<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2//EN"> <HTML>  <HEAD> 	<META NAME="GENERATOR" Content="Symantec Visual Page 1.0"> 	<META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html;CHARSET=iso-8859-1"> 	<TITLE>s12</TITLE> </HEAD>  <BODY TEXT="#B30000" BGCOLOR="#FFE6FF">  <P><IMG SRC="word-12.jpg" WIDTH="99" HEIGHT="45" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0"><B><BR> <BR> </B><FONT SIZE="6"><B>Une nouvelle ann&#233;e arrive : la Ch&#232;vre est &#224; l'honneur</B></FONT></P>  <P><FONT SIZE="4"><I><B>Les natifs de ce signe sont connus pour leur amabilit&#233; et leur serviabilit&#233;. Ils se concentrent sur leur travail, ne s'imposent pas aux autres et, d'une nature &#233;l&#233;gante, ont le sens artistique d&#233;velopp&#233;</B></I></FONT></P>  <P><IMG SRC="s12-1.jpg" WIDTH="380" HEIGHT="655" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0"><B><BR> <BR> </B><FONT SIZE="5"><B>L'</B></FONT>ann&#233;e du Cheval est pass&#233;e au grand galop, arrive celle de la Ch&#232;vre. &#171; <I>San yang kai tai ! &#187;</I> est la formule de rigueur. Litt&#233;ralement, elle se traduit par &#171; une bonne ann&#233;e commence par trois ch&#232;vres &#187; mais peut signifier aussi, &#224; cause d'un de ces nombreux jeux de mots dont les Chinois sont friands, &#171; le d&#233;but de la bonne fortune &#187;.</P>  <P>La date du 1<SUP>er</SUP> f&#233;vrier a marqu&#233; en effet le passage, dans le calendrier traditionnel chinois, &#224; une nouvelle ann&#233;e plac&#233;e sous le signe zodiacal de la Ch&#232;vre. La l&#233;gende veut que le Bouddha, qui se mourait, appela les animaux pour leur faire ses adieux. Le buffle allait arriver le premier, mais le rat qui voyageait sur son dos sauta &#224; terre et le d&#233;passa. Le rat devint ainsi le premier animal du zodiaque chinois, suivi du buffle, du tigre, du lapin, du dragon, du serpent, du cheval, de la ch&#232;vre (ou du mouton, puisque le m&#234;me caract&#232;re chinois d&#233;signe les deux animaux), du singe, du coq, du chien et du cochon.</P> <P>Depuis les temps les plus anciens, un motif repr&#233;sentant trois ch&#232;vres est utilis&#233; par les artistes chinois qui l'ont inclus dans leurs uvres, en r&#233;f&#233;rence &#224; l'ann&#233;e de la Ch&#232;vre. C'est que le mouton jouit traditionnellement d'une grande popularit&#233; chez les Chinois, en raison de la docilit&#233; mais aussi du courage que la croyance populaire lui pr&#234;te.</P> <P>Sous la dynastie Qing (1644-1911), un peintre &#224; la cour de Qianlong a produit une uvre remarquable qu'il a intitul&#233;e <I>Kai tai tu</I>. Elle est unique en ce qu'elle constitue une &#233;tonnante rencontre entre l'Orient et l'Occident. Son auteur &#233;tait en effet le c&#233;l&#232;bre Giuseppe Castiglione (1688-1766), cet extraordinaire J&#233;suite italien, qui avait su s'attirer les faveurs du grand empereur chinois gr&#226;ce &#224; sa ma&#238;trise dans l'art de la peinture.</P> <P>Le Fils du Ciel lui-m&#234;me, qui n'&#233;tait pas seulement un protecteur des arts mais aussi un artiste reconnu, a repris le symbole des trois ch&#232;vres dans une uvre qui porte le m&#234;me nom. Les deux peintures, celle de Castiglione et celle de Qianlong, figurent aujourd'hui dans les collections permanentes du mus&#233;e national du Palais, &#224; Taipei.</P> <P>Le premier dictionnaire de la langue chinoise, le <I>Shuowen jiezi</I>, explique que la ch&#232;vre porte chance, car le caract&#232;re pour l'&#233;crire est associ&#233; avec un autre, <I>xiang</I>,<I> </I>qui signifie &#171; &#234;tre de bon augure &#187;. Sous la dynastie Zhou (fin XI<SUP>e</SUP> s.-221 av. J.-C.), la ch&#232;vre &#233;tait l'un des trois animaux sacrificiels pr&#233;f&#233;r&#233;s pour rendre un culte aux anc&#234;tres, les deux autres &#233;tant le buffle et le cochon.</P> <P>C'est en partie en raison de ces rituels que l'animal a &#233;t&#233; peu &#224; peu associ&#233; &#224; la pi&#233;t&#233; filiale. Une autre raison est la posture agenouill&#233;e que prend l'agneau lorsqu'il t&#232;te sa m&#232;re, assimil&#233;e par les Chinois &#224; une marque de respect vis-&#224;-vis des parents.