<HTML> <HEAD>    <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1">    <META NAME="Author" CONTENT="Tristan Nol">    <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Microsoft FrontPage 4.0">    <TITLE>Les R&eacute;volutions industrielles</TITLE> </HEAD> <BODY TEXT="#000000" BGCOLOR="#ECFCFF" LINK="#0000EE" VLINK="#551A8B" ALINK="#FF0000" BACKGROUND="fond.jpg">  <CENTER>&nbsp;</CENTER>  <CENTER><TABLE BORDER COLS=1 WIDTH="53%" > <TR> <TD> <CENTER><B><I><FONT SIZE=+3>Les R&eacute;volutions industrielles</FONT></I></B></CENTER> </TD> </TR> </TABLE></CENTER> &nbsp;  <P>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<FONT SIZE=+1> <FONT FACE="Times New Roman,Times">La notion de R&eacute;volution Industrielle se d&eacute;veloppe dans les ann&eacute;es 1830. Ce terme sous-entend une rupture d&eacute;cisive qui marque la naissance de l&eacute;conomie moderne. Cest en Angleterre, &agrave; la fin du XVIII&egrave;me si&egrave;cle que l&eacute;conomie passe de lartisanat &agrave; lindustrie, gr&acirc;ce &agrave; un processus dinnovations.</FONT></FONT> <BR><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La notion de <B>take-off </B>(d&eacute;collage), d&eacute;velopp&eacute;e par l&eacute;conomiste am&eacute;ricain Rostow, correspond &agrave; la br&egrave;ve p&eacute;riode pendant laquelle la croissance se d&eacute;clare brusquement. Cependant, il ny a jamais de r&eacute;p&eacute;tition du mod&egrave;le de croissance anglais. Ces croissances se diff&eacute;rencient par la nature de secteurs porteurs, par le degr&eacute; dintervention &eacute;trang&egrave;re dans l&eacute;conomie nationale, par la date chronologique du d&eacute;collage industriel. Le Japon par exemple ne conna&icirc;tra ce ph&eacute;nom&egrave;ne qu&agrave; la fin du XIX&egrave;me si&egrave;cle.</FONT></FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT> <BR><FONT SIZE=+1></FONT>&nbsp; <BR><FONT SIZE=+1></FONT>&nbsp; <CENTER><TABLE COLS=2 WIDTH="84%" > <TR ALIGN=LEFT> <TD ALIGN=LEFT><FONT SIZE=+2><A HREF="#pol">1.</A> Les pr&eacute;mices politiques</FONT> <BR><FONT SIZE=+2><A HREF="#agr">2.</A> Le r&eacute;volution agricole</FONT> <BR><FONT SIZE=+2><A HREF="#tech">3.</A> Le r&ocirc;le du progr&egrave;s technique</FONT></TD>  <TD><FONT SIZE=+2><A HREF="#entr">4.</A> L'entreprise</FONT> <BR><FONT SIZE=+2><A HREF="#patr">5.</A> Le patronat</FONT> <BR><FONT SIZE=+2><A HREF="#tayl">6.</A> Taylorisme-Fordisme et Toyotisme</FONT></TD> </TR> </TABLE></CENTER> <FONT SIZE=+1></FONT>&nbsp; <BR><FONT SIZE=+1></FONT>&nbsp; <BR><FONT SIZE=+1></FONT>&nbsp;<FONT SIZE=+1></FONT>  <P> <HR WIDTH="100%"> <BR><B><FONT FACE="Times New Roman,Times"><FONT COLOR="#FF0000"><FONT SIZE=+2></FONT></FONT></FONT></B>&nbsp;<B><FONT FACE="Times New Roman,Times"><FONT COLOR="#FF0000"><FONT SIZE=+2></FONT></FONT></FONT></B>  <P><A NAME="pol"></A><FONT COLOR="#FF0000"><FONT SIZE=+2><B><FONT FACE="Times New Roman,Times">Les pr&eacute;mices politiques</FONT></B></FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La Grande-Bretagne, qui est &agrave; lorigine du mouvement de R&eacute;volution Industrielle, devient &laquo; <B>politiquement mature</B> &raquo; un si&egrave;cle avant la France, ce qui entra&icirc;ne la perte des privil&egrave;ges nobiliaires et la prise du pouvoir par les bourgeois. Contraint de travailler, le petit noble anglais, appartenant &agrave; la Gentry, est attir&eacute; par les opportunit&eacute;s financi&egrave;res et sint&eacute;resse aux soci&eacute;t&eacute;s par action. Il participe &agrave; la soci&eacute;t&eacute;, et nest pas parasite &agrave; linstar du noble fran&ccedil;ais.</FONT></FONT> <BR><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La Grande-Bretagne est aussi le plus vaste <B>march&eacute; unifi&eacute;</B> dEurope car les barri&egrave;res douani&egrave;res ont &eacute;t&eacute; abolies &agrave; la fin du XVII&egrave;me si&egrave;cle alors quelles subsistent sur le continent. Les r&egrave;glement corporatifs ont aussi &eacute;t&eacute; &eacute;branl&eacute;s &agrave; la fin du XVII&egrave;me si&egrave;cle, alors quils perdurent ailleurs. Lurbanisation est plus pr&eacute;coce en Angleterre que sur le continent. Vers 1800, plus de 25% des Anglais vivent dans des agglom&eacute;rations de plus de 5000 habitants, alors que cest la cas pour seulement 10% de Fran&ccedil;ais.</FONT></FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><A NAME="agr"></A><FONT COLOR="#FF0000"><FONT SIZE=+2><B><FONT FACE="Times New Roman,Times">La r&eacute;volution agricole, condition de la premi&egrave;re R&eacute;volution Industrielle.</FONT></B></FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lagriculture &agrave; la fin du XVII&egrave;me si&egrave;cle subit des transformations majeures. Linvention de lazote (engrais) permet denrichir les sols et ainsi de pallier &agrave; la jach&egrave;re. Cela entra&icirc;ne une augmentation de la Surface Agricole Utilisable (SAU). Lindividualisme et lesprit dentreprise se d&eacute;veloppent en Angleterre &agrave; travers lapparition des enclosures, qui d&eacute;notent une recherche de profit par la suppression des champs communaux. La hausse de la production permet aux hommes d&ecirc;tre mieux nourris : cela favorise la r&eacute;volution d&eacute;mographique. On passe de l'agriculture de subsistance &agrave; l'agriculture de march&eacute;. Les biens d&eacute;quipement (machines, engrais chimiques) rendent la main duvre n&eacute;cessaire moins importante, ce qui entra&icirc;ne un exode rural et donc la cr&eacute;ation dune main duvre pour lindustrie. Le capital qui se d&eacute;gage de la plus grande productivit&eacute; de lagriculture permet aux propri&eacute;taires fonciers dinvestir dans de nouvelles machines ou m&ecirc;me dans des secteurs industriels &agrave; fort potentiel de croissance. Cest ce capital qui a permis le d&eacute;marrage de la sid&eacute;rurgie et de la r&eacute;volution textile. R&eacute;volution agricole et industrielle sont interd&eacute;pendantes : lagriculture fournit &agrave; lindustrie des mati&egrave;res premi&egrave;res (coton, lin) mais elle cr&eacute;e aussi une demande de produits manufactur&eacute;s (machines). L'agriculture entra&icirc;ne un accroissement de la demande d'outillages de fer, en t&eacute;moigne le doublement de la consommation de fer entre 1720 et 1780 au Royaume Uni.