<html> <head> <title>Pour une sidrurgie wallonne durable</title> <LINK REL="stylesheet" HREF="../../css/base2002.css"> </head> <body leftmargin="15" topmargin="12"> <H2 style='border:none;padding:0cm; ' ALIGN="CENTER">Pour une sidrurgie wallonne durable</H2><h4 align=center style='text-align:center;border:none;padding:0cm;'>-  Analyse et propositions dECOLO -</h4><P style='border:none;padding:0cm; ' ALIGN="CENTER"><B>Confrence de presse<BR>Lige, le 20 janvier 2003</B></P><p align=center style='text-align:center'>_____________________</p><p align=CENTER>Philippe  DEFEYT, Secrtaire fdral<BR>Xavier DESGAIN, chef de groupe au Parlement wallon<BR>Bernard  WESPHAEL, parlementaire wallon<BR>Grard LAMBERT, conomiste<BR>Christian DELCOURT,  Secrtaire rgional</p><H3 ALIGN="CENTER"><b>Introduction</b></H3><p style='text-align:justify'>La  discussion politique et la mobilisation entames autour de lavenir du bassin  sidrurgique ligeois doivent se faire sur des bases claires et bien informes.  Lavenir de la phase chaude de la sidrurgie ligeoise doit tre un centre de  proccupation, pour des raisons sociales et en raison de son impact global sur  la vie rgionale. ECOLO estime donc quil faut aborder le dossier en prenant des  dispositions particulirement crdibles et raisonnes.</p><p style='text-align:justify'>Si  la discussion se focalise aujourdhui sur le <b><i>bassin ligeois</i></b>, il  faut galement soutenir lattention sur les <b><i>autres bassins</i></b>. Lusine  de Clabecq se trouve dans une sorte disolement pnible, La Louvire voit son  activit relativement scurise par des acquisitions externes, et Charleroi que  lon dit promis  un vaste plan &nbsp;inox&nbsp;, dont les contours ne sont  pas prciss  ce jour, voit sa phase chaude fragilise et risque de voir Industeel  &nbsp;sans scnario&nbsp;. la vision doit donc rester complte.</p><p style='text-align:justify'>Ayant  depuis plus de cinq ans attir lattention sur les lments de prospective, tant  aussi intervenu de manire critique, voire sceptique, au temps de la signature  de la vente de Cockerill-Sambre et du contrat y assorti, voyant que les chances  pour les dcisions fondamentales se rapprochent dans les dlais annoncs, ECOLO  espre que cest avec un <b><i>sang froid</i></b> bien utile que les dcideurs  vont traiter le dossier.</p><p style='text-align:justify'>Les problmes voqus  pour le moment taient pressentis dans les annes 90, puisque le &nbsp;stand  alone&nbsp; tait rfut pour des raisons dinvestissements trop lourds  raliser  dans la phase chaude. Cette position dite raliste tait propage par le ministre-prsident  Collignon et par le PSC. Lintgration dans Usinor avait t justifie par la  ncessit de sappuyer sur un grand groupe pour aborder les investissements davenir.  Mais cela sest fait avec une mfiance relative, puisque lon baiss le prix de  vente de C-S pour obtenir des &nbsp;garanties de maintien de la phase chaude&nbsp;,  garanties finalement incertaines, qui sont en fait des pnalits en cas de non  investissement.</p><p style='text-align:justify'>L<b><i>engagement</i></b> reste   prciser. ECOLO estime donc quune expression ministrielle particulire ntait  et nest pas opportune avant llaboration dune vision gouvernementale, largie  aux partenaires sociaux et aux diffrentes forces concernes par le problme potentiel.</p><p style='text-align:justify'>ECOLO  soutient donc la dmarche du prsident du gouvernement wallon, qui a programm</p><UL><LI>une  rencontre avec les organisations sociales o il ne manquera pas de faire avancer  une position plus stratgique et mieux partage</LI><LI>une rencontre avec les  autorits dArcelor, qui est certes une tape pour la prcision des engagements</LI></UL><H6 style='text-align:justify;border:none;'>Revenir  sur la vente de Cockerill-Sambre et les responsabilits</H6><p style='text-align:justify'>Les  responsabilits passes sont passes mais elles restent des responsabilits. </p><p style='text-align:justify'>Toute  vente de Cockerill-Sambre avait dabord t fustige comme perte de la localisation  dcisionnelle. Telle tait lambiance du dbut des annes 90.</p><p style='text-align:justify'>A  la monte en puissance de la logique de mondialisation, couche idologique supplmentaire  sur les concentrations, la ncessit de sarrimer  une groupe de grande puissance  sest impose comme discours dominant.</p><p style='text-align:justify'>Il nest  videmment pas correct de feindre de dcouvrir le problme aujourdhui. Le <b><i>dplacement  du centre de dcision</i></b> a t choisi de manire parfaitement volontaire  et en dpit davertissements bien exprims.</p><p style='text-align:justify'>Le  stand alone na plus t retenu comme hypothse crdible de travail, voire comme  deuxime fer au feu, si bien que lon sest retrouv en position vendeuse trop  htive. Comme en outre, des raisons politiques ou politiciennes de niveau mdiocre  ont retir lhypothse Arbed, tandis que des raisons jamais clarifies voyaient  Thyssen cart, seul le groupe Usinor a occup le devant de la ngociation.