevoir, le Fran&ccedil;ais se nommera      Jacques, lAm&eacute;ricaine V&eacute;nus, et le Russe Igor. Ah, voil&agrave;      trois bons &quot;&nbsp;clients&nbsp;&quot;. <br>     -&nbsp;&quot;&nbsp;Clients&nbsp;&quot;&nbsp;? <br>     -Cest le terme technique en vigueur ici pour qualifier les &acirc;mes dont      on a la charge. Parce quon est un peu comme des avocats devant d&eacute;fendre      leurs clients. <br>     - Et pour ces &quot;&nbsp;clients&nbsp;&quot;, quelle est ma tache &agrave;      accomplir &agrave; pr&eacute;sent&nbsp;? <br>     - Attendre sept mois pour voir quel karma il leur sera donn&eacute; de recevoir.      <br>     - Sept mois, cest long&nbsp;! <br>     - En bas, pas ici. Car ici le temps est relatif et non pas absolu. <br>     Il sourit. <br>     - Pour tous dailleurs le temps &quot;&nbsp;est&nbsp;&quot; relatif puisque      chacun le per&ccedil;oit diff&eacute;remment. <br>     De m&eacute;moire, il r&eacute;cite&nbsp;: <br>     -&nbsp;&quot;&nbsp;Pour conna&icirc;tre la valeur dune ann&eacute;e, interroge      l&eacute;tudiant qui a rat&eacute; son examen. <br>     Pour conna&icirc;tre la valeur dun mois, interroge la m&egrave;re qui a mis      au monde un enfant pr&eacute;matur&eacute;ment. <br>     Pour conna&icirc;tre la valeur dune semaine, interroge l&eacute;diteur dune      revue hebdomadaire. <br>     Pour conna&icirc;tre la valeur dune heure, interroge lamoureux qui attend      son rendez-vous. <br>     Pour conna&icirc;tre la valeur dune minute, interroge lhomme press&eacute;      qui vient de rater son bus. <br>     Pour conna&icirc;tre la valeur dune seconde, interroge celui qui a perdu      un &ecirc;tre cher dans un accident de voiture. <br>     Pour conna&icirc;tre la valeur dun milli&egrave;me de seconde, interroge      le m&eacute;daill&eacute; dargent dune finale olympique.&nbsp;&quot;<br>     Et, fac&eacute;tieux, mon mentor ajoute&nbsp;:<br>     - Pour conna&icirc;tre la valeur dune destin&eacute;e humaine, interroge      ton ange instructeur. Nous ne nous attachons pas aux menues circonstances,      &agrave; tous ces instants anodins de la vie de nos clients. Nous nous pr&eacute;cipitons      directement sur les moments importants et les choix d&eacute;terminants. <br>     Edmond Wells s&eacute;loigne. Il a dautres anges d&eacute;butants &agrave;      instruire. <br>     Je reste l&agrave;, fascin&eacute;, &agrave; contempler dans les reflets du      lac des Conceptions les milliers de couples occup&eacute;s &agrave; faire      lamour, la prochaine humanit&eacute; en passe d&ecirc;tre con&ccedil;ue.&nbsp;Jai      envie de les encourager car plus ils prendront de plaisir dans ces conceptions,      plus je devine quelles seront r&eacute;ussies. <br>     <br>     LULTIME SECRET <br>     <br>     &nbsp; <br>     &nbsp; <br>     &nbsp; <br>     &nbsp; <br>     <IMG SRC="Image3.gif" WIDTH=550 HEIGHT=68> <B> <br>     <a name="Levy"></a> <br>     Marc Levy <br>     <br>     <IMG SRC="Image8.jpg" WIDTH=109 HEIGHT=152> <br>     &nbsp; </B> <br>     <B>Biographie&nbsp;: Marc LEVY </b>est n&eacute; &agrave; Boulogne en 1961.      Apr&egrave;s une enfance dans le Midi et des &eacute;tudes &agrave; Paris-Dauphine,      il s'engage &agrave; la Croix-Rouge, dans le Secours urbain. En 1984, il est      CO-fondateur d'une soci&eacute;t&eacute; d'images de synth&egrave;se bas&eacute;e      &agrave; San Francisco, San Jos&eacute; et dans le Colorado. En 1991, avec      un ing&eacute;nieur et un architecte, il fonde un cabinet d'architecture dont      il sera pendant huit ans le gestionnaire. Apr&egrave;s le succ&egrave;s de      &quot;et si c'&eacute;tait vrai, il se consacre &agrave; l'&eacute;criture.      