</P> <P>Les natifs de ce signe sont donc connus pour leur amabilit&#233; et leur serviabilit&#233;. Ils se concentrent sur leur travail, ne s'imposent pas aux autres et, d'une nature &#233;l&#233;gante, ont le sens artistique d&#233;velopp&#233;. On dit qu'ils s'entendent particuli&#232;rement bien avec les natifs des ann&#233;es du Lapin, du Cheval ou du Cochon, mais qu'ils doivent &#233;viter les probl&#232;mes avec ceux qui sont n&#233;s sous le signe du Buffle.</P> <P>Pourtant, les dictons populaires ne sont pas toujours favorables &#224; la ch&#232;vre ou au mouton. &#171; Le mouton dans la gueule du tigre &#187; rappelle qu'il ne faut pas &#234;tre trop confiant, ou na&#239;f, si on veut ne pas avoir de mauvaises surprises. &#171; Un mouton dans la peau d'un tigre &#187; signifie que les apparences sont trompeuses, et celui que l'on admire pourrait, au fond, &#234;tre sans substance. Enfin, &#171; il faut r&#233;parer l'enclos apr&#232;s la fuite du mouton &#187; nous apprend qu'il n'est jamais trop tard pour rattraper ses erreurs.</P> <P>Depuis des milliers d'ann&#233;es, les hommes dans le monde pratiquent l'&#233;levage des ch&#232;vres, l'animal entrant &#224; des degr&#233;s divers dans les cultures pour donner naissance &#224; un folklore, des croyances et une imagerie particuli&#232;res. Par exemple, les aborig&#232;nes de la tribu des Yami, &#224; Taiwan, ont eux aussi une tradition culturelle li&#233;e &#224; la ch&#232;vre. Sur leur petite &#238;le, au sud-est de Taiwan, ils se livrent &#224; l'&#233;levage des ch&#232;vres, m&#234;me si le poisson est &#224; la base de leur alimentation. Lorsque les hommes vont p&#234;cher, les femmes, elles, gardent les ch&#232;vres. Les Yami mod&#232;lent des ch&#232;vres dans de la glaise et s'en servent comme figurines pour jouer, d&#233;corer ou se parer. Les cornes de l'animal peuvent aussi &#234;tre utilis&#233;es de la m&#234;me fa&#231;on, comme jouets pour les enfants ou bien comme objets de d&#233;coration. Les familles conservent des cornes de ch&#232;vres chez elles et les exhibent comme signe de leur richesse. Dans le pass&#233;, chaque famille yami &#233;levait des ch&#232;vres, et un festival de deux jours, assez complexe, &#233;tait organis&#233; avec l'animal figurant au cur des rituels.</P> <P>Le mus&#233;e national des Sciences naturelles, &#224; Taichung, dans le centre de l'&#238;le, pr&#233;sente en ce moment une exposition consacr&#233;e au th&#232;me de l'ann&#233;e de la Ch&#232;vre. Des uvres d'art, des livres et des illustrations ayant trait au sujet sont expos&#233;s, et des animations sont propos&#233;es montrant la place que tient cet animal dans l'&#233;cosyst&#232;me insulaire.</P> <P>On y red&#233;couvre &#224; cette occasion les deux esp&#232;ces de ch&#232;vres locales, propres &#224; Taiwan : une esp&#232;ce domestiqu&#233;e, la ch&#232;vre noire de Taiwan, et le serow formosan (<I> Capricornis crispus swinhoei</I>).</P> <P>L'&#233;levage de la ch&#232;vre noire est pratiqu&#233; &#224; Taiwan dans deux endroits plac&#233;s sous la tutelle de la commission d'Etat de l'Agriculture, le Centre de recherche de Hengchun et la ferme d'&#233;levage de Hualien. Cette esp&#232;ce ayant subi une d&#233;g&#233;n&#233;ration au cours des derni&#232;res ann&#233;es, on ne compte plus dans l'&#238;le que 300 sp&#233;cimens de race pure. Le serow est, quant &#224; lui, un animal de montagne tr&#232;s ind&#233;pendant, avec un sens territorial tr&#232;s d&#233;velopp&#233;. Sa toison marron fonc&#233; n'est aper&#231;ue en g&#233;n&#233;ral qu'au lever ou au coucher du soleil dans les zones foresti&#232;res de moyenne et de haute altitude.</P> <P>Une ann&#233;e de la Ch&#232;vre est porteuse de paix, dit la tradition. Esp&#233;rons que ce sera le cas pour 2003. Les Taiwanais, comme des centaines de millions d'autres Chinois dans le monde, n'ont pas manqu&#233; de se le rappeler en c&#233;l&#233;brant dans la joie son arriv&#233;e le 1<SUP>er</SUP> f&#233;vrier.</P>  <P><B>Rita Fang</B>  </BODY>  </HTML> 
