        <html>  <head>       <TITLE></TITLE>  </head> <body bgcolor="#FFFFFF" text="#000000" link="#0000EE" vlink="#551A8B"> <font face="Arial" size=2>  <table><tr><td bgcolor=black><font face="Impact" size=4 color=white>Sidrurgie wallonne </font></td></tr></table> <center><font face="Impact" size=6 color=red>Le mme sort que la Sabena?</font></center> <p> Au 19e sicle, quelques gros secteurs ont constitu la colonne vertbrale de lindustrialisation rapide de la Wallonie: le charbon, lacier, la construction de matriel roulant (fabrication de locomotives, de wagons, de trains de roues, ...) et le verre. <p> Les charbonnages wallons occupaient des centaines de milliers de mineurs. Ils ont tous ferm leurs portes entre 1950 et 1970. Quasiment toutes les usines de construction de matriel roulant ont disparu: Bombardier  Manage tait lune des dernires. Le secteur du verre a subi de nombreuses restructurations et est maintenant sous la coupe de multinationales (Glaverbel, St-Gobain, Ashahi). Quant  la sidrurgie - dont les travailleurs de Clabecq et de Bol  La Louvire ont subi des coups terribles ces derniers temps - elle est sur le mme chemin que les charbonnages. <p> 	Peu de lecteurs se souviennent sans doute quau dpart Cockerill Sambre nexistait pas et quil y avait  la place un grand nombre dusines sidrurgiques concurrentes aux mains de la bourgeoisie: Ougre Marihaye, Esprance Londoz, Angleur Athus, Phoenix Works, Hainaut Sambre, La Providence, Thy Monceau Marcinelle, le Ruau, Ferblatil, Tolmatil, etc.  <p>	Beaucoup dusines ntaient pas spcialises dans la fabrication dun produit spcifique et produisaient un peu de tout: produits plats (tles), produits longs (fil, rails, ronds  bton,...) ainsi que des pices coules. Dans les annes 50 et 60, la sidrurgie a t un secteur qui a permis  quelques grandes familles capitalistes (Bol, Dessy) et aux holdings (Socit Gnrale, Bruxelles Lambert, Cobepa Frre Bourgeois) de raliser des profits considrables tout en investissant trs peu pour moderniser: on se contentait avant tout de faire du tonnage et de compter ses dividendes en fin danne. Bien entendu au prix de conditions de travail terriblement pnibles et dangereuses: le nombre douvriers tus, estropis ou blesss gravement en tmoigne.  <p>	Dans les annes 60, des usines sidrurgiques maritimes (Sidmar, Usinor Dunkerque,...) ont aussi t cres pour rduire les frais de transports des matires premires (charbon, minerai) et de la production destine  lexportation. <p>	Le dbut de la crise capitaliste en 1974 a donn un coup dacclrateur  la restructuration de la sidrurgie wallonne. Les entreprises de taille plus rduite ont progressivement disparu (Gilson, laminoirs de Longtain, laminoirs de Jemappes). Pour les plus grosses units, un double processus a t amorc: dune part la fusion progressive entre le bassin de Charleroi et celui de Lige, autour de Cockerill Sambre, dautre part un rachat des actions par ltat  un prix extraordinairement lev (en 1978 ltat rachetait les actions de Cockerill  1.300F pice alors quelles taient cotes en bourse autour de 370!). Les capitalistes ont donc pu retirer leurs billes une fois les profits encaisss. Seules deux usines sidrurgiques sont restes  lcart des fusions: Bol et les Forges de Clabecq.  <p>	Aujourdhui Bol et Clabecq ont t rachets  vil prix par Duferco. Hauts fourneaux, aciries et coules continues y ont disparu: il ne reste plus quun four lectrique et un laminoir.  <p>	Les deux usines employaient plus de 4.000 ouvriers chacune il y a 20 ans, elles nen emploient plus que quelques centaines. Cockerill Sambre (C/S) occupait 44.000 travailleurs en 1974 et... 8.315 en 2001 (2.813  Charleroi et 5.849  Lige)! 	<p>  La restructuration est entre dans une nouvelle phase avec le rachat de C/S par Usinor ( un moment o les actions taient particulirement basses!) et, depuis six mois, la fusion entre Usinor (C/S), Arbed et Aceralia pour former le groupe Arcelor. Le haut fourneau ferm  Clabecq sera transfr  Charleroi (Carsid). <p> 	Mais les quelques milliers de travailleurs de la sidrurgie wallonne qui restent ne sont pas encore au bout de leurs peines. Le bilan de lanne 2001 montre une perte de 61 millions deuros pour C/S alors que les autres units du groupe Arcelor font des bnfices: 51 millions deu-ros pour Eko Stahl (Allemagne), 65 millions deuros pour Flo-range (France). <p> 	Lacier produit  C/S reste de 25  30 euros la tonne plus cher que dans une sidrurgie maritime comme Sidmar. Le plan Delta, un nouveau plan de restructuration, prvoit la perte de 1.800 emplois  C/S et des gains de productivit de 350 mil-lions deuros. <p> 	Or les prvisions pour 2003-2004 laissent entrevoir une surcapacit de production. Il est prmatur de dire avec certitude quentre C/S, Florange, Eko Stahl et Brme lun des sites est condamn. Il nest cependant pas exclu que le sort de C/S ne soit dfinitivement scell au cours des deux prochaines annes. On imagine le drame social et la crise politique que cela provoquerait.  <p> La bourgeoisie et les politiciens redoutent ce moment car leur responsabilit est crasante. Celle des directions syndicales est aussi accablante: elles se sont contentes daccompagner les fermetures en demandant un plan social. Rsultat: la sidrurgie wallonne se meurt.  <p> 	Les travailleurs de Clabecq ont t les seuls  suivre une autre voie et  se battre avec nergie pour le maintien de lou-til de production. La bourgeoise ne les a pas oublis et les attend au tournant: cest la raison pour laquelle 13 dentre eux seront jugs le 22 mai prochain devant la cour dappel de Bruxelles.  </body> </html> <!-- /\ end html  --> 	   