Il vit &agrave; Londres et &agrave; New York. </p>   <p><B><br>     Quelques titres&nbsp;: <br>     </B><U> <br>     Aux &eacute;ditions Laffont&nbsp;: </U> <br>     <br>     ET SI C&Eacute;TAIT VRAI <br>   </p> </div> </FONT> <P><FONT FACE="Arial" SIZE=2>&nbsp; <br>   <u>Morceau choisi</u>&nbsp;: &quot;&nbsp;Durant les jours qui suivirent, elle    apprit &agrave; se d&eacute;placer dans lh&ocirc;pital. Elle pensait au r&eacute;fectoire    et sy retrouvait, &agrave; la salle durgences et bingo elle y &eacute;tait.    Apr&egrave;s trois mois dexercices, elle &eacute;tait arriv&eacute;e &agrave;    s&eacute;loigner de lenceinte hospitali&egrave;re. Elle avait ainsi partag&eacute;    un d&icirc;ner avec un couple de Fran&ccedil;ais dans un de ses restaurants    pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s, vu une moiti&eacute; de film dans un cin&eacute;ma,    pass&eacute; quelques heures dans lappartement de sa m&egrave;re&nbsp;:</font><FONT FACE="Arial" SIZE=2>&quot;&nbsp;je    nai pas renouvel&eacute; cette exp&eacute;rience, cela me fait trop de peine    de la c&ocirc;toyer sans pouvoir communiquer.&nbsp;&quot; Kali sentait sa pr&eacute;sence    et tournait en rond en g&eacute;missant, cela la rendait folle. Elle &eacute;tait    venue ici, c&nbsp;&eacute;tait chez elle apr&egrave;s tout, et cest encore    l&agrave; qu&nbsp;elle se sentait le mieux. &quot;&nbsp;Je vis dans une solitude    absolue. Vous nimaginez pas ce que cest de ne pouvoir parler &agrave; personne,    d&ecirc;tre totalement transparente, de ne plus exister dans la vie de quiconque.    Alors vous comprendrez ma surprise et mon excitation quand vous mavez parl&eacute;    ce soir, dans le placard et lorsque jai r&eacute;alis&eacute; que vous me voyiez.    Je ne sais pas pourquoi, mais pourvu que &ccedil;a dure, je pourrais vous parler    pendant des heures, jai tellement besoin de parler, jai des centaines de phrases    en stock.&nbsp;&quot; La fr&eacute;n&eacute;sie de mots fit place &agrave; un    moment de silence. Des larmes vinrent perler &agrave; la commissure de ses yeux.    Elle regarda Arthur. Passa sa main sur sa joue et sous son nez. &quot;&nbsp;Vous    devez me prendre pour une folle&nbsp;?&nbsp;&quot; Arthur s&eacute;tait calm&eacute;,    touch&eacute; par l&eacute;motion de la jeune femme, saisi par le r&eacute;cit    abracadabrant quil venait dentendre.&nbsp;&quot; <br>   <br>   OU ES-TU&nbsp;? <br>   <br>   &#9;&#9;<u>Morceau choisi</u>&nbsp;: &quot;&nbsp;Lavion de Susan quittait son    escale de Miami. A Newark, le terminal &eacute;tait en travaux. Philip &eacute;tait    venu lattendre &agrave; la passerelle. Une fois nest pas coutume. Elle posa    son sac &agrave; terre et plongea dans ses bras. Ils rest&egrave;rent longtemps    ainsi serr&eacute;s lun contre lautre. Il prit sa main, saisit le balluchon    et lentra&icirc;na vers le bar. <br>   - Et si notre table est prise&nbsp;? <br>   - Jai fait le n&eacute;cessaire&nbsp;! <br>   - Arr&ecirc;te-toi et laisse moi te regarder. Tu as vieilli&nbsp;! <br>   - Cest gracieux, merci. <br>   - Non je te trouve tr&egrave;s beau. <br>   Elle fit glisser ses doigts le long de ses joues, lui sourit tendrement, et    lentra&icirc;na vers ce lieu devenu leur. Elle rayonnait malgr&eacute; la fatigue.    