<html> <head> <title></title> <base  target="_self"> <style> BODY {  	background-color: #FFFFFF; 	font-family : Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif, "MS sans serif"; 	color: #000000; 	font-weight: normal; 	}   A:link 	{ 	font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif, "MS sans serif"; 	color: #0000FF;   	text-decoration: none;  	}  A:visited { 	font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif, "MS sans serif"; 	color: #990099; 	text-decoration: none;  	} A:active 	{ 	font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif, "MS sans serif"; 	color: #0000FF; 	text-decoration: underline; 	}  A:hover 	{ 	font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif, "MS sans serif"; 	color: #0000FF; 	text-decoration: underline; 	}	   </style>  </head> <body bgcolor=white  topmargin="0"> <font size=2>  <!-- line for reactions, print & e-mail--> <table width="44%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="3" bgcolor="#FEF7E7" align="right"><tr> <td width="21%" height="30" bgcolor="#FFFFFF">&nbsp;</td><td width="0%" height="30"><a href='print.phtml?section=&object_id=4502&action=Print' target='New'>	<img src="../images/print.gif" width="26" height="23" border="0" align="middle" alt="Imprimer"></a></td><td width="22%" height="30" align="left" valign="middle"> <a href='print.phtml?section=&object_id=4502&action=Print' target='New'><font size="2">imprimer</font></a></td><td width="0%" height="30"><a href='email.phtml?object_id=4502&langue=1' target='New'>	<img src="../images/mail.gif" width="22" height="16" border="0" align="middle" alt="Envoyer par e-mail"></a></td><td width="27%" height="30" align="left" valign="middle"> <a href='email.phtml?object_id=4502&langue=1' target='New'><font size="2">envoyer</font></a></td></tr></table> <!--******************************* Title + Infos *****************************-->  <p><font size="2"><em>Sidrurgie  Commedia dell arte chez Duferco-Clabecq<br>Jo Cottenier <br>Solidaire &nbsp; &nbsp; &nbsp;28-03-2001</em></font></p><br clear="all"> <!--****************************************************************************-->   <p style='text-autospace:none'><b>Sid&eacute;rurgie &#8226; Commedia dell&#8217;    arte chez Duferco-Clabecq </b> <p><b><i>D&#8217;Orazio: &laquo;Je n&#8217;aurais jamais os&eacute; pr&eacute;senter    un tel texte &agrave; l&#8217;assembl&eacute;e&raquo; </i></b> <p>La gr&egrave;ve surprise chez Duferco-Clabecq a dur&eacute; deux jours. L&#8217;assembl&eacute;e    &agrave; peine finie, un ouvrier apporte le document approuv&eacute; &agrave;    Roberto D&#8217;Orazio. Deux minutes de lecture entre les lignes et il &eacute;clate    de rire: &laquo;Ils savent bien pourquoi ils m&#8217;ont exclu. Je n&#8217;aurais    jamais os&eacute; pr&eacute;senter un tel texte &agrave; l&#8217;assembl&eacute;e&raquo;.  <p><i>Jo Cottenier </i> <p><img src="http://www.pvda.be/images/Solidair/sol1301/p09.jpg" width="296" height="200" vspace="10" hspace="10" border="1" align="left">  <p>L&#8217;ancien d&eacute;l&eacute;gu&eacute; des Forges de Clabecq (aujourd&#8217;hui    Duferco) analyse le document point par point, phrase par phrase. Pour D&#8217;Orazio,    &laquo;on peut faire quelque chose de l&#8217;usine &agrave; deux conditions:    qu&#8217;elle reste un outil int&eacute;gr&eacute; et qu&#8217;on investisse    dans le haut fourneau et le laminoir. Ce sont les deux choses qui ne sont pas    dans le texte. On ferme le haut fourneau et on promet des investissement en    dehors de l&#8217;usine.