<!-- Infonie vous a rajout ce code en dbut de page, merci de le conserver --> <SCRIPT language="JavaScript1.1" src="http://www.infonie.fr/perso/lib/h_tag_perso.js"></SCRIPT> <!--This file created 23/11/97 23:04 by Claris Home Page version 1.0This file created 30/11/97 23:03 by Claris Home Page version 2.0This file created 1/12/97 22:41 by Claris Home Page version 2.0This file created 15/12/97 23:06 by Claris Home Page version 2.0--> <!--This file created 8/01/98 22:17 by Claris Home Page version 2.0--> <HTML> <HEAD>    <TITLE>La m&eacute;moire de St Nicolas et la beaut&eacute; du    tigre</TITLE>    <META NAME=GENERATOR CONTENT="Claris Home Page 2.0">    <X-SAS-WINDOW TOP=42 BOTTOM=474 LEFT=3 RIGHT=641> </HEAD> <BODY background="BLEUCIEL.jpg"> <BLOCKQUOTE><BLOCKQUOTE><P><B><FONT SIZE="+2" FACE="Bookman" COLOR="#000000">GILBERT CROUE</FONT><FONT SIZE="+2" FACE="Bookman" COLOR="#FA4E19"> <HR> </FONT></B></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE="+3" FACE="Bookman" COLOR="#FA4E19">LA MEMOIRE </FONT></B></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE="+3" FACE="Bookman" COLOR="#FA4E19">DE SAINT NICOLAS</FONT></B></P> <P ALIGN=CENTER><B><FONT SIZE="+3" FACE="Bookman" COLOR="#FA4E19">ET LA BEAUTE DU TIGRE</FONT></B></P> <P><B><FONT SIZE="+1" FACE="Bookman" COLOR="#FA4E19"><A HREF="quoineuf.htm">Sommaire</A></FONT></B></P> <P><B><FONT SIZE="+1" FACE="Bookman" COLOR="#FA4E19"> <HR> </FONT></B></P> <P><B><FONT SIZE="+1" FACE="Bookman" COLOR="#000000">Conseiller technique et p&eacute;dagogique r&eacute;gional pour les Arts plastiques aupr&egrave;s de la Direction R&eacute;gionale de la jeunesse et des sports de Provence, Alpes, C&ocirc;te d'Azur.</FONT></B></P> <P><B><FONT SIZE="+1" FACE="Bookman" COLOR="#000000">Charg&eacute; de cours en Histoire de l'Art, D&eacute;partement d'Histoire, Universit&eacute; de Nice Sophia-Antipolis</FONT></B></P> <P><B><FONT SIZE="+1" FACE="Bookman" COLOR="#FA4E19"> <HR> </FONT></B></P></BLOCKQUOTE> <DL>    <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman" COLOR="#000000">Au    d&eacute;tour d'une salle de mus&eacute;e, la vue d'un petit    morceau de bois peint, peut-&ecirc;tre vers l'an 1400, peut nous    &eacute;mouvoir. Ce n'est pourtant, en sa r&eacute;alit&eacute;,    qu'un objet simple : quelques taches sur une planche avec un fond    d'or, quelques traits qui dessinent la vie d'une rue de Sienne    quelques s&eacute;quences de l'histoire de Saint Nicolas, le    protecteur des enfants et des jeunes filles. <BR>        D'o&ugrave; vient cette &eacute;motion &agrave; la vue de ces    images ? N'est-ce pas seulement une convention ? Apr&egrave;s    tout, ces panneaux de bois peints ne sont que des objets banals    essuy&eacute;s de couleurs, les m&ecirc;mes couleurs dont on    pouvait peindre autrefois les volets ou les charrettes. <BR>        En quoi r&eacute;side cette diff&eacute;rence qui nous fait priser    au plus haut point ces objets de convention ? <BR>        Parce que ce sont des objets historiques ? <BR>        Parce que ce sont des objets reflets du savoir et de la    connaissance du pass&eacute; ?<BR>      Parce que ce sont des t&eacute;moins des mentalit&eacute;s et des    croyances d'un temps ?