Il linterrogea longuement sur lann&eacute;e qui venait de s&eacute;couler,    comme pour effacer toute trace des derni&egrave;res minutes de leur pr&eacute;c&eacute;dente    rencontre, elle ne dit rien de son hiver. Tandis quelle lui d&eacute;crivait    sa journ&eacute;e type, Philip avait saisi son crayon et dessinait le visage    de Susan sur une feuille de son cahier &agrave; spirale.&nbsp;&quot; <br>   <br>   &nbsp; <br>   <IMG SRC="Image3.gif" WIDTH=550 HEIGHT=68> <br>   <B> <br>   <a name="Leblanc"></a> <br>   Maurice Leblanc </B> <br>   </font> <br>   <IMG SRC="Image9.jpg" WIDTH=103 HEIGHT=106><IMG SRC="Image10.jpg" WIDTH=133 HEIGHT=108>    <br>   <br>   <FONT FACE="Arial" SIZE=2><B>Biographie&nbsp;: Maurice LEBLANC </b></font><FONT FACE="Arial" SIZE=2>est    n&eacute; &agrave; Rouen le 11 novembre 1864. &Eacute;lev&eacute; au sein d'une    famille bourgeoise, Maurice est entour&eacute; par l'affection de sa sur a&icirc;n&eacute;e    Jehanne, et de sa sur cadette, Georgette, qui deviendra une tr&egrave;s c&eacute;l&egrave;bre    com&eacute;dienne et l'&eacute;g&eacute;rie de Maurice Maeterlinck.</font> <FONT FACE="Arial" SIZE=2>    <br>   <br>   Maurice Leblanc poursuit de brillantes &eacute;tudes au lyc&eacute;e Corneille.    Dot&eacute; d'une imagination vive, fervent admirateur de Flaubert et de Maupassant,    le jeune homme se sent habit&eacute; par la vocation d'&eacute;crivain. Mais    Monsieur Leblanc p&egrave;re a d'autres projets pour lui et le place chez des    amis dans une importante fabrique de cardes. <br>   Le jeune Maurice installe alors un petit bureau dans une soupente o&ugrave;    il &eacute;crit en cachette. Lorsque Maupassant, Zola et Goncourt viennent &agrave;    Rouen pour inaugurer un buste de Flaubert, il parvient &agrave; s'installer    dans le compartiment du train de nuit qui les ram&egrave;ne &agrave; Paris.    Mais h&eacute;las, les grands hommes sont fatigu&eacute;s : Maupassant a mal    &agrave; la t&ecirc;te, Zola se plaint de l'estomac et Goncourt veut dormir.    Maurice Leblanc fait donc le voyage pour rien. <br>   <br>   Il obtient finalement l'accord de son p&egrave;re pour tenter l'aventure litt&eacute;raire    &agrave; Paris et entamer des &eacute;tudes de droit. <br>   <br>   En 1885, voil&agrave; Maurice Leblanc &agrave; Paris. <br>   <br>   Il fr&eacute;quente le Chat Noir &agrave; Montmartre et collabore &agrave; plusieurs    journaux . Il c&ocirc;toie des &eacute;crivains - dont Guy de Maupassant qui    le prot&egrave;ge. Ce Leblanc-l&agrave; va se lancer dans une s&eacute;rie de    romans de murs et de psychologie, en s'inspirant de ses bons ma&icirc;tres    Flaubert et Maupassant. "Des Couples" et "Une Femme", ses premi&egrave;res uvres,    lui valent bien des compliments, ses ouvrages attirent la sympathie de ses coll&egrave;gues,    tels L&eacute;on Bloy, Jules Renard, Alphonse Daudet, mais gu&egrave;re de lecteurs.    Son grand plaisir est de parcourir les routes normandes &agrave; v&eacute;locip&egrave;de.    Il affiche volontiers ce go&ucirc;t pour la " petite reine ", affirmant m&ecirc;me    qu'il a remport&eacute; le tour de Bretagne organis&eacute; par l'Auto. <br>   <br>   Et voici qu'en 1905, tout bascule dans sa vie de romancieravec l'irruption    d'Ars&egrave;ne Lupin. <B><br>   </B></FONT> <P>&nbsp; <P><FONT FACE="Arial" SIZE=2><B><br>   Quelques titres&nbsp;: <br>   </B> <br>   VOICI DES AILES <br>   LES L&Egrave;VRES JOINTES <br>   ARSENE LUPIN GENTLEMAN CAMBRIOLEUR <br>   ARSENE LUPIN CONTRE HERLOCK SHOLMES </FONT>  <P><FONT FACE="Arial" SIZE=2><br>   LAIGUILLE CREUSE <br>   &#9;&#9;<u>Morceau choisi</u>&nbsp;: &lt;&lt; Beautrelet se mit en posture d&eacute;couter,    et Lupin commen&ccedil;a, dune voix mesur&eacute;e, mais s&egrave;che et volontaire&nbsp;:    <br>   &quot;&nbsp;Jetons bas les masques, nest-ce pas, et plus de fadeurs hypocrites.   