</p><p style='text-align:justify'>Celle-ci  a dbouch sur ce que lon sait&nbsp;: une trs nette dominante stratgique (Carlam  et le revtu de Lige) et commerciale (prendre les forces de vente) par rapport   des ancrages de filires. Usinor tait particulirement intress par la PUM,  pour en faire sa force de frappe commerciale pour lensemble du groupe. Loutil  commercial nest plus sous contrle wallon et il devient malais de dterminer  exactement les endroits o se font les plus-values du groupe.</p><p style='text-align:justify'>Toute  considration visant  ancrer les activits dans lconomie et lenvironnement  wallons sest paye trs cher en  baisse du prix de vente. Il en va ainsi pour  la garantie de voir perdurer la phase chaude de Lige et pour toute la dette environnementale,  dont le statut nest pas encore clair. </p><p style='text-align:justify'>Le pass  indique des choses  faire pour lavenir, et pas seulement dans le secteur sidrurgique&nbsp;:</p><UL><LI>la  FN par exemple, courrait grand risque  voir partir loin ses quartiers gnraux,  sa force commerciale et sa capacit de recherche</LI><LI>au fdral, Belgacom  ne devrait pas tre place devant des risques de ce type </LI><LI>une ngociation  industrielle doit se complter dune ngociation sur les structures de gestion</LI></UL><H6 style='text-align:justify;border:none;'>Importance  globale de la dcision</H6><p style='text-align:justify'>Nous ne sommes pas ici  devant un dossier dconomie-spectacle, aux effets ponctuels et mal circonscrits.</p><p style='text-align:justify'><b><i>Limpact  macro-conomique</i></b> est certain, au vu des masses considrables dinputs  et doutputs concerns, auxquels il faut ajouter la masse des services adjacents.</p><p style='text-align:justify'>Lintgration  de C-S en Usinor et maintenant en Arcelor est telle quelle est devenue irrversible.  Ceci rend impossible des solutions dites &nbsp;de portage&nbsp; qui ne pourraient  porter que sur des lments partiels et ne pourraient plus trouver de destinataires.</p><p style='text-align:justify'>Arcelor  insiste gnralement sur une gouvernance qui tient compte de ses responsabilits  sociales et environnementales. Celles-ci se jugent videmment autant en priode  de choix difficile quen priode de croissance.</p><p style='text-align:justify'>Les  travailleurs ont une culture sidrurgique forte, et se sont investis dans des  mtiers qui ont leur spcificit. Cest une donne de base de la rflexion sur  le dveloppement.</p><p style='text-align:justify'>Des pouvoirs locaux sont trs  dpendants, par la fiscalit, des installations sidrurgiques.</p><p style='text-align:justify'>Dautres  pans de lconomie publique se trouveraient galement devant des pertes de chiffre  ou dutilit. Cest le cas pour la SNCB (plu de 30 millions d de ventes de transport   Arcelor pour Lige) qui assure des transports quotidiens, et pour linfrastructure  portuaire qui fait encore de Lige un site accessible  la mer.</p><p style='text-align:justify'>Dans  plusieurs interventions parlementaires, ECOLO a depuis 98 insist sur la prise  en compte de tous ces lments  tirer du cadre sidrurgique. Ce fut parfois en  pure perte, notamment parce que lon garde trop la priori quECOLO se trompe  en conomie. Lhistoire rcente et les tendances longues nous montrent quil nen  est rien.</p><H6 style='text-align:justify;border:none;'>Le respect des engagements</H6><p style='text-align:justify'>Dans  ltat actuel des choses, le respect des engagements est videmment ce quil faut  demander.</p><p style='text-align:justify'>Mais cette position, si elle a le mrite  dtre naturellement consensuelle, ne rsout pas le problme. Arcelor ne va videmment  pas refaire une phase chaude telle quelle est. La convention prvoit dailleurs  dintgrer la contrainte de saut technologique ventuel dans ce type de production.  Et va jusqu accepter des investissements dun autre ordre.</p><p style='text-align:justify'>Puisque  lcueil majeur  viter en sidrurgie est de faire des investissements  contretemps  et de se tromper sur les capacits, il nest pas de mauvaise politique de transformer  lengagement formel mais incertain sur un poste de production en engagement prcis  et financier sur une filire, ce que la convention laisse entrevoir comme possibilit.</p><p style='text-align:justify'>Le  tournant actuel, sil se prcise, se prsente dans les dlais qui avaient t  prvus par les ngociateurs Usinor devant la Rgion en 98. La garantie de remettre  en service un nouvel quipement chaud na pu tre obtenue  lpoque, du moins  dans les conditions de clart que lon proclame souvent. Lchance de la pnalisation,  les modalits dexercice du droit de la Rgion face  Usinor (Arcelor) et la lecture  de ce quest effectivement la prolongation de la phase  chaud, tout ceci reste   ce jour  prciser par les parties concernes, et notamment par linterlocuteur  politique.</p><p style='text-align:justify'>On ne peut se trouver devant une lecture  ddouble de lengagement industriel dArcelor. Le gouvernement doit donc rapidement  dboucher sur une <b><i>dfinition harmonise de cet engagement.