<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> <html> <head> <title>Document sans titre</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#000000" text="#FFFFFF"> <div align="center">   <table width="75%" border="1">     <tr>        <td height="2246" align="right">          <div align="center">           <p><strong><font color="#FFFF00" size="7"><em>&quot;Au-del&agrave;&quot;              </em></font></strong></p>           <p><em><strong><font color="#FF0000" size="+3">par Laney</font></strong></em></p>           <p>&nbsp;</p>           <p><em><strong><font color="#00FF00">Chapitre 1</font></strong></em></p>           <p align="center"></p>           <p align="center"></p>           <p align="justify"> </p>           <p align="justify"><strong>Inspir&eacute; tr&egrave;s librement des              &laquo; Thanatonautes &raquo; de Bernard Werber, un de nos plus grands              &eacute;crivains contemporains !</strong></p>           <p align="center"><strong>******************</strong></p>           <p align="justify"><strong>Elle ne voyait rien autour d&#8217;elle.              Seulement des t&eacute;n&egrave;bres oppressants, mais aucune pr&eacute;sence.              Elle &eacute;tait &eacute;tonn&eacute;e de ne rien ressentir en ce              moment, elle restait simplement debout dans le noir &agrave; se demander              si elle ne devenait pas folle.<br>             Il ne se passait rien. Pourquoi cette attente ? C&#8217;&eacute;tait              tr&egrave;s long. &laquo; Ce n&#8217;est pas normal &raquo; murmura-t-elle,              comme si elle avait peur de briser le silence pesant.<br>             Elle porta la main &agrave; son front, dans une tentative d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e              de r&eacute;flexion. A sa grande surprise, le contact ne lui fit pas              mal. Pourtant, sa t&ecirc;te avait re&ccedil;u un choc lorsque la              jeune femme &eacute;tait tomb&eacute;e sur le sol poussi&eacute;reux.              En v&eacute;rit&eacute;, tout son corps avait &eacute;t&eacute; endolori,              sans compter les multiples blessures que les balles avaient provoqu&eacute;es&#8230;<br>             Elle &eacute;tait abasourdie de ne plus rien ressentir. Que se passait-il              donc ? Pourquoi la douleur fulgurante qui la rongeait, pendant qu&#8217;on              la transportait, pourquoi cette douleur l&#8217;avait-elle quitt&eacute;e              ?</strong></p>           <p align="justify"><strong> Une raie de lumi&egrave;re apparut. Une              porte s&#8217;ouvrait. Elle fron&ccedil;a les sourcils, et sans r&eacute;fl&eacute;chir,              elle avan&ccedil;a dans la lumi&egrave;re et ferma un instant les              yeux, aveugl&eacute;e par tant de blancheur. Elle qui avait commenc&eacute;              &agrave; s&#8217;habituer au noir ne put supporter la lumi&egrave;re.<br>             Au bout d&#8217;un moment, elle rouvrit les yeux et retint une exclamation              de surprise. Elle se trouvait dans un tribunal. Trois personnes v&ecirc;tues              de blanc la regardaient curieusement, sans m&eacute;chancet&eacute;              ni bienveillance.<br>             La jeune femme essaya de refouler l&#8217;id&eacute;e qui lui venait              &agrave; l&#8217;esprit&#8230; cela ne pouvait pas &ecirc;tre possible&#8230;              &#8216;Oh Andr&eacute;, o&ugrave; es-tu maintenant ? J&#8217;ai tellement              besoin de toi&#8230;&#8217;<br>             D&#8217;une d&eacute;marche qui se voulait ferme, elle se dirigea              vers l&#8217;unique chaise qui tr&ocirc;nait au milieu de la pi&egrave;ce              immense. Apr&egrave;s un hochement de t&ecirc;te affirmatif des personnes              en blanc, elle s&#8217;assit et attendit.<br>             Raide sur sa chaise, elle ne cessa pourtant de jeter des coups d&#8217;&#339;il              furtifs autour d&#8217;elle, comme si elle voulait s&#8217;assurer              qu&#8217;elle ne r&ecirc;vait pas. Pendant ce temps, les personnes              de blanc v&ecirc;tues discutaient &agrave; voix basse et consultaient              d&#8217;&eacute;pais registres. <br>             Soudain elles se retourn&egrave;rent toutes ensemble vers la jeune              femme, et le silence se fit dans la pi&egrave;ce. Mal &agrave; l&#8217;aise,              elle regardait droit devant elle, et elle avait l&#8217;impression              qu&#8217;elle allait vomir.<br>             Apr&egrave;s ce qui lui sembla des heures de silence, une personne              lui adressa la parole d&#8217;une voix forte :<br>             &laquo; Veuillez d&eacute;cliner votre identit&eacute;.