&raquo;  <p> On se rappelle qu&#8217;au cours du conflit de Clabecq, en 1997, la position    des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s &eacute;tait sans &eacute;quivoque: les brames    sortiraient de l&#8217;usine d&egrave;s qu&#8217;ils verraient la premi&egrave;re    coul&eacute;e. Cette fermet&eacute;, D&#8217;Orazio ne la voit pas chez ceux    qui ont sign&eacute; le document. Il en veut en premier lieu aux permanents    Legasse (FGTB) et Mottura (CSC).  <p> &laquo;Grosso (de Duferco) et la R&eacute;gion wallonne veulent prouver qu&#8217;on    arrive plus loin sans lutte. Ils ont peur d&#8217;un nouvel &eacute;clatement,    en premier lieu &agrave; Charleroi. Pour cela, ils sont en train de concocter    une grande com&eacute;die qui va soi-disant satisfaire tout le monde. Mais le    plus grave, c&#8217;est que les dirigeants syndicaux marchent dans ce jeu. C&#8217;est    toujours l&agrave; le n&#339;ud du probl&egrave;me. Il n&#8217;y a rien dans    les promesses de Grosso et ils le savent. D&egrave;s que tu enl&egrave;ves un    morceau, le haut fourneau dans ce cas, la fermeture du reste n&#8217;est qu&#8217;une    question de temps. Le laminoir est foutu si on n&#8217;y investit pas. Et les    investissements promis, c&#8217;est du bluff. Duferco est un charognard, qui    va tirer encore deux ans sur l&#8217;outil. En empochant le maximum d&#8217;argent    de la R&eacute;gion wallonne.&raquo;  <p> C&#8217;est surtout la promesse du maintien de 850 emplois sur le site de    Clabecq qui a incit&eacute; les ouvriers de Clabecq &agrave; reprendre le travail.    D&#8217;Orazio r&eacute;fl&eacute;chit tout haut: &laquo;Ils parlent d&#8217;un    atelier de moulage de t&ocirc;les avec Usinor, pour faire les portes de voiture.    Avec quelles t&ocirc;les? Pas celles de Clabecq car elles sont trop fortes.    Pourquoi Usinor installerait-il cela ici? Pour livrer &agrave; Renault en France?&raquo;  <p> Le texte stipule que Duferco se porte garant du maintien de l&#8217;emploi    &laquo;au moins pour toute la p&eacute;riode n&eacute;cessaire &agrave; la r&eacute;alisation    de ces objectifs&raquo;. D&#8217;Orazio devient cynique: &laquo;Ils ne vont    plus r&eacute;p&eacute;ter le sc&eacute;nario qu&#8217;ils ont fait avec nous.    Ils sont en train de planifier la fermeture en douceur et d&#8217;envelopper    tout cela avec beaucoup de promesses. C&#8217;est une programmation qui prendra    juste le temps qu&#8217;il faut pour d&eacute;courager les gens.&raquo;  <p><b>La R&eacute;gion wallonne, croque-mort de la sid&eacute;rurgie </b> <p>Dans les turbulences qui secouent la sid&eacute;rurgie depuis les ann&eacute;es    80, il y a une constante: restructuration apr&egrave;s restructuration, il y    a liquidation d&#8217;outils et d&#8217;emplois. La lutte de Clabecq et la fameuse    &laquo;Marche contre les menteurs&raquo; ont attir&eacute; l&#8217;attention    sur le r&ocirc;le jou&eacute; par la R&eacute;gion wallonne. Pour D&#8217;Orazio,    la R&eacute;gion tient le r&ocirc;le du croque-mort: &laquo;A Clabecq, elle    a laiss&eacute; partir le priv&eacute; et s&#8217;est charg&eacute;e elle-m&ecirc;me    de la mise &agrave; mort. Mais n&#8217;ayant pas obtenu la collaboration de    la d&eacute;l&eacute;gation, elle a &eacute;t&eacute; mal prise. Aujourd&#8217;hui,    elle pr&eacute;f&egrave;re que le priv&eacute; annonce les fermetures, mais    arrose le tout d&#8217;aides permettant d&#8217;entretenir les espoirs et surtout    les illusions.