<html>  <head> <title>Trois tentatives pour r&eacute;introduire le tigre mangeur d'hommes dans le Lot-et-Garonne { Eric Chevillard }</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name="description" content="Portrait crach du romancier en administrateur des affaires courantes par Eric Chevillard"> </head>    <body bgcolor="#003366" link="#333399" vlink="#333399" alink="#333399">  <!-- eStat --> <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript"> <!-- var _UJS=0; //--> </SCRIPT> <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript" SRC="http://perso.estat.com/js/m.js"></SCRIPT> <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript"> <!-- if(_UJS) _estat('269069124933','Trois tentatives','Textes'); //--> </SCRIPT> <!-- /eStat -->   <table width="700" border=0 cellpadding="5" cellspacing="0" bgcolor="#FFFFFF" align="center">   <tr bgcolor="#CCCCCC">      <td>        <div align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="+1" color="#663333">Trois          tentatives pour rintroduire<br>         le tigre mangeur d'hommes<br>         dans le Lot-et-Garonne </font></div>     </td>   </tr>   <tr>     <td >       <div align="center"><font size="-2"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><a href="../actualite.htm">Actualit&eacute;</a>          <a href="../bibliographie.htm">Bibliographie</a></font>&nbsp;&nbsp;<a href="../textes.htm"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Textes</font></a>&nbsp;&nbsp;<a href="../critiques.htm"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Critiques</font></a>&nbsp;&nbsp;<a href="../interviews.htm"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Interviews</font></a></font><font size="-2">&nbsp;&nbsp;</font><font size="-2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><a href="../rencontres.htm">Rencontres</a></font>        </div>     </td>   </tr>   <tr>      <td >        <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="-1" color="#006600">Voici          le texte de pr&eacute;sentation du recueil de nouvelles o&ugrave; l'on          retrouve, outre Eric Chevillard, Emmanuel Adely, Allain Glykos, Emmanuel          Hocquard, Eric Holder, Jean-Philippe Ibos, Mathieu Lindon, Catherine Rey          et Eug&egrave;ne Savitzkaya&nbsp;:</font></p>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="-1" color="#660066">Du          24&nbsp;juin au 10&nbsp;septembre&nbsp;1995, le capcMus&eacute;e d'art          contemporain de Bordeaux propose &quot;45&deg;&nbsp;Nord&nbsp;&amp;&nbsp;Longitude&nbsp;0&quot;.          Cette exposition emprunte r&eacute;solument des chemins de traverse. Au          gr&eacute; de cinq parcours qui prennent appui sur le trac&eacute; de          45&egrave;me parall&egrave;le et du m&eacute;ridien de Greenwich, des          oeuvres appartenant &agrave; la collection du capcMus&eacute;e, &agrave;          la collection du Frac Aquitaine et &agrave; plusieurs collections priv&eacute;es          de la r&eacute;gion sont pr&eacute;sent&eacute;es dans une quarantaine          de lieux r&eacute;partis sur le territoire de l'Aquitaine.</font></p>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="-1" color="#660066">Dans          le cadre de cette invitation &agrave; v&eacute;rifier po&eacute;tiquement          l'&eacute;tendue du patrimoine r&eacute;gional &agrave; travers la pr&eacute;sentation          d'oeuvres contemporaines, neuf &eacute;crivains sont invit&eacute;s par          le capcMus&eacute;e &agrave; venir s&eacute;journere sur un des sites          associ&eacute;s &agrave; l'un de ces parcours. Leur exp&eacute;rience          du lieu conditionne la r&eacute;daction d'une nouvelle qui prolonge le          sens de cette aventure et jalonne, au gr&eacute; de leur parution dans          la presse locale, la dur&eacute;e de l'&eacute;t&eacute;. Cette dur&eacute;e          &eacute;puis&eacute;e, ces nouvelles sont rassembl&eacute;es dans un recueil          qui prend tout naturellement le titre de &quot;45&deg;&nbsp;Nord &amp;          Longitude&nbsp;0&quot;.</font></p>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="-1" color="#006600">Une          version remani&eacute;e de ce texte appara&icirc;t dans <i>L'Oeuvre posthume          de Thomas Pilaster</i> sous le titre <b>Trois tentatives pour r&eacute;introduire          le tigre mangeur d'hommes dans nos campagnes</b>.</font></p>       <p>       <p align="center"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"><b>[1]</b></font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"> Le premier          arrivait de Java, trois mois peut-tre, pas bien gros, pas bien vif, peu          de mordant, et le pelage terne, mais Albert Moindre avait pay Zanardo          sans se plaindre et, depuis, le trafiquant lui rservait ses tigres.