<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="Author" content="YAKOALA">    <title>Yakoala : les nations unies ou le tigre de papier africain</title> <link rel=stylesheet href="../../style.css" type="text/css"> </head> <body nosave background="../../Images/lierre.gif"> <blockquote>    <div align="center"> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif"> LES NATIONS      UNIES OU LE TIGRE DE PAPIER AFRICAIN</font>     <h3><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"> Une nouvelle fois l'ONU est        tourne en drision dans un conflit qui la dpasse : Aprs la Somalie en        92 et la Bosnie en 95, l'Organisation des Nations Unies s'avre  prsent        incapable de contenir la violence rcurrente en Sierra Leone. Comble de        l'impuissance, un demi millier de ses soldats sont mme retenus en otages        par les rebelles du RUF (Front rvolutionnaire uni) de Foday Sankoh. Ce        dernier aurait par ailleurs mystrieusement chapp  la surveillance des        casques bleus  Freetown et demeure introuvable, ce qui met un coup d'arrt        au moins temporaire aux ngociations. Pour l'heure des milliers de rfugis        affluent vers la capitale tandis que les troupes de la Minusil (Mission        des Nations Unies en Sierra Leone) ont d vacuer la ville de Masiaka         65 kilomtres de Freetown, pour viter des affrontements avec les insurgs.        Si les occidentaux commencent  se sentir un peu concern par les guerre        dans le pays, le chaos ne date pas d'hier en Sierra Leone et dure mme depuis        presque dix ans. Ds 1991 en effet le caporal Foday Sankoh de l'arme Britannique        lance une rbellion contre le gouvernement national et prend le contrle        de la rgion Est, particulirement riche en mines de diamants. Grce  cette        manne il va quiper ses combattants en armes modernes et harceler les forces        loyalistes. Pendant ce temps, la population sombre aussi dans le cauchemar        et essuie les attaques des guerriers du Front. En 1996 cependant, Ahmad        Tejan Kabbah est lu Prsident de la Rpublique et tente de parlementer        avec le commandant du RUF. C'est un chec, mais aprs moult pripties Foday        Sankoh est arrt et condamn  mort. Pourtant l'histoire ne s'arrte pas        l. Le 6 janvier 1999 les insoumis entrent  Freetown, massacrent 6000 habitants        et mutilent de trs nombreux civils. Un mois plus tard l'Ecomog (Force d'Interposition        ouest africaine) reprend la capitale et les pourparlers commencent avec        le chef des rebelles. Ce dernier acquiert le titre de vice prsident de        la Rpublique et la direction de la commission charg des ressources minires,        tandis que les forces en prsence sont censes tre dsarmes dans les mois        qui suivent. Les forces de l'Onu remplacent en outre l'Ecomog , dont les        soldats quittent la Sierra Leone le 2 mai et le lendemain le RUF prend        500 casques bleus en otages, en signe de bonne volont vis  vis du processus        de paix. Foday Sankoh dispose alors de 10 000 hommes, et ses exigences se        sont accrues. Ses soldats eux mme rechignent  cesser les violences et        trouvent plus avantageux la poursuite des combats : moralit l'issue de        la guerre civile est des plus lointaine est le brasier couve toujours. Les        combattants " rvolutionnaires " se sont spcialiss dans l'oppression de        la population et laissent leur signature en amputant leurs victimes, femmes        et enfants compris, avant de les laisser partir. " Short sleeve or long        sleeve ? " (" Manches courtes ou longues courtes ? ") Cette question sonne        comme un refrain publicitaire. Elle est en fait traditionnellement pose        aux martyrs des dissidents,  qui on laisse le choix de se faire amputer        au niveau du coude ou du poignet les soldats du RUF sont bien souvent des        gamins ou des adolescents qui manient la machette, subissent des initiations        sanglantes et utilisent des drogues pour se fanatiser. Dans cette arme,        des guerriers de quinze ans portent des titres de commandants ou de colonels        et torturent leurs compatriotes sans se poser de question. Pendant ce temps        les casques bleus africains, mal entrans, sous-quips ne peuvent pas        faire face et demandent des renforts aux pays occidentaux. La Grande Bretagne        a bien envoy 800 parachutistes sur le terrain, mais seulement pour vacuer        ses ressortissants. Les USA pour leur part n'envisagent de participer aux        oprations qu'en transportant des troupes et en fournissant la logistique,        tandis que les Russes proposent les services de leurs hlicoptres de combat.        Malgr ces proposition, l'ONU semble bien prise au pige dans la rgion.        Ses conditions d'engagement s'avrent inefficaces et les occidentaux la        soutiennent du bout de lvres en refusant de s'investir srieusement. Il        semble finalement que seules les forces de pays voisins pourraient mettre        fin au conflit, d'autant que leur lgitimit pourrait fort bien tre garantie        par l'OUA (l'Organisation de l'Unit Africaine), facteur de stabilit sur        le continent. L'ONU manque de fonds, d'hommes et de moyens techniques. Certains        luis suggrent d'ailleurs de soutenir les initiatives locales pour pallier         ses propres dficiences et  l'chec de sa mission. En 1994 le Conseil        de Scurit n'avait pas pu arrter les massacres au Rwanda ; aujourd'hui        l'Organisation pour la paix est paralyse, ridiculise en Sierra Leone.        Sa crdibilit se rduit comme une peau de chagrin dans la rgion, et le        phnomne risque bien de s'amplifier si les casques bleus vacuent Freetown.        </font></h3>     <h3><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"> Source : Le Monde. </font></h3>     </div>   <blockquote>      <blockquote>        <blockquote>          <blockquote>            <blockquote>              <blockquote>                <blockquote>                  <blockquote>                    <blockquote>                      <blockquote>                        <blockquote>                          <blockquote>                            <blockquote>&nbsp;</blockquote>                         </blockquote>                       </blockquote>                     </blockquote>                   </blockquote>                 </blockquote>               </blockquote>             </blockquote>           </blockquote>         </blockquote>       </blockquote>     </blockquote>   </blockquote> </blockquote> <div align="center"> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif">| <a href="0.htm">sommaire    des chroniques</a> | <a href="../../index.html" target="_top"> page d'accueil</a>    |</font></div> <blockquote>    <h3>&nbsp; </h3> </blockquote> </body> </html> 