&raquo;  <p> Les arrangements Usinor-Duferco s&#8217;inscrivent dans la continuation du    d&eacute;mant&egrave;lement du secteur, constate D&#8217;Orazio: &laquo;Dans    le temps, nous avions lanc&eacute; l&#8217;id&eacute;e d&#8217;une sid&eacute;rurgie    wallonne comme groupe int&eacute;gr&eacute;. Ils nous ont dit: la sid&eacute;rurgie    est un bateau qui coule, vous &ecirc;tes &agrave; l&#8217;avant, les autres    suivent. Ce que la R&eacute;gion wallonne fait, c&#8217;est brader les outils    &agrave; qui veut les prendre et accompagner la mise &agrave; mort.  <p> En 1996, c&#8217;est d&#8217;abord, Bo&euml;l qui est dans le collimateur.    Nous disons alors: OK, faisons l&#8217;unit&eacute;. Mais la R&eacute;gion met    les travailleurs de Bo&euml;l en garde contre nous, pr&eacute;tendant que nous    voulons fermer leur haut fourneau. Ainsi elle br&ucirc;le notre solidarit&eacute;    et c&#8217;est Hoogovens qui arrive. Hoogovens a soi-disant 1,7 millions de    tonnes de brames en trop. Donc, pas de probl&egrave;mes pour l&#8217;approvisionnement    de Bo&euml;l. Dans ces tractations, la R&eacute;gion entre &agrave; Bo&euml;l    avec 500 millions. Quand Clabecq fait faillite, Bo&euml;l n&#8217;a plus de    brames. Le 1,7 million de tonnes de Hoogovens, c&#8217;&eacute;tait donc une    couillonnade.  <p> Arrive alors le charognard Duferco. Il entre &agrave; Clabecq en achetant    tout, usine et terrains, pour 157 millions. Il paye 400 millions pour un stock    de brames valant un milliard. Une fois l&#8217;usine relanc&eacute;e, la R&eacute;gion    wallonne revient dans le conseil d&#8217;administration avec un investissement    de 680 millions.  <p> Apr&egrave;s avoir r&eacute;gl&eacute; le probl&egrave;me de Clabecq, elle    ressort Bo&euml;l. Hoogovens a d&eacute;tach&eacute; la FaFer de Maubeuge et    repris ses billes. L&#8217;usine est mise sous concordat judiciaire, ce qui    permet &agrave; Duferco de la reprendre quasi gratuitement.  <p> Une fois Bo&euml;l stabilis&eacute;, la R&eacute;gion wallonne s&#8217;attaque    &agrave; Cockerill Sambre, revendue &#8211; EkoStahl compris &#8211; &agrave;    Usinor. Pour tranquilliser les travailleurs de Charleroi et Li&egrave;ge, elle    impose une pr&eacute;tendue sanction (850 millions) &agrave; Usinor si celui-ci    ne respecte pas ses engagements. Et des 26 milliards de la vente, 13 milliards    doivent &ecirc;tre r&eacute;investis dans le groupe. On est tranquille, on entre    dans un grand groupe qui va assurer la p&eacute;rennit&eacute;. La R&eacute;gion    garde 25% du capital.  <p> Les travailleurs ont &agrave; peine le dos tourn&eacute; qu&#8217;Usinor revoit    tout. Le ministre Van Cau dit qu&#8217;ils avaient pr&eacute;vu que la situation    pouvait &eacute;voluer. Ainsi, la grande strat&eacute;gie de fermeture de la    sid&eacute;rurgie wallonne continue. Nollet (FGTB) peut dire que Clabecq et    Bo&euml;l sont toujours en vie. Mais ils sont en survie. On est en train de    couler l&#8217;ensemble. Duferco organise la digestion de l&#8217;usine avec    l&#8217;aide europ&eacute;enne. L&#8217;Europe dit qu&#8217;elle ne veut plus    de cadavres, comme dans les mines, plus d&#8217;arch&eacute;ologie. Elle accorde    donc des subsides pour l&#8217;assainissement des sites. Et donne 8 milliards    &agrave; Duferco pour ce travail de charognard.