<br>         On trouve de tout chez Zanardo, des singes, des crocodiles, des fauves,          des perroquets, il achte les btes dans les ports ou passe commande directement          auprs des pourvoyeurs d'Afrique et d'Asie. Les voyages sont pnibles          et coteux, les oiseaux encags dans les soutes des avions souffrent du          mal de l'air, leurs vols dtourns se brisent contre les barreaux : les          plumes sont revendues  perte aux chapeliers. Pour les tigres, Zanardo          faisait affaire avec un braconnier indonsien. Mais depuis qu'il s'est          assur la clientle de Moindre, le trafic a pris une ampleur nouvelle          : vingt chasseurs s'agenouillent pour lui, l-bas, quand la nuit tombe,           proximit des points d'eau.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"> On abat          la mre, c'est plus prudent, elle mord. Elle dchiquette. Dpce les chairs,          boit le sang, broie les os. Surtout ne pas lui laisser l'initiative de          l'attaque et de la cruaut. Se venger avant. Les jeunes tigres capturs          au filet sont achemins vers l'Europe dans des caisses tiquetes FRAGILE,          seule garantie de confort pour cette varit royale de porcelaine, avec          un peu de paille, on sait ce qu'il advient de la vaisselle dans ces conditions.          Mais les tigres rsistent, pour la plupart, ils vivent encore au terme          du voyage, tremblant de maigreur et de soif, on dirait des petits hiboux.          Quelques pourboires judicieux ont permis de mler impunment dans les          cales des bateaux ces fourrures indigentes aux chemises confectionnes          bnvolement par l'artisanat local afin de soulager gros Amricains et          frles Europens du souci vestimentaire. Dbarques en Europe, les caisses          sont charges dans des camions rugissants -fausse joie des orphelins captifs,          fol espoir du -et passent les frontires sans ennui : les chiens anti-stupfiants          s'enivrent silencieusement de ces violentes odeurs flines en roulant          des yeux ravis et en agitant la queue.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"> A chaque          arrivage, sitt prvenu, Moindre traverse la France au volant de sa camionnette,          du sud au nord, de l'ouest  l'est, mais en droite ligne, repoussant de          chaque ct de cette diagonale idale deux utopies gographiques  assembler          en carrs dans le ciel parfait de l'abstraction gomtrique, un jeu d'enfant,          un casse-tte politique, n'y pensons plus.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"> Un cri          trange, parfois, un rle, un glapissement, dconcerte les promeneurs,          mais la mnagerie clandestine de Zanardo, amnage dans un rseau de caves,          sous le jardin de sa proprit, est insouponnable de l'extrieur,  moins          toutefois d'avoir l'esprit rveur -on se dit alors que les taupinires          pourraient aussi bien tre leves par des ttes de girafes, l-dessous,          qui se cogneraient au plafond, qui l'enfonceraient ici et l : et, en          effet, par la grce de l'invention potique, on approche de la vrit,          sans y croire soi-mme le moins du monde, on voque pour rire cette hypothse          absurde, tandis que, bien rels sous leur ciel de terre, des pythons,          des chimpanzs et des panthres s'effrayent de ces bruits de pas.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"> Mais l'heure          est au commerce, assez de littrature : l'argent contre les tigres. Le          soir mme, Moindre est de retour dans son village, prs d'Agen, avec deux          ou trois mangeurs d'hommes de plus  nourrir.</font></p>       <p align="center"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"><b>[2]</b></font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"> C'est          la dcouverte d'une dent de Machairodus dans son propre champ qui dcida          Albert Moindre  rintroduire le tigre dans le Lot-et-Garonne. Quelques          annes plus tt, dj, non loin de l, lors des fouilles de la grotte          de Fontirou, une premire canine de Machairodus avait t exhume par          les archologues, attestant la prsence de ce tigre  dents de sabre dans          la rgion au cours du palolithique infrieur. Or, il faut bien se rendre           l'vidence, vous pouvez battre les fourrs, secouer les figuiers, non          seulement le Machairodus a disparu, mais son descendant direct, l'hritier          lgitime de sa force et de sa souplesse, et de ses ruses de guerre, contemporain          de nos artistes rupestres, ne se rencontre plus qu'en Asie du Sud-Est          : nulle trace de tigre aujourd'hui dans le Lot-et-Garonne, il y a bien          longtemps que son cri ne s'est lev dans la nuit, ce long feulement dchirant,          au-dessus des coteaux ras et des bois touffus, jusqu' Dieu srement,          cette juste colre de la Terre abandonne  son sort.