</i></b></p><p style='text-align:justify'>En  outre, dautres choses avaient t avances, notamment au travers de la SODIE.  Des domaines autres que sidrurgiques taient annoncs, mais on nen a obtenu   ce stade que des bilans flatteurs, quand ils ont exist. On reprcisera donc,  si cest encore crdible, lengagement dUsinor au travers de la Sodie.</p><H6 style='text-align:justify;border:none;'>Sur  le poids rgional dans la dcision</H6><p style='text-align:justify'>Les variations  de positions devant Arcelor ne sont pas de bonne stratgie. On est pass, dans  la bouche de certains, de la &nbsp;fiert dappartenir au plus grand groupe mondial&nbsp;   une sorte dopprobre. Arcelor, qui compte des professionnels dans ses rangs,  a videmment intrt  ne donner trop vite ni ses calendriers ni leur contenu.  Il a intrt aussi  une stratgie fragmente, qui par couches successives, fait  accrditer lide quune dcision est progressivement inluctable et finira par  simposer dvidence.</p><p style='text-align:justify'>Le prochain conseil dadministration  dArcelor a lieu le 24 janvier. Les dcisions les plus importantes ont t annonces  pour fin mars au plus tt. Et la vritable dcision (cest--dire le dblocage  de linvestissement) nest pas annonce avant fin 2003. Ecolo insiste sur le fait  que le calendrier lectoral ne peut tre un lment de gestion du dossier industriel.  Lagenda dArcelor nest pas celui du gouvernement wallon, ce serait illusoire  de le croire.</p><p style='text-align:justify'>La mise en avant des &nbsp;mrites  de Lige&nbsp; par le ministre Kubla, demandant &nbsp;un geste&nbsp; de la  part du groupe financier, apparat certes de bonne volont mais va sans doute  manquer de force de percussion. Et sil faut voquer les difficults socio-conomiques  sous-rgionales pour emporter la dcision, la Lorraine apparatra vite comme la  plus  plaindre, au vu des problmes lis aux dsinvestissements des multinationales  dans lEst franais. Une gestion plaintive du dossier industriel nest pas de  mise.</p><p style='text-align:justify'>La logique des pnalits ngocies en marge  de la vente de C-S ne psera pas normment, car le montant et le timing prvus  ninfluenceront pas de manire dcisive les structures dexploitation de bilan  dArcelor. Il serait toutefois de mauvaise gestion dabandonner cette pnalit  en cas de demi-mesure ngocie par le groupe sidrurgique.</p><p style='text-align:justify'>En  montant au crneau comme ils lont fait, des ministres ont donn  penser que  lon se trouve devant un choix entre &nbsp;tout et rien&nbsp;. Ce nest pas  la bonne analyse. En temps et en capacits, le haut-fourneau peut encore produire  en fonction de remises en tat progressives et/ou phases. Industrie du long terme  o les dcisions sont des adaptations permanentes, le phasage est une option correcte  pour nombre dvolutions du secteur. Cest dailleurs la piste qui semble tre  choisie en Allemagne. La non prise en compte de scnarios phass et concerts  serait une grave erreur au regard de lavenir de bassins entiers.</p><H6 style='text-align:justify'>Pour  une analyse objective des cots</H6><p style='text-align:justify'>Les carts entre  les diffrents cots de production des sites continentaux ne sont pas considrables  (de 181  194 /T), et peuvent varier dans le temps et en fonction des rpartitions  comptables internes au groupe. Il faut connatre ce que lon impute  chaque cot  de production. Sagissant dune composante en amont de chane, limpact de ces  carts correspond  une fraction rduite des prix des produits finals. En outre,  les cots ne se comparent pas &nbsp;en flash&nbsp;, mais sur une priode donne,  voire sur des cycles et des chanes de produits.</p><p style='text-align:justify'>Pour  Lige, il nest pas admissible de laisser planer des comparaisons au milieu du  temps imparti au plan Delta. Celui-ci a t ngoci comme un tout, avec un aboutissement,  fin 2003.</p><p style='text-align:justify'>Il est vrai que depuis la cration  dArcelor, les possibilits sont largies pour loptimisation des productions,  et quun nombre plus grand de sites du mme groupe sont mis en concurrence. Les  installations concernes ne prsentent pas structurellement des diffrences dexploitation  qui justifient lune ou lautre amputation directe et urgente. Sil est vident  que chaque unit est en processus daugmentation de la productivit, les primtres  de comparaison ne sont pas encore dfinis. </p><p style='text-align:justify'>La  stratgie de comparaison doit tre extirpe des rapports de forces non industriels.  Tout ceci conduit  exiger un rexamen, par expertise plus indpendante, de la  comparaison des cots, du primtre de comparaison et de la temporalit de la  comparaison. En disant &nbsp;indpendant&nbsp;, on signifie que la dcision  doit tre industriellement correcte, et ne pas relever dlments tactiques internes.</p><p style='text-align:justify'>Les  retournements danalyse dans la valeur des outils et dans les cots des produits  sont lgions. Pour prendre un exemple autre que ligeois, na-t-on pas vu la Fafer  passer pour un outil de haute performance, puis revenir  un statut doutil inadapt&nbsp;?  