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En Angleterre se propage d&egrave;s la fin du XVII&egrave;me si&egrave;cle un ph&eacute;nom&egrave;ne de d&eacute;veloppement agricole, bas&eacute; sur la culture de plantes fourrag&egrave;res, excluant les jach&egrave;res et permettant un accroissement du b&eacute;tail et du fumier (engrais), sur l'utilisation de nouvelles techniques (semoir m&eacute;canique...), et sur les enclosures, lib&eacute;rant leurs propri&eacute;taires des anciennes contraintes communautaires. En 1815, le pourcentage de la population active agricole au Royaume-Uni est de 46% alors quil n'est plus que de 15% en 1870, alors que la production agricole s'est fortement accrue.</FONT></FONT> <BR><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En France, ce ph&eacute;nom&egrave;ne est plus lent car le monde rural est perm&eacute;able &agrave; l'innovation. La production agricole est essentiellement une production de subsistance, peu productive. Les &eacute;crits des physiocrates pr&ocirc;nant la grande exploitation agricole modernis&eacute;e, sont peu suivis et seules certaines r&eacute;gions au cours du XVIII&egrave;me si&egrave;cle connaissent des gains de productivit&eacute; dans le domaine agricole, notamment gr&acirc;ce &agrave; l'utilisation de plantes fourrag&egrave;res. Le d&eacute;sordre li&eacute; &agrave; la R&eacute;volution Fran&ccedil;aise de 1789 limite le processus de d&eacute;veloppement agricole, et il faut attendre les premiers chemins de fer des ann&eacute;es 1830 pour que l'agriculture fran&ccedil;aise (et allemande) connaisse un essor significatif.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La r&eacute;volution agricole est lune des conditions n&eacute;cessaires &agrave; la r&eacute;volution industrielle : elle doit sassocier &agrave; la r&eacute;volution d&eacute;mographique, aux changements institutionnels, &agrave; l'accroissement du commerce et aux progr&egrave;s techniques.</FONT></FONT> <BR><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">Laccumulation du capital</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le <B>capitalisme </B>est le syst&egrave;me qui sarticule sur le capital. La notion de capital renvoie soit &agrave; la dimension financi&egrave;re de ressources provenant de l&eacute;pargne ou de lemprunt et destin&eacute;es &agrave; acqu&eacute;rir des actifs r&eacute;els (machines et &eacute;quipements) ou financiers, soit, le plus souvent, &agrave; la dimension physique de ces biens de production (ces m&ecirc;mes machines o&ugrave; &eacute;quipements). Cest loppos&eacute; de la th&eacute;saurisation, encaisses mon&eacute;taires oisives. Le capital a une finalit&eacute; productive : il doit au final engendrer un revenu. On distingue le capital fixe, ensemble de moyens de production durables qui participent &agrave; plusieurs cycles de production (utilis&eacute;s au moins pendant un an) et le capital circulant qui inclut lautre partie du capital technique, &agrave; savoir lensemble des moyens de production (appel&eacute;s consommations interm&eacute;diaires) qui sont transform&eacute;s (par exemple les mati&egrave;res premi&egrave;res), d&eacute;truits (l&eacute;nergie) au cours du processus de production et les salaires. On distingue le capital foncier (terres), immobilier (b&acirc;timents), mobilier (argent liquide, actions, obligations). Selon l&eacute;conomiste autrichien Bohm-Bawerk, le capital est lensemble des biens indirects ou interm&eacute;diaires qui, &agrave; travers des d&eacute;tours productifs f&eacute;conds et moyennant une d&eacute;pense de temps, ont la vertu de rendre plus productif le travail : fabriquer des machines demande du temps et du travail et repousse &agrave; plus tard la production de biens de consommation qui aurait pu &ecirc;tre imm&eacute;diatement disponible ; mais ce d&eacute;tour de production permettra par la suite dobtenir une quantit&eacute; sup&eacute;rieure de ces biens de consommation.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le capital n&eacute;cessaire aux entreprises de la premi&egrave;re R&eacute;volution Industrielle est en g&eacute;n&eacute;ral assez faible, sauf pour les industries textiles. Un individu seul peut sy engager, avec un capital personnel ou familial. Lors de la seconde R&eacute;volution Industrielle, des investissements tr&egrave;s co&ucirc;teux (convertisseur Bessmer) rendent n&eacute;cessaire la possession dun gros capital, do&ugrave; le r&ocirc;le de lactionnariat. Le capital fixe investi par les industriels en machines et en b&acirc;timents est r&eacute;duit lors de la premi&egrave;re R&eacute;volution Industrielle, mais il na cess&eacute; daugmenter &agrave; mesure des avanc&eacute;es technologiques. On remarque cependant quil est assez faible dans la nouvelle &eacute;conomie. Le capital circulant est, pendant la premi&egrave;re R&eacute;volution Industrielle, sup&eacute;rieur au capital fixe.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans un premier temps, les capitaux proviennent de lagriculture. Les banques jouent un r&ocirc;le mineur lors de la premi&egrave;re R&eacute;volution Industrielle. Leur r&ocirc;le cro&icirc;t au long du XIX&egrave;me si&egrave;cle. Laugmentation du nombre dassoci&eacute;s permettra daccumuler le capital. Cest le principe de lactionnariat : la possession de titres de propri&eacute;t&eacute; dune entreprise permet de toucher une partie de ses profits au prorata du nombre dactions.