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1">C'est           quoi Moindre ne peut se rsoudre. Car le tigre faisait aussi la valeur          du silence, l'emplissant tout entier d'une sourde menace, il chargeait          la nuit d'lectricit, la campagne tait parcourue de frissons. Les hommes          mme dvelopprent leur humanit sous l'influence du tigre, leurs sens          perptuellement alerts par le danger s'aiguisaient, s'affinaient, et          la musique profitait de cette acuit nouvelle, la douceur des caresses          n'a pas d'autre origine.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1">La campagne          n'est vraiment la campagne que lorsqu'elle est peuple de tigres, concluait          Moindre, la nuit n'est vraiment la nuit que lorsque les tigres la hantent,          l'homme n'est vraiment homme et Gascon que dans le voisinage du tigre.          Rien de grand ne s'accomplit hors de son territoire. Et le Lot-et-Garonne          tait son territoire encore  l'poque o les premiers paysans commencrent           creuser le calcaire,  dpaver inlassablement ce sol de misre, et le          bl s'engouffrait derrire eux dans chaque brche ouverte, dor, ondoyant,          comme la trane d'un roi. L o rayonne le tigre, l'homme par de ses          reflets emprunte aussi sa puissance et finit par y croire, il devient          rellement brave, dur  la peine, il travaille  embellir les terres que          visitera le tigre, Il se vante d'y btir sa maison et conoit de nombreux          enfants, agiles et tendres, qu'il laisse courir dans les bois environnants          : ils y apprennent en une seule leon la prudence, le courage, tous les          prestiges de la force et toutes les sductions de l'amour, quand pour          la premire fois ils croisent le regard d'un tigre.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1">Mais vivre          loin des tigres, c'est s'installer dans une fausse immortalit, parmi          les pierres, c'est tre mort, au contraire, puisque seuls les morts ne          craignent pas les tigres. Le tigre est indispensable  l'homme autant          que le soleil et l'ombre dont il dfend les couleurs. Il est le vrai sourcier          de la sve et du sang-les chlorotiques, les anmiques trouvent auprs          de lui de bonnes raisons de se rassurer sur leur sant : rouge sombre          est le sang qui jaillit  flots saccads de leurs gorges ouvertes.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1">Dix-huit          tigres, obtenus par la filire Zanardo, avaient ainsi rejoint le premier.          Moindre,  l'insu du village, les logea dans l'table vide de sa ferme.          Il entoura de soins leur croissance, nourrissant au biberon ces mangeurs          d'hommes, pour commencer. Plus tard, il chassa pour eux le chevreuil et          le sanglier.  la nuit tombe, les jeunes fauves taient libres de s'battre          dans un vaste enclos, derrire l'table. Dsormais, ils iront o bon leur          semblera.</font></p>       <p align="center"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"><b>[3]</b></font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"> Les tigres          sont lchs. Cette nuit, Moindre a ouvert en grand le portail de l'enclos          et les dix-neuf tigres se sont vanouis dans la nature. Dix-neuf btes          magnifiques, charges de muscles d'autant plus faciles  porter, au pelage          plus lectrique et soyeux qu'une nuit d'amour et la folle matine qui          la prolonge, et des griffes puissantes, solides,  recoiffer les fourches,          des mchoires qui ne lcheraient pas prise, qui retiendraient le train           quai, pourvues de dents comme un double horizon de montagnes que dcouvrent          inopinment des billements peu communicatifs -c'est par la panique plutt          que l'on se sent gagn : les contagions habituelles confondent leurs effets.          Au demeurant, pas un systme ne rsiste  l'irruption d'un tigre, quelle          que soit sa nature, on observera vite des dysfonctionnements graves.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1">Nos systmes          politiques, conomiques, scientifiques, philosophiques, religieux, ducatifs,          et encore nos prcieux petits systmes individuels, nerveux ou digestif,          sont court-circuits immdiatement, ou s'affolent, se drglent et flanchent          ds qu'un tigre parait : il faut tout reprendre ensuite, tout rinventer.          C'est pourquoi Moindre est impatient de connatre ce matin les premiers          effets de l'exprience.