Nous sommes deux ennemis qui savons parfaitement &agrave; quoi nous en tenir   lun sur lautre, cest en ennemis que nous agissons lun envers lautre, et   cest par cons&eacute;quent en ennemis que nous devons traiter lun avec lautre.   <br>   - Traiter&nbsp;? fit Beautrelet surpris. <br>   -Oui, traiter. Je nai pas dit ce mot au hasard, et je le r&eacute;p&egrave;te,    quoi quil men co&ucirc;te. Et il men co&ucirc;te beaucoup. Cest la premi&egrave;re    fois que je lemploie vis-&agrave;-vis dun adversaire. Mais aussi, je vous    le dis tout de suite, cest la derni&egrave;re fois. Profitez-en. Je ne sortirai    dici quavec une promesse de vous. Sinon, cest la guerre.&gt;&gt; <br>   <br>   LE BOUCHON DE CRISTAL <br>   <br>   L&Icirc;LE AUX TRENTE CERCUEILS <br>   &#9;&#9;<u>Morceau choisi</u>&nbsp;: &lt;&lt;&nbsp;Ils se remirent en marche.    Au bout dun quart dheure, quelques gouttes de pluie tombaient. Il y eut un    coup de tonnerre. Lorage semblait encore lointain. <br>   Ils achev&egrave;rent difficilement l&acirc;pre mont&eacute;e, et Vorski dut   aider ses compagnons. <br>   &quot;&nbsp;Enfin, dit-il, nous y sommes. Otto, passe-moi la gourde bien Merci&nbsp;&quot;   <br>   Ils avaient d&eacute;pos&eacute; leur victime au pied du ch&ecirc;ne, dont les   branches inf&eacute;rieures &eacute;taient coup&eacute;es. Un jet de lumi&egrave;re   &eacute;claira linscription&nbsp;: V dH. Vorski ramassa une corde, apport&eacute;e   davance, et dressa une &eacute;chelle contre le f&ucirc;t de larbre. <br>   &quot;&nbsp;Nous allons proc&eacute;der comme pour les surs Archignat, dit-il.   Je vais enrouler la corde autour de la branche ma&icirc;tresse que nous avons   laiss&eacute;e &Ccedil;a nous servira de poulie.&nbsp;&quot; <br>   Il sinterrompit et fit un saur de cot&eacute;. Quelque chose danormal venait   de se produire. Il murmura&nbsp;: </FONT> </p> <p><FONT FACE="Arial" SIZE=2><br>   &quot;&nbsp;Quoi&nbsp;? Quy a-t-il&nbsp;? Vous avez entendu ce sifflement&nbsp;?   <br>   - Oui, fit Conrad, &ccedil;a ma fr&ocirc;l&eacute; loreille. On croirait un   projectile. <br>   - Tu es fou. <br>   - Moi aussi, dit Otto, jai entendu, et &ccedil;a ma tout lair davoir frapp&eacute;   larbre. <br>   - Quel arbre&nbsp;? <br>   - Le ch&ecirc;ne, parbleu&nbsp;! cest comme si on avait tir&eacute; sur nous.   <br>   -&nbsp;Il ny a pas eu de d&eacute;tonation. <br>   - Alors, une pierre, une pierre qui aurait atteint le ch&ecirc;ne. <br>   - Facile &agrave; v&eacute;rifier&nbsp;&quot; fit Vorski. <br>   Il tourna sa lanterne, et, tout de suite, l&acirc;cha un juron. <br>   &quot;&nbsp;Sacr&eacute;dieu&nbsp;! regardez l&agrave; sous linscription&nbsp;&quot;   <br>   Ils regard&egrave;rent. <br>   A lendroit quil indiquait, une fl&egrave;che &eacute;tait fich&eacute;e dont    les plumes vibraient encore. &gt;&gt;<br>   <br>   LE CERCLE ROUGE <br>   LES HUIT COUPS DE LHORLOGE <br>   LA COMTESSE DE CAGLIOSTRO <br>   LA DEMEURE MYST&Eacute;RIEUSE <br>   LA FEMME AUX DEUX SOURIRES <br>   LE CHAPELET ROUGE <br>   LE SCANDALE DU GAZON BLEU <br>   </FONT> <br>   <FONT FACE="Arial" SIZE=2>Cette liste nest pas exhaustive&nbsp;! pour une liste   plus