<br>             - Oscar Fran&ccedil;ois de Jarjayes &raquo;, r&eacute;pondit-elle,              en essayant de ma&icirc;triser les tremblements de sa voix.<br>             La personne qui l&#8217;avait interrog&eacute;e acquies&ccedil;a,              et se tourna vers ses semblables. On lui donna un registre, et elle              poursuivit :<br>             &laquo; Nous allons donc commencer.<br>             - Commencer quoi ? ne put s&#8217;emp&ecirc;cher de demander la jeune              femme.<br>             - Votre proc&egrave;s &raquo;, r&eacute;pondit la personne en blanc.<br>             &#8216; C&#8217;est une plaisanterie&#8230; mon proc&egrave;s ? Qui              sont-ils, pour pouvoir me juger ?&#8217; Elle risqua alors un :<br>             &laquo; Je ne vois pas de quoi vous pourriez m&#8217;accuser. Je ne              vous connais m&ecirc;me pas, vous pourriez au moins me d&eacute;cliner              vous aussi votre identit&eacute;, ce qui serait la moindre des politesses.              &raquo;<br>             La personne qui l&#8217;avait interrog&eacute;e ne sembla pas surprise,              et r&eacute;pliqua :<br>             &laquo; Et voil&agrave; que votre autorit&eacute; de Colonel reprend              le dessus&#8230; soyez donc un peu plus patiente, mademoiselle. &raquo;<br>             La jeune femme en resta bouche b&eacute;e. Comment ces gens osaient-ils&#8230;              Avant qu&#8217;elle ait eu le temps de reprendre la parole, la personne              en blanc continua :<br>             &laquo; Nous sommes vos juges. Je suis celui qui tranchera &agrave;              la fin de votre proc&egrave;s, l&#8217;archange-juge Gabriel. Les              archanges-juges Rapha&euml;l et Michel m&#8217;assisteront avant la              pr&eacute;paration de votre arriv&eacute;e dans l&#8217;un ou l&#8217;autre              des deux Passage. &raquo;<br>             La jeune femme r&eacute;primait difficilement une envie de rire. Elle              devait r&ecirc;ver &eacute;veill&eacute;e, cela n&#8217;avait aucun              sens ! Mais le sourire incr&eacute;dule qui allait se former sur ses              l&egrave;vres se figea quand l&#8217;archange-juge Rapha&euml;l prit              la parole :<br>             &laquo; Nous allons proc&eacute;der &agrave; l&#8217;examen de votre              &acirc;me ; si nous y trouvons plus de mauvaises actions et pens&eacute;es              que de bonnes, vous irez tout droit dans le Couloir du Temps, qui              comme son nom l&#8217;indique, vous gardera un temps ind&eacute;finissable              avant de vous obliger &agrave; vous r&eacute;incarner. Si au contraire              vous nous prouvez que vous avez &eacute;t&eacute; quelqu&#8217;un              de bien sur cette Terre, vous pourrez choisir entre la r&eacute;incarnation              et la f&eacute;licit&eacute; &eacute;ternelle. Avez-vous des questions              ?<br>             - Si j&#8217;ai des questions ? Mais j&#8217;en ai des millions !              explosa-t-elle en bondissant de sa chaise. O&ugrave; sommes-nous ?              Qui m&#8217;a amen&eacute;e ici ? Qui vous donne le pouvoir de me              juger ? Comment&#8230;<br>             - Nous y r&eacute;pondrons en temps voulu, l&#8217;interrompit l&#8217;archange-juge              Michel en consultant une montre &agrave; gousset, tout en glissant              un regard d&eacute;sapprobateur &agrave; l&#8217;archange-juge Rapha&euml;l.              Tout ce que nous pouvons vous dire, c&#8217;est que votre &acirc;me              a &eacute;t&eacute; guid&eacute;e jusqu&#8217;ici sans encombre, et              que votre enveloppe charnelle repose sur une colline &agrave; Arras,              pr&egrave;s de celle d&#8217;un d&eacute;nomm&eacute;, euh&#8230;              excusez-moi&#8230; ah oui, Andr&eacute; Grandier. &raquo;<br>             A ce nom la jeune femme &eacute;clata en sanglots. O&ugrave; &eacute;tait              Andr&eacute; en ce moment ? Comme il lui manquait&#8230; En pensant              &agrave; lui, lorsqu&#8217;elle avait ferm&eacute; les yeux sur la              douleur des multiples balles, elle avait &eacute;t&eacute; s&ucirc;re              de le retrouver. Et pourtant&#8230; rien ne s&#8217;&eacute;tait pass&eacute;              comme elle l&#8217;avait souhait&eacute;.<br>             Elle s&eacute;cha ses larmes et r&eacute;fl&eacute;chit un court instant.              