</FONT></FONT>  <P><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;</FONT> <CENTER><TABLE BORDER COLS=4 WIDTH="100%" > <TR> <TD></TD>  <TD><I>1&egrave;re R&eacute;volution Industrielle</I></TD>  <TD><I><FONT FACE="Times New Roman,Times">2&egrave;me R&eacute;volution Industrielle</FONT></I></TD>  <TD><I><FONT FACE="Times New Roman,Times">3&egrave;me R&eacute;volution Industrielle</FONT></I></TD> </TR>  <TR> <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Commencement de la RI</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">&agrave; partir de 1780-1810</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">&agrave; partir de 1890-1900</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">&agrave; partir de 1970-1980</FONT></TD> </TR>  <TR> <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Pays initiateur</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Royaume-Uni</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">C&ocirc;te Est des Etats-Unis, Allemagne&nbsp;</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">C&ocirc;te Ouest des Etats-Unis, Japon</FONT></TD> </TR>  <TR> <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Secteur porteur</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Coton, fonte</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Acier, chimie organique, produits de consommation</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Electronique, informatique, t&eacute;l&eacute;matique, robotique</FONT></TD> </TR>  <TR> <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Energie dominante</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Charbon (machine &agrave; vapeur)&nbsp;</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">P&eacute;trole, &eacute;lectricit&eacute; (moteur)&nbsp;</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Nucl&eacute;aire, Gaz naturel liquide (GNL)</FONT></TD> </TR>  <TR> <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Population active</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Urbanisation, hausse du secteur secondaire</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;Stabilit&eacute; du secondaire et hausse du tertiaire&nbsp;</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Hausse du quaternaire (rend des services aux services), baisse du secondaire</FONT></TD> </TR>  <TR> <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Entreprises</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;Usines et ateliers, r&ocirc;le de lactionnariat&nbsp;</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Concentrations, r&ocirc;le dominant du technocrate&nbsp;</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Red&eacute;couverte des PME</FONT>&nbsp; <BR>&nbsp;</TD> </TR>  <TR> <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Moyens de transports int&eacute;rieurs et internationaux&nbsp;</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Chemin de fer, navigation &agrave; voile, diligences</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Navires &agrave; vapeur, diesel, avions, automobiles et camions&nbsp;</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Video-transmissions (satellites, internet) pour linformation</FONT></TD> </TR>  <TR> <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Organisation du travail&nbsp;</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Croissance extensive &agrave; faible productivit&eacute;&nbsp;</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Taylorisme, production &agrave; la cha&icirc;ne</FONT></TD>  <TD><FONT FACE="Times New Roman,Times">Enrichissement des t&acirc;ches, flexibilit&eacute;</FONT></TD> </TR> </TABLE></CENTER> <FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;</FONT>  <P><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;</FONT> <BR><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;</FONT> <BR><A NAME="tech"></A><FONT COLOR="#FF0000"><FONT SIZE=+2><B><FONT FACE="Times New Roman,Times">Le r&ocirc;le du progr&egrave;s technique</FONT></B></FONT></FONT> <BR>&nbsp;  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le terme dinvention d&eacute;signe la d&eacute;couverte dun nouveau proc&eacute;d&eacute;, tandis que linnovation est sa mise en pratique. Aussi, une invention peut rester sans suite.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En 1769, l&eacute;cossais <B>Watt </B>inventa la machine &agrave; vapeur, &eacute;nergie dominante de la premi&egrave;re R&eacute;volution Industrielle. N&eacute;anmoins, cette &eacute;nergie sera utilis&eacute;e bien apr&egrave;s le seconde R&eacute;volution Industrielle. Elle trouve son application dans de nombreux secteurs : mines, transports ferroviaires. Cette machine est am&eacute;lior&eacute;e, on lui installe une soupape qui r&eacute;duit les risques dexplosion puis on arrive &agrave; transformer cette &eacute;nergie en &eacute;nergie rotative plus puissante gr&acirc;ce &agrave; la turbine. La vapeur permet le d&eacute;veloppement du chemin de fer, embl&eacute;matique de la premi&egrave;re R&eacute;volution Industrielle. La premi&egrave;re ligne est install&eacute;e en Angleterre en 1821 : elle relie Stockton &agrave; Darlington sur 20 km. Le ph&eacute;nom&egrave;ne des innovations en grappe se v&eacute;rifie : les boogies et le double essieu sont invent&eacute;s.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le secteur porteur de la premi&egrave;re R&eacute;volution Industrielle est lindustrie textile. Les machines &agrave; vapeur permettent dacc&eacute;l&eacute;rer la fabrication des tissus. Une nouvelle organisation de lusine se d&eacute;veloppe : dans une partie de lusine, les machines &agrave; vapeur, aliment&eacute;es en charbon sont reli&eacute;es aux m&eacute;tiers &agrave; tisser qui se trouvent dans latelier par des rouages. Linvention de la machine &agrave; vapeur permet &agrave; certaines activit&eacute;s de sortir du cadre artisanal. Cest le cas de limprimerie o&ugrave; la rotative &agrave; vapeur remplace la presse.