d&eacute;taill&eacute;e allez sur </font><A HREF="http://www.arsene-lupin.com/"><FONT FACE="Arial" SIZE=2>www.arsene-lupin.com</FONT></A>   <FONT FACE="Arial" SIZE=2> <br>   <br>   &nbsp; <br>   <IMG SRC="Image3.gif" WIDTH=550 HEIGHT=68> <br>   &nbsp; </FONT> Je me permet de rajouter &agrave; la page de Flo quelques donn&eacute;es   concernant les auteurs que j'appr&eacute;cie et qui ne font pas (encore) partie   des lectures de Flo</p> <p>Bient&ocirc;t une rubrique concernant James ellroy ainsi qu'un extrait de quelques    uns de ses bouquins. </p> <p>.<b><a name="Dantec"></a>Maurice G. Dantec</b></p> <p><b><img src="dantec.gif" width="103" height="140"></b></p> <p>Tout d'abord un lien vers un site tr&egrave;s bien fait et qui parle tr&egrave;s   bien de l'auteur et de l'homme : <a href="http://fidjii.free.fr/dantec.htm">http://fidjii.free.fr/dantec.htm</a></p> <p>Maurice Dantec est n&eacute; &agrave; Grenoble en 1959 d'un p&egrave;re journaliste   et d'une m&egrave;re couturi&egrave;re. Il va passer la majeure partie de son   enfance &agrave; Ivry-sur-seine (r&eacute;gion parisienne). Durant ses ann&eacute;es   lyc&eacute;e, il va avoir la chance de rencontrer Jean-Bernard Pouy, futur cr&eacute;ateur   du Poulpe, qui va faire na&icirc;tre chez lui l'attirance vers la litt&eacute;rature   noire am&eacute;ricaine de l'&eacute;poque. Tr&egrave;s t&ocirc;t, il va &eacute;galement   devenir un fervent lecteur des &eacute;crits de Nietzsche qui vont tant l'influencer   dans ses &eacute;crits futurs. A la fin des ann&eacute;es 70, une fois le bac   en poche, il d&eacute;bute des &eacute;tudes de lettres modernes qu'il va vite   abandonner pour fonder un groupe de rock du nom d'&Eacute;tat d'urgence. Durant   les ann&eacute;es 80, il continue ses aventures musicales tout en travaillant   en tant que rdacteur pour la publicit. C'est vers le d&eacute;but des ann&eacute;es   90 qu'il se met s&eacute;rieusement &agrave; l'&eacute;criture. Il r&eacute;dige   en 92 son premier roman, qui para&icirc;tra en 1993 sous le titre &quot;La sirne   rouge&quot; dans la c&eacute;l&egrave;bre collection S&eacute;rie Noire. </p> <p>Il remporte d'ailleurs le trophe 813 du meilleur roman policier. Dantec r&eacute;cidive   en 1995 en nous livrant un roman noir &agrave; la limite du cyberpunk : &quot;Les   racines du mal&quot; qui remporte un franc succ&egrave;s aupr&egrave;s du public,   en plus du prix de limaginaire. La m&ecirc;me ann&eacute;e, il offre aux lecteurs   du Monde une nouvelle cette fois dans le pur esprit cyberpunk : &quot;L o   tombent les anges&quot; <a href="../ange_rtf.zip">t&eacute;l&eacute;chargeable   ici</a>. </p> <p>Dantec d&eacute;cide en 1997 de s'expatrier avec femme et enfant vers le Qu&eacute;bec,   d'o&ugrave; il publie en 1999 son troisi&egrave;me roman &quot;Babylon Babies&quot;   qui s'inscrit dans la lign&eacute;e de sa pr&eacute;c&eacute;dente nouvelle   : apocalyptique et cyberd&eacute;cadent.&quot;Le thtre des oprations, journal   mtaphysique et polmique&quot; publi&eacute; en 2000 s'inscrit quant &agrave;   lui plus dans l'esprit d'un pamphlet adress&eacute; aux technocrates qui nous   gouvernent que dans celui d'un roman. En 2001, Dantec nous livre la suite de   ses r&eacute;flexions dans &quot;Laboratoire de catastrophe gnrale&quot; pr&eacute;sent&eacute;   sous la forme d'un journal</p> <p>.En Ao&ucirc;t 2002 est sorti au cin&eacute;ma l'adaptation du 1er roman de   Dantec : <a href="http://www.lasirenerouge.com/" target="_blank">La