Lexpertise sur un outil est trs dpendante de son dbouch. Donc, la question  de la clientle est dcisive dans les analyses. La proximit des dbouchs, du  bassin de clientle, doit tre un lment de comparaison de cot. De mme que  lattachement de laval, des clients,  la qualit des produits fournis.</p><p style='text-align:justify'>Il  est de la responsabilit des actionnaires, donc de la rgion wallonne, de <b><i>disposer  de tous les lments danalyse de la toile des cots directs et indirects lis   lactivit</i></b>. Et il est du devoir de la direction de fournir des lments  objectifs dapprciation.</p><p style='text-align:justify'>Depuis plusieurs annes,  lensemble des forces de lentreprise est mobilis par la ralisation dun plan  damlioration des processus et dconomie de cots (Delta). Il sagit l dune  dynamique qui a une valeur certaine, elle ne peut tre perdue par des effets dannonce  qui ne permettent pas denvisager un lendemain et ne reprennent pas les tenants  et aboutissants dune dcision aussi substantielle.</p><p style='text-align:justify'>En  se plaant dans leffet dannonce, les politiques rallument un feu qui peut semer  des formes diverses de dsespoir, alors que les esprits sont  une dynamique de  modernisation.</p><H6 style='text-align:justify;border:none;'>Les motivations  de dveloppement rgional et les motivations financires</H6><p style='text-align:justify'>Il  est donc ncessaire que les lieux propices soient utiliss pour envisager la gestion  globale du chaud dans le groupe&nbsp;: le Comit europen dentreprise, une runion  des responsables des rgions concernes, une concertation sur ltalement des  capacits, avec la direction du dveloppement du groupe. La Rgion wallonne na  rien  gagner  choisir lisolement. </p><p style='text-align:justify'>Les intrts  des actionnaires dArcelor ne peuvent tre le critre de dcision dans un groupe  aux responsabilits macro-conomique et macro-sociales aussi importantes. Cest  la raison pour laquelle ECOLO prne la rencontre,  linitiative de la Rgion  wallonne, des actionnaires qui dune manire ou dune autre reprsentent lintrt  public dans Arcelor. Il ne faut pas attendre de cette dmarche une solution industrielle  &nbsp;politiquement ngocie&nbsp; qui sauverait telle ou telle installation.  Mais on peut en attendre <b><i>lassignation dobjectifs plus quilibrs dans  la gestion du groupe.</i></b></p><p style='text-align:justify'>Si ce groupe a  pu se constituer, cest grce  une considrable mise de fonds publics, dans la  plupart des pays o il est implant. Il est donc malsain de se rsigner  lide  que lintrt de lactionnaire est &nbsp;le&nbsp; critre de dcision qui supplante  les critres de dveloppement global des rgions.</p><p style='text-align:justify'>Cette  dmarche se particulariserait fort heureusement par rapport  la demande irraliste  du ministre qui a souhait que des raisons &nbsp;morales&nbsp; soient respectes  pour que le groupe fasse un &nbsp;effort pour Lige&nbsp;.</p><p style='text-align:justify'>Dans  la prise de dcision, le groupe Arcelor intgre trs fort la contrainte financire  et ne se soumet  aucune pression historique ou &nbsp;nationale&nbsp;. Cest  en tout cas ce qui est tenu comme discours. Le groupe est aussi architectur en  fonction des produits et pas en fonction des bassins. Dans ces conditions, la  Rgion a intrt  bien faire la part des choses entre son statut dactionnaire  et son statut de pouvoir politique en principe rgulateur.</p><p style='text-align:justify'>Toute  ngociation financire est perdante, ou inutile. Il nest pas intressant, par  exemple, de penser  ngocier la pnalit. La question de la vente ou non de lactif  financier ne psera pas non plus sur la dcision. La bonne gestion, cest aussi  le bon timing, et il aurait t de bon aloi, ou de simple bonne culture conomique,  que le ministre nindique pas quil sapprtait  vendre, ce qui ne peut que renforcer  toute position acheteuse. La tactique ventuelle de la vente des 4,25% est de  facto caduque par le seul fait de son annonce publique.</p><p style='text-align:justify'>La  seule initiative judicieuse en rapport avec le capital serait une <b><i>runion  des intrts publics au travers de lEurope</i></b>. Il ne faut pas en attendre  plus quelle ne peut donner car le principe du &nbsp;imby&nbsp; (in my back  yard) sera prdominant. Mais au moins peut-on y faire valoir un principe de gestion&nbsp;:  les paramtres des dveloppements rgionaux doivent valoir autant que les exigences  distributives des actionnaires de rfrence, dont les exigences sont sans rapport  avec leur contribution active. </p><p style='text-align:justify'>La table ronde  des rgions et pouvoirs publics concerns nest pas une ide neuve. mais elle  peut montrer quil ny a pas comme on laccepte trop souvent, une fatalit de  lopposition entre les intrts rgionaux et les intrts des actionnaires. Si  les fonds de pension et les investisseurs institutionnels sont trs prsents au  capital, ils constituent des actionnaires passifs, minoritaires au conseil dadministration</p><H6 style='text-align:justify;border:none;'>Pour  une rgulation internationale</H6><p style='text-align:justify'>Fin dcembre,  les pays grands producteurs dacier se sont entendus  lOCDE sur une rduction  des capacits installes correspondant  40 millions de tonnes/an. Cet accord  va passer  lOMC. Il est impossible quArcelor, premier mondial, ne joue pas  le jeu de cet accord.