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le <B>Factory System</B> se d&eacute;veloppe. La production est centr&eacute;e autour de lusine, o&ugrave; lon fait venir les mati&egrave;res premi&egrave;res et les hommes, do&ugrave; lapparition des cit&eacute;s ouvri&egrave;res. Inversement, le <B>Putting Out System</B> tend &agrave; dispara&icirc;tre. Il &eacute;tait bas&eacute; sur le travail &agrave; domicile ou en petits ateliers, o&ugrave; la main duvre re&ccedil;oit les mati&egrave;res premi&egrave;res, les transforme et les remet &agrave; un patron qui se charge de la commercialisation. Cest le cas de la fabrication de jouets dans les Vosges, ou de lhorlogerie chez les paysans.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais toutes les innovations ne tournent pas autour de la machine &agrave; vapeur : en 1851, la machine &agrave; coudre &agrave; p&eacute;dale de Singer est invent&eacute;e ; en 1862, Remington invente la machine &agrave; &eacute;crire.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La <B>sid&eacute;rurgie </B>est l'activit&eacute; industrielle de transformation du minerai en m&eacute;tal; on d&eacute;signe couramment sous ce terme l'art de fabriquer et de travailler le fer, la fonte, l'acier. La sid&eacute;rurgie a connu en France un essor fulgurant &agrave; partir de la seconde moiti&eacute; du XIXe si&egrave;cle. Les besoins croissants en acier (chemin de fer, construction navale, b&acirc;timent et travaux publics (BTP), armement) sont &agrave; l'origine de son d&eacute;veloppement. Elle est le secteur moteur des ann&eacute;es 1870-1914. Depuis la fin du XVIIIe si&egrave;cle, le puddlage, op&eacute;ration p&eacute;nible et co&ucirc;teuse de brassage pour s&eacute;parer le carbone de la fonte en vue dobtenir de lacier faisait pr&eacute;f&eacute;rer lemploi de la fonte &agrave; lacier. Mais lacier devient indispensable, en particulier dans la construction navale (coques en fer). En 1856, l'introduction du proc&eacute;d&eacute; <B>Bessmer </B>(violent courant d'air froid qui balaye une grosse masse de fonte et r&eacute;duit le carbone) am&eacute;liore les rendements. Le proc&eacute;d&eacute; Bessmer ne n&eacute;cessite pratiquement aucune &eacute;nergie, peut utiliser une fonte de qualit&eacute; moyenne et permet &eacute;galement de produire de 5 &agrave; 10 tonnes d'acier en une seule op&eacute;ration au lieu des petits lingots de 20 kg obtenus par <B>puddlage</B>. Dor&eacute;navant, gr&acirc;ce &agrave; ce proc&eacute;d&eacute;, on obtient de lacier en grande quantit&eacute;. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 1860 le four <B>Siemens-Martin</B> est invent&eacute;. Il est moins rapide et n&eacute;cessite des minerais de haute qualit&eacute; sans phosphore : lacier est donc plus co&ucirc;teux et moins concurrentiel. Les premiers convertisseurs sont construits &agrave; Imphy, Terrenoire, Al&egrave;s, Firminy, Commentry, Le Creusot. N&eacute;anmoins, lachat de ces proc&eacute;d&eacute;s et lam&eacute;nagement de lusine qui sensuit sont des investissements lourds : des industriels h&eacute;sitent. Ceux qui adoptent ce proc&eacute;d&eacute; se retrouvent tr&egrave;s vite en position dominante : cest la cas de lallemand Krupp et de lam&eacute;ricain Carnegie qui surent adopter rapidement les inventions afin de devancer leurs concurrents. En Grande-Bretagne, gr&acirc;ce &agrave; d'importantes ressources en minerais et en charbon, et &agrave; une forte demande, la sid&eacute;rurgie, en particulier la fonte et le fer marchand, repr&eacute;sente plus de 10% du revenu national et 40% de la main d'oeuvre industrielle masculine au d&eacute;but des ann&eacute;es 1870. La Grande-Bretagne s'engage dans la fili&egrave;re Siemens-Martin car elle compte sur ses ressources en minerai de qualit&eacute; et sa sup&eacute;riorit&eacute; sid&eacute;rurgique est incontest&eacute;e au d&eacute;but des ann&eacute;es : elle produit 2,2 fois plus de fonte que l'Allemagne et les &Eacute;tats-Unis r&eacute;unis.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le proc&eacute;d&eacute; <B>Thomas-Gilchrist</B>, qui permet la d&eacute;phosphorisation des minerais, bouleverse les donn&eacute;es fondamentales qui r&eacute;gissaient la sid&eacute;rurgie. Cela lib&egrave;re les industriels de la contrainte d'approvisionnement en minerai : l'Allemagne et la France orientent la majeure partie de leur d&eacute;veloppement sur le proc&eacute;d&eacute; Thomas-Gilschrist. Les aci&eacute;ries britanniques pr&eacute;f&egrave;rent poursuivre dans la fili&egrave;re Siemens-Martin, o&ugrave; leurs investissements &eacute;taient d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s importants. L'acier Bessmer a la r&eacute;putation de produire de l'acier de moins bonne qualit&eacute; que le proc&eacute;d&eacute; Siemens-Martin. L'acier Martin r&eacute;pond aux exigences de qualit&eacute; et peut &ecirc;tre vendu &agrave; un prix &eacute;lev&eacute;. Mais peu &agrave; peu le prix de l'acier Bessmer-Thomas baisse et la demande nouvelle concerne surtout des aciers de moyenne et bonne qualit&eacute;, et pas seulement de haute qualit&eacute;. Le recul britannique est spectaculaire. &Agrave; la veille de la premi&egrave;re guerre mondiale, elle produit un peu plus de 8 millions de tonnes de fonte, contre 15,6 pour l'Allemagne. Le dynamisme allemand est li&eacute; au bassin houiller de la Ruhr, le plus grand gisement d'Europe occidentale. En France, au milieu du XIXe si&egrave;cle, les bastions sont les vieux sites charbonniers (Le Creusot, Montlu&ccedil;on) qui affirment la souverainet&eacute; de l'Est du Massif Central. En 1879, de Wendel et Schneider rach&egrave;tent les droits des brevets Thomas-Gilschrist et d&eacute;placent l'industrie vers les gisements lorrains. C'est le d&eacute;clin du Centre au profit du Nord. La production fran&ccedil;aise ne repr&eacute;sente cependant que le quart de la production allemande. En 1914, la sid&eacute;rurgie fran&ccedil;aise est fortement sollicit&eacute;e pour accro&icirc;tre la production d'armes et de munitions mais elle est tr&egrave;s affaiblie car ses