Sir&egrave;ne   Rouge</a> avec Jean-Marc Barr. </p> <p><img src="sirenerouge.jpg" width="140" height="190"></p> <p>Babylon Babies sera &eacute;galement port&eacute; sur nos &eacute;crans et   c'est Mathieu Kassovitz qui l'adaptera au cin&eacute;ma. </p> <p>Interview accord&eacute;s par Dantec :<a href="http://www.les-ours.com/novel/dantec/dantec1.htm">18   mars 1996</a></p> <p>LES RACINES DU MAL</p> <p><u>Morceau choisi</u> : &lt;&lt; Andreas Schaltzmann s'est mis &agrave; tuer   parce que son estomac pourrissait. Le ph&eacute;nom&egrave;ne n'&eacute;tait   pas isol&eacute;, tant s'en faut : cela faisait d&eacute;j&agrave; longtemps   que les ondes cosmiques &eacute;mises par les Aliens faisaient changer ses organes   de place. Son cerveau &eacute;tait soumis &agrave; un tir de barrage de radiations   destin&eacute;es &agrave; le transformer, lui aussi, comme tous les autres,   en un robot sans conscience au service de l'inhumaine machinerie. Depuis des   ann&eacute;es les nazis et les habitants de Vega s'&eacute;taient install&eacute;s   dans son quartier, et il &eacute;tait certain qu'ils ne s'en tenaient pas l&agrave;.   Partout, et jusqu'aux plus hautes arcanes de l'Etat, le complot des Cr&eacute;atures   de l'Espace &eacute;tendait ses ramifications destructrices. Andreas pouvait   s'en rendre compte chaque jour, en regardant les &eacute;missions de t&eacute;l&eacute;vision.   Il y avait cet animateur de jeu qui complotait contre le Pape, et le Premier   ministre Balladur dont tout laissait croire qu'il transformait les gens en poup&eacute;es.Il   s'&eacute;tait d&eacute;j&agrave; ras&eacute; la t&ecirc;te, &agrave; cette   &eacute;poque, pour &quot;surveiller les os de son cr&acirc;ne qui changeaient   de forme&quot;, mais depuis quelques temps il portait une casquette de base-ball   afin de se prot&eacute;ger des rayonnements psychiques. ...&gt;&gt; </p> <p><font face="Arial" size="2"><img src="Image3.gif" width=550 height=68></font></p> <p><b><a name="Ellroy"></a>James Ellroy</b> </p> <p><img src="ellroy3.jpg" width="70" height="110"><img src="jellroy.jpg" width="115" height="162"></p> <p>James Ellroy est n&eacute; le 4 mars 1948 d'un vieux p&egrave;re comptable    (50 ans) et d'une m&egrave;re infirmi&egrave;re d'origine allemande.Six ans    plus tard, ses parents divorcent et c'est logiquement sa m&egrave;re qui obtient    la garde de l'enfant. Lorsqu'il a dix ans, ils d&eacute;m&eacute;nagent pour    un quartier populaire de Los Angeles ; &agrave; cet age, James est d&eacute;j&agrave;    un fervant lecteur de litt&eacute;rature polici&egrave;re. </p> <p>C'est peu de temps apr&egrave;s, le 22 juin 1958 que Jean Ellroy, sa m&egrave;re,    est assassin&eacute;e, marquant &agrave; jamais l'enfant. Le coupable ne sera    d'ailleurs j'amais retrouv&eacute;. James est alors confi&eacute; &agrave; son    p&egrave;re d'une soixantaine d'ann&eacute;e qui, bien que bienveillant le laisse    la plupart du temps livr&eacute; &agrave; lui m&ecirc;me. Commence alors pour    lui une succession de b&eacute;tises plus ou moins graves. C'est en 1961 qu'il    fait la connaissance de Randy Rice, &quot;petit voyou&quot; comme lui qui partagera    ses 400 coups,son go&ucirc;t pour les romans policier et pour les filles. </p> <p>En 1965, devant la d&eacute;gradation de l'&eacute;tat de sant&eacute; de son    p&egrave;re, James qui s'est fait renvoyer du college s'engage &agrave; contrecoeur    dans l'arm&eacute;e, pouss&eacute; par son p&egrave;re mourrant. Il succombera    