<BR>      Certes c'est tout cela, mais il y a aussi ce qui rel&egrave;ve de la    beaut&eacute;, de notre estimation de la beaut&eacute;. Dans les    milliers de panneaux peints au XIV&egrave;me ou au XV&egrave;me    si&egrave;cle, quelques-uns atteignent &agrave; la beaut&eacute;    qui nous &eacute;meut. Nous sommes sensibles &agrave; la    beaut&eacute; &eacute;vidente qui s'impose et pourtant nous avons    beaucoup de mal &agrave; la d&eacute;finir. L'oeil et le cerveau    poss&eacute;dant des capacit&eacute; &agrave; s'exciter d'abord et    &agrave; s'&eacute;mouvoir ensuite, &eacute;tonnantes et    incompr&eacute;hensibles.Les taches agenc&eacute;es, les traits    affin&eacute;s et stri&eacute;s dans l'enduit d'or, font vibrer    notre capacit&eacute; de plaisir. Le beau peut s'imposer &agrave;    nous, alors qu'on ne peut ni vraiment le d&eacute;finir, ni    vraiment obtenir un accord unanime. Le beau n'est pas    raisonn&eacute;, il est en r&eacute;sonance avec notre &ecirc;tre    par un faisceau de donn&eacute;es qui correspondant &agrave; des    vibrations personnelles, et, au mieux, partag&eacute;es avec    quelqu'un. Peut-on s'aventurer &agrave; parler de &#171;cordes    esth&eacute;tiques &#187; comme on parle de cordes vocales    ?</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">L'objet qui nous &eacute;meut et d&eacute;clenche    la contemplation, offre des rep&eacute;rer familiers et    satisfaisants tr&egrave;s fr&eacute;quemment. On ne peut    totalement entrer dans un sujet qu'on ne conna&icirc;t pas. Pour    &eacute;mouvoir, le sujet doit offrir une part de correspondance    avec notre univers. Si j'admire un petit panneau peint &agrave;    propos de Saint Nicolas c'est parce que je connais, pour partie    peut-&ecirc;tre, les histoires et l&eacute;gendes de Saint    Nicolas. J'aime l'objet parce qu'au minimum je comprends l'objet,    sa fonction et son sens. Peut-on s'&eacute;mouvoir d'un objet dont    on ne comprend pas la signification ni l'usage ? Peut-il y avoir    une beaut&eacute; &#171; en soi &#187; qui s'impose sans passage    par l'intellect, par la compr&eacute;hension et l'analyse des    perception ? <BR>        Je ne crois pas. <BR>        Nous disons commun&eacute;ment d'un paysage qu'il est beau parce    que nous pouvons le d&eacute;coder avec un minimum de culture du    quotidien de la vue ; nous le comparons &agrave; la rigueur, mais    cette capacit&eacute; ne pose aucune difficult&eacute; culturelle    et rel&egrave;ve de la banalit&eacute;, voire du lieu commun    l'objet du monde artistique, de la production que nous qualifions    d'artistique, demande une connaissance tout autre pour &ecirc;tre    per&ccedil;u, reconnu, compris, appr&eacute;ci&eacute;,    compar&eacute;. Le beau est, peut-&ecirc;tre, toujours comparatif.    Nous retenons entre deux pierres stri&eacute;es celles qui    r&eacute;v&egrave;le un mollusque fossile, organis&eacute; en    rythme spiral&eacute;, alors que la pierre simplement    stri&eacute;e par le hasard est d&eacute;laiss&eacute;e par notre    regard. Dans une, on reconna&icirc;t une organisation qui se    r&eacute;f&egrave;re &agrave; la vie, &agrave; une vie lisible,    dans l'autre on ne voit que pierre, qu'effet g&eacute;ologique.    <BR>        Pourtant l'objet naturel peut &ecirc;tre satisfaisant pour l'oeil    : telle mati&egrave;re d'arbre, telle veine de pierre peuvent nous    retenir, mais avons-nous de l'&eacute;motion ? Non, je ne crois    pas. Il semble qu'il y ait &eacute;motion, et peut-&ecirc;tre    beaut&eacute;, l&agrave; o&ugrave;, en plus d'un objet    satisfaisant pour l'oeil, il y a trace de l'histoire, passage du    temps marqu&eacute; par des &ecirc;tres.