effectifs sont r&eacute;duits par la mobilisation et les mati&egrave;res premi&egrave;res manquent. Avec l'effort de guerre, la sid&eacute;rurgie re&ccedil;oit un formidable coup de fouet : cela se traduit par l'introduction de la production en s&eacute;rie et du taylorisme. En 1945 le charbon et l'acier sont au coeur de la bataille de la production. L'industrie sid&eacute;rurgique voit la demande s'accro&icirc;tre consid&eacute;rablement pour la reconstruction. Les Europ&eacute;ens reconstruisent leurs aci&eacute;ries avec le proc&eacute;d&eacute; moderne de coul&eacute;e continue que les Etats-Unis nadoptent pas. Aussi, 15 ans plus tard, Europ&eacute;ens et Japonais prennent sur les Etats-Unis des parts de march&eacute; tr&egrave;s importantes. Certaines soci&eacute;t&eacute;s fusionnent : Usinor est cr&eacute;&eacute;e en 1948. En 1960, Sidelor, De Wendel, SOLLAC et Usinor ma&icirc;trisent les prix et les march&eacute;s, et fournissent environ 70% de la production. La baisse du fret maritime et la possibilit&eacute; d'importer du minerai africain (Mauritanie) produisent une grave crise dans le bassin lorrain &agrave; partir de 1960. Les solutions apport&eacute;es sont le d&eacute;placement vers la mer (Usinor se d&eacute;place &agrave; Dunkerque en 1962). La crise de la sid&eacute;rurgie est le r&eacute;sultat de la conjonction de plusieurs facteurs : avec le ralentissement des activit&eacute;s &eacute;conomiques, la consommation de produits m&eacute;tallurgiques baisse (navires, industrie automobile...), et de nouveaux mat&eacute;riaux (plastique) font concurrence. Des pays en voie de d&eacute;veloppement (PVD) deviennent &agrave; leur tour producteurs d'acier, ce qui fait cro&icirc;tre la concurrence au niveau mondial.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La <B>chimie</B> tient un r&ocirc;le important dans ces proc&eacute;d&eacute;s. Elle conna&icirc;tra un d&eacute;veloppement propre dans la seconde moiti&eacute; du XIX&egrave;me si&egrave;cle, &agrave; lexception de lazote, invent&eacute;e au d&eacute;but du XIXe si&egrave;cle. On note cette &eacute;volution dans le textile par lapparition des colorants chimiques artificiels. Mais cest aussi la mise au point des lessives qui permettent conjointement &agrave; leau de Javel de r&eacute;aliser des progr&egrave;s consid&eacute;rables dans lhygi&egrave;ne. Aussi, &agrave; partir de 1960, une vague dinventions d&eacute;ferle : fibres artificielles, pellicule photo, aspirine</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L<B>&eacute;lectricit&eacute;</B> est l&eacute;nergie dominante de la seconde RI. Elle permet une plus grande autonomie des machines, par exemple la riveteuse portative, ainsi que le d&eacute;veloppement des tramways, du m&eacute;tro et de l&eacute;clairage. Les chemins de fer et les transports maritimes restent bas&eacute;s sur la vapeur. Les steamers d&eacute;tr&ocirc;nent les clippers, grands voiliers. Dans les ann&eacute;es 1870, on d&eacute;couvre les forages qui permettent dexploiter de fa&ccedil;on industrielle le <B>p&eacute;trole</B>. Le premier forage est r&eacute;alis&eacute; par le colonel Drake en 1869 en Pensylvanie. Le p&eacute;trole permettra le d&eacute;veloppement du moteur, et donc de lautomobile.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La diffusion de ces techniques est facilit&eacute;e par le d&eacute;veloppement, dans la seconde moiti&eacute; du XIX&egrave;me si&egrave;cle, dinstitutions sp&eacute;cialis&eacute;es. Les revues et les concours permettent de faire d&eacute;couvrir au public ces inventions. Les liaisons entre la recherche et lindustrie prennent de lampleur. En France, les relations entre le monde universitaire et lindustrie sont m&eacute;diocres, tandis quaux Etats-Unis et au Japon, elles sont tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;es. Certains scientifiques essaient de trouver des applications pratiques aux inventions : le chercheur allemand Zeiss se lance dans la fabrication doptiques et dobjectifs photographiques. Les p&eacute;riodes de difficult&eacute;s &eacute;conomiques incitent les industriels &agrave; am&eacute;liorer ses techniques afin de devenir plus comp&eacute;titifs. Lors de la crise textile de 1860, les industriels investissent dans du nouveau mat&eacute;riel et ceux qui ne peuvent se moderniser font faillite. Cependant, lactionnariat emp&ecirc;che parfois les strat&eacute;gies dinvestissements &agrave; long terme car les porteurs de titres sont int&eacute;ress&eacute;s par la rentabilit&eacute; &agrave; court terme.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un ph&eacute;nom&egrave;ne dentra&icirc;nement se produit &agrave; partir dun <B>secteur moteur</B> entra&icirc;nant les autres industries : cest le cas du chemin de fer. Cette industrie est <B>industrialisante</B>, elle permet le d&eacute;veloppement dindustries connexes, tant en amont (acier, sellerie) quen aval (gares, services, d&eacute;veloppement du tourisme). Elle est aussi une industrie <B>structurante </B>car elle met en valeur le territoire, permet lunification du march&eacute; et la sp&eacute;cialisation des r&eacute;gions. Par exemple, le Languedoc-Roussillon cesse la production de c&eacute;r&eacute;ales pour se centrer sur les fruits et l&eacute;gumes. Le chemin de fer a litt&eacute;ralement fait na&icirc;tre les Etats-Unis. Lindustrie motrice est aussi exemplaire et constitue un <B>mod&egrave;le de modernit&eacute;</B>. Dans les ann&eacute;es 1950, le secteur automobile (Renault par exemple) sera un laboratoire social, et on y verra appara&icirc;tre les cong&eacute;s pay&eacute;s et de nombreux autres avantages accord&eacute;s aux salari&eacute;s.