d'ailleurs peu de temps apr&egrave;s d'un cancer. C'est le d&eacute;but d'une    longue descente aux enfers pour James qui se fera vite reformer de l'arm&eacute;e    pour retrouver son ami Randy Rice et sombrer avec lui dans l'abus d'alcool et    de drogues. </p> <p>Durant plus d'une dizaine d'ann&eacute;e, James devient sans domicile fixe,    vivant de petits boulots et menus larcins, dormant dans les parcs publics, s'introduisant    par effraction chez les gens, pas tant pour les cambrioler (mme s'il volait    des sous-vtements, de l'alcool, de la marijuana et des cartes de crdits quand    c'tait possible) que pour le frisson ressenti d&eacute;clare t'il plus tard.</p> <p>C'est un abc&egrave;s au poumon en 1975 qui va surrement faire renoncer James    aux drogues et &agrave; l'alcool et ainsi briser le cercle infernal dans lequel    il s'est enferm&eacute;. Il devient alors Caddie dans un club de golf de Los    Angeles et commence une vie plus rang&eacute;e. En 1978 il a l'id&eacute;e de    raconter sa vie dans un roman : Brown's Requiem qui sera publi&eacute; en 1981.    Il continue sa carri&egrave;re d'&eacute;crivain avec Clandestin (1982) et nous    offre sa s&eacute;rie des Lloyd Hopkins (1984 - 1986), qu'il terminera avant    terme, ne sortant que 3 des 5 livres initialements pr&eacute;vus. </p> <p>Aujourd'hui James Ellroy est l'un des meilleurs auteurs de roman noir am&eacute;ricain    et nous a d&eacute;j&agrave; offert plus d'une quizaine de romans durant les    20 derni&egrave;res ann&eacute;es. </p> <p>Je vous parlerai ici bient&ocirc;t des romans American Tabloid et American    Death Trip, les deux premiers volets d'une trilogie, qui sont bien plus que    de simples polars.</p> <p>&nbsp;</p> <p>A CAUSE DE LA NUIT (1984)</p> <p><u>Morceau choisi</u> : &lt;&lt; Le Voyageur de la Nuit compara ses trois r&eacute;sidences    &agrave; une sorte de roue de l'exploration du savoir, lui-m&ecirc;me au centre    figurant le moyeu. Son cabinet de Century City &eacute;tait le rayon inducteur,    tandis que son appartement &eacute;tait un r&eacute;servoir de sciences et de    m&eacute;ditation, la maison qu'il poss&eacute;dait &agrave; Malibu Beach &eacute;tait    le rayon moteur, l'endroit o&ugrave; il faisait franchir aux paum&eacute;s les    limites de leur au-del&agrave;. </p> <p> Mais le pivot central de ses recherches se trouvait l&agrave; derri&egrave;re    une porte dont il avait lui-m&ecirc;me gratt&eacute; le vernis pour la peindre    d'un vert vif d&eacute;tonant. C'&eacute;tait la salle de contr&ocirc;le de    la Machine &agrave; remonter le Temps. Un fauteuil pivotant et un bureau &eacute;quip&eacute;    d'un t&eacute;l&eacute;phone tr&ocirc;naient au centre de la pi&egrave;ce, offrant    une vision p&eacute;riph&eacute;rique des quatres murs tapiss&eacute;s de documents-cl&eacute;s.    Une immense carte du comt&eacute; de Los Angeles couvrait enti&egrave;rement    un des murs. Des &eacute;pingles &agrave; t&ecirc;te rouge situaient les domiciles    de ses paum&eacute;s, les bleues d&eacute;signaient les cabines publiques d'o&ugrave;    il les appelait - une mesure de s&eacute;curit&eacute; qu'il avait adopt&eacute;e.    