</p><p class=MsoPlainText style='text-align:justify'>La Belgique  nest pas absente des spculations de lOCDE, ni des interventions de lOMC. La  cohrence politique voudrait que ces lieux-l aussi soient investis par la Belgique  avec des gens responsables et qui nenvisagent pas les questions davenir industriel  sous le seul angle technocratique ou statistique.</p><p class=MsoPlainText style='text-align:justify'>Les  options choisies  ce niveau international ne tombent pas du ciel, elles sont  le fruit de reprsentants des Etats, qui sappuient sur les oprateurs industriels.  Ecolo questionnera  tous les niveaux sur les directives donnes aux reprsentants  de la Belgique  lOCDE et  lOMC et  lUnion europenne.</p><p class=MsoPlainText style='text-align:justify'>Llargissement  europen va commencer  faire sentir ses effets industriels au moment o les actions  de la CECA se terminent. Aucune politique de rgulation publique nest mise en  place. Llargissement aura dans les prochaines annes des consquences videntes  sur le secteur. Les marchs vont se faire plus accessibles  un nombre largi  doprateurs, alors que les conditions de production vont rester ingales pour  un certain temps encore.</p><p class=MsoPlainText style='text-align:justify'>Dans  un secteur de base, et concentr, il est normal que les marchs, pour bien fonctionner  disposent dun organe rgulateur de dimension europenne. Ce ne peut tre lOCDE,  institution de coopration marque par une vision idologique pan-occidentale  qui nest plus de mise et ne peut tre fonctionnelle.</p><p class=MsoPlainText style='text-align:justify'><b><i>Lorgane  de rgulation</i></b>, surtout compte tenu du processus dlargissement, doit  veiller aux conditions de la concurrence&nbsp;:</p><UL><LI>conditions sociales</LI><LI>conditions  environnementales</LI><LI>politique des prix</LI></UL><p class=MsoPlainText style='text-align:justify'>et  prvenir labus de puissance conomique&nbsp;:</p><UL><LI>faire progresser les  oprateurs dEurope centrale vers des standards plus levs</LI><LI>faire la police  des concentrations</LI></UL><p class=MsoPlainText style='text-align:justify'>Lattitude  rgulationniste europenne est videmment plus fconde que la condamnation des  investissements dits exotiques qui risqueraient de dstabiliser les prix de nos  produits. Si le Brsil est ici vis, puisquil est une zone dinvestissement dArcelor,  la cible est mal choisie pour au moins trois raisons&nbsp;:</p><UL><LI>les marchs  du Brsil se dveloppent surtout sur la zone Nafta et Amrique du Sud, o ce pays  entend faire progresser un march commun&nbsp;;</LI><LI>lexprience nouvelle  reprsente un espoir de dveloppement conomique dans des conditions politiques  dindpendance&nbsp;;</LI><LI>la Wallonie est partenaire du Brsil dans dautres  dossiers quil serait malvenu de dstabiliser, mme potentiellement (Embraer   Sonaca).</LI></UL><H6 style='text-align:justify;border:none;'>Elments  faire  valoir</H6><p style='text-align:justify'>Par contre, la Rgion wallonne a son  mot  dire en rapport direct avec limplantation et avec le tissu conomique.</p><OL type="a"><LI>Depuis  de trop longs mois, on tergiverse pour la mise au point dun dcret sur les sols  et leur amnagement ou ramnagement. Les zones sidrurgiques sont particulirement  concernes, par le passif environnemental historique, comme par la recherche dimplantations  plus rationnelles et plus efficaces.<BR><BR>Le moment est venu de sortir un dcret  &nbsp;sols&nbsp; qui tablit une responsabilit du capital dans la qualit des  espaces. Sil sagissait dune installation situe en Flandre par exemple, Arcelor  serait juridiquement devant une responsabilit objective par rapport  linstallation  qui serait ainsi dlaisse.<BR><BR></LI><LI>Si la rgion ligeoise nest  lvidence  pas un bassin maritime, elle dispose dun accs  la mer qui est loin dtre ngligeable.<BR><BR>Dautre  part, dans la notion de bassin et dintgration dune activit conomique lourde  avec impact fort sur toutes les composantes denvironnement, il faut tenir compte  de llment de dynamique socio-conomique.<BR><BR>La phase chaude de Lige fournit  du travail  un nombre important de travailleurs en direct, mais aussi  des entreprises  rgionales qui prestent des services et y trouvent un dbouch. La phase chaude  a aussi un dbouch proprement sidrurgique ligeois, dont lintgration est valable  au plan industriel, mme si les implantations souffrent parfois de dissmination  lie  lhistoire.<BR><BR></LI><LI>Le plan Delta doit tre un lment  faire  valoir. Les travailleurs et toutes les parties composantes de lusine sont engags  dans un processus de rduction des cots. On mesure linjustice de cet effort  sil navait son poids dans la dcision pour lavenir.