</FONT></FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><A NAME="entr"></A><FONT COLOR="#FF0000"><FONT SIZE=+2><B><FONT FACE="Times New Roman,Times">Lentreprise</FONT></B></FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La Seconde R&eacute;volution industrielle se base sur l'&eacute;lectricit&eacute;, la chimie, l'automobile. Mais la France a du retard, car les nouveaux proc&eacute;d&eacute;s techniques n'ont pas connu de succ&egrave;s imm&eacute;diat, m&ecirc;me lorsque leurs inventeurs tentent de s'&eacute;tablir en France : Edison, venu &agrave; Paris en 1882, se retire en Allemagne faute de march&eacute;s, Nobel, venu poursuivre ses exp&eacute;riences &agrave; Paris, c&egrave;de ses brevets &agrave; des filiales install&eacute;es &agrave; Hambourg et Londres. Les industries modernes d&eacute;marrent donc au tournant du si&egrave;cle, souvent avec l'aide de l'&eacute;tranger. La chimie organique est aid&eacute;e par des firmes allemandes, les constructions &eacute;lectriques par des firmes am&eacute;ricaines, les constructions automobiles par des firmes britanniques. La France accueille beaucoup d'investissements &eacute;trangers &agrave; cause de sa main d'oeuvre qualifi&eacute;e relativement bon march&eacute;, des nombreux techniciens, de la multitude de petites entreprises qui font de la sous-traitance ou du petit mat&eacute;riel. Le succ&egrave;s de l'automobile et de l'a&eacute;ronautique vient de ce que ce sont des petites entreprises qui fabriquent les pi&egrave;ces : les fabricants d'automobiles n'ont plus qu'&agrave; les assembler.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La <B>petite entreprise</B> est majoritaire : en 1906, 49% des ouvriers sont employ&eacute;s dans des &eacute;tablissements de moins de 5 salari&eacute;s. Le patron dune petite entreprise n'a rien avoir avec le patron d'une entreprise de plus de 500 ouvriers (11% de la main d'oeuvre salari&eacute;e). La grande usine se d&eacute;veloppe dans des secteurs comme le textile, l'industrie m&eacute;canique, la sid&eacute;rurgie. Cependant, ces &eacute;tablissements se d&eacute;veloppent souvent par ajouts successifs et juxtaposition d'ateliers diff&eacute;rents.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les entreprises prennent diff&eacute;rentes formes selon leurs besoins en capitaux, leurs activit&eacute;s et l'&eacute;volution de la l&eacute;gislation : les <B>SARL </B>sont cr&eacute;&eacute;es en 1925 seulement. La soci&eacute;t&eacute; de personnes est la forme la plus ancienne de soci&eacute;t&eacute; : cest pas exemple la soci&eacute;t&eacute; en nom collectif. Les associ&eacute;s sont rendus responsables des dettes sur leur fortune personnelle. Des membres d'une m&ecirc;me famille s'associe souvent sous cette forme. Dans la soci&eacute;t&eacute; par <B>commandite</B>, les&nbsp; commanditaires sont des bailleurs d'argent dont la responsabilit&eacute; se limite &agrave; leur mise de fonds et qui ne peuvent g&eacute;rer la soci&eacute;t&eacute;. La commandite par actions est une variante tr&egrave;s utilis&eacute;e en France car elle &eacute;tait relativement libre : ce furent le cas de Schneider, Michelin ou le Printemps. La soci&eacute;t&eacute; anonyme repose sur un capital form&eacute; d'actions mais elle est soumise &agrave; autorisation gouvernementale jusqu'en 1867. On lui pr&eacute;f&egrave;re donc la soci&eacute;t&eacute; en commandite par actions. Le nombre de soci&eacute;t&eacute;s cot&eacute;es en Bourse avant 1914 reste cependant peu &eacute;lev&eacute;. Le danger permanent r&eacute;side dans la perte de la majorit&eacute; &agrave; la suite de transactions importantes sur les actions.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le XIXe si&egrave;cle est l'&acirc;ge d'or du <B>paternalisme</B>, tradition commune &agrave; lindustrie textile. C'est le patronat alsacien, et sp&eacute;cialement les Dollfuss, qui introduisent la pr&eacute;occupation sociale dans la conduite de l'industrie. Certains dirigeants sont motiv&eacute;s par une g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; chr&eacute;tienne que lon retrouve chez les Harmel, dynastie de bourgeoisie industrielle textile catholique en pleine ascension dans la r&eacute;gion de Reims dans la premi&egrave;re moiti&eacute; du XIXe si&egrave;cle (<B>L&eacute;on Harmel</B> sera plus tard l'un des fondateurs du catholicisme social, et il lance les cercles d'&eacute;tudes sociales en 1891). Mais pour dautres, le paternalisme est une r&eacute;ponse &agrave; leur inqui&eacute;tude face au risque, ressenti en 1848, d'un bain de sang et d'une collectivisation de la propri&eacute;t&eacute; : cest un instrument de pacification interne de l'entreprise et de garantie de la stabilit&eacute; sociale. Mais cest aussi un souci gestionnaire : il s'agit d'attirer et de conserver la main d'oeuvre, et former des ouvriers capables d'assurer une bonne productivit&eacute;. Dans certains cas, le paternalisme a &eacute;t&eacute; un f&eacute;odalisme moderne qui avait pour but de rendre les ouvriers et leurs familles dociles : l'ouvrier occupe ses loisirs avec son jardin, donc il ne fr&eacute;quente pas le cabaret, lieu de propagande syndicale et politique. Le paternalisme disposait &eacute;galement d'un arsenal de mesures r&eacute;pressives et dissuasives : le moindre ferment de&nbsp; contestation risque de faire perdre &agrave; l'ouvrier les avantages de l'usine-providence qui ne lui sont consentis qu'en &eacute;change d'un strict respect des valeurs patronales. Le paternalisme est li&eacute; au capitalisme lib&eacute;ral du premier si&egrave;cle de la R&eacute;volution Industrielle. Les pouvoirs publics, dans leur ensemble, rejettent tout interventionnisme en faveur des ouvriers : pas de politique du logement, pas de m&eacute;canisme de protection sociale, pas de scolarisation obligatoire et de formation professionnelle. L'&Eacute;tat se contente d'&ecirc;tre gendarme et de laisser jouer le march&eacute;. L'entreprise paternaliste assume alors des t&acirc;ches de r&eacute;gulation que l'&Eacute;tat lib&eacute;ral ne veut pas prendre en charge. Les premi&egrave;res mesures sociales, qui concernent le travail des femmes et des enfants sont d&eacute;velopp&eacute;es gr&acirc;ce au patronat social. Les institutions patronales, telles que logement, cantine, retraites, institutions m&eacute;dicales, &eacute;coles, associations sportives, connaissent un nouvel essor apr&egrave;s 1900, souvent cons&eacute;cutif &agrave; la mont&eacute;e du syndicalisme et &agrave; la crainte des gr&egrave;ves.