<html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=windows-1252"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 4.0"> <meta name="ProgId" content="FrontPage.Editor.Document"> <title>Les profits tuent l'emploi</title> </head>  <body>  <p align="center"><font face="Arial" size="4">Les profits tuent l'emploi</font></p> <p><font face="Arial" size="2">C'est un vritable coup de massue qui s'est abattu sur Seraing et la rgion ligeoise. La mise  mort du secteur "chaud"  de Cockerill, brutalement annonce par la direction de la multinationale Arcelor, provoque un sisme social et aura des consquences en chane incalculables. C'est le coeur et l'me d'une rgion et d'un bastion historique du mouvement ouvrier que l'on veut arracher.<br> <br> On parle de 2.000 emplois directs et entre 7 et 9.000 emplois indirects qui disparatront en fume au cours des prochaines annes. Et ce n'est pas tout, s'il est clair que la direction d'Arcelor veut  tout prix se dbarrasser du "secteur chaud", qu'en sera-t-il du secteur "froid" qui travaille en aval de la production d'acier?&nbsp;<br> <br> Une fois de plus, les capitalistes montrent leur vritable visage: celui de gens sans scrupules uniquement assoiffs par le profit et la rentabilit. Les drames sociaux et humains, l'avenir d'une rgion dj fortement touche par le chmage et la misre, cela, ils s'en fichent comme de l'an 40. S'il est clair et vident que la responsabilit premire incombe aux patrons et  la logique capitaliste qu'ils servent comme des fanatiques d'Al-Quaeda, d'autres responsabilits sont  tablir.<br> <br> Les travailleurs de Cockerill subissent en effet depuis plus de 20 ans une succession ininterrompue de plans sociaux de toutes sortes. Les plus rcents,  les Plans Horizon et Delta, ont signifi une hmorragie d'emplois  travers les mises en prpensions  tour de bras et l'externalisation de nombreuses tches en faveur de sous-traitants. L'accident mortel rcent qui a endeuill les ouvriers de Cockerill trouve l sa principale explication. Ces plans sociaux et restructurations en tous genres ont chaque fois t prsents par les patrons comme les "seules solutions" permettant de "sauvegarder l'outil" et quelques emplois avec. Au lieu d'engager le combat pour le maintien de l'emploi, les directions syndicales, tant FGTB que CSC, englues dans leur politique nfaste de concertation sociale, ont avaliss ces plans avec les mmes arguments. On voit aujourd'hui le rsultat de cette soumission perptuelle aux diktats patronaux!<br> <br> Les responsables politiques - de la Rgion wallonne en premier lieu - ne doivent pas non plus tres pargns, eux qui se bousculent aujourd'hui devant les camras pour verser des larmes de crocodiles sur le sort des "pauvres ouvriers". Ce sont les mmes qui ont vendu Cockerill-Sambre  Usinor pour une bouche de pain et qui ont bni la mga-fusion Usinor-Arbed-Aceralia qui a donn naissance  Arcelor. En confiant le joyaux industriel wallon  une multinationale qui ne fonctionne que sur base de la rentabilit irrationnelle exige par les fonds de pensions et les marchs financiers, le pouvoir politique a pass la corde au cou des travailleurs.&nbsp;<br> <br> Le fatalisme n'est pas de mise. Les travailleurs n'ont pas  payer pour une crise capitaliste dont ils ne sont nullement responsables. La lutte qui s'engage aujourd'hui ne doit pas avoir pour objectif de "limiter la casse" par des plans sociaux mirobolants: il faut au contraire faire plier Arcelor afin de maintenir l'outil et tous les emplois. Cela ne pourra se faire que par une lutte nergique et une mobilisation massive de toutes les forces syndicales et sociales. Une lutte "locale" qui doit s'inscrire dans la lutte globale de plus en plus forte (voir le succs du Forum social mondial) contre la globalisation capitaliste nolibrale.&nbsp;<br> <br> Ataulfo Riera</font></p>  </body>  </html> 
