{\rtf1\ansi\ansicpg1252\uc1 \deff0\deflang1033\deflangfe3082{\fonttbl{\f0\froman\fcharset0\fprq2{\*\panose 02020603050405020304}Times New Roman;}{\f2\fmodern\fcharset0\fprq1{\*\panose 02070309020205020404}Courier New;} {\f5\fswiss\fcharset0\fprq2{\*\panose 00000000000000000000}Helvetica{\*\falt Arial};}{\f16\fswiss\fcharset0\fprq2{\*\panose 020b0506020202030204}Arial Narrow;}{\f236\fswiss\fcharset238\fprq2 Arial Narrow CE;} {\f237\fswiss\fcharset204\fprq2 Arial Narrow Cyr;}{\f239\fswiss\fcharset161\fprq2 Arial Narrow Greek;}{\f240\fswiss\fcharset162\fprq2 Arial Narrow Tur;}{\f241\fswiss\fcharset186\fprq2 Arial Narrow Baltic;}}{\colortbl;\red0\green0\blue0; \red0\green0\blue255;\red0\green255\blue255;\red0\green255\blue0;\red255\green0\blue255;\red255\green0\blue0;\red255\green255\blue0;\red255\green255\blue255;\red0\green0\blue128;\red0\green128\blue128;\red0\green128\blue0;\red128\green0\blue128; \red128\green0\blue0;\red128\green128\blue0;\red128\green128\blue128;\red192\green192\blue192;}{\stylesheet{\nowidctlpar\widctlpar\adjustright \cf1\lang1036\cgrid \snext0 Normal;}{\*\cs10 \additive Default Paragraph Font;}{ \s15\nowidctlpar\widctlpar\adjustright \f2\fs20\cf1\lang1036\cgrid \sbasedon0 \snext15 Plain Text;}{\*\cs16 \additive \sbasedon10 page number;}{\s17\nowidctlpar\widctlpar\tqc\tx4536\tqr\tx9072\adjustright \f5\lang1036\cgrid \sbasedon0 \snext17 header;}{ \s18\nowidctlpar\widctlpar\tqc\tx4536\tqr\tx9072\adjustright \cf1\lang1036\cgrid \sbasedon0 \snext18 footer;}}{\info{\title EUPHRATE ET TIGRE : DEUX FLEUVES, TROIS PROJETS HYDRAULIQUES}{\author Jean A. VERGNES}{\operator FUNREDES} {\creatim\yr1999\mo5\dy24\hr11\min35}{\revtim\yr1999\mo5\dy24\hr11\min35}{\printim\yr1998\mo10\dy7\hr12\min26}{\version2}{\edmins0}{\nofpages4}{\nofwords1963}{\nofchars11192}{\*\company Universit\'e9 Aix-Marseille}{\nofcharsws0}{\vern73}} \paperw11906\paperh16838\margl1418\margr1418\margt1418\margb1418 \deftab708\widowctrl\ftnbj\aenddoc\hyphhotz425\hyphcaps0\formshade\viewkind1\viewscale100\pgbrdrhead\pgbrdrfoot \fet0\sectd  \psz9\linex0\headery851\footery907\colsx709\endnhere\sectdefaultcl {\header \pard\plain \qc\nowidctlpar\widctlpar\adjustright \cf1\lang1036\cgrid {\b\f16\fs16 CONGRES INTERNATIONAL DE KASLIK - LIBAN - 18-20 Juin 1998\tab \tab \tab \tab \tab \tab \tab - } {\field{\*\fldinst {\cs16\b\f16\fs16  PAGE }}{\fldrslt {\cs16\b\f16\fs16\lang1024 4}}}{\cs16\b\f16\fs16  -}{\b\f16\fs16  \par }\pard\plain \s17\nowidctlpar\widctlpar\brdrb\brdrs\brdrw10\brsp20 \tqc\tx4536\tqr\tx9072\adjustright \f5\lang1036\cgrid {\fs16  \par }\pard \s17\nowidctlpar\widctlpar\tqc\tx4536\tqr\tx9072\adjustright {\fs16  \par }}{\footer \pard\plain \s15\qc\nowidctlpar\widctlpar\brdrt\brdrs\brdrw10\brsp20 \adjustright \f2\fs20\cf1\lang1036\cgrid {\b\caps\f16\fs16  \par }\pard \s15\qc\nowidctlpar\widctlpar\adjustright {\b\caps\f16\fs16 Euphrate et Tigre : deux fleuves, trois projets hydrauliques}{\b\f16\fs16              Ren\'e9-Georges MAURY,  Universit\'e9 Orientale, Naples - Italie \par }}{\*\pnseclvl1\pnucrm\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxta .}}{\*\pnseclvl2\pnucltr\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxta .}}{\*\pnseclvl3\pndec\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxta .}}{\*\pnseclvl4\pnlcltr\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxta )}} {\*\pnseclvl5\pndec\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxtb (}{\pntxta )}}{\*\pnseclvl6\pnlcltr\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxtb (}{\pntxta )}}{\*\pnseclvl7\pnlcrm\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxtb (}{\pntxta )}}{\*\pnseclvl8 \pnlcltr\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxtb (}{\pntxta )}}{\*\pnseclvl9\pnlcrm\pnstart1\pnindent720\pnhang{\pntxtb (}{\pntxta )}}\pard\plain \s15\qc\nowidctlpar\widctlpar\adjustright \f2\fs20\cf1\lang1036\cgrid {\b\caps\f0\fs24  \par Euphrate et Tigre : deux fleuves, trois projets hydrauliques \par de l'eau pour le d\'e9veloppement \par }{\f0  \par }{\b\f0 Ren\'e9-Georges MAURY, g\'e9ographe - Universit\'e9 de la Basilicate, Potenza - Universit\'e9 Orientale - Naples \par }\pard \s15\qj\fi709\nowidctlpar\widctlpar\adjustright {\f0  \par  \par  \par }{\b\caps\f16 Introduction \par  \par }{\f0 L'int\'e9r\'eat pour l'\'e9tude des projets d'utilisation des eaux des deux grands et mythiques fleuves, Euphrate et Tigre, s'explique, en partie, par leur importance (grande hydraulique), et la p\'e9riode actuelle de leur ex\'e9 cution qui permet de suivre les transformations en cours d'un espace semi-aride, globalement sous-d\'e9velopp\'e9 et dans des zones p\'e9riph\'e9 riques de trois pays (Turquie du sud-est, Syrie du nord-est et, partiellement, en Iraq du nord et de l'ouest), vers une phase de d\'e9veloppement gr\'e2ce \'e0 la disposition d'\'e9nergie hydro\'e9lectrique, de l'eau pour l'irrigation, les industries, les  grandes villes et les villages, pour le tourisme, la p\'eache, voire la navigation, et ceci dans une r\'e9gion offrant des taux \'e9lev\'e9s de croissance \'e9conomique, mais aussi d\'e9mographique. \par  \par La litt\'e9rature sur le sujet, rare encore dans les ann\'e9es 1970 et au d\'e9but de la d\'e9cennie suivante (BOURGEY, H\'dcTTEROTH, MAURY, METRAL, MEYER, SMITH...), allait s'\'e9 toffer ces derniers temps avec une nouvelle approche sur les ressources en eau au Moyen-Orient et dans le monde (KOLARS, MAJZOUB I). \par  \par  \par }{\b\caps\f16 I.-\~Deux fleuves, trois projets hydrauliques en Turquie, Syrie et Iraq \par }{\f0  \par Quasi trente ans se sont \'e9coul\'e9s depuis la mise en service, pratiquement la m\'eame ann\'e9e (1974 et 1975), des grands barrages et relatives centrales \'e9lectriques de Keban en Turquie, sur le Haut-Euphrate, et de Tabqa/ Thawra sur le Moyen-Euphrate en Syrie, tandis que l'Iraq poursuivait plus ou moins lentement un grand am\'e9nagement hydraulique, lanc\'e9 par la puissance mandataire au d\'e9but du si\'e8 cle, en particulier sur les affluents de la rive gauche du Tigre - on insistera davantage ici sur les projets syrien et turc. \par  \par Il s'agissait donc d'une grande \'9cuvre, le premier (grand) pas dans la ferme volont\'e9 des diff\'e9rents pays d'exploiter la richesse en eau fournie par deux grands fleuves au d\'e9bit abondant (de 150 \'e0 8500 m\'b3/s) - parfois catastrophique m\'ea me, plus souvent