&raquo;  <p><b>Il faut revenir sur l&#8217;exclusion des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s    de Clabecq </b> <p>D&#8217;Orazio rappelle que la d&eacute;l&eacute;gation qu&#8217;il conduisait    a r&eacute;agi par rapport &agrave; cette strat&eacute;gie: &laquo;Nous &eacute;tions    les emp&ecirc;cheurs de tourner en rond. C&#8217;est pour cela que nous sommes    exclus de l&#8217;usine et du syndicat, et poursuivis en Justice. Si les sid&eacute;rurgistes    ne se donnent pas un temps d&#8217;arr&ecirc;t pour r&eacute;gler ce probl&egrave;me,    on leur souhaite bonne chance. Moi, je ne vais pas faire le professeur &agrave;    Charleroi ou Li&egrave;ge. Mais je veux &ecirc;tre r&eacute;habilit&eacute;    comme d&eacute;l&eacute;gu&eacute; dans la sid&eacute;rurgie. Tant que les travailleurs    acceptent cette exclusion, il n&#8217;y a pas question d&#8217;une lutte s&eacute;rieuse    contre la fermeture.&raquo;  <p>Photo - <b>Roberto D&#8217;Orazio entour&eacute; de sid&eacute;rurgistes des    diff&eacute;rents bassins, lors du rassemblement &agrave; Namur, le 15 mars,    &agrave; l&#8217;occasion de la table ronde de l&#8217;acier.</b> (Photo Solidaire,    Walter Sermeus)  <p>- <b>Soir&eacute;e d&eacute;bat &agrave; Li&egrave;ge</b> le vendredi 6 avril    &agrave; 20h &laquo;Fusion de l&#8217;acier... Union des travailleurs.&raquo;    Avec Roberto D&#8217;Orazio, Dirk Goemaere (ancien d&eacute;l&eacute;gu&eacute;    FGTB &agrave; Sidmar), Kris Hertogen (PTB), Manu Chemello (d&eacute;l&eacute;gu&eacute;    CSC &agrave; Industeel ex-Fafer Charleroi) et des travailleurs de Li&egrave;ge    et Charleroi. A La Braise, 20 rue M. Laensberg, 4000 Li&egrave;ge. Info: 04/227.73.50  <p><b>1er mai 2001 - Quelle voie pour le mouvement syndical en Europe? </b> <p>Conf&eacute;rence avec un repr&eacute;sentant du PAME, un front regroupant    15 &agrave; 20.000 syndicalistes de combat au sein des syndicats grecs, un repr&eacute;sentant    des COBAS italiens, comit&eacute;s de base s&#8217;organisant en-dehors des    syndicats et, pour la Belgique, un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de Clabecq.    Mod&eacute;rateur: Jo Cottenier (PTB). * A l&#8217;Hippodrome de Groenendael,    Hoeilaart, 16h.   <!-- line for reactions, print & e-mail--> <br clear="all"><table width="44%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="3" bgcolor="#FEF7E7" align="right"><tr> <td width="21%" height="30" bgcolor="#FFFFFF">&nbsp;</td><td width="0%" height="30"><a href='print.phtml?section=&object_id=4502&action=Print' target='New'>	<img src="../images/print.gif" width="26" height="23" border="0" align="middle" alt="Imprimer"></a></td><td width="22%" height="30" align="left" valign="middle"> <a href='print.phtml?section=&object_id=4502&action=Print' target='New'><font size="2">imprimer</font></a></td><td width="0%" height="30"><a href='email.phtml?object_id=4502&langue=1' target='New'>	<img src="../images/mail.gif" width="22" height="16" border="0" align="middle" alt="Envoyer par e-mail"></a></td><td width="27%" height="30" align="left" valign="middle"> <a href='email.phtml?object_id=4502&langue=1' target='New'><font size="2">envoyer</font></a></td></tr></table> </font> </body></html> 