<BR><BR></LI><LI>La question  de lalimentation des phases  froid est fondamentale. Intgre-t-on dans le raisonnement  le problme de la dislocation des approvisionnements&nbsp;? Et plus loin, intgre-t-on  dans la rflexion la prsence dun vaste rseau dentreprise utilisatrices et  transformatrices des produits&nbsp;?<BR><BR>Le raisonnement et la dcision sur  base de filire est primordial, si lon veut viter tout effet &nbsp;en cascade&nbsp;.<BR><BR></LI><LI>Un  rle danimation conomique du pouvoir public wallon consisterait  constituer  les grappes fournisseurs et les grappes clients de la production ligeoise, de  manire  se positionner de manire plus solide ou cohrente dans lenvironnement  Arcelor.</LI></OL><H6 style='text-align:justify;border:none;'>Conditions de russite</H6><p style='text-align:justify'>Le  dossier sidrurgique est dun poids norme en Wallonie. Il porte mme une charge  passionnelle considrable. La concertation et le sang froid sont donc de mise  et il ne convient pas du tout de tenter de se positionner dans une course politique  pour trouver un gagnant et des perdants dans lopration&nbsp;: ce serait irresponsable.</p><p style='text-align:justify'><b><i>a)  Solidarit des bassins europens</i></b></p><p style='text-align:justify'>La dcision  actuelle de gel des investissements nest pas une menace supplmentaire par rapport   ce que lon a entendu en 2002. Elle est cense dgager des moyens de comparaison.  Il faut insister pour que tous les lments objectifs de comparaison soient sur  la table, y compris en tenant compte des effets dapprovisionnement et de clientle.</p><p style='text-align:justify'>Il  nest pas exclu que lon dcide progressivement sur tous les sites. Donc, des  dialogues inter-sites sont ncessaires.</p><p style='text-align:justify'>Il ny  aura en mars pas dannonce dinvestissement en haut-fourneau (sur aucun des sites),  il ne pourrait y avoir que des annonces de dsinvestissement. La responsabilit  sociale dont se targue Arcelor devrait la conduire  mettre sur table un plan  complet  moyen terme, qui serait une base de discussion commune  tous les intervenants.  En distillant ses informations, mlant ses intentions, ses annonces et ses dcisions,  Arcelor cre les conditions de conflits striles entre sites qui, quon le veuille  ou non, font partie dun ensemble.</p><p style='text-align:justify'><b><i>b) Solidarit  des bassins wallons</i></b></p><p style='text-align:justify'>On a vu que la structure  de dcision en Arcelor est faite par les produits et pas par les bassins. Il est  donc malvenu dvoquer des transferts entre bassins wallons, lun tant ddicac   lacier inox, lautre  lacier carbone.</p><p style='text-align:justify'>Il  ne faut pas non plus laisser Arcelor prsenter les investissements dans une acirie   Charleroi comme une compensation  la perte ventuelle  Lige. Dailleurs,  la focalisation actuelle sur Lige laisse peu de place  lexamen des dfauts  industriels encore patents sur les bassins hennuyers.</p><p style='text-align:justify'><b><i>c)  Refaire un calcul dopportunit</i></b></p><p style='text-align:justify'>Mme  si la prsence au capital ne change quasiment rien  la dcision, il tait assez  maladroit dannoncer la vente des parts wallonnes. Cela donne un sentiment de  lchage par le pouvoir politique au moment o il doit exercer un rle fdrateur.</p><p style='text-align:justify'>Il  nest cependant pas inutile dexaminer la position financire et de voir si une  autre affectation de largent serait plus utile. Ce nest pas une discussion que  lon bcle, et en sidrurgie, ce nest pas une dcision quun ministre peut prendre  seul, et sans examen dopportunit.</p><p style='text-align:justify'>Sagissant  du recueil dinformation par la position actionnaire, il faut bien se rendre compte  que le &nbsp;reprsentant&nbsp; wallon au conseil dadministration apporte moins  que le Comit dentreprise europen. Il se peut mme que la position actionnaire  handicape la rgion dans la prise de mesures de politique damnagement ou autres.</p><p style='text-align:justify'>Le  moment est sans doute venu de faire cette valuation et de voir si le membre concern  du conseil dadministration exerce son mandat avec lindpendance voulue.</p><H6 style='text-align:justify;border:none;'>La  recherche&nbsp;: un point fort</H6><P style='text-align:justify;border:none;'>Depuis  trs longtemps, la sidrurgie doit une partie de son ancrage dans le bassin ligeois   la qualit de sa recherche mtallurgique. Aujourdhui, elle se signale encore  dans des secteurs qui sont preneurs de produits sans cesse mieux adapts, de qualit  ascendante, comme lautomobile. Ce secteur est dailleurs devenu client tellement  fort quil est en mesure dimposer certains standards de production aux sidrurgistes  eux-mmes. Lige sest impose comme lment de comptitivit par ce genre de  participation de la recherche.