</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">&nbsp;</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman" COLOR="#000000">Je    me souviens d'un jour o&ugrave; je visitais une exposition sur    &#171; Le Tr&eacute;sor de Bagdad &#187;, au Petit Palais de    Paris. il y avait l&agrave; des objets pr&eacute;cieux, des    sculptures antiques, des c&eacute;ramiques rares. Bref, des objets    qui correspondaient &agrave; la d&eacute;finition large des objets    historiques et artistiques. J'ai regard&eacute; tout cela avec un    int&eacute;r&ecirc;t culturel, avec application et constance,    &agrave; plus forte raison parce que je ne connaissais rien    &agrave; cette p&eacute;riode de l'antiquit&eacute; et &agrave; ce    lieu si important pour ses relations avec la berceau culturel    m&eacute;diterran&eacute;en. <BR>        Mais l'&eacute;motion la plus grande m'est venue d'un seul coup du    bas d'une vitrine. Il y avait l&agrave;, sur un socle, un petit    tigre de terre cuite, model&eacute; il y a 4000 ans. Le ventre de    l'animal &eacute;tait &eacute;tir&eacute; avec la trace des    doigts, les dessins enroul&eacute;s des empreintes des bouts de    doigts &eacute;taient visibles, comme frais ! L'homme et sa trace    visibles 4000 ans plus tard ! Un homme de chair comme moi et    aimant modeler lui aussi la terre et repr&eacute;senter le monde    avec des moyens ancestraux, un homme pr&eacute;sent devant mes    yeux et dialoguant par son art simple, efficace. Mon    &eacute;motion &eacute;tait maximale, j'&eacute;tais jeune, je    d&eacute;couvrais l'art. J'ai compris en un instant la fonction de    l'art et le poids de la beaut&eacute; que peut exprimer n'importe    quel objet fabriqu&eacute; par l'homme. Ce que je cherchais dans    l'art, c'&eacute;tait ce dialogue si simple avec un homme de 4000    ans. Seul l'art peut mettre en correspondance les &ecirc;tres    &agrave; travers l'Histoire par le biais d'objets destin&eacute;s    &agrave; incarner un id&eacute;e, une fonction, un savoir-faire.    Devant mon tigre, j'&eacute;tais devant la beaut&eacute; du monde.    Cet objet, pourtant d&eacute;risoire par sa mati&egrave;re    tir&eacute;e de la boue du fleuve, &eacute;tait porteur d'une    telle &eacute;motion, qu'il me permettait de dialoguer d'homme    &agrave; homme en traversant l'Histoire.</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">&nbsp;</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">C'est la m&ecirc;me &eacute;motion que je ressens    quand je contemple de pr&egrave;s un dessin de Michel-Ange ou de    Rapha&euml;l. Le dessin, plus que la peinture, rend    pr&eacute;sente la trace de l'homme. De pr&egrave;s, les traces    des sanguine &eacute;cras&eacute;e ce sont les traces    r&eacute;elles de Michel-Ange. De pr&egrave;s, le passage en creux    du stylet dans le feuille c'est la pr&eacute;sence de    Rapha&euml;l. Les &eacute;gratignures de la plume ou du roseau    dans les griffures d'encre brune sont la preuve de la    pr&eacute;sence r&eacute;elle, devant moi, de    Rembrandt.</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">&nbsp;</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman" COLOR="#000000">Le    beau parle toujours de l'homme. Ce qui nous &eacute;meut c'est,    peut-&ecirc;tre, l'&eacute;cho que nous trouvons dans les objets    d'art du vieil &ecirc;tre que nous sommes, les uns et les autres,    portant en nous les g&eacute;n&eacute;rations pass&eacute;es et la    m&eacute;moire du Monde, chacun pour notre part. L'Histoire fait    sa trace en nous sans que nous le sachions, nous sommes porteurs    de son