</FONT></FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT><FONT COLOR="#FF0000"><FONT SIZE=+2></FONT></FONT>  <P><A NAME="patr"></A><FONT COLOR="#FF0000"><FONT SIZE=+2><B><FONT FACE="Times New Roman,Times">Le patronat</FONT></B></FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le milieu patronal se renouvelle constamment. Il y a une exception pour les entreprises alsaciennes, surtout textiles, qui se maintiennent 5 ou 6 g&eacute;n&eacute;rations (Schlumberger, Dollfuss, Bourcart, Koechlin, Hofer, Thierry-Mieg). La r&eacute;ussite de lentreprise Schlumberger repose sur la compl&eacute;mentarit&eacute; des deux fr&egrave;res fondateurs : lun, scientifique, imagine le proc&eacute;d&eacute;, lautre, technicien remarquable, r&eacute;alise le mat&eacute;riel. &Agrave; ce couple originel viennent s'ajouter des collaborateurs qui ont le g&eacute;nie commercial et une vision mondiale du march&eacute;. Ce n'est pas un individu qui r&eacute;ussit, mais une &eacute;quipe. Le maintien d'une discipline interne &agrave; la famille est n&eacute;cessaire afin de maintenir la coh&eacute;sion : c'est ce qu'on su faire les Schlumberger. L'industrie est bien implant&eacute;e en Alsace d&egrave;s le d&eacute;but du XIXe si&egrave;cle. En effet, pour le calvinisme, la r&eacute;ussite est le moyen et le signe de la gr&acirc;ce divine : le travail est donc sacralis&eacute;, en m&ecirc;me temps que les biens mat&eacute;riels et le luxe sont m&eacute;pris&eacute;s.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les cr&eacute;ateurs dentreprise sont autant des self-made men que des ing&eacute;nieurs et des scientifiques. La firme Michelin est fond&eacute;e par deux fr&egrave;res qui sont &agrave; l'origine du succ&egrave;s de l'entreprise, lun centralien, lautre licenci&eacute; en droit, et c'est paradoxalement le second qui oriente les activit&eacute;s de recherche de la soci&eacute;t&eacute;, et le premier qui sait mettre en oeuvre, d&egrave;s les ann&eacute;es 1890, une politique de marketing d'une &eacute;tonnante modernit&eacute;. Ce marketing insiste en effet plus sur la diversit&eacute; des produits que sur leur caract&egrave;re de produits de masse. Ils surent &eacute;galement cr&eacute;er une culture d'entreprise fond&eacute;e sur la foi dans l'innovation permanente, r&eacute;sultat d'une oeuvre collective. La tradition veut en effet que ce soit un ouvrier de l'entreprise qui ait invent&eacute; le pneu d&eacute;montable en 1889. Ce sont les usines Michelin qui, dans les ann&eacute;es 1920, prennent la t&ecirc;te du mouvement de diffusion des m&eacute;thodes am&eacute;ricaines de rationalisation du travail, afin de rem&eacute;dier &agrave; la p&eacute;nurie de main d'oeuvre. De nombreux cr&eacute;ateurs d'entreprises ont une origine artisanale ou au moins de tr&egrave;s petite industrie. Charles Path&eacute; commence en tant que forain en passant des films tourn&eacute;s par les fr&egrave;res Lumi&egrave;re. C'est &agrave; cette &eacute;poque que se cr&eacute;ent des &eacute;coles sp&eacute;cialis&eacute;es pour r&eacute;pondre aux nouveaux besoins de l'industrie, par exemple en 1894 l<I>&Eacute;cole sup&eacute;rieure d'&eacute;lectricit&eacute;</I>, en 1896 l<I>Institut de Chimie de Paris</I>. Des &eacute;coles de province obtiennent le droit de d&eacute;livrer un dipl&ocirc;me d'ing&eacute;nieur (Saint-&Eacute;tienne en 1909). Enfin, les &eacute;coles de commerce se multiplient et certains de leurs &eacute;l&egrave;ves acc&egrave;dent aux postes de responsabilit&eacute;. Ainsi, en 1881, la Chambre de Commerce de Paris fonde l'<I>&Eacute;cole des Hautes &Eacute;tudes Commerciales</I>, &agrave; l'initiative du patronat alsacien.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les entreprises &eacute;voluent vers la modernit&eacute; : l'&eacute;largissement de l'actionnariat a un effet de dilution sur le pouvoir des fondateurs. La complexit&eacute; croissante des op&eacute;rations effectu&eacute;es au sein de la grande entreprise oblige les patrons &agrave; faire de plus en plus appel &agrave; des collaborateurs salari&eacute;s de haut niveau. Cette &eacute;volution a d'importantes cons&eacute;quences sur la composition de la classe dirigeante des grandes entreprises : les fondateurs ou propri&eacute;taires doivent partager les responsabilit&eacute;s avec les salari&eacute;s sup&eacute;rieurs et ce, quel que soit le degr&eacute; de contr&ocirc;le financier qu'ils conservent. Cette &eacute;volution peut se voir en trois phases : l'entreprise personnelle, celle du fondateur ; l'entreprise familiale au sein de laquelle les membres de la famille propri&eacute;taire occupent une bonne partie des fonction dirigeantes ; l'entreprise manag&eacute;riale o&ugrave; propri&eacute;t&eacute; et management sont finalement s&eacute;par&eacute;s.</FONT></FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT> <BR><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><A NAME="tayl"></A><FONT COLOR="#FF0000"><FONT SIZE=+2><B><FONT FACE="Times New Roman,Times">Le Taylorisme-Fordisme et le Toyotisme</FONT></B></FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lorganisation du travail avant la deuxi&egrave;me R&eacute;volution Industrielle &eacute;tait marqu&eacute;e par une faible productivit&eacute; et une croissance extensive (pour augmenter la production, on augmente le nombre douvriers, dusines). Lors de la deuxi&egrave;me R&eacute;volution Industrielle, les ing&eacute;nieurs &eacute;tudient les moyens de rationaliser le travail des hommes face aux possibilit&eacute;s accrues des machines.