<HTML> <HEAD>    <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1">    <META NAME="Author" CONTENT="sources-asie">    <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Mozilla/4.01 [en] (Win95; I) [Netscape]">    <TITLE>sources-asie\src-asie\ouexporteren asie\vin</TITLE> </HEAD> <BODY>  <CENTER><B><I><FONT COLOR="#006600">Sid&eacute;rurgie</FONT></I></B></CENTER>  <CENTER>&nbsp;</CENTER>  <CENTER><TABLE BORDER COLS=1 WIDTH="80%" > <TR> <TD><B>&nbsp;Les sid&eacute;rurgistes europ&eacute;ens plut&ocirc;t pr&eacute;serv&eacute;s de la crise asiatique " </B>(La Tribune, 9/9/98)&nbsp; <BR>&nbsp;<I>&laquo; La Tribune &raquo;. - Quelles sont les cons&eacute;quences de la crise asiatique pour les groupes sid&eacute;rurgiques occidentaux&nbsp; ?</I> <BR>&nbsp; Hanna Moukanas. - Elles seront limit&eacute;es. La baisse de la demande en Asie va surtout p&eacute;naliser les producteurs&nbsp; locaux, sauf sur certains projets sp&eacute;cifiques comme les pipe-lines ou les grands travaux. Il faut bien comprendre&nbsp; que l'acier est un march&eacute; tr&egrave;s segment&eacute; avec des co&ucirc;ts de transports relativement &eacute;lev&eacute;s pour les applications de&nbsp; base. La crise asiatique ne devrait donc pas avoir de graves cons&eacute;quences sur les prix pour les producteurs&nbsp; occidentaux qui ont d&eacute;j&agrave; des positions pr&eacute;dominantes en termes de co&ucirc;ts et de qualit&eacute;. La crise asiatique pourrait&nbsp; m&ecirc;me avoir des cons&eacute;quences positives avec le report, voire l'abandon, de certains projets d'investissement&nbsp; surcapacitaires dans cette zone...<B></B>  <P><B>La sid&eacute;rurgie niponne lourdement p&eacute;nalis&eacute;e par la crise en Asie </B>(La Tribune, 5/9/98)&nbsp; <BR><B>Les principaux aci&eacute;ristes nippons ont revu fortement &agrave; la baisse leurs pr&eacute;visions de r&eacute;sultats annuels. Ils souffrent de la d&eacute;gradation de la conjoncture &agrave; la fois dans l'archipel et dans le reste&nbsp; de l'Asie.&nbsp; La restructuration, illustr&eacute;e par la reprise de Tao par NKK, n'est pas termin&eacute;e.</B>&nbsp; <BR>&nbsp; La sid&eacute;rurgie japonaise s'enfonce dans la crise. Apr&egrave;s un exercice 1997-1998 en demi-teinte, les cinq principaux groupes du secteur se pr&eacute;parent &agrave; un exercice 1998-1999 d&eacute;ficitaire. Ils ont fortement revu &agrave; la baisse, la semaine pass&eacute;e, leurs estimations de r&eacute;sultats annuels par rapport aux perspectives relativement confiantes du printemps.&nbsp; <BR>&nbsp; Ainsi, Nippon Steel, qui tablait initialement sur un b&eacute;n&eacute;fice net annuel de 2 milliards de yens (85 millions de francs)&nbsp; au 31 mars 1999, pr&eacute;voit &agrave; pr&eacute;sent une perte nette consolid&eacute;e comprise entre 15 et 25 milliards de yens (630 millions&nbsp; &agrave; 1 milliard de francs). Son chiffre d'affaires consolid&eacute; ne devrait pas d&eacute;passer 3.000 milliards de yens (contre 3.076&nbsp; milliards en 1997-1998). Le num&eacute;ro un mondial de l'acier a mis en avant la d&eacute;gradation de la conjoncture dans&nbsp; l'archipel, que ce soit dans le b&acirc;timent sinistr&eacute; depuis plusieurs ann&eacute;es ou l'automobile. La production japonaise&nbsp; d'acier devrait tomber &agrave; 94 millions de tonnes cette ann&eacute;e, soit une baisse de 9 % par rapport &agrave; 1997. La crise qui a&nbsp; &eacute;clat&eacute; dans le reste de l'Asie - la zone absorbe traditionnellement les deux tiers des exportations nippones - n'a rien&nbsp; arrang&eacute; avec une r&eacute;duction de la demande et un regain de comp&eacute;titivit&eacute; de producteurs tels que les Sud-Cor&eacute;ens.&nbsp; A la baisse des volumes s'est ajout&eacute;e la pression d'un fl&eacute;chissement des prix, souligne Martin Doble, le directeur&nbsp; g&eacute;n&eacute;ral du cabinet de consultants britannique Beddows.