patrimoine. La beaut&eacute; qui nous convainc c'est,    peut-&ecirc;tre, celle qui nous r&eacute;v&egrave;le, &agrave;    travers un objet admir&eacute;, combien nous sommes porteurs de    l'histoire du Monde et combien nous admirons les m&ecirc;mes    choses que les anc&ecirc;tres. La beaut&eacute; contient un part    de cette r&eacute;v&eacute;lation de notre rattachement &agrave;    l'Histoire. Dans un temps o&ugrave; ce que nous lie aux autres    tend &agrave; dispara&icirc;tre, l'objet qui nous relie &agrave;    la longue dur&eacute;e nous s&eacute;duit, nous rassure : nous    pouvons encore &ecirc;tre porteurs du Monde et de la connaissance    &agrave; transmettre. Le succ&egrave;s des grandes expositions    rel&egrave;ve de ce sentiment d'appartenance &agrave; une    continuit&eacute; culturelle. Mais cette continuit&eacute; est    fragile, combien d'objets ne nous parlent pas ou plus ! Encore    faut-il comprendre ces objets qui nous attirent, qui nous    r&eacute;v&egrave;lent la beaut&eacute; du Monde sur le long    terme, qui nous offrent d'appartenir &agrave; une tradition. Et    l&agrave; se posent les questions de la transmission et de la    responsabilit&eacute; de ceux qui assurent cette transmission. Un    des probl&egrave;mes cl&eacute;s de cette transmission de    l'&eacute;merveillement devant les objets d'art, c'est    l'enseignement des connaissances n&eacute;cessaires &agrave; leur    compr&eacute;hension.</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">&nbsp;</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman" COLOR="#000000">En    cette fin de si&egrave;cle, il nous faut faire un constat    d&eacute;solant : une bonne partie de la m&eacute;moire du Monde,    et une bonne partie de la culture occidentale en particulier, sont    devenus illisibles. Les mus&eacute;es sont pleins de cette petits    panneaux ou de grand retables aux sujets inconnus, de grandes    toiles exposent des sujets incompr&eacute;hensibles : Sainte Lucie    tir&eacute;e par des boeufs, Sainte Agathe aux siens    coup&eacute;s, Saint Pierre crucifi&eacute; la t&ecirc;te en bas    ou les trois boules d'or de notre Nicolas. L'Ancien Testament est    in&eacute;puisable, quant &agrave; la mythologie    gr&eacute;co-latine que de sujets toujours renouvel&eacute;s !    Mais qui transmet tout ce fond de culture occidentale ? Qui assure    le passage de ces connaissances pour que les objets d'art restent    lisibles et donc &#171; vivants &#187; ? L'Eglise que le faisait    n'a plus les moyens, l'Ecole ne le fait pas par    d&eacute;ontologie. Qui peut rendre lisible une partie de la    beaut&eacute; du monde, notre patrimoine culture ? La question    n'est plus d'une &eacute;ducation religieuse, la question est    devenue une affaire de culture g&eacute;n&eacute;rale. Si nous n'y    prenons garde, mais n'est-ce pas d&eacute;j&agrave; trop tard,    l'int&eacute;gralit&eacute; des peintures d'un mus&eacute;e comme    les Offices de Florence sera d'ici peu illisible pour les jeunes    gens.</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">&nbsp;</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">Certes, nous transmettons des savoir-faire, des    manipulations de mat&eacute;riaux et de formes mais qu'en est-il    des sujets et du sens ? Toute la peinture ne se r&eacute;sume pas    &agrave; l'abstraction ou aux philodendrons de Matisse. L'art    c'est la m&eacute;moire multi-mill&eacute;naire de notre    civilisation qui comprend les l&eacute;gendaires grecs, latins,    &eacute;gyptiens ou chald&eacute;ens mais aussi celtes ou    chr&eacute;tiens. Quel est le r&ocirc;le et la    responsabilit&eacute; de l'enseignant devant ce large    h&eacute;ritage de l'art sacr&eacute; ? Qui s'occupe de l'art    sacr&eacute; en tant que culture g&eacute;n&eacute;rale    ?