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le fran&ccedil;ais Henri <B>Fayol </B>propose une approche <B>administrative </B>de lorganisation du travail. La solution pour rendre plus efficace le travail des ouvriers de son entreprise sid&eacute;rurgique repose sur un organigramme, afin que chacun sache ce quil doit faire. Ces th&eacute;ories ont &eacute;t&eacute; peu appliqu&eacute;es.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ling&eacute;nieur sid&eacute;rurgique am&eacute;ricain <B>Taylor </B>adopte une m&eacute;thode exp&eacute;rimentale. Regardant les ouvriers travailler, il constate des gestes inutiles et une perte de temps importante. Il assigne ensuite &agrave; chaque ouvrier une s&eacute;rie de gestes &agrave; accomplir, par exemple serrer un boulon, et la meilleure fa&ccedil;on de le faire : <B><I>the one best way </I></B>: cest l<B>organisation scientifique du travail</B> (OST). Louvrier devient le simple ex&eacute;cutant dune action r&eacute;duite par la parcellisation du travail, et son travail est celui dun automate d&eacute;poss&eacute;d&eacute; de toute participation &agrave; la r&eacute;alisation du produit. Le temps de formation des ouvriers est r&eacute;duit ce qui permet de renouveler le personnel lorsquil y a des grognes. Le travail est abrutissant, dautant plus que la tendance est aux cadences infernales. La fatigue et la routine entra&icirc;nent une multiplication des accidents du travail et de labsent&eacute;isme. Le turn-over est le renouvellement des ouvriers au sein dune m&ecirc;me usine. Le taylorisme conna&icirc;t son apog&eacute;e de 1920 &agrave; 1950, appuy&eacute; par la standardisation des produits, la limitation du nombre de pi&egrave;ces diff&eacute;rentes.</FONT></FONT><FONT SIZE=+1></FONT>  <P><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Henry <B>Ford </B>sinspire du taylorisme dans ses usines automobiles de Detroit. Auparavant, les automobiles &eacute;taient fabriqu&eacute;es autour dun ch&acirc;ssis fixe. Ford observe dans les abattoirs de Chicago la <B>cha&icirc;ne </B>sur laquelle cheminent les b&ecirc;tes. D&egrave;s 1913, il applique le principe du travail &agrave; la cha&icirc;ne dans ses usines. Les ouvriers ne se d&eacute;placent plus, le travail est post&eacute;. N&eacute;anmoins, la hausse de la productivit&eacute; nest pas spectaculaire. Dans les ann&eacute;es 1950, on observe une uniformisation des produits, surtout en Am&eacute;rique. Cest le r&eacute;sultat de la standardisation. Par exemple, la Ford T nest vendue quen noir. Ford pratique une politique de <B>hauts salaires </B>: il paye ses ouvriers 5 $ alors quailleurs ils &eacute;taient pay&eacute;s 3 $. Consacrant une partie de ses profits aux salaires, il esp&egrave;re motiver les ouvriers. La politique des hauts salaires doit favoriser la consommation de masse. Si lOST augmente loffre, les hauts salaires augmentent la demande. Renault et Fiat d&eacute;veloppent rapidement ce mod&egrave;le.</FONT></FONT> <BR><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;</FONT></FONT> <BR><FONT SIZE=+1><FONT FACE="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cependant, dans les ann&eacute;es 1960, on constate une usure du taylorisme-fordisme. La productivit&eacute; stagne. Les nouvelles activit&eacute;s ne sont pas adapt&eacute;es &agrave; une approche tayloriste, qui ne peut sappliquer qu&agrave; lindustrie manufacturi&egrave;re. On est amen&eacute; &agrave; remplacer lhomme par la machine pour les t&acirc;ches r&eacute;p&eacute;titives car les robots deviennent de plus en plus performants. De nouveau proc&eacute;d&eacute;s se d&eacute;veloppent au Japon chez Toyota : le <B>Toyotisme</B>. Ils sont mis au point par ling&eacute;nieur <B>Ohno</B>, qui tente d&eacute;liminer les aspects n&eacute;gatifs du taylorisme en g&eacute;n&eacute;ralisant lusage des robots. Linvestissement lourd que repr&eacute;sentent les robots entra&icirc;ne une r&eacute;duction des masses salariales. Lenrichissement des t&acirc;ches propos&eacute; par Ohno est le contraire de la parcellisation du travail tayloriste. Louvrier est int&eacute;gr&eacute; au processus de fabrication : il participe aux cercles de qualit&eacute;, o&ugrave; ing&eacute;nieurs et ouvriers travaillent en commun pour r&eacute;soudre les probl&egrave;mes qui se posent sur la cha&icirc;ne. Les ouvriers travaillent en &eacute;quipe et on la responsabilit&eacute; de l&eacute;laboration dune partie du produit. Cette responsabilisation permet de simplifier la hi&eacute;rarchie : les contrema&icirc;tres sont supprim&eacute;s. Lusine Dunlop de Montlu&ccedil;on, rachet&eacute;e en 1980 par le groupe japonais Sumitomo, se vit supprimer les toilettes et les cantines s&eacute;par&eacute;es entre ouvriers et cadres. Lapparition de linformatique a permis une meilleure gestion des pi&egrave;ces. Auparavant, les pi&egrave;ces &eacute;taient command&eacute;es et mises en stock dans des entrep&ocirc;ts. D&eacute;sormais, par la pratique des <B>flux tendus</B>, <I>just in time</I>, la pi&egrave;ce command&eacute;e va &ecirc;tre livr&eacute;e sur le lieu de production quelques heures avant son montage. Ceci permet un gain de temps et dargent. Ce syst&egrave;me comporte n&eacute;anmoins des risques : en cas de blocage des transports, les cha&icirc;nes sont rapidement en position de ch&ocirc;mage technique. Lautre inconv&eacute;nient est quil impose des co&ucirc;ts de stockage importants aux fournisseurs. Le toyotisme se superpose au taylorisme, qui sest d&eacute;plac&eacute; vers de Tiers-Monde. Le toyotisme survient donc dans le contexte de la troisi&egrave;me R&eacute;volution Industrielle, qui voit le retour du <I>Small is beautiful</I>, la red&eacute;couverte des PME. Pendant la crise des ann&eacute;es 1970, les petites entreprises sont plus flexibles et lesprit d&eacute;quipe plus d&eacute;velopp&eacute;. N&eacute;anmoins, dans les ann&eacute;es 1990, le <I>Big is beautiful</I> revient &agrave; la mode dans un contexte de mondialisation, et les grandes entreprises se forment par des fusions et des ouvertures dusines.</FONT></FONT> </BODY> </HTML> 