</P><p style='text-align:justify'>La tourmente actuelle  doit tre loccasion de raffermir la recherche mtallurgique  Lige, et pas seulement  pour les besoins de Lige, mais pour lensemble du groupe. Cest certainement  dans le secteur aval que cette recherche peut dployer ses potentiels.</p><p style='text-align:justify'>LUniversit  de Lige est aussi implique. Les russites quelle peut faire valoir avec les  spin off lances  la rencontre de la recherche et de capital  risque mritent  une transposition, qui nest pas une imitation, dans la collaboration avec tous  les acteurs conomiques qui gravitent autour de la sidrurgie et doivent parfois  trouver une indpendance partielle par rapport  Arcelor. La tendance devrait  tre  la constitution dun secteur plus offreur quoblig ou dpendant.</p><p style='text-align:justify'>Lige  est en mesure de mettre ses potentiels de recherche en synergie, pour simposer  non seulement au groupe sidrurgique, mais aussi offrir des perspectives de redploiement  et de dveloppement  des oprateurs situs  proximit de la sidrurgie.</p><H6 style='text-align:justify;border:none;'>Un  vrai travail prospectif</H6><p style='text-align:justify'>La Rgion a besoin dune  vision prospective en sidrurgie. A horizon de 5  10 ans, quels tonnages, quelles  installations, quels produits et quels emplois&nbsp;?</p><p style='text-align:justify'>Rpondre   ces questions nest pas un travail expert. Au contraire, cest un exercice qui  doit tre collectif.</p><p style='text-align:justify'>Les forces socio-conomiques  de la Rgion doivent pouvoir faire la part des choses entre les urgences et les  programmations, mais aussi les traiter en mme temps.</p><p style='text-align:justify'>Entame   diffrents niveaux, cette approche prospective devrait maintenant tre fdre  par le gouvernement wallon, au-del des comptitions politiques, des sous-rgions,  des familles ou autres divisions.</p><P style='text-align:justify;border:none;'>Les  accords de 2001 avaient dune certaine manire profil une rpartition du travail  densemble. Divers lments financiers et industriels ont dj bouscul la ralit  et lhorizon.</P><p style='text-align:justify'>Le moment est sans doute venu de  runir une table ronde gnrale, sans a priori, sans exclusive, et avec un soutien  logistique adquat, de manire  dgager des consensus parmi tous les intervenants.</p><P style='text-align:justify;border:none;'>Ecolo  propose donc que les intervenants se retrouvent  nouveau, avec association des  entrepreneurs en amont et en aval dArcelor, avec les responsables de la recherche,  avec les institutions du dveloppement durable, et avec invitation des forces  vives des rgions voisines et concernes.</P><H3 ALIGN="CENTER">Conclusions et  propositions dECOLO</H3><H6 style='text-align:justify'><b>1. Sidrurgie = dveloppement  durable</b></H6><p style='text-align:justify'>Pour ECOLO, la sidrurgie sinscrit  parfaitement dans un projet de dveloppement durable. Plaident dans ce sens&nbsp;:  la durabilit de ses productions, le caractre parfaitement recyclable de lacier,  les progrs en matire de consommation nergtique (en particulier en matire  de cognration), les progrs en matire de productivit des ressources, tant   la production qu la consommation. Ecolo veut donc que la sidrurgie reste  un lment structurant de lavenir conomique de la Rgion wallonne et un ple  de dveloppement significatif. </p><H6 style='text-align:justify'><b>2. Les responsabilits  passes</b></H6><p style='text-align:justify'>Les responsabilits passes sont  passes mais restent des responsabilits. A cet gard, ECOLO </p><UL><LI>rappelle  quil tait le seul acteur politique en 1998 a avoir demand, avec insistance,  que lon examine srieusement loption dun <i>stand alone</i>&nbsp;; les a priori  idologiques nont pas permis de le faire lucidement, avec les consquences que  lon connat aujourdhui&nbsp;;</LI><LI>regrette que les nombreux signaux envoys  au cours des derniers mois par des parlementaires et des acteurs syndicaux naient  pas suscit de vritable raction&nbsp;; il en va ainsi, par exemple, de la passivit  politique vis--vis dun premier renoncement dArcelor,  savoir labandon du  projet de centrale de cognration&nbsp;;</LI><LI>estime que la position de ngociation  de la Rgion wallonne serait plus solide, par limplication, mme partielle, dArcelor,  si la Rgion avait dispos depuis 1998 dun dcret &nbsp;sols&nbsp;, tablissant  notamment les responsabilits en matire de dpollution des sites industriels.  </LI></UL><p class=MsoBodyText>ECOLO revient sur ces responsabilits passes pour  que cela dbouche sur de meilleurs choix dans des dossiers  venir, tant rgionaux  (par ex, la FN) que nationaux (par ex, Belgacom). </p><H6 style='text-align:justify'><b>3.  Priorit au respect des engagements</b></H6><p style='text-align:justify'>La priorit  est videmment dobtenir le respect des engagements, de tous les engagements.  