par son exc\'e8s d\'fb \'e0 leur r\'e9gime pluvio-nival - qui traversent des zones sub-humides, semi-arides, d\'e9sertiques mais offrant des terrains p\'e9dologiquement fertiles, non seulement dans les basses terrasses, corridors de  cultures et de culture depuis le n\'e9olithique - le berceau de l'agriculture et de la civilisation tout court. \par  \par Les projets modernes, que l'ont fait (plus ou moins volontiers) remonter aux ann\'e9es 1920/30, ont \'e9t\'e9 plusieurs fois \'e9bauch\'e9s, \'e9labor\'e9s, remani\'e9s selon les gouvernements et leurs priorit\'e9s pour d\'e9boucher dans les ann\'e9 es 1960 et plus tard, sur des mod\'e8les de grande hydraulique : grands barrages sur les fleuves et leurs affluents, puissantes hydrocentrales, vastes programmes d'irrigation, prises d'eau  potable, projets piscicoles dans les immenses lacs artificiels, et enfin ces derniers temps vers d'autres utilisations (adduction eau potable, tourisme), encore tr\'e8s limit\'e9es, et surtout vers une approche plus globale du projet, d'am\'e9 nagement du territoire et des soci\'e9t\'e9s. \par  \par En Syrie, l' "Euphrate's Project", objectif prioritaire des plans de d\'e9veloppement des ann\'e9es 1960, devait autour du complexe hydraulique de Tabqa (nomm\'e9e par la suite "de la R\'e9volution/Thawra"), un grand barrage (60 m de haut, 4500 m de  long) (le plus grand chantier apr\'e8s celui d'Aswan), un vaste lac (Al-Assad, 625 km\'b2, l MM m\'b3), une centrale de 800 Mw, plus grande unit\'e9 \'e9lectrique du pays, un vaste plan d'irrigation de 600 000 ha (vall\'e9 es de l'Euphrate et des affluents Balikh et Khabour), ainsi qu'une grosse pompe pour l'eau potable d'Alep. Allait suivre une autre barrage-r\'e9gulateur, en aval de Thawra, Al Ba'ath \'e0 usage \'e9 lectrique, et de nombreux chantiers d'hydraulique agricole, de construction de nouveaux villages et d'autres infrastructures, y compris une ville nouvelle Medinat al-Thawra, r\'e9sidence des ing\'e9nieurs, \'e9 trangers ou non, des ouvriers dans le village spontan\'e9 de Tabqa autour. Un paysage technologique et humain impressionnant, lieu d'excursion des Syriens et autres. De nombreuses collaborations \'e9trang\'e8 res, des pays de l'Europe de l'Est et de l'Ouest et autres, des financements internationaux, plongeaient la Syrie dans une op\'e9ration internationale, en formant une classe d'ing\'e9nieurs capables - d'ailleurs par la suite engag\'e9s dan s des projets de d\'e9veloppement d'autres pays arabes.  \par \column  \par Aujourd'hui le paysage a consid\'e9rablement chang\'e9 dans les vastes espaces semi-d\'e9sertiques du nord-est : le vert des aires irrigu\'e9es (c\'e9r\'e9ales, coton, arbres fruitiers, peupliers, fourrages), les villages planifi\'e9 s, les constructions spontan\'e9es, le mouvement de personnes et des engins, confient \'e0 cette zone active et pionni\'e8re un r\'f4le de r\'e9\'e9quilibre par rapport \'e0 l'axe Damas-Homs-Hama-Alep et la variante c\'f4ti\'e8re (Latakki\'e9 -Tartous). Ceci peut \'eatre mesur\'e9 par la forte croissance des villes, d'Alep (millionaire) a Deir-ez-Zor - Raqqa, centre du Projet de l'Euphrate, est pass\'e9e de 20 000 \'e0 200 000 