Les &eacute;pingles &agrave; t&ecirc;te verte indiquaient l'emplacement des    maisons dans lesquelles ils avaient &eacute;t&eacute; exp&eacute;di&eacute;s    en mission et des silhouettes en plastique adh&eacute;sif figuraient Thomas    Goff, sans cesse en mouvement dans sa qu&ecirc;te de nouvelles &eacute;pingles    &agrave; t&ecirc;te rouge... &gt;&gt; </p> <p>&nbsp;</p> <p>AMERICAN TABLOID (1995)</p> <u>Quatrime de couverture </u> : &lt;&lt; Jack Kennedy s'est fait dessouder au  moment optimal pour lui assurer sa saintet. Les mensonges contribuent  tourbillonner  autour de sa flamme ternelle. L'heure est venue de dloger son urne funraire  de son pidestal et de jeter la lumire sur quelques hommes qui ont accompagn  son ascension et facilit sa chute. Il y avait parmi eux des flics pourris, des  artistes de l'extorsion et du chantage. Des rois du mouchard tlphonique, des  soldats de fortune, des amuseurs public homos. Une seule seconde de leurs existence  et-elle dvie de son cours, l'histoire de l'Amrique n'existerait pas telle  que nous la connaissons aujourd'hui. L'heure est venue de dmythifier toute une  poque et de btir un nouveau mythe depuis le ruisseau jusqu'aux toiles. L'heure  est venue d'ouvrir grand les bras  des hommes mauvais et au prix qu'ils ont pay  pour dfinir leur poque en secret. A eux. &gt;&gt;  <p>&nbsp; </p> <p><font face="Arial" size="2"><img src="Image3.gif" width=550 height=68></font></p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="Arial" size="2">Lovecraft</font></p> <p align="JUSTIFY"><font face="Arial" size="2"><img src="Image3.gif" width=550 height=68></font></p> <p align="JUSTIFY"><font face="Arial" size="2">garfield</font></p> <p align="JUSTIFY"></p> <p align="JUSTIFY"><font face="Arial" size="2"><img src="Image3.gif" width=550 height=68></font></p> <p align="JUSTIFY"><font face="Arial" size="2">calvin et hobbes</font></p> <p align="JUSTIFY"></p> <p align="JUSTIFY"><font face="Arial" size="2"><img src="Image3.gif" width=550 height=68></font></p> <p align="JUSTIFY"><font face="Arial" size="2">Raymond Calbuth</font></p> <p><font face="Arial" size=2><img src="Image3.gif" width=550 height=68></font></p> <p align="center"><a href="#Menu"><img src="haut.gif" width="91" height="35" border="0"></a></p> <p>Les oeuvres pr&eacute;sent&eacute;es ci-dessus sont prot&eacute;g&eacute;es    par des droits d'auteur. J'invite les auteurs, les ayant-droit et les &eacute;diteurs    se sentant l&eacute;s&eacute;s par le contenu de cette page &agrave; prendre    contact avec moi <a href="mailto:floATdvweb.org"><img src="mail2.gif" width="32" height="32" border="0"></a></p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p><font face="Arial" size="1">L'ensemble de ces livres est disponible &agrave;   la vente sur le site d'alapage <a href="http://www.alapage.com" target="_blank"><img src="alapage.gif" width="265" height="66" border="0"></a></font></p>  <div align="center"> </div> <script language="JavaScript1.1"> <!-- hsh = new Date(); hsd = document; hsi = '<a href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=96932"'; hsi += ' TARGET="_top"><img width="39" height="25" border=0 '; hsi += 'src="http://logv20.xiti.com/hit.xiti?s=96932'; hsi += '&p=flo&hl=' + hsh.getHours() + 'x' + hsh.getMinutes() + 'x' + hsh.getSeconds(); if(parseFloat(navigator.appVersion)>=4) {Xiti_s=screen;hsi += '&r=' + Xiti_s.width + 'x' + Xiti_s.height + 'x' + Xiti_s.pixelDepth + 'x' + Xiti_s.colorDepth;} hsd.writeln(hsi + '&ref=' + hsd.referrer.replace('&', '$') + '" title="Mesurez votre audience"></a>'); //--> </script> <noscript> <a href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=96932" TARGET="_top"><img width="39" height="25" border=0 src="http://logv20.xiti.com/hit.xiti?s=96932&p=&" title="Mesurez votre audience"></a> </noscript>  </BODY> </HTML> 