A cet gard, ECOLO&nbsp;:</p><UL><LI>estime quil faut donner la priorit au respect  des engagements en matire dinvestissements industriels, et certainement ceux  ncessaires pour prolonger lactivit de la phase chaude&nbsp;; les pnalits  constituent un pis-aller, un cache-misre et non un objectif en soi, et elles  ne sont de toute manire pas dactualit avant 2007&nbsp;;</LI><LI>demande que  lon fasse aussi le point sur les engagements conomiques dArcelor en ce qui  concerne la SODIE (entreprise visant  crer des activits et des emplois en Rgion  wallonne)&nbsp;;</LI><LI>exige la clarification de la porte exacte des engagements  respectifs dArcelor et de la Rgion wallonne en matire environnementale. &nbsp;</LI></UL><H6 style='text-align:justify'><b>4.  Vente des parts = mauvais signal</b></H6><p style='text-align:justify'>Dans cette  perspective, lannonce dune vente des actions dtenues par la Rgion wallonne  constitue une faute. Vendre est prmatur et probablement sans poids&nbsp;: annoncer  que lon va vendre, cest une erreur de gestion&nbsp;; dire que lon risque de  vendre, cest faible&nbsp;; dire que lon menace de vendre, cest matamoresque.</p><p style='text-align:justify'>Vendre  serait aussi affaiblir le ple des actionnaires publics. La Rgion wallonne devrait  au contraire prendre linitiative de runir les actionnaires publics qui, ensemble,  possdent environ 1/5 des parts et ont une majorit au Conseil dAdministration.  La rgion, comme actionnaire, doit faire valoir aussi une mesure objective de  tous les lments de cot.</p><H6 style='text-align:justify'><b>5. Ncessit dune  rgulation europenne</b></H6><p class=MsoBodyText>Cette concertation des actionnaires  publics pourrait prfigurer une action europenne pour mettre en place une nouvelle  rgulation du march europen de lacier. Pour ECOLO, cette rgulation&nbsp;:</p><UL><LI>devrait  permettre dencadrer et de concrtiser au mieux les dcisions prises fin 2002  dans le cadre de lOCDE,  savoir une rduction de 40 millions de tonnes/an des  capacits de production&nbsp;;</LI><LI>est dautant plus ncessaire que lEurope  va bientt slargir; cet largissement rend dautant plus ncessaire une rgulation  environnementale et sociale&nbsp;;</LI><LI>devrait saccompagner de budgets europens  significatifs, tant pour la reconversion conomique que pour laccompagnement  social.</LI></UL><p class=MsoBodyText>ECOLO interpellera au Parlement fdral  sur cette ncessaire rgulation et sur le mandat accord aux reprsentants de  la Belgique  lOCDE et  lOMC..</p><H6 class=MsoBodyText><b>6. Un redploiement  conomique, en sidrurgie et au-del </b></H6><p class=MsoBodyText>En plus du  respect de lengagement industriel par Arcelor (voir point 3 ci-dessus), ECOLO  estime ncessaires&nbsp;:</p><UL><LI><i>Un redploiement en sidrurgie</i>. Celui-ci  pourra notamment se construire sur base d&nbsp;une concertation largie  tous  les acteurs conomiques et syndicaux de la filire (entreprises, syndicats, fournisseurs,  sous-traitants, SNCB, chercheurs), sur lensemble du territoire wallon.</LI><LI><i>Un  redploiement conomique</i>. Quelle que soit lissue du dossier sidrurgique,  il subsiste un important chmage et un dficit dactivits conomiques. En particulier  en ce qui concerne la rgion ligeoise, ECOLO estime quun plan de redploiement  conomique pourrait sappuyer sur les nombreux atouts de la rgion et sarticuler,  notamment, autour des axes suivants&nbsp;:<BR><FONT FACE="Wingdings"></FONT>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  un ple logistique multimodal, qui pourrait tre dynamis par le chemin de fer&nbsp;;<BR><FONT FACE="Wingdings"></FONT>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  une plate-forme &nbsp;conteneurs&nbsp; Anvers  Lige&nbsp;, pour laquelle  une mobilisation durgence simpose&nbsp;;<BR><FONT FACE="Wingdings"></FONT>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  un renforcement mtallurgique&nbsp;;<BR><FONT FACE="Wingdings"></FONT>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  un ple dexcellence nergtique (atouts, parmi dautres&nbsp;: CMI, ALE, SPE,  cognration, recherche)&nbsp;;<BR><FONT FACE="Wingdings"></FONT>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  un renforcement de la politique de soutien  la cration et au dveloppement des  PME.</LI></UL><H6 style='text-align:justify'><b>7. Appel pour garder son sang  froid dans la gestion du dossier sidrurgique</b></H6><p style='text-align:justify'>ECOLO  en appelle au sang froid des uns et des autres. Ce qui implique</p><UL><LI>une  concertation au gouvernement wallon pour aboutir  des positions communes et non   des expressions individuelles, surtout  porte sous rgionale&nbsp;;</LI><LI>une  concertation permanente de tous les acteurs&nbsp;;</LI><LI>linscription de la  stratgie sidrurgique dans la dure (le dossier est ouvert pour longtemps&nbsp;!),  en essayant de dpasser le calendrier et les tentations lectorales. </LI></UL><p style='text-align:justify'>Comme  par le pass, ECOLO fera tout pour contribuer  cette ncessaire approche responsable.</p><P ALIGN="CENTER"><A HREF="../../actualite/actumain_20021221.html#20030120sider">Page  Actualit&eacute;</A></P><p style='text-align:justify'>&nbsp; </p> </body> </html>  