Elle &eacute;tait donc morte. Et qu&#8217;&eacute;tait-il advenu des              autres ? La Bastille avait-elle &eacute;t&eacute; vaincue ? Elle finit              par abandonner ces pens&eacute;es pour se concentrer sur ce que l&#8217;archange-juge              Gabriel disait, imperm&eacute;able &agrave; son jaillissement d&#8217;&eacute;motions              :<br>             &laquo; &#8230;peut-&ecirc;tre pourriez-vous vous rasseoir et &eacute;couter              la proc&eacute;dure. &raquo;<br>             De mauvaise foi, elle obtemp&eacute;ra et croisa ses bras. L&#8217;archange-juge              Michel leva les yeux au ciel d&#8217;un air agac&eacute; pendant que              lentement, l&#8217;archange-juge Rapha&euml;l commen&ccedil;ait :<br>             &laquo; Vous vous trouvez actuellement au troisi&egrave;me niveau              sous-terrain de l&#8217;au-del&agrave;, o&ugrave; se tient donc comme              nous vous l&#8217;avons dit votre proc&egrave;s. Contrairement aux              id&eacute;es commun&eacute;ment admises par tout le monde, il n&#8217;existe              pas de Paradis ni d&#8217;Enfer, l&#8217;au-del&agrave; est un subtil              m&eacute;lange des deux. Cette parenth&egrave;se faite, nous allons              vous indiquer le d&eacute;roulement de votre proc&egrave;s. Ma&icirc;tre              Gabriel ?<br>             - Ce ne sera pas tr&egrave;s long en fait, continua l&#8217;interpell&eacute;.              Nous ferons l&#8217;inventaire de vos bonnes et de vos mauvaises actions,              nous en ferons le d&eacute;compte et verrons par quelle porte vous              quitterez cette pi&egrave;ce. &raquo;<br>             Tout en parlant, il indiqua deux portes qui s&#8217;&eacute;taient              ouvertes. L&#8217;une laissait passer une lumi&egrave;re aveuglante,              pendant que l&#8217;autre, plus sombre, semblait avoir &eacute;t&eacute;              ouverte par une rafale glac&eacute;e.<br>             La jeune femme haussa les sourcils d&#8217;&eacute;tonnement, mais              elle ne put s&#8217;emp&ecirc;cher de regarder ailleurs tr&egrave;s              longtemps : son regard &eacute;tait constamment attir&eacute; par              ces trois archanges qui occupaient, selon ses connaissances religieuses,              une place pr&eacute;&eacute;minente dans la hi&eacute;rarchie ang&eacute;lique.              Elle secoua la t&ecirc;te en pensant qu&#8217;elle n&#8217;avait jamais              cru &agrave; ce qu&#8217;elle appelait alors &laquo; sornettes &raquo;&#8230;              <br>             Cependant l&#8217;archange-juge Gabriel reprenait :<br>             &laquo; Naturellement, vous aurez votre mot &agrave; dire, mais je              crains que cela ne change pas grand chose au r&eacute;sultat.<br>             - Evidemment, je suppose que vous &ecirc;tes tout-puissants et que              je ne suis pas de taille contre vous&#8230; Mais comment ferez-vous              pour recenser toutes mes actions ?<br>             - Voici. &raquo;<br>             L&#8217;archange-juge Rapha&euml;l lui montra une fine cordelette              argent&eacute;e, o&ugrave; se m&ecirc;laient des n&#339;uds de diff&eacute;rentes              tailles. Le s&eacute;raphin qui l&#8217;avait apport&eacute;e resta              un moment &agrave; voleter dans la pi&egrave;ce, puis disparut du              champ de vision de la jeune femme, qui ouvrait d&eacute;j&agrave;              la bouche pour une nouvelle question :<br>             &laquo; Attendez une minute&#8230; qui dit proc&egrave;s dit &eacute;galement              avocat ! Qui me d&eacute;fendra ?<br>             - C&#8217;est bien l&agrave; le probl&egrave;me, admit l&#8217;archange-juge              Michel. Votre ange gardien et votre d&eacute;mon personnel, qui vous              ont &eacute;t&eacute; attribu&eacute;s &agrave; votre naissance, sont              tous les deux en mission actuellement sur Terre ; ils doivent r&eacute;gler              une p&eacute;nible affaire de vol de bijoux au ch&acirc;teau de Versailles.              Mais ne vous en faites pas, nous parviendrons &agrave; r&eacute;gler              ce petit probl&egrave;me, car ils entendront tout ce qui sera dit              ici et pourront donner leur avis. &raquo;<br>             </strong> </p>           <p></p>           <p> </p>           <p> </p>           <p><strong><font color="#00FF00"><em>A suivre</em></font></strong>...<br>           </p>           </div></td>     </tr>   </table>      <p>&nbsp;</p>   <p><strong><font size="+2"><a href="../../Page%20de%20sommaire%20des%20fanfictions.htm">Retour</a></font></strong></p>   <p>&nbsp;</p> </div> </body> </html> 