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1">Rien ne          lui parvient, cependant, aucune nouvelle, et les heures passent, aucun          signe d'motion ou d'alarme dans les environs du village. La raison en          est simple : aprs s'tre aventurs dans la nuit inconnue, pleine de lune          et de cris d'effraies, les dix-neuf tigres ont regagn l'table et se          sont blottis les uns contre les autres, dans leurs odeurs de la veille.          Et les grosses btes trop nourries grognent de satisfaction en voyant          leur matre approcher, elles se frottent contre ses jambes et se renversent          sur le dos, sollicitant les caresses. Mais Moindre rassemble ce misrable          troupeau dans l'enclos et le pousse au-dehors, puis il referme le portail,          deuxime tentative.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1">Le lendemain          et les jours suivants, en effet, les choses changent dans la rgion. Il          n'est pas rare maintenant de voir une vieille femme escorte par un tigre          dans les rues de son village. Car les vieilles femmes misricordieuses          ont ouvert aux tigres qui miaulaient de faim devant leurs portes. Elles          les ont adopts.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1">Il faut          avouer que ce sont des tigres bien levs, trs propres, qui enterrent          leurs djections et rentrent leurs griffes avant de sauter sur les canaps.          Ils laissent les perruches en paix. Et puis, c'est une compagnie apprciable.          Deux oreilles fourres, chaudes et sensibles, recueillent dsormais le          soliloque intarissable des veuves. C'est une prsence qui ronronne comme          un pole et dgage aussi bien une chaleur suffisante pour affronter les          petits froids.</font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1">Lun des          tigres, pourtant, aura eu moins de chance effray par la dtonation d'un          canon  cerises, ou par les rires conscutifs des merles moqueurs, il          s'est jet sous les roues d'un camion. Puis l'animal bless a rassembl          ses forces pour se traner jusqu' la ferme et mourir auprs de son matre.</font></p>       <p align="center"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"><b>[pilogue]</b></font></p>       <p align="left"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1">          Inciser d'abord la peau sur toute la longueur du ventre, partant de l'anus;          cela fait, carter au maximum les deux pans de fourrure, dpouiller proprement          l'animal - c'est aussi simple que d'ter  un cadavre sa veste et son          pantalon, aussi difficile -, ne conserver du squelette que le crne nucl,          racler aussi la cervelle, nettoyer enfin puis tanner le revers de la peau          avec un mlange d'alun de potasse et de sel. Pendant qu'elle sche, dchiqueter          la viande avec les ongles et les dents, la dvorer sans la cuire, le sang          gicle et forme des flaques. La nuit est tombe, Albert Moindre sous sa          fourrure de tigre marche vers le village. Cette troisime tentative sera          la bonne.</font></p>       <p align="right"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-2">Moirax,          juin 95 </font></p>       <p><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="-1"><b>Eric          Chevillard</b></font></p>       <p align="center"><font color="#666666" face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="-1"><b><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">45&deg;          NORD &amp; LONGITUDE&nbsp;0<br>         </font></b><font color="#666666" size="-1" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">septembre          1995<br>         </font></font></p>       <p align="right"><font color="#666666" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="-1"><a href="../textes.htm#troistentatives"><b>Autres          textes</b></a></font></p>       <p align="center"><font size="-2"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><a href="../actualite.htm">Actualit&eacute;</a>          <a href="../bibliographie.htm">Bibliographie</a></font>&nbsp;&nbsp;<a href="../textes.htm"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Textes</font></a>&nbsp;&nbsp;<a href="../critiques.htm"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Critiques</font></a>&nbsp;&nbsp;<a href="../interviews.htm"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Interviews</font></a></font><font size="-2">&nbsp;&nbsp;</font><font size="-2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><a href="../rencontres.htm">Rencontres</a></font>        </p>            </td>   </tr> </table>      </body>  </html>  <script language="JavaScript" type="text/javascript"> WEBO_ZONE=122; WEBO_PAGE=2; weboplus_ok=0; </script> <script language="JavaScript" src="http://js.tiscali.fr/jstiscali/chez/weborama/weboscopeplus_cheztiscalifr.js" type="text/javascript"></script> <script language="JavaScript" type="text/javascript">if(weboplus_ok==1){weboplus_zp(WEBO_ZONE,WEBO_PAGE);} </script> 