&nbsp; <BR>&nbsp; La plus grande faillite. Les restructurations engag&eacute;es par les fleurons du secteur au Japon ne sont pas termin&eacute;es,&nbsp; comme en t&eacute;moignent les sommes consacr&eacute;es encore &agrave; l'assainissement de filiales en difficult&eacute;. NKK devrait&nbsp; enregistrer au terme de l'exercice en cours une provision exceptionnelle de 60 milliards de yens li&eacute;e &agrave; la liquidation&nbsp; de Toa Steel, un op&eacute;rateur d'aci&eacute;ries &eacute;lectriques dont il reprend les activit&eacute;s apr&egrave;s y avoir encore investi des fonds&nbsp; cons&eacute;quents en f&eacute;vrier. Il s'agit l&agrave; de la plus grande faillite d'une soci&eacute;t&eacute; manufacturi&egrave;re japonaise depuis la guerre.&nbsp; L'an prochain, le groupe pr&eacute;voit d'ores et d&eacute;j&agrave; de provisionner 70 milliards de yens pour financer un programme de&nbsp; d&eacute;parts en pr&eacute;retraite.&nbsp; <BR>&nbsp; Pour sa part, Kawasaki Steel devra injecter 80 milliards de yens au second semestre pour redresser sa filiale de&nbsp; cr&eacute;dit-bail Kawatetsu Lease, qui conna&icirc;t de graves probl&egrave;mes depuis le retournement du march&eacute; immobilier. &laquo; La&nbsp; restructuration d&eacute;j&agrave; engag&eacute;e depuis plusieurs ann&eacute;es par la sid&eacute;rurgie japonaise doit se poursuivre &raquo;, affirme&nbsp; Martin Doble. Et ce afin qu'elle s'aligne par rapport &agrave; la concurrence internationale. Le secteur compte encore trop&nbsp; d'acteurs au Japon.&nbsp; <BR>&nbsp; En outre, elle doit &eacute;galement rationaliser ses produits qui ne sont pas assez standardis&eacute;s. Le march&eacute; japonais&nbsp; semble toutefois avoir touch&eacute; le fond, selon un responsable de Sumitomo Metal Industries. Kobe Steel esp&egrave;re que&nbsp; la priorit&eacute; nouvelle donn&eacute;e aux grands travaux par le gouvernement gonflera d'un million de tonnes la demande&nbsp; d'acier au second semestre.&nbsp; <BR>&nbsp; Pour Tayayuki Maekawa, analyste &agrave; Osakan Economic Research Institute, &laquo; l'&eacute;cart entre l'offre et la demande&nbsp; devrait commencer &agrave; se r&eacute;duire au troisi&egrave;me trimestre. Il ne fait aucun doute qu'un redressement est en cours, mais&nbsp; son rythme est tr&egrave;s lent. Le march&eacute; devrait rester d&eacute;prim&eacute; tout au long de l'ann&eacute;e fiscale en cours &raquo;.&nbsp;&nbsp;  <P><B>Usinor profite de la crise pour renforcer sa pr&eacute;sence en Asie </B>(La Tribune, 27/4/98)&nbsp; <BR>&nbsp;Le groupe sid&eacute;rurgique prend le contr&ocirc;le &agrave; 61 % de la soci&eacute;t&eacute; tha&iuml;landaise Tha&iuml;nox.&nbsp; <BR>&nbsp;Il a voulu ainsi profiter des opportunit&eacute;s offertes par la crise asiatique.&nbsp; <BR>Usinor, qui d&eacute;tenait depuis 1990 une participation minoritaire de 28 % dans la soci&eacute;t&eacute; tha&iuml;landaise Tha&iuml;nox, vient d'en prendre le contr&ocirc;le&nbsp; &agrave; 61 %. Le co&ucirc;t de l'acquisition est &eacute;valu&eacute;e entre 60 et 70 millions de dollars, soit 360 &agrave; 420 millions de francs. Une op&eacute;ration d'ampleur&nbsp; moyenne puisque les investissements du groupe se sont chiffr&eacute;s au total &agrave; 4 milliards de francs l'an dernier. Le facteur d&eacute;clenchant a &eacute;t&eacute;&nbsp; un changement dans la l&eacute;gislation tha&iuml;landaise qui autorise d&eacute;sormais un investisseur &eacute;tranger &agrave; d&eacute;tenir la majorit&eacute; d'une entreprise&nbsp; nationale.