</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">&nbsp;</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">Pour &ecirc;tre &eacute;mu par la beaut&eacute;    d'un objet il faut partager non seulement sa forme et les traces    de sa fabrication comme pour le petit tigre de Bagdad, mais il    faut aussi partager son sens. A quoi servait-il ? A qui    &eacute;tait-il destin&eacute; ? Sur ces points, le tigre    &eacute;tait muet pour moi car je ne savais rien du sens.    J'&eacute;tais comme ces jeunes gens, et c'est une histoire    v&eacute;cue, devant &#171; Les noces de Cana &#187; qui ne    connaissaient rien de cette histoire et qui n'en regardaient qu'un    banquet dont un des convives &eacute;tait bizarrement    aur&eacute;ol&eacute;. La beaut&eacute; est li&eacute;e non    seulement &agrave; une forme satisfaisante pour l'oeil, &agrave;    l'&eacute;motion due &agrave; la pr&eacute;sence per&ccedil;ue de    l'homme dans cette forme mais aussi &agrave; la    compr&eacute;hension du sens. Il n'y a pas de beaut&eacute; sans    sens et notre modernit&eacute;, peut-&ecirc;tre notre    enseignement, ont privil&eacute;gi&eacute; souvent la forme sur le    sens. Quand les objets d'art ne sont plus que des recherches sur    la formes, le risque est qu'ils ne soient que des    marchandises.</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">&nbsp;</FONT></TT>        <DT><TT><FONT SIZE="+2" FACE="Times New Roman" COLOR="#000000">Au    fond du mus&eacute;e, un peu abandonn&eacute;e, la petite    peinture, dat&eacute;e de vers 1400, demande beaucoup d'attention    et peut-&ecirc;tre un peu d'effort, sa beaut&eacute;    discr&egrave;te est fragile, l'oubli de son sens est une forme    d'agonie, et les oeuvres -elles aussi- sont mortelles, surtout    quand elles deviennent comme des lettres mortes. La plus belle    part de l'homme c'est encore de s'&eacute;mouvoir, le contraire    c'est la barbarie.</FONT></TT>        <DT ALIGN=CENTER><TT><FONT FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">LE 21.11.1996 </FONT></TT>        <DT ALIGN=CENTER><TT><FONT FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">GILBERT CROUE</FONT></TT>        <DT ALIGN=CENTER><TT><FONT FACE="Times New Roman"    COLOR="#000000">816 AVENUE SAUVAIGO 06700 SAINT LAURENT DU    VAR</FONT></TT>        <P><B><FONT SIZE="+1" FACE="Bookman"    COLOR="#FA4E19"><A HREF="quoineuf.htm">Sommaire</A></FONT></B>    </P> </DL></BLOCKQUOTE>  <!-- DEBUT /  Cybermtrie --> <script language="javascript"><!-- CM_RUBRIQUE = "edit_perso"; CM_CLIENT = "infoniev3"; CM_SECTION1 = "infonie"; // --></script> <script language="javascript" src="http://js.cybermonitor.com/infoniev3.js"> </script> <noscript> <img src="http://stat3.cybermonitor.com/infoniev3_v?R=edit_perso&S=total;infonie"> </noscript> <!-- FIN / Cybermonitor --> </BODY> </HTML> <script language="JavaScript" type="text/javascript"> WEBO_ZONE=122; WEBO_PAGE=2; weboplus_ok=0; </script> <script language="JavaScript" src="http://js.tiscali.fr/jstiscali/chez/weborama/weboscopeplus_cheztiscalifr.js" type="text/javascript"></script> <script language="JavaScript" type="text/javascript">if(weboplus_ok==1){weboplus_zp(WEBO_ZONE,WEBO_PAGE);} </script> 