habitants dans les vingt derni\'e8res ann\'e9es... \par L'irrigation s'\'e9tend dans la Moyenne et Basse Vall\'e9e, sur les hautes terrasses de Resaf\'e9, dans les vall\'e9es du Balikh et du Khabour; et s'approche d'Alep \'e0 l'ouest de Mesk\'e9n\'e9, par syst\'e8 me gravitaire traditionnel et par aspersion (ferme mod\'e8le de Meyadin, en collaboration avec la France) - le syst\'e8me se g\'e9n\'e9ralisant en Syrie, notamment dans les riches terres autour d'Homs, o\'f9 les pivots et canons asperseurs sont devenus l \'e9gion. Il est difficile, sans aucune statistique pr\'e9cise et \'e0 jour, de pr\'e9ciser l'\'e9tendue de la superficie irrigu\'e9e dans le bassin de l'Euphrate (notre estimation : env. l50 000 ha; plus d'un million \'e9valu\'e9 dans le pays) Les r\'e9 sultats \'e9conomiques sont d\'e9sormais visibles et mesurables : l'autosuffisance en c\'e9r\'e9ales et autres produits est une constante, sans plus subir les al\'e9as climatiques qui rendaient pr\'e9cai re la survie en zone semi-aride. On rappellera en terminant les autres op\'e9rations hydrauliques syriennes : la Vall\'e9e de l'Oronte depuis les ann\'e9es 1950/60 (des c\'e9l\'e8bres norias de Hama \'e0 l'irrigation moderne); les bassins c\'f4 tiers; la plaine du Akkar, pr\'e8s de Tartous; dans le sud; dans le d\'e9sert \'e0 l'est de Palmyre - l'irrigation et les transformations fonci\'e8res dans des secteurs d'\'e9levage semi-estensif pratiqu\'e9 par la population b\'e9douine. \par  \par L'exploitation des eaux de l'Euphrate et du Tigre en Turquie peut \'eatre divis\'e9e en deux parties, deux phases de projet : Keban (grand barrage hydro\'e9lectrique), puis en aval Karakaya, autre bel ouvrage \'e0 des fins \'e9nerg\'e9 tiques; puis la deuxi\'e8me (Asahi Firat, devenu \'e0 la fin des ann\'e9es la fameux G.A.P., G\'fcneydogu Anadolu Projesi, Projet du Sud-Est anatolien, ou encore Great Anatolian Project. Un tr\'e8s grand projet, modifi\'e9 dans les ann\'e9 es l980 afin de consid\'e9rer l'ensemble des deux bassins hydrographiques (Euphrate et Tigre), de r\'e9aliser une quinzaine de barrages, 18 hydrocentrales (22 000 M kWh), et l'irrigation de plus d'un million d'ha, qui a \'e9t\'e9 \'e9labor\'e9 par les ing \'e9nieurs capables de l'organisme tout puissant en Turquie la D.S.I, la Direction des Travaux Hydrauliques, qui se basait surtout sur le tr\'e8s grand barrage Atat\'fcrk, parmi les plus importants du monde afin de stocker de l'eau pour la production \'e9 lectrique (centrale de 2500 MW) et irriguer 750.000 ha du sud-est, notamment la fertile plaine de Harran, gr\'e2ce \'e0 un canal souterrain (Tunnel d'Urfa), mais aussi sur une multitude d'autres ouvrages sur les affluents du Tigre, plus \'e0  l'est, et de l'Euphrate. Sur le Tigre, un grand ouvrage est pr\'e9vu (Ilisu) encore en projet. Il faut signaler aussi encore deux autres barrages, actuellement en chantier pr\'e8s de la fronti\'e8re syrienne, Birecik et Karkamis.  \par  \par Si Atat\'fcrk est bel et bien termin\'e9, depuis quelques ann\'e9es (encore un site tr\'e8s impressionnant par la dimension de l'ouvrage) le m\'e9ga-plan d'irrigation est loin de ces objectifs : seulement la plaine d'Harran et quelques autres lots so nt irrigu\'e9s par les eaux du fleuve (mais de nombreux petits projets d'irrigation par pompage dans les nappes, publics ou individuels - coton, produits mara\'ee chers et fruitiers, raisin de table, fourrages, ...) la Turquie a plus de 3 millions ha irrigu\'e9s. \par  \par Ce qui est remarquable dans le projet G.A.P. c'est l'insufflation de modernit\'e9, de souplesse dans la gestion, non plus aux mains des ing\'e9nieurs, d'int\'e9r\'eat vers les questions \'e9conomiques et sociales et vers un effort d'am\'e9 nagement du territoire, apr\'e8s des \'e9tudes du terrain et une bonne cartographie. L'apport d'\'e9nergie \'e9lectrique dans un pays en croissance rapide (principalement \'e0  l'ouest) est en tout cas positif, bien qu'aujourd'hui non plus essentiel; plus probl\'e9matique est l'irrigation. Quelques tentatives de diversification dans les usages de l'eau, pour l'usage domestique, la p\'ea che, le tourisme sur et autour des lacs, mais encore \'e0 d\'e9velopper : Si l'on se r\'e9f\'e8re \'e0 l'Iraq (la connaissance sur l'\'e9tat actuel des projets hydrauliques \'e9tant tr\'e8s limit\'e9e) on rap pellera les grands chantiers du barrage d'Eski Mosul (rebaptis\'e9  Saddam) sur le Haut Tigre, les barrages de Darbandi Khan, Bakhma et Dokkan sur les affluents, qui s'ajoutent aux ouvrages des projets anglais Kut, Diyakla, Ramadi, Habbanya, au grand barrage d'Haditha sur l'Euphrate, termin\'e9 mais \'e9quip\'e9  ? D'autres grands travaux ont \'e9t\'e9 men\'e9s (les structures de transfert du Tigre all'Eufrate par un stockage d'eau \'e9ventuellement exc\'e9dentaire dans la d\'e9pression de Tharthar, et surtout le dit "Troisi\'e8me fleuve" qui draine des eaux sal \'e9es dans les mar\'e9cages. Lanc\'e9 depuis des d\'e9cennies, voire des mill\'e9naires, vers les am\'e9nagements hydrauliques de la M\'e9sopotamie, entre deux fleuves, l'Iraq peut-il actuellement soutenir un gros effort de remise en ordre du secteur ?  \par  \par \column  \par }{\b\caps\f16 II.-\~Les fleuves des unions pour le d\'e9veloppement \par       vers un d\'e9veloppement coordonn\'e9, un am\'e9nagement \'e9quilibr\'e9 de l'espace ? \par }{\b\caps\f0  \par }{\f0 Sans eau pas de d\'e9veloppement possible, pas de vie m\'eame. Ici l'eau n'est pas forc\'e9ment rare, elle est surtout tr\'e8s irr\'e9guli\'e8re dans zones semi-arides, parfois relativement abondante dans des aquif\'e8 res plus ou moins profonds. Avec trois grands projets de mise en valeur des eaux de l'Euphrate et du Tigre, on dispose de cas dignes d'int\'e9r\'eat. \par  \par Mais il y a au moins trois fronti\'e8res, et chaque projet int\'e9resse bien \'e9videmment son propre pays, et les quantit\'e9s d'eau ma\'eetris\'e9es sont ou seront consid\'e9 rables, non seulement pour l'agriculture, mais aussi pour l'industrie - qui commence \'e0 s'y d\'e9velopper - et des villes grandissantes, et d'autres usages qui entreront en concurrence, comme le tourisme, tr\'e8s marginal encore dans ces contr\'e9es.   \par  \par Au-del\'e0 des ph\'e9nom\'e8nes probl\'e9matiques li\'e9s aux grands projets hydrauliques, comme l'impact des barrages (submersion de terres, de villages, d'infrastructures, de sites arch\'e9ologiques, nombreux cas dans une telle r\'e9 gion de civilisations antiques; microclimat particulier, risque sismique, etc.), ou de l'irrigation massive (maladies comme la bilarzhiose et autres, moustiques, etc), il s'agit ici de consid\'e9rer la possibilit\'e9  de coordonner les projets, afin qu'ils puissent dans une logique rationnelle atteindre des objectifs de r\'e9el d\'e9veloppement : croissance \'e9conomique de biens mat\'e9riels certes (alimentaires par exemple), mais aussi une meilleure qualit\'e9 de la vie des populations, urbaines et rurales, et ceci dans le cadre d'une \'e9conomie globale mondialis\'e9e. \par  \par En somme que les fleuves, comme dans l'Antiquit\'e9, soient un trait d'union, et m\'eame un mod\'e8le de d\'e9veloppement, de stimulation d'id\'e9es nouvelles (un tourisme culturel et aquatique, \'e0 partir des sites arch\'e9 ologiques; visite en bateau, navigation culturelle et "paysag\'e8re"; \'e9tude de nouveaux \'e9cosyst\'e8mes, \'e9ducation \'e0 l'environnement, laboratoire de g\'e9ographie active, etc.).  \par La communaut\'e9 internationale et les collectivit\'e9s locales, r\'e9gionales ou nationales peuvent et doivent tenter une r\'e9flexion autour des mythiques fleuves du Moyen-Orient pour retrouver le sens de l'histoire vers un nouveau mill\'e9 naire de paix et de prosp\'e9rit\'e9 (Ren\'e9 G. Maury - 05/1998) \par \column  \par }{\b\f16  \par  \par  \par  \par }\pard \s15\qc\nowidctlpar\widctlpar\adjustright {\b\f16 BIBLIOGRAPHIE \par }\pard \s15\qj\fi709\nowidctlpar\widctlpar\adjustright {\f0  \par  \par  \par ALLAN John Antony, MALLAT Chibli (1995), Water in the Middle East - Legal, Political and Commercial Implications, (London ?), British Academic Press, 320 p. \par  \par ELMUSA Sharif S. (1997), Water Conflict Economics, Politics, Law and the Palestinian-Israeli Water Resources, Washington, Institute for Palestine Studies, 368 p. \par  \par AL-HIMYARI Abbas Hussien (1984), Managing Water Resources in the Tigris and Euphrates Drainage Basin, Ph.D. North Texas State University, Denton, 309 p. \par  \par MAURY Ren\'e9 G. (1983), "La valorizzazione delle acque dell'Eufrate in Turchia, Siria e Iraq : alcune considerazioni sull'approccio dei grandi progetti di sviluppo", in :  MORELLI P.(ed), Terzo mondo e nuove strategie di sviluppo, Milano, Angeli, pp. 309-346. \par  \par MAURY Ren\'e9 G. (l983), "Alcune riserve sui grandi progetti irrigui nei bacini dell'Eufrate e del Tigri in Turchia e in Siria", in C.LEZZI SANTORO (ed), Ricostruire l'agricoltura per ricostruire l'ambiente, Galatina, Congedo, pp. 439-434. \par  \par MAURY Ren\'e9 G., FERRAGINA Eugenia, TUFANO M.Luisa (1995), "Alcune considerazioni sulla gestione delle risorse idriche nei paesi medio-orientali : il caso della Giordania", in R.SOMMELLA  (ed), Risorse e sviluppo in Giordania, Istituto di Geografia dell'Universit\'e0 "Federico II", pp. 179-201. \par  \par SIRONNEAU Jacques (1993), dossier : l'eau ressource strat\'e9gique, menaces et enjeux de l'hydropolitique", WIDSTRAND Carl (1977), "Water Conflicts and Research Priorities", in : Anonyme, Water Supply and Management (vol. 8), Oxford, Pergamon Press.  \par }} 