&nbsp; <BR>&nbsp; Le jeu des synergies. Cette d&eacute;cision ne surprend pas vraiment : Francis Mer n'excluait pas en effet de proc&eacute;der &agrave; certains rachats en&nbsp; mettant &agrave; profit les opportunit&eacute;s r&eacute;sultant de la crise asiatique. Il estimait que la crise ne r&eacute;duirait la consommation d'acier que de 2 % dans&nbsp; la r&eacute;gion. L'op&eacute;ration, qui se fera par un rachat d'actions et une augmentation de capital, sera r&eacute;alis&eacute;e d'ici &agrave; fin mai, a pr&eacute;cis&eacute; le groupe&nbsp; sid&eacute;rurgique fran&ccedil;ais. Au plus tard le 30 juin, Tha&iuml;nox sera consolid&eacute; dans les comptes du groupe par int&eacute;gration globale. Actuellement&nbsp; aux c&ocirc;t&eacute;s de l'actionnaire fran&ccedil;ais, des japonais d&eacute;tiennent 20 % environ du capital et des tha&iuml;landais 52 % ; c'est aupr&egrave;s de ces derniers&nbsp; qu'Usinor fait son acquisition.&nbsp; <BR>&nbsp; Le groupe de Francis Mer ach&egrave;te ainsi une capacit&eacute; de production importante en Asie du Sud-Est puisque Tha&iuml;nox a produit en 1997&nbsp; 81.000 tonnes de produits plats inoxydables dans son usine de laminage &agrave; froid de Rayong. Sa capacit&eacute; de laminage devrait atteindre&nbsp; 160.000 tonnes d'ici &agrave; 1999. Ses produits sont destin&eacute;s surtout &agrave; l'industrie de l'&eacute;lectrom&eacute;nager mais &eacute;galement au secteur automobile et au&nbsp; b&acirc;timent. Le changement de majorit&eacute;, explique-t-on chez Usinor, &laquo; va nous permettre de prendre le management effectif et de faire jouer &agrave;&nbsp; plein les synergies &raquo;, ce qui est d'autant plus n&eacute;cessaire que pour l'instant Tha&iuml;nox est en pertes : l'an dernier pour 900 millions de francs&nbsp; de chiffre d'affaires il a subi 35 millions de francs de pertes, dues &agrave; la situation du march&eacute; de l'inox dans la zone asiatique et &agrave; la mont&eacute;e en&nbsp; puissance des nouvelles installations. Situation certainement transitoire car le patron d'Usinor en &eacute;voquant r&eacute;cemment les opportunit&eacute;s&nbsp; d'implantation soulignait qu'il n'&eacute;tait pas orient&eacute; &laquo; vers une croissance en tonnes mais plut&ocirc;t en valeur ajout&eacute;e. &raquo; Reste que l'Asie, qui ne&nbsp; <BR>&nbsp; p&egrave;se encore que 3 % dans le chiffre d'affaires du groupe continuera &agrave; jouer un r&ocirc;le relativement modeste dans ses activit&eacute;s mondiales.&nbsp; <BR>&nbsp; Usinor, qui avait d&eacute;j&agrave; engag&eacute; le mouvement, fait partie des nombreux groupes fran&ccedil;ais ou europ&eacute;ens qui font le pari que la crise asiatique&nbsp; ne compromet pas les atouts d'une r&eacute;gion dynamique. Et le calcul qu'en p&eacute;riode de crise les investissements seront plus faciles et moins&nbsp; co&ucirc;teux que pendant les ann&eacute;es d'expansion. Ils tablent aussi sur une concurrence moins vive pour s'implanter sur ces march&eacute;s.&nbsp; <BR>&nbsp; Usinor d&eacute;ploie n&eacute;anmoins largement sa politique d'investissements. C'est ainsi que tout r&eacute;cemment il s'est renforc&eacute; en Italie avec une prise&nbsp; de contr&ocirc;le &agrave; 51 % de l'usine sid&eacute;rurgique de La Magona, sp&eacute;cialis&eacute;e dans la transformation des aciers plats au carbone, domaine&nbsp; prioritaire pour le groupe qui veut profiter de l'expansion des industries utilisatrices. Peu apr&egrave;s il n&eacute;gociait son entr&eacute;e dans le capital d'une&nbsp; petite aci&eacute;rie, Isp. Il a lanc&eacute; d&eacute;but 1998 une OPA sur le groupe belge Fafer. Mais surtout il reste toujours int&eacute;ress&eacute; par le belge&nbsp; Cockerill-Sambre, ce qui serait alors une op&eacute;ration de grande ampleur.&nbsp; <BR>&nbsp;</TD> </TR> </TABLE></CENTER>  <CENTER>&nbsp;</CENTER>  <CENTER><I><U>Mise &agrave; jour : septembre1998&nbsp;</U>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </I><A HREF="../../../index.html" TARGET="_top">Retour &agrave; la page d'accueil</A></CENTER>  </BODY> </HTML> 
